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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

26 août 2008

Affaire Ofida : CTC, une société fictive

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L’Office des douanes et accises en voie d’être placé sous tutelle du Customs and Tax Consultancy (CTC), une société américaine présentée comme experte en matière douanière. Une initiative des ministres des Finances, du Budget et du Portefeuille. La nouvelle a hérissé le cheveu de plus d’un observateur, tant au pays qu’à l’étranger. Dans la quête commune de l’identité et l’envergure du CTC, des zones d’ombre surgissent et qui invitent à la circonspection. S’agirait-il d’une société fictive, créée avec la complicité des officiels congolais ?

C’est encore un pavé dans la mare. La révélation faite autour de la signature d’un contrat d’assistance technique entre la RDC et ‘Customs and Tax Consultancy’ (CTC), visant la maximisation des recettes de l’Ofida, par des mécanismes inédits, est susceptible de se muer en scandale.

Ce qui suscite la controverse, ce n’est pas le fait que le contrat vise la restructuration et la redynamisation des services de mobilisation. Ce n’est pas non plus qu’il prévoie la modernisation et la rentabilité de l’Ofida, cet outil de mobilisation de plus de la moitié des ressources budgétaires internes.

Ce qui pose problème, ce sont les conditions dans lesquelles le marché a été conclu, et aussi les contraintes auxquelles la RDC se soumet aux fins de permettre à CTC de réaliser son programme.

L’affaire est d’importance. Car il n’est un secret pour personne que l’Ofida, à lui seul, ainsi que l’avaient démontré les prévisions budgétaires 2008, devrait rapporter au Trésor public plus de 500 millions de dollars américains. Soit le sixième du budget national.

Compte tenu de la place de l’Ofida dans la mobilisation des recettes internes, la RDC a dû solliciter un moratoire pour la mise œuvre de la Zone de libre échange au sein de la SADC. Motif invoqué : consolider d’abord l’économie nationale, dont la principale source de recettes est d’origine douanière.

UNE FIRME FICTIVE

Quant à l’identité du CTC, qui se voit attribuer la tutelle technique de l’Ofida, les investigations menées par Le Potentiel, avec le concours des Congolais de la diaspora, des observateurs indépendants, indiquent que la firme CTC n’a été créée qu’en date du 25 janvier 2008. Elle ne totaliserait que huit petits mois d’existence.

Son existence, comme société enregistrée à Wilmington, Delaware est totalement ignorée de la Chambre de Commerce de cet Etat américain, reconnu comme un paradis fiscal. Toutefois, il n’est pas exclu qu’une société prétende à l’existence légale sans être formellement enregistrée à la Chambre de commerce.

Autre détail troublant : le service chargé de l’enregistrement des sociétés opérant ou domiciliées dans l’Etat du Delaware, à la Division des Corporations, donne plutôt un contact téléphonique pour atteindre ‘Customs and Tax Consultancy’. Une adresse est également collée pour joindre CTC : 1209 Orange Street, à Wilmington, dans le Delaware.

Il ressort des investigations que cette adresse appartiendrait à une société de représentation dénommée ‘C.T.Corporation’ (CTC). Et non ‘Customs and Tax Consultancy’ (CTC), qui a signé un contrat de cinq ans avec trois membres du gouvernement de la RDC, dans un secteur qui génère les principales ressources budgétaires et financières du pays.

Sans siège administratif connu aux Etats-Unis, d’aucuns se posent la question de savoir par quels mécanismes le gouvernement a-t-il identifié, négocié et conclu un si important marché avec une société qui a tout l’air d’être fictive. D’autre part, une personnalité représentant cette entreprise serait à Kinshasa. Le Potentiel a tenté en vain de le joindre à son numéro de Kinshasa pour un autre son de cloche, cette personnalité n’a daigné décrocher son téléphone.

Mais le cursus de cette personnalité est troublant. Elle n a nullement exercé des fonctions douanières aux Etats-Unis. Mais, s’est retrouvée au sein des groupes encore à vérifier, en Albanie, actuellement Kosovo, en Afghanistan, en Modlavie, exerçant des fonctions qui vous laissent perplexe.

LE GRE A GRE

Quoi que l’on dise, il appert que le contrat conclu au nom du gouvernement congolais par trois ministres et ‘Customs and Tax Consultancy’ n’a pas respecté les règles en matière de passation des marchés. Nulle part, tant dans la presse tant locale qu’internationale, un appel d’offres concernant ce marché n’a été inséré. Encore moins, dans les correspondances entre la RDC et les institutions financières internationales, telles que la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International. Aucune proposition allant dans le sens de soutenir l’expertise avérée de ‘Customs and Tax Consultancy’ n’est visible, contrairement à certaines allégations.

Sans appel d’offres, ni publicité autour des négociations et la conclusion du contrat, les trois membres du gouvernement précités sont donc les seules personnes habilitées à expliquer à l’opinion publique les tenants et aboutissants de la fiction nommée ‘Customs and Tax Consultancy’.

Des tonnes de discours sur la bonne gouvernance et la transparence paraissent, au grand jour, comme des épouvantails agités pour s’attirer l’attention des naïfs, quitte à opérer en toute quiétude dans des dossiers nébuleux.

C’est ici qu’apparaît clairement la saignée du Trésor public. Dans le cas d’espèce, la RDC a été obligée de décaisser à la signature la bagatelle somme de 7.500.000 USD comme frais de recrutement et d’installation des 63 ‘experts’ étrangers du CTC.

Sans faire un mélange inutile de genres, les Chinois qui promettent à la RDC des infrastructures contre les minerais ont accepté de verser un pas-de-porte de 250.000.000 USD annuels. Mais, pour des experts appelés à moderniser un secteur qui se défend, malgré toutes les vicissitudes de l’économie nationale, la RDC doit verser, à titre de pas-de-porte, des fonds et exempter les ‘experts’ CTC de tous les impôts.

Sous d’autres cieux, c’est CTC qui aurait versé le pas-de-porte à la RDC. Il devait attendre de démontrer ses capacités managériales à travers un accroissement significatif des recettes, c’est-à-dire au-delà de la courbe ascendante que réalisent depuis 2002 l’Ofida et l’ensemble des régies financières, pour prétendre à une prime.

C’est alors que ces ‘experts’, faisant mieux que l’Ofida pendant 5 ans, devraient se faire rémunérer. Procéder autrement, c’est ouvrir des brèches à des commissions au profit de ceux qui s’étaient empressés de conclure en catimini un contrat dit d’assistance technique. Serait-ce une ruse pour actionner la tristement célèbre ‘opération retour’ ?

SANS EXPERTISE

Dans l’hypothèse où les trois ministres auraient engagé le gouvernement «en vue de conclure un accord d’assistance technique au bénéfice de l’Ofida dans le but de renforcer les capacités de celui-ci sur le plan de l’organisation, de ressources humaines, des textes législatifs et réglementaires ainsi que dans le domaine des opérations douanières sur l’ensemble du territoire congolais», le meilleur secours serait venu des sociétés d’experts ayant réellement pignon sur rue.

Dans l’alternative, une assistance bilatérale entre administrations douanières nationales aurait produit, dans la transparence, de meilleurs résultats loin de suspicions. Car, après seulement huit mois d’existence, il faut se demander de quelle expertise CTC peut se prévaloir.

En son temps, le Zaïre a pu booster son secteur douanier, en recourant à la coopération française, dont les experts étaient mandatés par Paris. Les résultats ont été probants.

Pour le cas sous examen, des analystes ne redoutent pas que les experts CTC soient des vrais douaniers. Cependant, la constitution de leur société, dans la précipitation, suscite le scepticisme.

Dans le pire des cas, la société Customs and Tax Consultancy (CTC) ne serait que le fruit d’esprits très habiles. Son objectif – qui reste à confirmer prochainement – serait, pour ses promoteurs, de s’emparer des ressources faciles, prélevées sur le Trésor public de la RDC. Méfiance !

Source : Le Potentiel /kinshasa

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25 août 2008

Kabila chez Gizenga pendant 45 minutes d’entretien

gizenga_jk_kabangeDes sources proches de la Primature se limitent à rapporter que les échanges entre le président de la République Joseph Kabila et le Premier ministre Antoine Gizenga s’étaient déroulés dans un climat de parfaite entente. Pour certains, le président de la République voulait rencontrer le chef du gouvernement après ses vacances en Chine, lesquelles se poursuivent d’ailleurs à Kinshasa, malgré une brève sortie d’Antoine Gizenga lors de la dernière réunion extraordinaire du gouvernement du mercredi 20 août 2008. Serait-ce pour se rendre compte, par lui-même, de l’état de santé du chef du gouvernement ? Nul ne le sait.

Comme il est de coutume en de telles circonstances, les deux responsables de l’Exécutif n’ont pas manqué d’aborder des questions d’intérêt national. La charge de la conduite de l’Etat au quotidien n’est-elle pas de leur responsabilité ?

Dans le lot des points abordés à l’occasion, figure sans aucun doute, la question du remaniement du gouvernement. La nécessité de revoir la composition de l’actuel gouvernement est voulue par l’opinion publique. Au sein même de la majorité présidentielle, des voix ne cessent de s’élever pour le réclamer.

Des indiscrétions, il s’avèrerait que cette restructuration pourrait avoir lieu très probablement. 45 minutes d’entretiens entre le président de la République et le Premier ministre peuvent paraître à première vue minimes. Mais, les deux hommes qui travaillent depuis l’année dernière, émettent sur la même longueur d’onde dans le cadre de la coalition mise en place après les élections de 2006.

Source : le Potentiel /Kinshasa

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DGRK : bouclage des véhicules non assurés et sans vignette

Taxis_kinshasa

Début ce lundi du contrôle et du recouvrement forcé des véhicules dépourvus de vignette dans la ville de Kinshasa. Cette étape intervient après le délai de deux mois expiré dimanche 24 août. Délai accordé aux conducteurs de véhicules pour le recouvrement volontaire des exercices fiscaux 2005 et 2006. Le directeur du recouvrement de la DGRK, direction générale des recettes de Kinshasa, estime autour de 20 % les véhicules en ordre avec les vignettes dans la ville de Kinshasa

Les conducteurs de 80% de véhicules non en règle seront contraints dès ce lundi de régulariser leur situation moyennant une pénalité. A défaut de conformité, il leur sera retiré carte rose et permis de conduire.

Liévin Chiribagula, directeur de recouvrement à la DGRK, explique les deux étapes de cette opération de contrôle : « Nous commençons ce lundi donc le recouvrement forcé sur terrain pour contraindre les contribuables à venir payer. Une première étape qui va correspondre à une mise en demeure va commencer effectivement ce lundi. Les contrôles seront effectués par la police, les agents de la DGRK accompagnés par des agents de la Sonas qui, pour leur part, vont contrôler la souscription de la prime d'assurance par chaque automobiliste. Dans cette première phase qui ne durera que cinq jours, chaque automobiliste qui n'aura sa vignette et son assurance sera obligé de payer immédiatement moyennant une pénalité. S'il s'acquitte tant pour l'assurance que pour la vignette, on pourra donc recouvrer. Par contre, ceux qui ne pourront pas s'acquitter immédiatement de leurs obligations se verront retirés le permis de conduire et la carte rose. Si, au-delà de ces cinq jours s’ils ne se sont pas acquittés de leurs dus, nous seront obligés au prochain contrôle de procéder à des confiscations des véhicules. C'est la deuxième étape à partir de la semaine prochaine. »

Du coté des conducteurs, les avis sont partagés. Certains chauffeurs se disent butés à plusieurs difficultés sur terrain et demandent un délai de grâce pour s'y conformer : « Ce n'est que normal que chacun achète sa vignette quand bien même je n'ai pas encore payé la mienne. Car ces recettes permettront de réhabiliter nos routes. Mais nous demandons, nous du secteur de transport, un délai d'un mois pour nous en acquitter. Puisque nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes sur terrain. Le délai de deux mois ne suffit pas. » Un autre : « Je n'ai pas encore acheté ma vignette parce que mon véhicule est dans le transport en commun depuis 2007.Or, la vignette en vente concerne les véhicules de 2005 et 2006. J'attends la prochaine. »


D'autres, par contre, estiment trop onéreux le prix de la vignette et exigent sa révision à la baisse pour s'en procurer : « Moi je n'achèterai pas cette vignette aussi longtemps qu'elle coûte chère. Comment expliquer que son coût aille au-delà du versement quotidien? Ils doivent baisser son prix même à cinq mille francs, nous avons déjà assez de problèmes avec l'assurance et la couleur des véhicules. Non, ce n'est pas normal! »

Le prix de la vignette varie selon les véhicules. Pour les motos, il est autour de 22 dollars américains ou l'équivalent en francs congolais et, entre 58 et 160 dollars US pour le reste de véhicules.

Source : okapi/kinshasa

Posté par Kongolais à 12:34 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Flash : Customs and Tax Consultancy / Ofida : une escroquerie ???

Chers blogonautes,

Depuis peu, nous nous intéressons au dossier « Custom and Trad Consultancy» en sigle CTC. Selon le contrat signé entre l’Adg de l’Office des Douanes et Accises, en sigle OFIDA.  Cette firme est censée assurer et assumer les compétences et les prestations en lieu et place de l’OFIDA, selon le contrat signé entre Monsieur RWIGIZA en sa qualité d’administrateur délégué général de l’Ofida, et représentait la partie congolaise et un certain Monsieur Christopher OUTHWAIT pour les intérêts de la firme CTC.

Plusieurs éléments nous paraissent suspects :

-          « CTC » quid ?

Entity Details
THIS IS NOT A STATEMENT OF GOOD STANDING
File Number:
4495197
Incorporation Date / Formation Date: 01/25/2008

Entity Name: CUSTOMS AND TAX CONSULTANCY LLC
Entity Kind: LIMITED LIABILITY COMPANY (LLC)
Entity Type: GENERAL
Residency: DOMESTIC
State: DE

REGISTERED AGENT INFORMATION

Name: THE CORPORATION TRUST COMPANY
Address: CORPORATION TRUST CENTER 1209 ORANGE STREET
City: WILMINGTON County: NEW CASTLE
State: DE Postal Code: 19801
Phone: (302)658-7581

-          La firme CTC qui prétend avoir une dizaine d’années d’expérience à travers l’Afrique.

Après vérification auprès de l’équivalent de la chambre de commerce et des métiers, il s’avère que cette société a été crée le 25 janvier 2008. Ce qui rend caduque l’argument relatif à la longue expérience d’une dizaine d’années à travers le continent africain.

-          le www.customs and tax consultancy.com

Ce site est trop sommaire et ne respecte pas les standards d’un site professionnel.

Le nom du domaine www.customs and tax consultancy.com n’est ni déposé et encore moins protégé, ce qui constitue une preuve supplémentaire quant à l’amateurisme et la précipitation qui ont présidé à la réalisation de ce site.

A ce stade, tout porte à croire que Custom and Tax Consultancy n'est rien d'autre qu'une coquille vide en passe de dépouiller le trésor public congolais. Nous poursuivons nos investigations et nous ne manquerons pas de partager nos conclusions avec vous.

Posté par Kongolais à 02:33 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Yolo : des voyous emportent les offrandes en pleine campagne d’évangélisation

Argent

Un groupe de voyous a brutalisé les fidèles d’une église de réveil à Yolo-Nord. Cela s’est produit le jeudi 21 août à 19h00’’. Les délinquants ont fait main basse sur toutes les offrandes, juste au moment où le pasteur Paf et ses adeptes étaient en transe pour la délivrance.

Et dire que le pasteur Paf avait eu une autorisation écrite des autorités municipales, moyennant quelques billets de banque tirés sur sa dîme. Surtout que la campagne devait se tenir en pleine voie publique. C’est-à-dire sur l’avenue Lukenie, près de la chaussée de Kimwenza à Yolo-Nord. Les sœurs et frères en Christ attendaient avec impatience la grande journée. Car cet oint de Dieu était réputé pour ses miracles.

Dès 15h00’’, les enfants de Dieu affluaient en masse. Ici, ce n’était plus le « bonjour » classique qui fusait des bouches, mais le sacré « alléluia ». Enfin, l’envoyé de Dieu arrive, accueilli par des acclamations et cris frénétiques. Les orchestres invités se succédaient sur le podium. Et puis est venue la prédication. Au moment des offrandes, les paniers étaient presque pleins.

A 19h00’’, c’était le moment de la délivrance. Avec l’effusion du Saint-Esprit, tout le monde s’était mis à parler en langues. On entendait plus que les paroles inaudibles du genre : « Abrakada, ba ba ba ba,, Kukukuku ». Tout le monde avait les bras levés au ciel et les yeux fermés. De temps en temps, des sœurs en transe s’écroulaient par terre. Les chargés du protocole les emmenaient ensuite chez le pasteur pour la délivrance. Belzébuth était aussi de la partie. Car, c’est le moment que choisirent les délinquants de Yolo, surnommés « Zoulous ».

On ne sait pas d’où est venu le premier projectile, mais c’est le pasteur qui en a goûté la saveur. « Mama nakufiéee ! (Ma mère, je suis mort !) ». Venait-il de rugir. A ce cri, le Saint-Esprit a quitté les fidèles. Revenus sur terre, ils ont remarqué que plusieurs voyous fonçaient sur eux. Ces « Zoulous » portaient toutes sortes d’armes blanches. Ils se mirent à tabasser les fidèles. C’était le sauve-qui-peut.

Malheur à maman pasteur. Elle a attrapé un de gourdin en voulant s’échapper avec les offrandes. Et les délinquants ont tout emporté. Le batteur de tambour était parmi les blessés. Le lendemain matin, quelques Bibles jonchaient encore le sol.

Posté par Kongolais à 02:18 - Echos de Kinshasa - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Assistance technique à l’Ofida : des clauses compromettantes pour la RDC

Matadi_PortUne lecture attentive du contrat d’assistance technique signé entre la RDC représentée par trois ministres et la firme américaine CTC immatriculée depuis le 25 janvier 2008 à Delaware, un paradis fiscal des Usa fait pencher la balance du côté congolais. L’Etat est lié et contraint à respecter scrupuleusement ses engagements, en offrant d’exorbitantes facilités à côté de la seule obligation de résultat. Les analystes s’étonnent de l’abondance d’avantages fiscaux accordés à ces experts de C.T.C. A la signature, 7.500.000 Usd sont versés au prestataire. Le pas de porte devrait plutôt venir de CTC. Les rôles sont renversés. Why ? L’initiative de la résiliation du côté congolais est limitée alors que l’Etat est astreint à des obligations disproportionnées, comparativement à la partie américaine. Les experts sont exonérés de tout : aucun impôt à payer, des exportations des capitaux sans se soumettre à la réglementation de change en vigueur. Une brèche ouverte au transfert net des ressources financières de toute nature acquises par ces experts. La RDC crée ainsi des hommes évoluant au-dessus de la loi du pays hôte. Impensable ailleurs, où le pays doit tirer des bénéfices de toutes opérations rémunératrices effectuées à l’intérieur des frontières nationales.

La RDC pourrait-elle tenir ses engagements lorsque l’on sait que les agents des régies financières peinent à se faire payer leurs primes de plus-values appelées «bonus» ? Sans aucun doute que cet état était voulu pour justifier la mise en marche de cette opération compromettante pour la RDC. En cas d’arbitrage, la RDC perdra nécessairement d’autant que tout est verrouillé en ce sens. La lecture des articles 7,8,9,10,11,12,13,14,15,17,18,19,20,21 est édifiante à cet effet. Ces avantages et facilités accordées aux agents de l’Ofida ne produiraient-ils pas plus d’effets bénéfiques sur la mobilisation des ressources ?

Article 8 : Résiliation du Contrat

Si, à la suite d’un cas de force majeure, le Consultant se trouve dans l’incapacité d’exécuter une partie substantielle des Prestations pendant: une période d’au moins trois (3) mois. 8.3. Suite à une résiliation du présent Contrat conformément aux dispositions des alinéas 8.1. ou 8.2. ci-dessus, l’Etat réglera au Consultant les sommes suivantes: (a)la rémunération due conformément aux dispositions de ce Contrat au titre des Prestations, jusqu’à la date effective de résiliation, et (b) les dépenses de rapatriement du personnel du Consultant et des membres de leur famille qui y ont droit, conformément aux dispositions de ce Contrat.

Article 9 : Rapatriement du Personnel Consultant

Dans le cas où, pour une quelconque raison, le présent Contrat est résilié avant son terme de cinq ans, l’Etat payera au Consultant une indemnité de démobilisation et de rapatriement de son Personnel fixé à cinquante (50) pourcent du montant forfaitaire des frais de mobilisation tel que repris dans le premier alinéa de l’Article 18 du présent Contrat.

Article 13 : Obligations du Consultant

Le Consultant s’engage à : 13.1. Mettre en place une équipe d’experts internationaux chevronnés ayant une longue expérience dans le domaine de la reforme et la modernisation des administrations douanières, afin de réaliser le projet proposé dans son Offre de Service. Le nombre de ces experts est provisoirement calculé à 63 unités et sera déployé selon le «Calendrier de Déploiement» repris dans l’Offre de Service du Consultant. Il pourra être augmenté ou diminué selon les besoins du Projet, et à n’importe quel moment. Le Consultant transmettra à 1’OFIDA, pour information la liste de tous ses recrutés et contractuels. 13.2. Obtenir une augmentation immédiate et durable des recettes douanières dans le cadre des activités de l’OFIDA. A cet effet, elle : 1°) apportera un soutien direct, par le canal de ses experts, aux opérations de l’OFIDA sur le terrain ; 2°) examinera attentivement les marchandises exportées et importées ; 3°) effectuera un audit post dédouanement ; et 4°) luttera efficacement contre la fraude douanière au moyen de l’enquête et du renseignement.

Article 15 : Pouvoirs Reconnus au Consultant

Par la signature du présent Contrat, l’Etat reconnaît au Consultant et à son Personnel. L’autorité nécessaire et le pouvoir : 15.1. De gérer l’OFIDA conjointement avec les autorités désignées par l’Etat, d’intervenir directement et à tout moment là où il existe une menace de fraude douanière et de faire détenir les personnes ou les marchandises dans les cas flagrants de fraude. Article 17 : Procédures de paiement L’Etat s’engage à mettre en place des procédures simplifiées et automatiques qui permettront de payer mensuellement ce qui est dû au Consultant d’une manière prompte et diligente. Un «Ordre de Paiement Permanent» sera logé à cet effet â`la Banque Centrale du Congo.

Article 18 : Montants à Payer 18.1. L’Etat s’engage à payer au Consultant à la signature du présent Contrat, un montant forfaitaire de Sept Millions Cinq Cents Mille (7.500.000) Dollars américains. Ce montant est destiné à couvrir les frais de mobilisation, d’installation et de mise en chantier du projet. 18.2. En contrepartie des prestations qui seront effectuées par le consultant au bénéfice de l’Etat, celui ci s’engage à payer au Consultant les montants repris dans les Conditions Financières du Contrat, tel que stipulé dans l’Article l9 ci dessous.

Article 19 : Conditions Financières du Contrat Les Conditions Financières du Contrat sont celles qui y sont jointes. Ces Conditions représentent les rémunérations et honoraires qui seront dues par l’Etat au Consultant en contrepartie des Prestations de ce dernier.

Article 20 : Transferts des Rémunérations et Honoraires Le Consultant sera autorisé à transférer en dehors de la RDC tous montants provenant des rémunérations et honoraires qui lui seront payés par l’Etat. Dans ce cadre il est dispensé de toute autorisation de quelconque nature qu’elle soit, particulièrement celle relative à la réglementation du contrôle de change. 21.1. Pendant toute la durée du présent Contrat, le Consultant, ses sous traitants; et leur personnel expatrié seront tous et chacun, exemptés du paiement de tous les impôts, taxes, droits de douane et autres, existants et qui existeront en RDC, particulièrement : l’IPR (impôt professionnel sur les rémunérations), l’IER (impôt exceptionnel sur les rémunérations du personnel expatrié), l’INSS, l’INPP: l’IBP (impôt sur les bénéfices et profits), et l’ICA/I (impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur). 21.2. Les effets personnels du personnel expatrié du Consultant, qu’ils soient neufs ou usagés, seront exonérés de tous droits, taxes et frais d’inspection à leur importation en RDC ou leur exportation de la RDC, et exemptés de toute licence ou autorisation d’importation et d’exportation ainsi que de toutes formalités de contrôle avant l’embarquement. Les effets personnels ne peuvent être supérieurs à un volume d’un conteneur de quarante (40) pieds, et pourront faire l’objet d’un contrôle à l’importation à leur arrivée au pays. 21.4. Tout impôt, taxe, droit de douane ou autre qui sera payé par le Consultant pour une raison généralement quelconque, sera remboursé par l’Etat dans les meilleurs délais. Le siège de I’arbitrage sera Paris et la langue de l’arbitrage sera le français. Les parties se conformeront à toute sentence arbitrale et, à ce titre, l’Etat renonce expressément à toute immunité de quelque nature que ce soit.

Source : le Potentiel /Kinshasa

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22 août 2008

Kinhasa : démolition des maisons le long du rail

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Les familles habitant les maisons construites le long du rail, derrière le mur de la société Plastica, au quartier Ndolo, commune de Barumbu, ne s’expliquent pas pourquoi cette démolition. Elles reprochent aux autorités d’avoir procédé à cette opération sans mandat de destruction, ni préavis du procureur général de la République à leur endroit

Ces familles essayent de récupérer tant bien que mal planches et meubles de leurs maisons démolies. Elles affirment qu'elles occupaient environ 17 parcelles à cet endroit depuis plus de 20 ans. Les habitants auraient chacune a déboursé entre 30 à 40.000 FC (60 à 70USD) pour l'achat d'une parcelle, et s’étonnent aujourd’hui de voir la police démolir ces maisons dans le cadre de l'opération Kin Propre. Un habitant témoigne : « Les policiers sont venus et ils ont déclaré qu’ils mandat d’évacuer les gens à 5 mètres le long du rail. Arrivés au niveau de l’avenue sans logis, derrière Plastica, c’était au-delà de 5 mètres. Ils ont débordé jusqu’à aller plus loin, et commencer à brûler les histoires des gens. On a pu quand même atteindre certaines autorités qui disent qu’ils ne peuvent absolument rien sur ce qui est entrain de se passer ici. Certains militaires nous disent que c’est Plastica qui est entrain de faire casser tout ça. Ils ont commencé à dire que nous sommes des criminels, que nous vendons du chanvre, nous volons les histoires des gens. »

Quant à l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Oleko, il justifie cette démolition par le souci de réduire le taux de criminalité dans ce coin : « A hauteur de Bralima, ce sont des taudis qu’on a érigé là-bas. Vous pouvez vous imaginer, dans une petite cabane, on trouve plus de 50 jeunes. Ce sont eux qui descendaient à Lingwala, Kinshasa, Barumbu, terroriser la population. Ce qui est vrai, c’est que nous voulons baisser le taux de criminalité. Ce sont des mesures préventives que nous prenons. Nous voulons que la population vive en toute tranquillité. »

Les victimes de cette opération disent attendre de voir si l'avenir donnera raison ou non à la police, qui affirme mener cette opération pour lutter contre le banditisme.

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Paix au Kivu, Nkunda pose toujours problème

FDLR

Qui a intérêt à voir perdurer l’insécurité entretenue dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ? Ils sont quelques-uns en République démocratique du Congo et quelques capitales occidentales et africaines qui détiennent la réponse à cette interrogation et cette situation qui touche à plus d’un million de Congolaises et Congolais vivant en parias dans des camps de fortune réservés aux déplacés de guerre. « C’est une affaire de gros sous », entend-on dire dans les cercles politiques. « Un complot contre la RDC », renchérit-on.

« Le général Nkunda continue à percevoir annuellement des impôts de l’ordre d’un million de dollars américains dans les territoires sous son administration », s’est indigné mercredi à Kinshasa un opérateur politique. Mais, ce n’est nullement une révélation, le gouvernement central et celui de la province du Nord-Kivu étant « aux abonnés absents » à Masisi et à Rutshuru depuis plusieurs années. Nkunda et ses hommes s’y étant installés après leur fuite éperdue devant l’armée régulière partie les chasser de Bukavu (Sud-Kivu) qu’ils avaient occupée du 2 au 9 juin 2004, rappelle-t-on.

Passé du statut de « criminel » à celui de « partenaire de la paix » à partir de janvier 2008 pour avoir accepté la participation de son mouvement politico-militaire CNDP à la conférence sur la paix et le développement du Nord et du Sud-Kivu organisée à Goma, Laurent Nkunda n’a pas changé fondamentalement son comportement. Multipliant les acceptions et les reniements, les coups de gueule et les messages d’apaisement. Sans état d’âme.

En réalité, Laurent Nkunda, avec d’autres groupes armés locaux, a donné l’impression de « s’aligner » derrière le gouvernement pour qu’on le « laisse tranquille ». En réalité, ils refusent de faire avancer le train de la paix et du développement pour des raisons obscures à telle enseigne qu’aujourd’hui, le Programme Amani semble tourné en rond. Il est même menacé de « dissolution » si des résultats concrets ne sont pas du tout enregistrés. Certainement, c’est vers cette solution que l’on tend aller pour revenir à la case départ. La suite est facile à deviner : la reprise des hostilités pour consacrer la partition de fait de la RDC.

DE GROS INTERETS EN JEU

« Nkunda est au centre de gros intérêts dans les Kivu », a indiqué à la presse un ancien rebelle. Sous la rébellion, de nombreux contrats miniers avaient été signés de 1998 à 2002 entre diverses factions de la rébellion et des sociétés étrangères. « C’est en centaines de millions de dollars que tout cela s’était négocié », a-t-il précisé.

De fait, Nkunda s’était déjà vanté dans la presse internationale de côtoyer, sans être inquiété, des soldats de la Mission de l’Onu au Congo. « La Monuc sait où je me trouve », avait-il crâné.

Sur cette question, des officiels onusiens ont à avouer leur embarras, se défendant de ne pas être en RDC pour combattre des soldats congolais et arguant que les éléments des 82ème et 83ème brigades sous contrôle de Nkunda « font partie des FARDC » desquelles ils reçoivent régulièrement leurs soldes. Mais ils étaient encore plus embarrassés lorsqu’un colonel du contingent indien de la Monuc a également avoué avoir « beaucoup de sympathie à l’endroit de Nkunda et comprenait le sens de sa lutte ». Ce dernier de « le remercier » pour tout ce qu’il a fait pour lui. Des « éclaircies » pour saisir la complexité de cette situation du Kivu.

En outre, de récents rapports d’enquêtes parlementaires, désignant expressément des personnalités politiques impliquées dans ce qui se passe au Kivu, ont été examinés à huis clos. A l’insu du peuple souverain. Pourquoi ? A l’opposition politique, on n’hésite pas à lier le cas Nkunda à la manière dont sera résolue la question des contrats miniers conclus au Kivu. Où se constatent d’incessants atterrissages et décollages d’aéronefs chargés de minerais à des destinations, a priori, inconnues.

« Tant en RDC que dans les pays voisins de l’Est, les principaux acteurs ne sont pas seulement ceux cités dans les rapports du panel des experts de l’ONU », notent certains analystes.

NE PAS SE VOILER LA FACE

Les ratés des négociations de Goma, volontairement minimisés pour des intérêts inavoués, sont en train d’entraver le processus de paix engagé au Kivu. Au-delà en République démocratique du Congo et dans toute la région de l’Afrique des Grands Lacs

Lors des travaux de la Conférence de sécurité, de paix de Goma qui a abouti à la signature de l’Acte d’engagement, les « absences » et les « suspensions de participation » du CNDP de Nkunda et de certains groupes Maï-Maï auraient dû pourtant interpeller les organisateurs. La cérémonie de clôture, qui a laissé quelques questions importantes en suspens, étant intervenue finalement aux forceps.

Aujourd’hui, la paix n’est toujours pas revenue dans la région, les accrochages entre l’armée régulière et des groupes armés ou ceux-ci entre eux se généralisant au fil des jours depuis fin janvier dernier. A la base de cette déplorable situation, il y a notamment l’insatisfaction des uns et des autres au regard des engagements convenus à Goma. Entre-temps, des rumeurs persistantes font état des recrutements, surtout des jeunes, par tous les groupes armés et du renforcement de leur dispositif militaire. Fait dénoncé dernièrement par la Monuc qui a stigmatisé la lenteur dans l’application du Programme Amani.

Tout compte fait, toutes les parties à ce conflit local doivent cesser de tromper l’opinion publique et de se voiler la face. Elles savent, toutes, ce qui doit être fait afin de faire taire les armes et d’amener les milliers de déplacés de guerre et de réfugiés à rentrer paisiblement chez eux.

A ce niveau, le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin que, avec le concours de la communauté internationale, tous les groupes armés ne posent plus jamais problème. Car, cette tendance à mettre les bâtons dans les roues du Programme Amani pour fragiliser le pouvoir de Kinshasa découle d’un vaste complot contre la République démocratique du Congo. Jusqu’à preuve du contraire, la thèse de la création d’une future « République des Grands Lacs » n’est pas toujours écartée. Péril persiste en la demeure.

source : le Potentiel/kinshasa

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Procès Botethi : controverse autour de l’identité du prévenu Fidèle

Justice

Que des surprises dans le procès sur le meurtre du député Daniel Botethi ! Habile archer, le ministère public a tiré sa dernière flèche le mardi 19 août 2008 : « Voilà Fidèle ! ». Réagissant, les avocats de la défense ont dit que l’organe de la loi venait de monter un énième scénario. Selon eux, l’homme présenté au tribunal était plutôt le laveur de voitures Ilunga Mbayo. Fidèle est une pièce maîtresse dans ce dossier. Ceci, du fait que Patrick Mwewa soutient que c’est ce membre de la bande qui a tiré sur lui. Mais l’organe de la loi est convaincu du contraire.

Mardi 19 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema aurait dû terminer l’instruction sur l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux meurtriers présumés du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Mais le ministère public a bouleversé tout l’agenda. Contre toute attente, le capitaine Limbaya a présenté un inconnu à l’audience. Selon lui, c’était là Fidèle, le fugitif dont Patrick Mwewa a tant parlé.

Du coup, les avocats de la défense se sont levés d’un bloc. Ils ont dit au tribunal que le ministère public venait encore de monter un scénario. Ce qui a mis ce dernier dans tous ses états. Furieux, l’organe de la loi s’est mis à tonner d’une voix grave : « Dire que l’organe de la loi monte des scénarios ! C’est grave. Pendant qu’on emmenait Fidèle, les autres prévenus ont regardé. Quand on a présenté Ilunga Mbayo, les autres se sont retenus de sourire. Patrick a fait une collaboration que nous avons appréciée. Il a regardé ce monsieur qui est devant vous. L’aveu des prévenus a permis au tribunal d’avancer. Et nous avons fait notre devoir, nous l’avons présenté ».

Commise d’office pour assister le nouveau prévenu, Me Lisette Mbiye a réagi en ces termes : « Le ministère public n’a pas suffisamment d’éléments en ce qui concerne Ilunga Mbayo. Votre tribunal est saisi par quel moyen ? ». Ici, le capitaine Limbaya a précisé que c’est toujours la procédure de flagrance, et que le prévenu est toujours poursuivi pour la prévention de meurtre et l’entreprise criminelle. Là, Me Lisette Mbiye a rétorqué comme suit : « Votre tribunal n’a pas encore mis la main sur Fidèle, qu’il relâche Ilunga Mbayo ».

Coordonnateur du collectif de la défense, Me Kasiama s’est levé pour faire remarquer ceci au tribunal : « Permettez-moi d’exprimer mon indignation. Votre ministère est égal à la vigilance, à la sérénité. C’est à vous de voir s’il y a eu des injures. A entendre le ministère public interpréter la loi sur le barreau, j’ai peur. Devrions-nous aussi porter des tenues militaires et l’arme à la hanche comme lui, pour plaider ? ». Quant à Me Théodore Mukendi, il a trouvé que l’intervention du ministère public semblait porter gravement atteinte aux droits de la défense. Car, non seulement il s’était permis d’extraire Patrick Mwewa de la prison pour l’amener au camp PM, mais en plus, il n’a pas pris les déclarations de ce dernier par écrit.

A propos de Mlle Sarah Seliki qui aurait dénoncé toute la bande, y compris le vrai-faux Fidèle, Ngoy Kasongo « Moto ya Katanga » a dit ne pas la connaître. « Que cette Sarah vienne témoigner ici », a demandé le prévenu Ngoy au tribunal. De son côté, la partie civile a appuyé cette démarche. Pour sa part, Patrick Mwewa a déclaré ne pas connaître l’homme qui lui était présenté. Il a donné cette précision : « Je ne connais pas celui-ci. L’autre Fidèle est de teint clair. Mais c’était en contradiction avec Inoki qui a dit ceci : « Celui-ci n’est pas Fidèle. Fidèle est gros, et il a un teint sombre ».

Quant au prévenu controversé, il a dit au tribunal que né sous le « Recours à l’authenticité », il n’a jamais eu de nom judéo-chrétien. Il s’appelle tout simplement Ilunga Mbayo. En outre, bien que né et grandi dans des camps militaires, il n’a jamais été soldat. Concernant les autres prévenus, il ne connaissait personne parmi eux. Pour le moment, il exerce le métier de laveur de voitures dans la commune de Kasa-Vubu.

Source : le Potentiel/kinshasa

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21 août 2008

RDC : compte rendu du conseil des Ministres

conseil_ministres« Il s’est tenu ce mercredi 20 août 2008 une réunion extraordinaire du Conseil des ministres à la cité de l’Union africaine, sous la présidence de Son Excellence Antoine Gizenga, Premier ministre, chef du gouvernement.

Un seul point a figuré à l’ordre du jour, à savoir : Examen de 3 projets d’ordonnance.

Le ministre des Finances a présenté respectivement 3 projets d’ordonnance suivants : 1. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du don H362 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association internationale de développement au titre de financement supplémentaire pour le Projet d’urgence de démobilisation et réintégration ; 2. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du don H365 du 26 mai 2008 conclu entre la République Démocratique du Congo et l’Association internationale de développement au titre de Projet de renforcement des Capacités ; 3. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du Don H366 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association internationale de développement au titre de financement additionnel au Projet compétitivité et développement du secteur privé.

Le premier projet relatif à l’urgence de démobilisation et de réintégration, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants : la démobilisation, la réinsertion, la réintégration socio-économique des ex-combattants ainsi que la réintégration sociale et économique des femmes ex-combattantes, des ex-­combattants handicapés et malades.

Le second projet relatif au renforcement des capacités, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants : le renforcement de la gestion des finances publiques et de l’administration publique, la constitution d’un système de gestion des finances publiques et de l’administration publique dans les provinces pilotes et à capacité de mise en forme de la réforme sur la gouvernance.

Enfin, le troisième projet relatif à la compétitivité et au développement du secteur privé, d’un montant de 37.500.000 DTS, comporte les volets renforcement du système judiciaire, amélioration du cadre légal et fiscal, promotion de l’intermédiation financière, promotion du dialogue entre le secteur privé et le secteur public, appui à la réforme des entreprises publiques et au fonctionnement du COPIREP.

Après débats et délibérations, le Conseil a approuvé les dits projets.

Commencée à 10 heures, la réunion a pris fin à 11 heures. Je vous remercie ».

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Mbuji Mayi : le gouvernement provincial finance universités et hôpitaux

franc_congolais_billetLe gouvernorat de province est intervenu financièrement mardi dernier en faveur de plusieurs structures provinciales. Le premier geste a consisté en un don de 5 000 USD comme frais de fonctionnement pour l’Université de Mbuji Mayi. L’université du Kasaï, basée à Kabinda, a également bénéficié d’un montant de 5 000 USD. Au territoire de Miabi, le gouverneur a remis environ 5 millions de FC ( 9 000 USD). A repartir entre l’hôpital général de référence, la zone de santé rurale, la maternité de Tshijiba et la congrégation de sœurs carmélites

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Procès Botethi : Les Sims de Kimbuta et Nsingi sous examen

telephone

L’affaire de l’assassinat de l’honorable Daniel Botethi vient de connaître un nouveau rebondissement. La piste des commanditaires intéresse particulièrement la partie civile et l’organe de la loi. Laissée en jachère à la suite du pardon de Mwewa au gouverneur de la ville, cette piste sera bientôt débroussaillée, sarclée et engraissée. Les avocats de la famille Botethi croyent qu’elle garde bien des choses qui pourraient édifier le tribunal dans la recherche de la vérité sur la mort de l’ancien vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, APK.

En effet, à l’audience d’hier, à la faveur des observations demandées aux parties par le tribunal militaire de garnison de Ngaliema sur la marche du procès Botethi, les avocats de la partie civile Botethi ont sollicité que soit davantage explorée la piste Mwewa. C’est cette piste qui a focalisé tous les regards vers le commanditaire désigné par lui, à savoir le gouverneur de la ville de Kinshasa. Pour Me Nyango, plusieurs éléments justifient leur intérêt soudain pour cette piste. Il y a d’abord, les aveux de Mwewa sur la composition de sa bande, et de ses activités criminelles. Ensuite, les revirements et les reniements des prévenus n’ont pas ébranlé l’intime conviction des juges, ni celle des autres parties au procès. Enfin, il a déploré le fait qu’on n’ait pas creusé davantage cette piste à cause des dénégations de Kadi Munung. Voilà pourquoi il a exhorté le tribunal à recueillir les relevés d’appels du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi. Ce dernier avait parlé, lors de sa comparution à une des audiences, des tumultes enregistrés au sein de cet organe législatif de la capitale. Me Nyango a relevé à ce sujet, la tension vive qui a prévalu à l’Assemblée provinciale avant la mort de Botethi. Des relevés d’appels téléphoniques de Kimbuta et Nsingi exigés En faisant dernièrement des recoupements des appels téléphoniques des prévenus, à la demande du tribunal militaire, le résumé récapitulatif montre deux numéros non identifiés qui appelaient souvent la bande. Et les avocats de Botethi de se demander si ces appels ne provenaient pas des intermédiaires ou de Fidèle, Mujos et Maseba? A l’époque, bien que la partie civile l’avait réclamé, les Sims du gouverneur et de Roger Nsingi n’avaient pas été revisitées. Négligence ou simple oubli, cette fouille n’avait pas été exercée dans les numéros d’appel de ces deux autorités urbaines. Aujourd’hui, le débat est relancé. Il faut donc fouiner dans ces Sims et en extraire toute connexion avec les membres de la bande ou avec les fameux intermédiaires. Dans sa foi d’avocat, Me Nyango continue à considérer que le gouverneur est suspect, parce que cité par Patrick Mwewa qui avait soutenu avoir perçu 1.300 dollars pour commettre l’odieux assassinat. A sa demande, le président du tribunal militaire a retenu que les investigations devaient couvrir la période allant du 1er juin au 10 juillet 2008. A la question du ministère public de savoir si ces numéros suspects étaient encore opérationnels, l’avocat-conseil de la famille Botethi a indiqué qu’ils sont fermés, et d’ajouter que c’est peut être à dessein. Voilà pourquoi les recherches sont nécessaires pour découvrir les raisons de leur fermeture et quels autres numéros d’appels étaient en connexion au cours de la période sous examen. Pour en avoir le cœur net, le capitaine Patty Sangwa a exigé la comparution du chargé des réquisitions de la société Zain. Enfin, trahi par sa copine, le fugitif Fidèle arrêté par la police A l’audience d’hier, l’une des pièces rares tant recherchées était exhibée devant les juges. Il s’agit du prévenu Fidèle, un des membres de la bande à Patrick Mwewa et Kady. Disciple de Kadi, le fameux Fidèle ne connaît rien. Il s’est présenté comme nettoyeur des véhicules. Mais le ministère public se référant à la plainte de Mme Sarah Siliki, objet des menaces de mort de la part de la bande à Kadi, croit que c’est lui Fidèle. Il a sollicité la comparution de la dame pour faire des révélations accablantes sur ce prévenu qui ne répondait qu’avec des expressions militaires. Il prétend être fils de militaire et avait vécu au quartier O.U.A. bloc 62. Patrick Mwewa a pour sa part, reconnu qu’il habitait le camp Tshatshi au bloc 77. A l’aide de quelques questions posées à Ilunga Mbayo que l’on présente comme Fidèle, le président du tribunal militaire a réalisé que ce prévenu cachait beaucoup de choses et qu’il en connaissait beaucoup sur ses compères. Pour plus de lumière sur la vraie identité de Fidèle, face à ses dénégations, toutes les parties ont convenu de faire venir Mme Sarah Siliki à la prochaine audience qui interviendra vendredi. Des biens saisis sur le corps de Daniel Botethi L’opinion a été scandalisée de constater que lors de la vérification et de l’examen des objets saisis et soumis au tribunal, figuraient le costume, la chemise, les chaussures, les chaussettes et la cravate de Daniel Botethi. Effets vestimentaires trouvés sur son corps et tous maculés de son sang. Il en est de même de ses deux portables cellulaires de marque Nokia, la carte rose de sa Mercedes Elegance, les clefs de contact de cette berline, ses 17.000 Fc et quelques bonbons. Le p.v. de saisie des habits renseignait que la saisie a été opérée le 6 juillet 2008 à 5 heures du matin et entre les mains de son garde du corps, Kankonde wa Kankonde, au camp Lufungula. Interrogé, ce dernier a reconnu qu’on lui a fait signer ce procès-verbal sans voir les effets. Cette réponse a révolté le ministère public qui a aussitôt demandé le niveau d’études du brigadier et s’il savait lire et écrire. Il dira qu’il avait terminé la 5 ème des humanités et savait lire et écrire. Pourtant, pour le commandant du district de la Lukunga, le corps de Botethi était encore sur le lieu du crime jusque vers 7 H. Et les avocats de la défense de faire observer que selon cette logique, Botethi était déshabillé et transféré en tenue d’Adam à la morgue. Ce p.v. a dévoilé son caractère illégal et irrégulier. La défense a demandé en conséquence que cette pièce, ainsi que les autres non conformes à la procédure soient écartées du débat. Les avocats de la partie civile ont alors sollicité la restitution à la famille de certains biens appartenant au député provincial Daniel Botethi. Car, aujourd’hui la Mercedes est dépourvu de sa batterie, des clignotants et d’autres accessoires pendant qu’elle est encore sous la disposition de la police.

source : le Phare/Kinshasa

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Contestant les charges mises à leur charge, le prévenu Vungu et consorts rejettent non seulement la responsabilité du meurtre du

Justice

Contestant les charges mises à leur charge, le prévenu Vungu et consorts rejettent non seulement la responsabilité du meurtre du journaliste Bapuwa Mwamba mais aussi dénoncent le fait que toutes les dépositions avant le procès ont été faites sous la torture. Pour sa part, dans une déposition faite à la cour, le neveu de feu le journaliste a reconnu que c’est cette même équipe qui avait commis un vol dans leur domicile de Matete quelques mois avant l’assassinat de son oncle.

La cour militaire de Kinshasa, Matete, siégeant au degré d’appel, en matière répressive, a poursuivi le mardi 19 août 2008 l’instruction du dossier sous le RPA 053/08. Celui-ci oppose le ministère public et la partie civile Bapuwa Mwamba au prévenu Vungu Manace et consorts. En effet, il est reproché aux prévenus de s’être constitués en association de malfaiteurs, de vol à main armée ainsi que d’avoir assassiné, dans la nuit du 6 au 7 juillet 2006, le journaliste Bapuwa Mwamba.

Interrogés après visualisation de la bande vidéo tournée lors de leur audition au niveau des services spéciaux, dans laquelle ils avouent avoir commis le crime, les prévenus ont soutenu que c’est sous la torture qu’ils ont été contraints à reconnaître les faits. Les OPJ leurs avaient dicté tout ce qu’ils devaient dire.

Sur cette bande magnétique, un des coprévenus avoue que c’est Vungu Manace qui avait tiré sur le journaliste. Cela n’était pas fait intentionnellement. C’est par erreur qu’il avait appuyé sur la gâchette au moment où il se disputait l’arme avec le journaliste.

Selon les prévenus, ils ont été contraints par les OPJ à avouer les faits non commis afin de leur permettre de bénéficier du bonus de cinq mille dollars américains mis en jeu par l’autorité. « C’est une surprise pour nous de voir qu’il y avait une caméra cachée dans la salle où nous étions interrogés », ont déclaré les prévenus.

CE SONT LES MEMES INDIVIDUS

Invité sur demande du Aconseil de la partie civile pour confirmer si il reconnaissait les prévenus, le neveu du feu Bapuwa Mwamba, Bapuwa Tshimanga, a déclaré devant la cour qu’il avait vu ces prévenus dans la nuit du 8 mars 2006. Ces derniers avaient fait irruption dans leur domicile, avec des armes mais en tenue civile. Ils avaient emporté une somme de huit cent cinquante dollars américains, des téléphones portables ainsi qu’un poste de radio.

Et de poursuivre : « suite à une incompréhension entre Vungu Manassé et sa bande, il a eu la vie sauve ». Car Manassé, qui l’avait fait ligoter voulait à tout prix l’abattre. Pour lui, laisser Tshimanga en vie serrait une imprudence étant donné qu’ils les avaient déjà identifiés.

A la question de savoir comment a-t-il reconnu les prévenus qui étaient arrêtés après l’assassinat de son oncle, Bapuwa Tshimanga a confirmé qu’en juillet 2006, il n’était pas chez son oncle. Mais, lorsqu’il a été invité pour une interrogation au niveau des services spéciaux, il a vite reconnu l’équipe de Vungu parmi tant d’autres détenus… Ce sont les mêmes individus qui ont opéré en mars 2006. Cependant, a-t-il soutenu, parmi ceux qui avaient commis le vol à main armée chez son oncle en mars, un d’entre eux n’était pas au rendez-vous.

Après cette déposition du renseignant Bapuwa Tshimanga, la cour militaire a procédé au renvoi de la cause à la quinzaine pour réquisition, plaidoirie ainsi que les conclusions de toutes les parties.

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Station de kinsuka bientôt en travaux

chantier

Au bord du fleuve Congo, à Kinsuka, le Programme d’appui à la réhabilitation, PAR II, financé par le Fonds européen de développement de la Commission européenne, réaménage la station de prise d’eau afin d’augmenter la capacité de production de l’usine de traitement d’eau de Lukunga. Les travaux sont exécutés par l’entreprise Safricas, dans le cadre du partenariat PARII-Regideso.

Cette intervention se justifie dans la mesure où, en période d’étiage, la station de captage ne disposait pas de quantités nécessaires d’eau et était ensablée pendant de longs mois. Ce dysfonctionnement était accentué par le manque d’entretien. D’où la nécessité de rendre opérationnelle, en tout temps, la station de captage et garantir ainsi un débit suffisant à l’usine de traitement de Lukunga.

Pour ce faire, le captage a été renforcé par la construction d’une chambre de prise d’eau de 55 m² de surface et de 5 m de hauteur, ancrée sur le fonds rocheux du fleuve, protégée par une digue. La chambre de prise d’eau de Kinsuka est aménagée de manière à permettre à la station de prise d’eau de fonctionner normalement, même quand le niveau d’eau du fleuve Congo baisse considérablement. Elle a été calculée et profilée de façon à ne pas se renverser à la suite des effets du courant. Elle permet aussi de protéger les crépines, ces dispositifs métalliques pleins de trous, situés au bout des tuyaux d’aspiration d’eau. Avant la construction de la chambre, les crépines étaient à la merci des cailloux, sables et autres jacinthes d’eau, qu’elles aspiraient directement sur le fleuve au point de boucher les tuyaux et de surcharger, sinon endommager, les groupes motopompes. Avec le nouveau système, le fond de la chambre est à un niveau tellement bas que, dans tous les cas d’espèces, une lame d’eau sera disponible et les pompes ne pourront pas fonctionner à vide, même en saison sèche.

L’autre innovation pour ce captage d’eau, c’est la construction du lanterneau, sorte de cheminée, qui permet d’accéder à la chambre de prise. Avec ses 11 m de hauteur, il est construit largement au-dessus du niveau des plus hautes eaux. Relié à la berge par une passerelle en cours de construction, il constitue un dispositif d’inspection de la chambre de prise et de manœuvre des vannes. L’accès à la chambre rendue facile, son nettoyage se fera de manière plus régulière grâce à un agitateur, avec une pompe appropriée.

A la fin des travaux, l’eau brute aspirée au niveau de la chambre de prise, grâce à quatre groupes motopompes fonctionnant de manière alternée, selon les besoins, sera refoulée vers l’usine de Lukunga. Après traitement, l’eau coulera de manière plus régulière et avec augmentation de pression, aux robinets des abonnés de la Regideso habitant les quartiers Binza/Ozone, Djelo/Binza, Binza/Météo, Cité Verte…

L’usine de traitement d’eau de Lukunga est reliée à la station de captage de Kinsuka par une conduite de 0,65 m de diamètre. Avec les quatre groupes motopompes d’un débit de 500 m³/heure, chacune, cette usine, alimentée également par la rivière Lukunga, pourra faire face à la demande en eau des abonnés de la Regideso qui dépendent d’elle, surtout en saison sèche, quand le débit de la rivière est son niveau le plus bas.

La réhabilitation du centre de captage d’eau de Kinsuka se situe dans un appui global apporté à la Regideso pour la réhabilitation des usines de traitement d’eau. Le PAR II, dans son volet eau potable et assainissement, modernise Lukunga, la première usine de traitement d’eau en RDC, fondée en 1930. Avec l’appui du captage de Kinsuka, le nombre de ménages qui auront accès à l’eau potable, de manière plus permanente, va s’accroître.

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Bukavu : lancement d'une campagne de vaccination contre la poliomyélite sauvage

Hopital

Cette campagne est destinée au district sanitaire Nord. Plus de 500 enfants dont l’âge varie de 0 à 59 mois vont recevoir le vaccin pour se protéger contre ce fléau. La campagne, qui va du 20 au 22 août, est organisée par l’inspection provinciale de la santé, avec ses partenaires habituels, notamment l’ OMS , rapporte radiookapi.net

La poliomyélite, en voie d’éradication en RDC, réapparaît néanmoins à Kalehe au nord de Bukavu, dans le district Nord. Rick Shamavu, médecin épidémiologiste à l'inspection provinciale de la santé au Sud-Kivu, donne des précisions sur cette campagne spéciale de vaccination : « La poliomyélite était en voie d’éradication, mais, malheureusement, au mois de juin, nous avons notifié un cas de poliomyélite sauvage dans la zone de santé de Kalehe. L’enfant de 8 ans, Momini, dont les résultats se sont révélés positif, est atteint de poliomyélite sauvage. L’enfant est paralysé des deux membres inférieurs. Par rapport à ça, nous devons faire vacciner les enfants de 0 à 5 ans rapidement dans le district du Nord. Pour notre province du Sud Kivu, deux phases ont été faîtes. Si nous renforçons au niveau de Kalehe, c’est pour arrêter la circulation de ce virus dans le milieu. »

Source : radio Okapi/kinshasa

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BAS-CONGO : LE MANQUE DE SUIVIE DE CERTAINS TRAVAUX QUI SE REALISENT UN DANGER

Route_ab_m_ePlusieurs gens reconnaissent au gouvernement provincial la bonne volonté de développer le Bas-Congo. Cela se justifie par plusieurs travaux qui se réalisent dans les dix territoires la province au sud-ouest de la RD Congo.

Cependant, beaucoup aussi se plaignent du manque de suivie de certains travaux. Le tronçon routier Mbanza-Ngungu –Nkamba long de 65 km et celui de Kisantu-Kimvula long de 235 km pour lesquels le gouvernement provincial a disponibilisé énormément d’argent sont aujourd’hui dans un état délabré. Beaucoup d’argent doit encore être décaissé pour ce dernier surtout que pour atteindre Ngeba à 22 km de Kisantu où Joseph Kabila,Président de la République vient de construire l’école primaire Ngeba, la voie obligée est : le tronçon Kisantu-Kimvula. L’inauguration probable de cette école par Joseph Kabila est annoncée pour ce début septembre. Pourtant, la presse avait dénoncé le mauvais travail de l’office des routes dont le Directeur provincial a été suspendu beaucoup de jours après.

Pour les travaux de la morgue de l’Institut médical évangélique de Kimpese à 232 km de Matadi cela aurait coûté plus que prévu. Quant aux travaux de construction de la morgue de Kasangulu à 320 km de Matadi, ils sont font très mal. ‘’ Vous ne devez pas faire ces travaux comme cela vous passe dans la tête.’’, avait dit enragé Kimbembe Mazunga, Conseiller du Chef de l’Etat en charge des infrastructures au conducteur des travaux. Celui-ci sans un plan dirige les travaux de la construction de cette morgue.

Dans plusieurs domaines où se réalisent des travaux dans la province, il est signalé la mauvaise gestion. L’Office des voiries et drainage est cité nommément. Beaucoup de territoriaux sont accusés de confondre l’argent de l’Etat à leur poche. ‘’ Nous devons veiller à ce que les gens ne s’enrichissent pas sous le dos de la province.’’, a déclaré, un conseiller du gouverneur.

‘’La commission de lutte contre la corruption qui vient d’être créée par le gouvernement provincial doit vite se mettre au travail.’’, un membre du gouvernement provincial. Cependant beaucoup pensent que les Députés ne font pas correctement leur travail. ’’ C’est l’organe de contrôle mais je ne vois pas ce que les élus du peuple font.’’, regrette Martin Tamba, un jeune de Boma à 125 km de Matadi.

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20 août 2008

Grève des médecins : le gouvernement accepte de payer 6 mois d'arriérés

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Le mouvement de grève des médecins est à son troisième jour ce mercredi. En réaction à ce mouvement de grève, le ministre de la santé affirme que des avancées considérables ont été obtenues dans la mécanisation des nouvelles unités et la révision du statut des médecins. Quant à la prime, sa concrétisation connaît un retard puisque elle dépend d'une décision extra budgétaire.

Et du coté du ministère du Budget, on annonce que le gouvernement accepte, dans les limites de ses contraintes budgétaires, de prendre en compte toutes les revendications sociales des médecins du secteur public. Selon un communiqué de presse du ministère du Budget, ces revendications concernent l'application d'un nouveau barème, la paie de tous les arriérés pour les 6 premiers mois de cette année et la majoration des primes. Jusque mardi tard dans la soirée, les deux parties étaient en pourparlers au ministère du Budget afin de s’accorder sur un protocole d’accord. Cependant, au sortir de ce pourparlers, le Synamed a fait savoir que les deux parties sont loin de trouver un compromis.
La signature du protocole d'accord entre les deux parties a été reportée en attendant d'être débattu en conseil des ministres ce mercredi.

A Kinshasa le mouvement se durcit. Plusieurs services dans les hôpitaux sont fermés. Les médecins encore sur place n’assurent que l’observation des malades internés. Nos reporters ont fait la ronde des hôpitaux de Kinshasa pour se rendre compte de la situation.

A l’hôpital Roi Baudouin de Masina, tous les services sont fermés, la gynécologie, la chirurgie, l’urgence, le laboratoire. Il y a juste une cellule médicale de crise qui est mise sur place. Cette cellule a pour rôle d’assurer le suivi des malades internés avant le mot de grève. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas des nouvelles admissions, ni consultations. Docteur Vincent Kobo, médecin chef de service de gynécologie nous confirme la situation : « Nous sommes à l’hôpital juste pour suivre les malades qui étaient déjà hospitalisés avant de commencer cette grève. Ceux dont l’hospitalisation n’est plus indispensable, nous leur demandons de sortir simplement. Je pense qu’il n'y aura plus de malades à l’hôpital. »

Source : radio okapi/kinshasa

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KISANTU : KIMBEMBE MAZUNGA CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT SORT DE L’HOPITA

HopitalBras enfouit dans sa jaquette et mobilisé par un bandage,Kimbembe Mazunga,Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge des infrastructures sort souriant d’une des chambres de l’hôpital de Kisantu à 222 km de Matadi. Embrassade avec quelques autorités qui l’attendaient. Il est prêt à reprendre son bâton de pèlerin pour se rendre à Ngeba à 22 km de Kisantu.

Hier à 15 h en partance pour ce village où une école primaire portant le même nom a été construite par le Chef de l’Etat,il s’était renversé d’une moto à 4 pneus à la porte d’entrée du jardin botanique de Kisantu. Cette moto qu’il conduisait pour la première fois appartient à Antoine Ghonda,Ambassadeur itinérant du Président de la République. Les policiers se trouvant dans le cortège ont accourus pour sécuriser Kimbembe Mazunga ,tenue pleine de poussière. Ces derniers lui ont ôté le casque fortement endommagé.

Le voyage pour Ngeba s’était arrêté net. Deo Nkusu,Gouverneur intérimaire du Bas-Congo,Emmanuel Kimpolongo,Administrateur de la Radio télévision nationale congolaise et Antoine Ghonda sont tous allés à son chevet à l’hôpital de Kisantu. Sa clavicule déplacée a été soignée.

Ce matin,il a quand même été à l'école primaire de Ngeba qui a servit de test électorale. Il n'a pas manqué de vanter l'oeuvre de Joseph Kabila en faveur de sa province.

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Procès Botethi : le tribunal exige les relevés des appels du gouverneur de la ville de Kinshasa

telephone

Le feuilleton sur le meurtre du député Daniel Botethi Loleke continue. Sur demande de la partie civile, le tribunal militaire vient d’exiger les relevés d’appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Deux autres numéros téléphoniques suspects figurent au menu. Toujours hier mardi 19 août, le prévenu Fidèle a été présenté au tribunal. Mais ce dernier affirme s’appeler Ilunga Mbayo.

Mardi 19 août 2008. L’audience du procès qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés du député Daniel Botethi Loleke a été consacrée aux observations des parties, ainsi qu’à certaines demandes. A la même occasion, le ministère public a surpris l’assistance en présentant un prétendu Fidèle. Selon l’organe de la loi, c’était là le prévenu dont parlait toujours Patrick Mwewa.

Il aurait donc, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, fait partie de la bande qui avait attenté à la vie du vice-président de l’Assemblée provinciale. Et c’est une demoiselle du nom de Sarah Seliki qui l’a dénoncé. En plus, cette fille connaît toute la bande à Patrick et Kady. Au cours de la même audience, on a aussi examiné les objets saisis. Dossier qui a provoqué des débats houleux. Car d’un côté, la défense contestait les procès-verbaux, mais de l’autre, le ministère public et la partie civile trouvaient que les avocats des prévenus voulaient traîner les choses en longueur sans raison plausible.

Dans sa requête, la partie civile a réclamé la visualisation d’une certaine cassette qui a été présentée par le ministère public. Elle a aussi souhaité la présence de Mlle Sarah Seliki, et de l’opérateur radio de l’Ipkin. Car pour Me Papy Niango, le fameux message radio avait pour point de départ l’Ipkin. « Mais curieusement, le major Jean-Jacques se trouve en congé. Pourtant, il doit en savoir quelque chose », a insisté cet avocat. A propos de cet appel sur les tirs de Saint Luc, Me Niango a fait voir au tribunal que toutes les autorités passées à l’audience ont affirmé qu’il n’y a jamais eu des tirs à St Luc. Cet opérateur doit donc dire où il se trouvait cette nuit-là. Car c’est son appel qui a obligé le défunt député à changer d’itinéraire.

La partie civile Botethi a aussi sollicité du tribunal les relevés des appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, M. Nsingi. Par la même occasion, Me Niango a révélé au tribunal qu’à l’Assemblée provinciale, il y a des membres qui utilisent des radios Motorola privées. Et ils avaient tous appris que ça tiraillait du côté de l’église St Luc. Mais par contre, ils n’avaient rien entendu sur les crépitements de balles de l’avenue Haute Tension. Là où justement, avait été tué leur vice-président. Me Niango a demandé au tribunal de vérifier s’il n’y avait pas connexion entre ces membres à propos de ce meurtre. A cet effet, il a évoqué le tumulte provoqué par le rapport de Botethi. « La partie civile voudrait vérifier si un malin n’en a pas profité pour l’abattre », a lâché Me Papy Niango.

Mais pourquoi vérifier les deux nouveaux numéros inconnus ? Ici, Me Niango a déclaré que malgré les négations de Kady, ces deux personnes ont eu à appeler tous les membres de la bande. « Botethi ne serait-il pas mort à cause de ses activités politiques ? », a demandé Me Niango. Et selon lui, ces numéros appartiendraient peut-être à deux intermédiaires du gouverneur dont avait parlé Patrick Mwewa. L’avocat de la partie civile l’a précisé en ces termes : « Je continue à faire foi aux propos de Mwewa. Propos selon lesquels ils ont reçu l’argent pour abattre une personne. Je continue à considérer que le gouverneur est suspect. Il faut donc obtenir son numéro téléphonique. Ceci, pour voir s’il n’y a pas eu connexion entre lui et les prévenus ».

A la question du premier substitut de l’auditeur de garnison, le capitaine Limbaya, de savoir si la partie civile avait eu soin d’appeler ces numéros, Me Niango a répondu ainsi : « Ce sont des numéros très suspects. Ils ne passent pas. Ne seraient-ce pas Mudjos, Manseba ou le gouverneur. Il faut donc nous rassurer. Pour qu’après le jugement, nous ne disions pas que c’est Dieu qui les a protégés ».

Source : le Potentiel/kinshasa

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Bientôt le recensement des policiers de la garnison de Kinshasa

police

Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) seront recensés sous peu. Cette opération vise à identifier les agents de l’ordre à travers la capitale en vue de mettre hors d’état de nuire les inciviques qui sèment les troubles parmi la population. Le commandant de la Police pour la ville de Kinshasa promet des mesures contre tout contrevenant.

Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Kinshasa seront recensés bientôt. Ainsi en a décidé l’inspecteur provincial de la police nationale congolaise, garnison de Kinshasa (Ipkin), le général Jean de Dieu Oleko. Il en a fait l’annonce lors d’une causerie morale tenue à l’intention des agents de l’ordre.

L’objectif de cette opération vise, a-t-il dit, à identifier les policiers, tant dans leurs camps qu’à travers la cité. « A l’issue de ce recensement, nous pourrons connaître le nombre réel d’éléments de la PNC. Nous prendrons dès lors des mesures qui s’imposent pour traquer les pseudo-policiers », a-t-il prévenu. Avant de révéler qu’en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, l’inspection générale de la Police nationale congolaise vient de prendre une série de mesures, dans le cadre de la sécurisation de la population de Kinshasa. Parmi celles-ci, le renforcement des effectifs des policiers dans les différents sous-commissariats. Cette mesure fait suite au constat selon lequel les éléments commis à la garde dans des sous-commissariats sont souvent insuffisants. Ce qui ne facilite pas la tâche en cas de patrouille.

Quelques conseils pratiques ont été prodigués aux policiers présents à cette cérémonie. Aux agents de la brigade de garde, l’inspecteur provincial leur a rappelé quelques principes fondamentaux auxquels ils sont tenus de se conformer, notamment, ne pas tirer inutilement des coups de feu en l’air à partir de son poste de travail au risque d’être accusé de dissipation des munitions de guerre. « Gare à certains policiers véreux, qui s’hasardent à tirer inutilement des coups de feu en l’air, même s’ils ne sont pas en danger. Celui qui sera surpris, agissant de la sorte, subira la rigueur de la loi », a-t-il prévenu.

Parlant de la criminalité dans la capitale, l’inspecteur provincial de la PNC a fait savoir qu’actuellement, le taux a sensiblement baissé. Cependant, il a également fustigé le fait que les militaires et policiers soient impliqués chaque fois que l’on parle de meurtre à travers la République. « On est policier du peuple au service du peuple. Nous ne pouvons atteindre nos objectifs qu’en cohabitant avec ce peuple dont nous avons la charge d’assurer la sécurité », a-t-il insisté.

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