14 Militaires déserteurs (Ex-CNDP) devant la justice militaire à Bukavu
Quatorze militaires des FARDC issus de l’ancienne faction rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) arrêtés depuis leur défection ont regagné Bukavu (Sud-Kivu) depuis lundi 23 avril, en provenance du Nord-Kivu. Ils doivent être jugés en chambre foraine devant la justice militaire, selon des sources de la 10e région militaire.
Le procès de ces mutins se déroulera à Uvira et à Baraka dans la partie Sud et à Nyabibwe dans la partie Nord de la province devant la cour militaire opérationnelle en provenance de Goma, ont précisé ces sources.
Les mêmes sources indiquent que dix de ces quatorze militaires sont poursuivis pour avoir fait défection des rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les quatre autres sont impliqués dans l’échange des tirs entre deux groupes des militaires à Nyabibwe et Kalungu à Kalehe dans la nuit de samedi 21 au dimanche 22 avril.
Ces tirs ont occasionné cinq blessés parmi lesquels deux civils dont l’un est mort au lendemain de cet affrontement, ont ajouté des sources de la 10e région militaire.
Trois des quatre militaires impliqués dans cet échange de tirs sont des officiers. Ils ont été identifiés. Il s’agit du :
- Colonel Bernard Byamungu, ex-commandant du 9e secteur à Uvira,
- Colonel Sabimana Samuel ex-commandant 105e régiment à Baraka
- Colonel Biyoyo Josué ex-commandant 103e régiment à Nyabibwe.
Selon le porte-parole militaire au Nord et au Sud-Kivu, chaque groupe sera jugé à l’endroit où les faits à sa charge ont été commis.
Des investisseurs américains s'intéressent au barrage d'Inga
Un groupe d’investisseurs américains a été reçu mardi 24 avril par le Premier ministre intérimaire Louis Alphonse Koyagialo. Ces investisseurs étudient la faisabilité de deux projets aux barrages hydroélectriques d’Inga (Bas-Congo) et Mobayi Mbongo (Equateur).
L’entreprise ECA international (Engineering, Consulting, Architectural Service) veut draguer le fleuve Congo au niveau du barrage d’Inga, a indiqué Steven Landers, son vice-président. Ce travail permettra d’avoir le niveau d’eau requis pour le bon fonctionnement du barrage. Ces derniers mois, les responsables de la Société nationale d’électricité avaient expliqué la mauvaise fourniture d’électricité par la baisse du niveau d’eau du fleuve Congo. Selon eux, le sable qui montait dans les turbines occasionnait des pannes.
Le deuxième projet vise à augmenter la capacité du barrage de Mobayi Mbongo dans la partie nord de la province de l’Equateur. L’objectif final de ces deux projets a souligné Steven Landers est d’arriver à donner de l’électricité à au moins 50 % de la population congolaise. Les pourparlers avec les autorités congolaises et les responsables de la Snel sont en cours, a-t-il indiqué. Si les projets sont conclus, leur exécution prendra un an mais les coûts d’éventuels investissements n’ont pas été divulgués.
Le Premier Minsitre consulte
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Augustin Matata Ponyo, a poursuivi ses consultations lundi, avec les députés indépendants et ceux, membres de la Majorité présidentielle (MP), en vue de la formation du futur gouvernement.
Les échanges entre le chef du gouvernement et ses hôtes ont porté notamment sur la composition de la future équipe gouvernementale et les axes prioritaires de son programme d’action. La consolidation de la paix, le secteur économique dans ses volets agriculture et environnement ont constitué les points essentiels de cette rencontre, renseigne-t-on.
Parmi les personnalités reçues par le Premier ministre, on signale notamment pour le compte de la Majorité présidentielle : MM. Jean Marie Bulambo Kilosho, Kinkiey Mulumba, président du Parti pour l’action (PA), et M. Anzuluni Bembe, indépendant.
Le gouvernement veut lutter contre les accidents de la circulation
Le ministère des Transports et Voies de communication organise du lundi 23 au jeudi 26 avril à Kinshasa un atelier de réflexion pour mettre fin aux accidents de circulation routière en RDC. A l’issu de ces travaux, un plan d’action devrait être élaborer.
Les statistiques du ministère de Transports et Voies de communication indiquent que 4252 accidents ont été enregistrés en 2009 contre 2528 en 2011. 345 personnes ont été tuées sur les routes congolaises en 2009, contre 393 en 2011.
Pour mettre fin à ces statistiques macabres, le ministre des Transports et Voies de communication, Joseph Martin Kitumba plaide pour la sensibilisation des conducteurs des véhicules Mercedes 207, accusés d’êtres les auteurs de la plupart d’accident de circulation à Kinshasa.
« Il faut former les personnes qui achètent ces véhicules et surtout les conducteurs. Ils sont pressés. Ils comptent l’argent pour ça. Nous comprenons mais ils doivent comprendre qu’ils conduisent des vies humaines », a-t-il déclaré.
Le ministre des Transports affirme qu’il ne peut pas immédiatement interdire la circulation de ces véhicules « pour des raisons sociales ».
« Il y a la survie des gens. Il faut former les conducteurs. Je crois que c’est l’idéal et la solution la plus réaliste. Même s’il faut prendre une telle décision, il faut prendre beaucoup de temps pour voir à quel niveau, on va en arriver », a conclu Joseph Martin Kitumba.
Les miliciens Maï Maï ont attaqué ce mardi 24avril vers 2 heures du matin, le camp militaire Ozacaf des Forces armées de la RDC situé en plein centre de la ville de Beni, province du Nord-Kivu.
Le commandant du premier secteur des FARDC basé à Beni, le colonel Eric Rwiyombere affirme que les assaillants, un groupe de miliciens Maï Maï, ont été repoussés par les militaires loyalistes.
Dans le camp militaire Ozacaf se trouve le bureau de renseignement militaire et le dépôt d’armes de la base logistique du premier secteur des FARDC. Le colonel Rwiyombere déclare que les miliciens Maï Maï ont tenté de pénétrer dans ce camp avec « un objectif de sabotage ».
Selon lui, ces assaillants se sont heurtés à la résistance des FARDC postées à la garde du camp. L’échange de tirs entre assaillants et militaires loyalistes ont duré une vingtaine de minutes, faisant trois blessés dont deux femmes et un enfant qui se trouvaient dans le camp.
Le responsable militaire n’a pas été en mesure de livrer un bilan côté miliciens. Selon lui, la situation est redevenue calme dans cette zone. Il a par ailleurs indiqué que les Maï Maï ont fui vers la cité de Mangina au sud-ouest de Beni, précisant que les FARDC étaient à leur poursuite.
Laurent Louis provoque l'écoeurement des députés qui le boycottent
Jean-Denis Lejeune a fait savoir jeudi soir à l'agence Belga, par l'intermédiaire de son avocat, qu'il demande la démission du député Laurent Louis. Cette prise de position fait suite à la tenue d'une conférence de presse ce jeudi au cours de laquelle Laurent Louis a annoncé le diffusion sur son blog du rapport d'autopsie de Julie et Mélissa, deux victimes de Dutroux, et lors de laquelle il a exhibé deux photos de l'autopsie.
Mardi, une plainte avec constitution de partie civile avait déjà été déposée auprès d'un juge d'instruction liégeois par Me Jean-Yves Marichal, l'avocat qui représente Jean-Denis Lejeune. Cet avocat a confirmé qu'il informera prochainement le juge d'instruction des nouveaux développements de l'affaire.
Jean-Denis Lejeune a également lancé un appel à la démission de Laurent Louis. "Indépendamment des poursuites pénales et civiles, Jean-Denis Lejeune estime que Laurent Louis devrait avoir la décence de quitter ses fonctions parlementaires compte tenu de son comportement indigne et irresponsable", a indiqué Me Jean-Yves Marichal.
Les députés boycottent Laurent Louis et exigent un cordon sanitaire
Ce jeudi matin, Laurent Louis, le député du Mouvement pour la Liberté et la Démocratie, a organisé une conférence de presse ayant pour objet la pédophilie. Au cours de celle-ci, il a dénoncé l'existence de réseaux et brandi deux photos issues du rapport d'autopsie de Julie et Mélissa. Le député a ensuite publié sur son blog l'intégralité de ce rapport d'autopsie et a lancé une invitation aux citoyens qui désiraient examiner les photos de ces deux victimes de Marc Dutroux.
Quelques heures plus tard, lorsque Laurent Louis est monté à la tribune du Parlement pour poser une question sur la situation dans les prisons, l'ensemble des députés a quitté l'hémicycle à l'exception de quatre députés, trois Vlaams Belang et Jean-Marie Dedecker.
André Flahaut (PS), le président de l'assemblée, a quant à lui souligné qu'il s'agissait "d'un jour triste pour la démocratie". "L'immunité parlementaire ne permet pas tout. Nous aurons l'occasion de le voir dans les prochains jours", a-t-il ajouté à l'adresse de Laurent Louis. Dans un communiqué, André Flahaut a ensuite "déploré cette attitude nauséabonde qui constitue une dérive inacceptable, surtout dans le chef d'un représentant de la Nation. Dans l'état actuel des choses, le président de la Chambre ne peut constitutionnellement agir, sauf sur requête de la justice."
Vers un cordon sanitaire ?
Les parlementaires fédéraux Ecolo-Groen ont plaidé pour l'imposition d'un cordon sanitaire vis-à-vis de Laurent Louis. Depuis l'entrée au Parlement de ce dernier, les écologistes "s'abstiennent de commenter ses délires pour éviter de lui donner une publicité qu'il ne mérite pas", ont indiqué Muriel Gerkens, Jacky Morael et Stefaan Van Hecke dans un communiqué. Ils considèrent cependant qu’avec sa conférence de presse de ce jeudi, l'homme a dépassé "les bornes de ce qui est acceptable non seulement sur le plan politique mais aussi tout simplement sur le plan humain et moral".
Le cdH a de son côté qualifié l'attitude de Laurent Louis d'"ignoble et totalement indigne d'un représentant qui se dit du peuple". Divulguer des pièces de l'instruction liées à l'affaire Dutroux est pénalement répréhensible, a rappelé le cdH qui demande à la Justice d'intervenir "dans les plus brefs délais" pour arrêter la diffusion de ces documents.
Interrogée vendredi matin sur les ondes de la Première, la vice-première ministre Joëlle Milquet a exprimé son profond dégoût. "On a atteint, dans le monde démocratique et politique les confins de l’abject. Je suis outrée, choquée... J’avais les larmes aux yeux quand j’ai eu Jean-Denis Lejeune hier tellement c’est une attitude de non-respect par rapport aux parents, par rapport aux petites filles elles-mêmes… ". Pour Joëlle Milquet, "nous devons tous réagir. C’est très bien que les élus aient quitté l’hémicycle mais il faut voir maintenant comment l’immunité parlementaire (de Laurent Louis, NDLR) peut être retirée : il y a là des fait qui sont répréhensibles pénalement sur différents chefs (…) et je pense que l’appareil judiciaire doit se mettre en route dans tout ce qu’il peut faire ".
La "dernière provocation" de Laurent Louis
Le chef de groupe MR à la Chambre, Daniel Bacquelaine, a appelé à son tour à l'établissement d'un cordon sanitaire autour de Laurent Louis. Selon les réformateurs, le député s'est mis au ban de l'assemblée après sa conférence de presse. "Rien n'aura été épargné aux familles des victimes de Dutroux et consorts", a déclaré Daniel Bacquelaine. "Ce comportement est totalement indigne. J'invite tous les membres de la Chambre à établir un véritable cordon sanitaire à l'égard de ce monsieur. Il se met, par ses actes, au ban de notre assemblée", a-t-il ajouté.
Le PS s'est déclaré profondément choqué par la "dernière provocation" de Laurent Louis. Il a appelé lui aussi à ce que le député soit traité de la même manière que les parlementaires d'extrême-droite, c'est-à-dire selon le principe du cordon sanitaire. "Pour le PS, il n'a jamais fait aucun doute que les discours et l'idéologie véhiculés par ce parlementaire relèvent de l'extrême-droite, et que Laurent Louis doit donc être traité comme tel", a souligné le parti. Les socialistes espèrent en outre que la justice interviendra le plus rapidement possible pour faire cesser la divulgation de toute pièce relative au dossier Dutroux.
RTBF avec Belga
Une plainte contre Laurent LOUIS
La nouvelle est tombée hier, Monsieur Jean-Denis LEJEUNE a déposé une plainte contre le député Laurent LOUIS, pour « calomnie et diffamation ». Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, Monsieur LEJEUNE est le père de la petite Julie assassinée par Marc DUTROUX dans cette sordide histoire de pédophilie qui a traumatisé tout un pays. Monsieur Laurent LOUIS avait diffusé il y a quelques jours, une liste de prétendus pédophiles, parmi lesquels des hommes politiques, des journalistes et des policiers. La liste émanait d’un auteur anonyme. Laurent LOUIS estimait que les parents de Julie et Mélissa avaient été « achetés », Jean-Denis LEJEUNE étant devenu attaché au CDH et Carine RUSSO sénatrice après l’affaire. « C’est insultant, jamais personne ne pourra acheter mon intégrité », réagit Jean-Denis LEJEUNE, qui reproche aussi au député Laurent LOUIS d’avoir livré sur son blog, des détails de l’autopsie des fillettes. « Etre député, c’est être responsable. Si Laurent LOUIS l’avait été, il aurait été déposer les informations dont il disposait chez un juge d’instruction, au lieu de les répandre sur son site internet » ajoute-t-il.
Voilà le vrai visage de celui que certains congolais de la diaspora viennent d’adopter comme leur meilleur ambassadeur. Chassez le naturel, il revient au galop………..fascho un jour, fascho pour toujours. La délation, la diffamation, les amalgames, les raccourcis et j’en passe des meilleurs, sont des ressorts sur lesquels prospèrent les extrêmes-droites d’Europe. A cela, il convient d’ajouter le populisme. Lorsque que Monsieur Laurent LOUIS, attaque le Premier Ministre Di RUPO sur sa vie privée, sur sa sexualité, il manque d’élégance. Bien plus, Il étale la faiblesse de son capital culturel et son populisme, en confondant ou en entretenant la confusion entre homosexualité et pédophilie.
Lorsque Monsieur Laurent LOUIS s’en prend à la minorité Roms, qu’il compare à des illégaux et des voleurs……..il jette l’anathème sur un groupe humain dans son ensemble.
« Bravo à Nicolas SARKOZY ! Les problèmes des Roms en France mais aussi en Belgique est un problème important qu’il ne faut pas sous-estimer. Ces gens occupent des terrains illégalement, ne travaillent pas, n’ont aucune ressource financière et on voudrait nous faire croire qu’ils vivent d’amour et d’eau fraiche. Ils est évident qu’ils doivent voler ou faire des trafics pour subsister………….sans compter que pour la plupart, ils ne parlent pas français ». Ces propos nauséabonds sont de Monsieur Laurent LOUIS. Plus loin, il affirmera que :
« La toute grande majorité d’acte délictueux commis en Belgique, le sont par des personnes d’origine étrangère, nord-africaine ou des ressortissants des pays de l’Est ».
A la question de savoir sur quelle enquête ou étude il se basait pour asséner des telles certitudes, Laurent LOUIS répondra et je cite : « FACEBOOK »…………………..
Je ne peux pas comprendre que certains de mes frères congolais, puissent céder aux sirènes de l’extrême-droite xénophobe et raciste. Laurent LOUIS ne s’intéresse à la communauté congolaise que parce qu’elle est nombreuse en Belgique et qu’elle pourrait l’aider, son parti populiste et lui-même, d’engranger des voix qui sont susceptibles de faire la différence au final. Monsieur Laurent LOUIS, aussi longtemps que vous n’arrêtez pas votre hypocrisie et votre imposture, nous ne cesserons pas de vous dénoncez, en criant gare au loup LAURENT.
Pierrekande@yahoo.fr
Bonjour Monsieur le Premier Ministre MATATA
Le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a nommé mercredi 18 avril Augustin Matata Ponyo Mapon au poste de Premier ministre.
Ancien ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon remplace officiellement Adolphe Muzito élu député national.
Ce dernier avait décidé de siéger à l’Assemblée nationale et était donc frappé d’incompatibilité avec sa fonction de Premier ministre, au regard des articles 77 et 78 de la loi électorale.
L’article 78 stipule que tous les élus nationaux, provinciaux, municipaux ou urbains ont huit jours pour faire le choix entre leurs mandats et l’exercice de leurs fonctions.
Après la démission d’Adolphe Muzito, le président de la République avait désigné mardi 6 mars, Louis Alphonse Koyagialo premier ministre intérimaire.
Le premier ministre Augustin Matata Ponyo a pour fonction de proposer au président de la République les membres qui feront partie de son gouvernement.
Avant son entrée en fonction, il devra présenter à l’Assemblée nationale le programme de son gouvernement, au regard de l’article 90 de la Constitution de la République.
Certains observateurs pensent que Matata Ponyo devra prioritairement présenter le budget de 2012 au parlement.
Qui est Matata Ponyo ?
Matata Ponyo Mapon est né le 5 juin 1964 à Kindu (Maniema). Il est spécialiste en politiques monétaires et budgétaires.
Il est entré au gouvernement Muzito II le 19 février 2010 comme ministre des Finances. Il est reconduit à la même fonction le 11 septembre 2011 avant d’être nommé Premier ministre.
Il a aussi occupé le poste de Directeur général du Bureau central de coordination (BCECO) de 2003 à 2010, après avoir présidé le Comité de pilotage de la même structure de 2001 à 2003.
Matata Ponyo a également travaillé comme assistant à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université de Kinshasa (Unikin) dans le séminaire d’Economie Monétaire internationale en dernière année de Licence d’Economie monétaire et Internationale.
Il a publié plusieurs articles dans les notes de conjoncture portant sur l’hyperinflation, les déficits publics et le rôle des institutions monétaires.
Le 12 février dernier, Augustin Matata Ponyo a survécu à un crash d’avion survenu à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Augustin Katumba Mwanke, l’éminence grise d’alors du président Kabila qui se trouvait à bord du même appareil avait été tué sur le coup.
Aubin MINAKU : de la magistrature au perchoir
Elu, jeudi 12 avril, à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale avec 343 voix sur 349 votants, Aubin Minaku est le troisième président de l’Assemblée nationale de la troisième république. Cet universitaire marié et père de trois enfants, a passé ses premières années professionnelles dans la magistrature avant de se lancer dans la politique.
Originaire d’Idiofa dans la province du Bandundu, Aubin Minaku est né à Kinshasa en 1964. Cet ancien élève des Jésuites à Kinzambi (Bandundu) et des Salésiens à Imara (Katanga) est licencié en Droit international public de l’Université de Kinshasa depuis 1989.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a travaillé dans la magistrature entre 1990 et 1998 comme substitut puis 1er substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete.
Chef des travaux à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa depuis 2002, Aubin Minaku est l’auteur de plusieurs articles scientifiques et prépare une thèse de doctorat en droit international.
Il commence en politique comme expert et conseiller dans plusieurs cabinets ministériels en 1998.
Il intègre ensuite plusieurs cabinets des conseillers et des directeurs de cabinet du chef de l’Etat Joseph Kabila.
En 2005, Aubin Minaku entre dans la cellule de campagne de Joseph Kabila. Lors des élections législatives de 2006, il est élu député PPRD dans la circonscription électorale d’Idiofa.
Vice-président du groupe parlementaire PPRD et membre de la commission Politique administrative et juridique, il est désigné secrétaire général de la Majorité présidentielle en juillet 2011.
Aubin Minaku a été réélu député lors des législatives de décembre 2011. A la tête de la chambre basse du Parlement, il a promis de travailler conformément à « la priorité que nécessite la modernisation de notre pays ».
Aubin MINAKU : de la magistrature au perchoir
Elu, jeudi 12 avril, à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale avec 343 voix sur 349 votants, Aubin Minaku est le troisième président de l’Assemblée nationale de la troisième république. Cet universitaire marié et père de trois enfants, a passé ses premières années professionnelles dans la magistrature avant de se lancer dans la politique.
Originaire d’Idiofa dans la province du Bandundu, Aubin Minaku est né à Kinshasa en 1964. Cet ancien élève des Jésuites à Kinzambi (Bandundu) et des Salésiens à Imara (Katanga) est licencié en Droit international public de l’Université de Kinshasa depuis 1989.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a travaillé dans la magistrature entre 1990 et 1998 comme substitut puis 1er substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete.
Chef des travaux à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa depuis 2002, Aubin Minaku est l’auteur de plusieurs articles scientifiques et prépare une thèse de doctorat en droit international.
Il commence en politique comme expert et conseiller dans plusieurs cabinets ministériels en 1998.
Il intègre ensuite plusieurs cabinets des conseillers et des directeurs de cabinet du chef de l’Etat Joseph Kabila.
En 2005, Aubin Minaku entre dans la cellule de campagne de Joseph Kabila. Lors des élections législatives de 2006, il est élu député PPRD dans la circonscription électorale d’Idiofa.
Vice-président du groupe parlementaire PPRD et membre de la commission Politique administrative et juridique, il est désigné secrétaire général de la Majorité présidentielle en juillet 2011.
Aubin Minaku a été réélu député lors des législatives de décembre 2011. A la tête de la chambre basse du Parlement, il a promis de travailler conformément à « la priorité que nécessite la modernisation de notre pays ».
Aubin MINAKU : de la magistrature au perchoir
Elu, jeudi 12 avril, à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale avec 343 voix sur 349 votants, Aubin Minaku est le troisième président de l’Assemblée nationale de la troisième république. Cet universitaire marié et père de trois enfants, a passé ses premières années professionnelles dans la magistrature avant de se lancer dans la politique.
Originaire d’Idiofa dans la province du Bandundu, Aubin Minaku est né à Kinshasa en 1964. Cet ancien élève des Jésuites à Kinzambi (Bandundu) et des Salésiens à Imara (Katanga) est licencié en Droit international public de l’Université de Kinshasa depuis 1989.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a travaillé dans la magistrature entre 1990 et 1998 comme substitut puis 1er substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete.
Chef des travaux à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa depuis 2002, Aubin Minaku est l’auteur de plusieurs articles scientifiques et prépare une thèse de doctorat en droit international.
Il commence en politique comme expert et conseiller dans plusieurs cabinets ministériels en 1998.
Il intègre ensuite plusieurs cabinets des conseillers et des directeurs de cabinet du chef de l’Etat Joseph Kabila.
En 2005, Aubin Minaku entre dans la cellule de campagne de Joseph Kabila. Lors des élections législatives de 2006, il est élu député PPRD dans la circonscription électorale d’Idiofa.
Vice-président du groupe parlementaire PPRD et membre de la commission Politique administrative et juridique, il est désigné secrétaire général de la Majorité présidentielle en juillet 2011.
Aubin Minaku a été réélu député lors des législatives de décembre 2011. A la tête de la chambre basse du Parlement, il a promis de travailler conformément à « la priorité que nécessite la modernisation de notre pays ».
Aubin MINAKU : de la magistrature au perchoir
Elu, jeudi 12 avril, à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale avec 343 voix sur 349 votants, Aubin Minaku est le troisième président de l’Assemblée nationale de la troisième république. Cet universitaire marié et père de trois enfants, a passé ses premières années professionnelles dans la magistrature avant de se lancer dans la politique.
Originaire d’Idiofa dans la province du Bandundu, Aubin Minaku est né à Kinshasa en 1964. Cet ancien élève des Jésuites à Kinzambi (Bandundu) et des Salésiens à Imara (Katanga) est licencié en Droit international public de l’Université de Kinshasa depuis 1989.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a travaillé dans la magistrature entre 1990 et 1998 comme substitut puis 1er substitut du Procureur de la République au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete.
Chef des travaux à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa depuis 2002, Aubin Minaku est l’auteur de plusieurs articles scientifiques et prépare une thèse de doctorat en droit international.
Il commence en politique comme expert et conseiller dans plusieurs cabinets ministériels en 1998.
Il intègre ensuite plusieurs cabinets des conseillers et des directeurs de cabinet du chef de l’Etat Joseph Kabila.
En 2005, Aubin Minaku entre dans la cellule de campagne de Joseph Kabila. Lors des élections législatives de 2006, il est élu député PPRD dans la circonscription électorale d’Idiofa.
Vice-président du groupe parlementaire PPRD et membre de la commission Politique administrative et juridique, il est désigné secrétaire général de la Majorité présidentielle en juillet 2011.
Aubin Minaku a été réélu député lors des législatives de décembre 2011. A la tête de la chambre basse du Parlement, il a promis de travailler conformément à « la priorité que nécessite la modernisation de notre pays ».
Un barrage hydro-électrique à Ngombe Matadi
Selon le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo qui a assisté à la réunion, le Président Joseph Kabila, garant de l’unité et de la sécurité du pays, a insisté sur le fait qu’une armée ne doit pas se réclamer d’une tribu. « Le soldat doit se mettre en tête que quand on entre à l’armée, on quitte sa communauté pour appartenir à la nation », a rappelé le commandant suprême des FARDC.
Le Chef de l’Etat a également interpelé les civils, pour les appeler à assumer leur responsabilité dans la gestion de leurs frères se trouvant dans des groupes armés, en soulignant que « ceux qui tiennent à la paix ne doivent pas se réclamer des groupes armés ».
Au cours de la même réunion, à laquelle ont aussi pris part le maire et les bourgmestres des communes de Bukavu, le Président Joseph Kabila a réaffirmé son appui aux autorités provinciales pour la poursuite, jusqu’au bout, de l’opération de récupération des immeubles de l’Etat spoliés par des tiers et ce, « avec rigueur et détermination ». Il a également promis le renforcement urgent des structures judiciaires pour pallier l’insuffisance des magistrats.
Outre cette rencontre avec les autorités militaires et des services de sécurité, le chef de l’Etat a visité l’aéroport de Kavumu et le site du crash de l’avion dans lequel avait péri son conseiller principal Augustin Katumba Mwanke
FARDC : commandement unique pour toutes les unités déployées au Sud-Kivu
Toutes les unités militaires déployées au Sud-Kivu relèveront désormais d’un seul commandement, celui de la Région militaire. La décision a été prise par le Président de la République, Chef de l’Etat et commandant suprême des FARDC, Joseph Kabila Kabange, à l’issue d’une réunion qu’il a tenue à Bukavu avec les responsables de l’armée, de la police nationale, de l’Agence nationale de renseignement (ANR), de la Direction générale de migration (DGM) et d’autres services de l’Etat chargés de la sécurité, lors de son récent séjour les 11 et 12 avril derniers au Sud-Kivu.
Dans cette perspective, a encore décidé le chef de l’Etat, les opérations militaires « Amani Leo » et « Kamilifu » lancées dans la région cessent de fonctionner sous des commandements séparés.
Selon le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo qui a assisté à la réunion, le Président Joseph Kabila, garant de l’unité et de la sécurité du pays, a insisté sur le fait qu’une armée ne doit pas se réclamer d’une tribu. « Le soldat doit se mettre en tête que quand on entre à l’armée, on quitte sa communauté pour appartenir à la nation », a rappelé le commandant suprême des FARDC.
Le Chef de l’Etat a également interpelé les civils, pour les appeler à assumer leur responsabilité dans la gestion de leurs frères se trouvant dans des groupes armés, en soulignant que « ceux qui tiennent à la paix ne doivent pas se réclamer des groupes armés ».
Au cours de la même réunion, à laquelle ont aussi pris part le maire et les bourgmestres des communes de Bukavu, le Président Joseph Kabila a réaffirmé son appui aux autorités provinciales pour la poursuite, jusqu’au bout, de l’opération de récupération des immeubles de l’Etat spoliés par des tiers et ce, « avec rigueur et détermination ». Il a également promis le renforcement urgent des structures judiciaires pour pallier l’insuffisance des magistrats.
Outre cette rencontre avec les autorités militaires et des services de sécurité, le chef de l’Etat a visité l’aéroport de Kavumu et le site du crash de l’avion dans lequel avait péri son conseiller principal Augustin Katumba Mwanke
Louis LAURENT le nouvel ami des combattants ? suivez à partir de 09MIN56
Le député Louis LAURENT et les combattants congolais : un mariage contre-nature ?
A l’origine du phénomène « combattants-résistants-patriotes » il y a Honoré NGBANDA, qui en distillant sa prose haineuse et raciste, a su réveiller des instincts et des réflexes primaires chez les congolais, surtout ceux de la diaspora. Surfant sur les frustrations des uns et l’impatience des autres, inquiets de ne pas assister à l’émergence de la République Démocratique du Congo parmi les pays émergents, au regard de ses potentialités hors pairs. C’est à Paris que cette sourde colère atteindra son paroxysme le 19 Février 2011, lorsqu’au terme d’une manifestation parisienne, quelques individus décideront d’organiser un sitting devant la salle de l’Elysée Montmartre, pour empêcher la tenue d’un concert à l’affiche pourtant alléchante : Werrason-Papa Wemba. Auréolé de ce que les manifestants considéreront comme une véritable prouesse, l’initiative fera tâche d’huile et inspirera d’autres congolais au sein des pays de l’espace Schengen, jusqu’aux dérives que nous déplorons aujourd’hui, dans la mesure où, ces dérives dressent puis finissent par ériger certains Congolais contre d’autres Congolais qui pour les besoins de la cause, sont baptisés « collabos » parce que ne partageant pas les mêmes opinions politiques.
Incapables d’afficher un discours politique cohérent et crédible, détestant par-dessus-tout le débat, les combattants-résistants-patriotes congolais se sont engagés à pieds joints, dans une forme d’escalade de violences en acte et en propos. Lorsque les observateurs avertis de la communauté congolaise écrivent ou pensent que la dynamique des « combattants-résistants-patriotes » est un mouvement vain et sans lendemain, ils sont immédiatement traités de traitres, collabos au service du pouvoir de Kinshasa.
Mouvement entretenu artificiellement par les uns, pris en otage par les agendas cachés d’autres, tel un bateau-ivre, les combattants voguent de manipulations en instrumentalisations. A cet effet, la dernière opération d’instrumentalisation politique est le mariage contre-nature entre le député xénophobe Belge Louis LAURENT et les combattants.
Qui est Louis LAURENT ? Pourquoi cette soudaine passion pour les Congolais et les affaires du Congo ?
Louis LAURENT est député populiste belge, dont les prises de position s’alignent sur les thématiques chères aux partis d’extrême droite en Europe. Pour louis LAURENT, son crédo reste, la Belgique aux Belges. Adepte de la politique d’immigration zéro, Louis LAURENT est farouchement opposé à l’arrivée puis l’installation d’étrangers en Belgique. Les combattants Congolais ne s’embarrassent pas de ces considérations, heureux qu’ils sont d’avoir un député, de surcroît blanc, sensible à leurs vociférations. Complexe lorsque tu nous tiens………….
Laurent LOUIS, surfant sur l’apparent mécontentement des Congolais, a décidé de labourer cette communauté installée depuis de nombreuses années en Belgique et dont certains membres ont acquis depuis, la nationalité belge donc des électeurs potentiels. En effet, avec les débordements observés dans le quartier du côté de la Porte de Namur lors des dernières manifestations des combattants congolais : scènes de pillages, dégradation des mobiliers urbains, agressions des passants et j’en passe……la question de la gestion des manifestations des congolais dans le centre de Bruxelles s’est imposée à la classe politique belge, comme une question de gestion de sécurité intérieure.
Mouvement orphelin et désœuvré, les combattants pensent avoir trouvé à travers la personne de Louis LAURENT, un parrain, mieux, peut-être l’opportunité d’une caution internationale et blanche.
La carrière politique de Laurent LOUIS est ponctuée par des scandales à répétition :
- Celui qui fait penser qu’il éprouve de la compassion pour les femmes congolaises victimes des exactions à l’Est du Congo, dans sa vie privée, n’a que très peu de considération pour la gente féminine. Le quotidien belge le Soir a publié des échanges des SMS entre l’ardent défenseur des femmes congolaises et son ancienne assistante-parlementaire, Mme Sophie COLIGNON, dont je vous livre quelques extraits.
Le 2 septembre 2010 à 18h04, il adresse ainsi un long SMS à son attachée parlementaire, empli de sous-entendus très privés :
Le 2 septembre 2010 à 18h04 :
« Je suis un peu gêné mais je pense que je devais te dire ce que j’ai essayé de te dire. Bizarre la formulation, mais bon… C’est pour ça que je pense qu’il est mieux de travailler dans des bureaux différents, même si c’est à contrecœur. Tu vois, tu as encore fais une victime. Un de plus à qui tu auras fait tourner la tête. Que cela ne change rien à notre relation de travail surtout, ce serait dommage ! (…) A demain. J’espère que tu ne m’en voudras pas. Message à détruire dans les 30 secondes ! »
Le 6 septembre 2010 à 18h48 :
« Sophie, je suis très surpris de te voir quitter si vite le bureau en compagnie de Jérôme. Tu sais que je n’aime pas du tout ce type et qu’il est à 100 % contre moi »
Le 07 septembre Louis LAURENT écrit :
« Demain, ça te dirait de faire un peu de shopping… ? Question de prendre un peu l’air pour bien aborder la semaine prochaine. Qu’est-ce que t’en dis ? ».
Dans ses SMS, Laurent Louis qualifie son attachée
parlementaire de « chaperon rouge ».
Le 22 septembre, à 19h56, il lui explique :
« Cette journée m’aura au moins permis de trouver ton surnom… Je t’imagine bien en chaperon rouge avec ton accent à la jodoignoise ».
Il l’appelle aussi « Princesse Sophie » et ne cesse de lui expliquer ses problèmes conjugaux nés de sa relation espérée avec son attachée parlementaire.
Le 30 octobre 2010 à 14h11, il s’excuse ainsi auprès de sa collaboratrice :
« Je n’ai pas été juste. Je ne pensais pas moi-même ce que j’ai dit. (…) Je pense que Cathy (NDLR : son épouse) et moi allons-nous séparer.
C’est devenu infernal. Tu as raison, elle est un frein à mon développement politique ! C’est insurmontable. Depuis hier, elle n’a qu’une seule idée : tu vires Sophie ou je te quitte. J’ai été faible (c’est dur de se dire qu’on va se retrouver tout seul…) et je m’en excuse auprès de toi. J’ai envie de retrouver ton amitié. Je ferai tout pour réparer ce que j’ai cassé. Pardon Sophie. Je m’en veux de t’avoir fait de la peine ! Pas de stress, j’ai compris et je ne céderai pas à ce chantage… Je te laisse. Je ne veux plus te déranger ».
Voilà « la face B » du nouvel ambassadeur de la cause congolaise selon les combattants.
Sophie COLIGNON, soumise aux messages très privés de son député, se révolte.
Le 8 novembre :
Elle lui adresse un SMS qui fait montre de son exaspération : « Je viens de voir ton message. Un jour tu t’excuses, un jour tu m’incendies. J’en ai ras le bol. On en parlera au bureau. Pas envie de t’entendre monter le ton. »
Mais Laurent Louis persiste.
Le 10 novembre 2010, à 22h21 :
Il se retourne à nouveau vers son attachée parlementaire qu’il assaille de ses messages très personnels. Il revient sur ses problèmes conjugaux :
« Sophie, pourrions-nous nous voir demain ? Suite au comportement de Cathy (NDLR : son épouse) je dois prendre une décision. Elle me rend fou, rien n’est jamais assez… Tu es la seule à pouvoir m’aider. J’ai confiance en toi. Tu auras remarqué que j’ai tout fait pour arranger les choses, même être odieux avec toi et je m’en veux vraiment car je n’en pensais rien mais trop c’est trop. Je suis vraiment gêné et honteux. J’aimerais en parler avec toi, j’ai besoin d’aide et de ton amitié si tu veux encore de la mienne… Encore toutes mes excuses ».
Le 26 novembre à 18h01 :
Le député Laurent Louis lance à son attachée parlementaire :
« Tu as toute mon amitié et je t’aime beaucoup… Peut-être même un peu trop ».
Les relations finissent par définitivement s’envenimer. La jeune femme, insensible aux messages doucereux de son député l’invite à faire preuve de plus de bon sens dans sa communication, à retirer de Facebook qu’il, selon elle, « utilise comme un mur des Lamentations » des posts nuisibles à son image.
Au terme d’un échange serré daté du 19 janvier, Sophie COLIGNON conclut ainsi sa « conversation SMS » avec Louis Laurent : « Dans le fond, il vaut mieux que tu laisses ce post, ça te fait passer pour un pauvre type ». Et le député de conclure vulgairement : « Venant d’une pétasse arriviste, c’est un compliment ». Cette fois-là, il ne l’aimait plus « peut-être trop « comme quelques semaines plus tôt…
En 2011, Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) a décidé de porter plainte contre le député Laurent Louis (MLD) pour plusieurs prises de position susceptibles de constituer, dans leur ensemble, une incitation à la haine à l’égard de plusieurs communautés du pays.
Le Centre a déposé une plainte simple, sans constitution de partie civile, auprès du parquet du procureur du Roi de Nivelles, l’arrondissement judiciaire où réside M. Louis, a précisé son directeur adjoint Edouard Del ruelle à l’agence Belga.
Cette plainte n’est pas seulement liée aux propos récents du député à l’égard d’une prétendue « politique nazie » de l’Etat d’Israël ou à la critique d’un caractère prétendument juif du Parti populaire (PP), formation politique dont a été exclu Laurent Louis quelques mois après en avoir été élu unique député.
Elle vise aussi d’autres propos du député nivellois à l’encontre de la communauté musulmane (notamment une proposition aux chefs d’entreprises d’interdire à leurs employés de suivre le ramadan), ou encore des propos publiés en 2010 sur Facebook stigmatisant la communauté Rom.
Le Centre souligne qu’il ne s’agit pas de prendre ces éléments isolément, ni de dénier à un responsable politique le droit de s’exprimer, même avec virulence, sur certains dossiers.
« Nous interrogeons la justice sur l’accumulation d’éléments, susceptible selon nous de constituer une incitation à la haine à l’égard de diverses communautés du pays », a commenté M. Del ruelle.
Il dresse un parallèle entre la méthode utilisée par le Centre pour ce dossier - une accumulation d’éléments particuliers - et celle utilisée en 2004 à l’égard du Vlaams Blok. Dans ce dernier dossier toutefois, le Centre s’était porté partie civile.
Chassez le naturel, il revient au galop. Le nouvel ami des Combattants-Patriotes, Louis LAURENT a encore défrayé la chronique, en publiant sur Facebook un message polémique concernant les gens du voyage :
« Ces gens occupent des terrains illégalement, ne travaillent pas, n’ont aucune ressource financière et on voudrait nous faire croire qu’ils vivent d’amour et d’eau fraîche. Il est évident qu’ils doivent voler ou faire du trafic pour subsister. ». Ses propos, qualifiés de racistes par la RTBF et par le Centre pour l’Égalité des Chances, sont condamnés par le co-président du Parti Populaire Rudy Aernoudt, mais Laurent Louis garde le soutien de l'autre co-président Mischaël Modrikamen.
Louis LAURENT : adepte des mauvais coups et autres dérapages
Si dans un premier temps, il reprochait au Premier d’avoir félicité Joseph Kabila pour sa victoire aux élections, le député nivellois a dérapé sur sa vie privée.
"Ce n'est finalement pas étonnant pour un Premier Ministre qui traîne derrière lui de fameuses casseroles et une réputation plus que douteuse en ce qui concerne son intimité et sa vie privée"
"Allez allez, tout le monde connaît les goûts de notre 1er Ministre. Un ami mineur en a encore fait l'expérience au You récemment", écrit-il encore.
Toujours dans le même esprit, Laurent Louis affirme qu'"il respecte les homosexuels, pas Di Rupo! Il représente tout ce que je combats! (...) Dans un autre pays, JAMAIS un gars comme Di Rupo serait 1er Ministre!"
Ces propos diffamatoires pourraient mener Laurent Louis au tribunal.
Jeudi, il a posté un dernier message où il annonce une suite:
"Pour ne pas jeter d'huile sur le feu ce jeudi je communiquerai officiellement demain sur les suites de mes propos à l'égard du 1er Ministre"
La twittosphère s'emballe
Une chose est sûre c'est que la twittospheèe s'emballe. Alain Gerlache (RTBF), spécialiste des médias soulève le dilemme :
" Parler dans les médias des dérapages et des ignominies, c'est les dénoncer ou leur faire de la pub?"
Des propos qui trouvent échos auprès des journalistes de la RTBF et de RTL tels que Johanne Montay et Fabrice Grosfiley.
No comment du Premier
Le comportement de Laurent Louis est pointé du doigt aussi par certains politiques comme le secrétaire général du PS Gilles Mahieu: " La haine et les calomnies de ce Louis LAURENT ne méritent que le mépris ou alors une forme de pitié pour n'avoir pas trouvé d'autres moyens d'exister".
La députée Karine Lalieux a quant à elle répondu par le même canal, jugeant que Laurent Louis, "fidèle à lui-même avec ces rumeurs nauséabondes, fait une fois de plus honte au monde politique".
C’est en scellant une alliance contre-nature, que les combattants démontrent aux yeux du monde, leur vacuité intellectuelle par la même occasion, le peu de considération que les grandes capitales européennes devraient accorder à un mouvement qui fricote avec l’extrême-droite raciste et xénophobe. Finalement, nous sommes en droit de nous interroger sur l’idéologie qui sous-tend la dynamique des combattants : est-elle aussi d’extrême-droite ?


