VIGILANCE RDC

13 janvier 2012

Perte de confiance des investisseurs en décembre 2011

Le mois de décembre 2011 a été marqué en RDC par l'effritement de la confiance des chefs d'entreprises. Elle est passée de +5,7% au mois de novembre à -27% en décembre 2011. Tous les paramètres de l'activité économique étaient au rouge, selon un communiqué de la direction générale de la politique monétaire et des opérations bancaires de la Banque centrale du Congo (BCC), parvenu ce mercredi 11 janvier à Radio Okapi.

Le solde de confiance des opérateurs économiques a davantage baissé en décembre 2011 à la suite de plusieurs facteurs externes et internes. Sur le plan exogène, la situation était liée à l'ombre de la récession qui planait sur les partenaires commerciaux de la RDC, aussi bien dans la zone euro qu'aux Etats-Unis d'Amérique. Cette crainte risque de s'étendre sur tout le premier trimestre 2012, indique le même communiqué.

A l'interne, l'activité économique dans son ensemble, a été affectée par la psychose socio-politique suscitée par les élections de novembre 2011.

Pour les entrepreneurs, la conjoncture économique du Congo est moins favorable et présente des perspectives incertaines.

L'optimisme dans les industries extractives a reculé, passant de +31 au mois de novembre à +3% en décembre.

Les entrepreneurs du secteur des industries manufacturières ont été les plus touchés. Leurs opinions sont passées de +15,4% en novembre à -15,9% en décembre. Même situation dans le secteur des services, -66,7% contre +18,2% au mois de novembre.

La confiance des opérateurs du secteur de la reconstruction n'a pas été épargnée. Elle s'est davantage effritée, alors qu'elle était déjà négative : -22,6% en novembre contre -53,9% décembre.


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RDC/Elections : l’Eglise exhorte la Céni à «corriger» ses erreurs ou à «démissionner»

cardinalLa Céni, Commission électorale nationale indépendante, doit « corriger les graves erreurs » relevées lors de la présidentielle et des législatives de novembre 2011 ou « démissionner ». C'est le message très attendu et très direct, de la conférence épiscopale de la République démocratique du Congo. Il a été lu aux fidèles le 12 janvier lors d’une messe à la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa en présence du cardinal Monsengwo entouré de plusieurs évêques des différents diocèses du pays.

La déclaration de l’Eglise catholique est dure et directe. Elle dénonce sans détour la fraude, le bourrage des urnes qui a donné un résultat, selon elle, « pas crédible », puis la répression, les intimidations, les enlèvements, la militarisation. L’Eglise demande aux forces de police et à l’armée de « ne pas obéir aux ordres injustes ».

L’épiscopat congolais estime être dans son rôle en prenant cette position : « Nous ne nous lasserons pas de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique. L’on ne construit pas un état de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur ».

Dans cette même déclaration, les évêques appellent les Congolais à la paix, et à ne pas céder au désespoir et à la violence. C’est la partie du discours préférée par le pouvoir. Elle conduit le porte-parole du gouvernement Lambert Mende à adopter un profil conciliant :

« Ils posent des vrais problèmes que tout le monde se pose ici. Et nous saluons quand même l’appel des évêques à la paix, la justice, et la vérité. Nous saluons le fait qu’ils n’aient pas suivi les extrémistes qui souhaitaient opposer les Congolais les uns aux autres à cause des problèmes électoraux ».

C’est dans ce contexte que la Commission électorale va annoncer que la proclamation des résultats des législatives est reportée. Elle devait avoir lieu ce vendredi13 janvier.

 

Source : Rfi

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RDC, l'annonce des résultats des élections législatives reportée

CENISans surprise, la Commission électorale de RDC, la Céni, n’a pas été en mesure de publier ce vendredi 13 janvier les résultats des législatives tel que c’était prévu par le calendrier. Rappelons que les législatives se sont déroulées le même jour que la présidentielle, le 28 novembre dernier. Les Congolais devront patienter jusqu’à la fin de ce mois, le 26 janvier, pour connaitre la composition de l’Assemblée nationale.

C’est par un communiqué lu par un questeur que la Céni a annoncé ce report cet après-midi de vendredi. Pour les provinces, la commission électorale affirme qu’elle annoncera les résultats le 18 janvier, mercredi prochain. Pour la capitale deux semaines de délai sont prévues ce qui amènera au 26 janvier pour avoir l’ensemble des cinq cents sièges de l’Assemblée.

Dossier spécial élections en RDC

Entre temps, les responsables de la Céni se sont déployés dans toutes les provinces pour vérifier les résultats, le cas échéant les recompter, dans le souci – dit le communiqué – de « garantir la transparence et la crédibilité ».

De nombreux conflits sont apparus dans les provinces où des résultats déjà annoncés sont contestés. Un exemple à Mbuyi Mayi dans le Kasaï, fief de l’opposant Etienne Tshisekedi, où d’ailleurs l’un de ses fils, Félix, a été élu député ; mais où majorité et opposition sont à égalité quatre sièges partout. Ce résultat n’est pas accepté par l’UDPS qui dénonce des falsifications. Enfin la Céni n’a pas réagi à la déclaration de l’Eglise catholique, qui lui demandait de se remettre en cause ou de démissionner.

 

Source : Rfi

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Goma: 600 kilos de cassitérite saisis à la frontière RDC-Rwanda

minesLa police des frontières a saisi 600 kilos de cassitérite la semaine du 2 janvier 2012 au poste frontalier de Goma (Nord-Kivu) appelé «la grande barrière» séparant le Rwanda à la République démocratique du Congo (RDC). Des sources proches de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ont affirmé, vendredi 13 janvier à Radio Okapi, que les services de l’Agence nationale des renseignements (ANR), de Détection militaire des activités anti-patrie (Demiap) et de la police des frontières sont impliqués dans la fraude minière dans cette province.

Les mêmes sources précisent qu’un haut responsable de la police des frontières est arrivé précipitamment à la grande barrière et s’est saisi de la cargaison ainsi que du véhicule qui transportait les minerais, sans aucun procès verbal (PV) de saisi à la DGDA.

Les sources de la DGDA ajoutent que la destination et la consignation des minerais saisis restent inconnues.

De sont côté, le ministre provincial des Mines, Kubuya Ndoole, reconnaît que ces opérations maffieuses sont orchestrées par quelques hauts responsables militaires et civils de la province.

Selon lui, la province bénéficierait en commercialisant ces minerais dans l’honnêteté et la transparence.

250 kilos de cassitérite avaient été saisis au mois d’août à la même frontière par la police. Le propriétaire de ces minerais tentait de les faire traverser frauduleusement au Rwanda à bord d’une jeep.

Au mois de novembre 2011, le Rwanda avait remis à la RDC 81 365 Kg de minerais de cassitérite, de coltan et de wolframite. Ces minerais, en provenance du Nord-Kivu, ont été introduits frauduleusement au Rwanda depuis le mois d’avril avant d’être saisis par les services de sécurité de ce pays.

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11 janvier 2012

Les professeurs de l’Université de Kinshasa en grève depuis deux mois

En grève depuis le 2 novembre 2011, les professeurs de l’Université de Kinshasa n’ont toujours pas repris le travail. Selon la coordination estudiantine, seules les classes de recrutement de trois facultés (SSPA-Lettres-Pétrole et gaz) sur les douze que compte l’Unikin reçoivent des enseignements à ce jour. Le coordonnateur des étudiants  de cette université a demandé, mardi 10 janvier, l’implication du chef de l’Etat et du Premier ministre pour mettre fin à cette grève.

Dans un communiqué publié dimanche 6 novembre, les profeseurs de l’Unikin  conditionnaient toute reprise de travail par la résolution de la question touchant à l’obtention de leurs véhicules dénonçant notamment:

  • l’absence d’explication au sujet du montant réel du crédit contracté pour l’achat de ces véhicules et l’échéance de son remboursement
  • le refus du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) de faire une évaluation transparente de toutes ces questions
  • la réception et la distribution de 500 véhicules seulement sur les 1400 véhicules commandés

Pour le président de l’Association de professeurs de Université Kinshasa (Apukin), professeur Kitombole Tshovu, leurs revendications n’ont pas changé.

«Nous demandons le désengagement du ministre [de l’Enseignement supérieur et universitaire] dans le dossier des véhicules. Cela veut dire qu’on doit respecter le contrat [liant l’Apukin au concessionnaire des véhicules]», a-t-il indiqué.

Selon les professeurs, le contrat d’achat à crédit de ces véhicules les lie directement au concessionnaire, l’Etat congolais n’étant qu’un témoin. Ils accusent donc le ministre de l’ESU «de s’arroger le droit d’assurer la distribution des véhicules commandés».

De son côté, le ministre Mashako Mamba, a affirmé, être au courant de ces revendications. Mais, pour lui, cette grève de professeurs ne s’explique plus à ce jour. «L’Etat a assumé ses responsabilités vis-à-vis du social des professeurs. Ce sont eux qui prennent finalement les étudiants en otages», a-t-il indiqué.

 

Source / Okapi

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Kasaï-Oriental: l’assemblée provinciale invalide le mandat de 18 députés

rdcLe bureau de l’assemblée provinciale du Kasaï-Oriental a annoncé, mardi 10 janvier, l’invalidation du mandat de dix-huit députés provinciaux, dont le rapporteur. Il leur est reproché d’avoir délibérément quitté les partis politiques aux noms desquels ils avaient reçu mandat pour siéger au parlement provincial. 

Quatre députés sont passés du Mouvement de libération du Congo (MLC) à l’Alliance pour le développement et la République (ADR) de François Muamba Tshishimbi, un ancien du MLC.

Sept ont rejoint l’Alliance chrétienne pour la démocratie et le développement (ACDD) et trois, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe. Le rapporteur de l’assemblée a quitté les Forces du futur pour l’ACDD.

Pendant la constitution des dossiers pour les élections législatives, plusieurs députés provinciaux avaient abandonné leurs partis pour rejoindre d’autres formations politiques. Le sujet n’avait pas encore fait l’objet des discussions à l’Assemblée provinciale.

Réagissant à cette décision, certains députés estiment pourtant qu’elle n’aura aucun effet. Selon eux, le bureau seul n’a pas qualité pour prendre une décision aussi grave.

Pour Jean Louis Esambo, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Kinshasa, l’article 110 de la constitution stipule que «tout député national ou sénateur qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique».

Source /Okapi

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Le président réélu Joseph Kabila reconnu par la Belgique !

Dans une lettre officielle que le Premier ministre belge Elio Di Rupio adresse au président Joseph Kabila, le nouveau locataire du n° 70 Rue de la Loi à Bruxelles salue et félicite ce qu’il appelle « l’ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections qui vous (le Chef de l’Etat) reconduisent au poste de Président de la République Démocratique du Congo ». C’est tout dire.

Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Pratiquement vingt jours après la prestation de serment comme président de la Rd Congo, le Royaume de Belgique, à travers son Premier ministre Elio Di Rupo, reconnaît enfin la réélection de Joseph Kabila Kabange.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction du quotidien l’Avenir, la Belgique avec la Communauté internationale promet de rester à ses côtés pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu’il exprime en matière de progrès social.

Pendant qu’une certaine opinion ne se cachait pas de dire que la prestation de serment de Joseph Kabila a été sabotée par la Communauté internationale, même si celle-ci était représentée par les Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques, la Belgique, ancienne puissance coloniale de la Rd Congo, vient de clore les débats.

La Belgique, ancienne puissance coloniale de la Rd Congo vient de couper court à toute polémique quant à la réélection de Joseph Kabila Kabange comme président de la République, se succédant donc à lui-même. Dans un communiqué plus clair du 03 janvier dernier parvenu à notre rédaction, le Royaume de Belgique, indique que ce pays est engagé aux côtés du peuple congolais sur la voie du renforcement de la démocratie. « Au moment où je viens de prendre mes fonctions en qualité de Premier ministre, je souhaite féliciter l’ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections qui vous reconduisent au poste de Président de la République ».

Le même communiqué poursuit qu’avec la Communauté internationale, il reste aux côtés de Joseph Kabila Kabange pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu’il exprime en matière de progrès social. Comme nous venons de le dire, la Belgique met ainsi fin à une polémique qui avait pris des contours dangereux, conduisant certains à dire que le pouvoir de Kinshasa, issu de la tricherie, n’a jamais été accepté par la Communauté internationale, notamment par l’Union européenne.

A travers cette déclaration, le Royaume de Belgique représenté par son Premier ministre contredit la thèse défendue par les prêtres de l’archidiocèse de Kinshasa. Eux qui n’ont pas eu peur de dire que le peuple ne peut donc pas obéir à un pouvoir issu de la corruption et de la tricherie. Car, si toutes ces antivaleurs étaient de nature à entacher le processus, la mission de l’Ue l’aurait dit. Ainsi, même les formations qui interviendront dans les tout prochains jours dans l’enceinte de la paroisse Saint Joseph à Matonge, avec in fine une déclaration dont les contours sont déjà connus et une marche de protestation comme celle du 16 février 1992, ne changeront rien face à cette détermination de la Communauté internationale de rester aux côtés de Kabila pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu’il exprime en matière de progrès social.

La VSV saute dans l’inconnu

Les observateurs de la scène politique congolaise ne s’étonneront pas de sitôt du rapport officiel rendu public le dimanche 8 janvier dernier par l’Ong« La Voix des sans voix (VSV) » sur le déroulement des élections du 28 novembre 2011. Dans la mesure où cette Ong ne pouvait pas se départir de la ligne de conduite de ses principaux financiers internationaux. On n’a qu’à jeter un coup d’œil sur ce qui se passe en Egypte, où les sièges de certaines Ong ont été perquisitionnés, parce que soupçonnées de bénéficier du financement des étrangers.

En effet, cette ONG des droits de l’homme proposait l’organisation de nouvelles élections présidentielle et législatives « supervisées par de nouveaux animateurs impartiaux de la Ceni et sous l’œil des observateurs nationaux et internationaux. ». Selon elle, les résultats de ces dernières élections devraient être certifiés par la communauté internationale. Mais avant d’y arriver, le directeur exécutif adjoint de la VSV, M. Rostand Manketa, plaide pour l’instauration d’un dialogue entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi pour la gestion consensuelle du pays.

Ainsi, explique-t-il : « Il y a une crise réelle de légitimité de pouvoir en RDC à cause des irrégularités flagrantes constatées dans la tenue des élections du 28 novembre dernier. Pour qu’il y ait la paix, il faudra que les acteurs politiques -en particulier messieurs Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi- puissent privilégier le dialogue pour une gestion consensuelle de la chose publique dans un délai raisonnable, avant l’organisation des élections crédibles ». La VSV justifie son initiative par la crainte de voir la population congolaise perdre confiance en la démocratie.

La résurgence de l’idée de la 3ème voie

A lire de près le rapport de la VSV, il s’agit des propos qui ont été attribués à cette Ong, dans la mesure où c’est Léon Kengo wa Dondo le premier, avec deux de ses collègues candidats présidents de la République qui a eu le courage d’appeler à l’annulation des élections et à la constitution d’un Gouvernement de transition. Il s’agit donc d’une stratégie sagement boutiquée par ceux qui ne veulent voir Joseph Kabila diriger la Rd Congo. C’est ainsi qu’ils ne tarissent pas en initiatives en pensant qu’il y a une crise de légitimité en Rd Congo.

Toujours selon ces cercles fermés qui encouragent la troisième voie, Joseph Kabila, celui qui a gagné les élections et le président auto-proclamé Etienne Tshisekedi devront être écartés du pouvoir, au profit d’une quelconque troisième voie dont le chef de file ne serait autre que l’actuel président du Sénat. Et ce, même si son parti, lors de l’agression de Léon Kengo, avait démenti cette information, se contentant de dire que leur président était un homme de dialogue. Ainsi, pour une certaine opinion, la Belgique ayant compris ce jeu malsain a préféré sauter sur l’occasion en reconnaissant la réélection de Joseph Kabila Kabange, même si cette reconnaissance est tardive. Une attitude qui poussera d’autres Etats de l’Union européenne, à faire de même. A l’instar de l’Afrique du Sud, de l’Angola et d’autres pays africains.

Le ras-le-bol des Congolais quant à la violence

Pour les observateurs, la déclaration des prêtres de l’archidiocèse de Kinshasa n’est plus ni moins une façon pour eux de pousser les Kinois à la révolte populaire. Une révolte qui demeure infructueuse dans la mesure où tous les Etats du monde prennent des précautions qui s’imposent pour ne pas être précipités dans le gouffre du chaoscausé par les manifestants. La conséquence est simple : il s’agit de la répression généralisée constatée ça et là et qui ne serait pas avantageuse tant pour les Kinois que pour les investisseurs.

Les Congolais éprouvent le ras-le-bol quant à la violence qui leur a coûté des centaines de milliers de morts. C’est ainsi qu’ils repousseront toujours tous ceux qui viennent avec des propos haineux et extrémistes qui basculeraient de nouveau le peuple congolais dans la spirale de la guerre. Ils sont résolument tournés vers la reconstruction du pays avec les Cinq chantiers de la République et la révolution de la modernité.

Plusieurs investisseurs étrangers sont désireux d’atterrir en Rdc pour œuvrer dans plusieurs secteurs d’activités. Il suffit seulement que des balles crépitent pour qu’ils ne viennent plus ou que ceux qui sont sur place plient bagage et rentrent carrément chez eux. Conséquence : Les Congolais qui sont employés dans ces unités de production seront au chômage et c’est le pays qui aura perdu en termes de contribution au développement économique du pays.

Voilà pourquoi les Congolais n’ont pas besoin de tous ces actes et ces messages qui appellent à la désobéissance civile, comme l’ont indiqué les prêtres de Kinshasa. Ils ont plutôt besoin des solutions à leurs problèmes existentiels qui s’expriment en termes de l’amélioration sensible de leurs conditions de vie.

Source /Avenir

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10 janvier 2012

Province Orientale: deux personnes mutilées et des maisons pillées dans une attaque de la LRA à Bilali

Les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) ont mutilé deux personnes et pillé des maisons Joseph Konidans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 janvier dans la localité de Bilali, située à 10 km au Nord de Faradje-centre (Province Orientale).

Selon de sources de la société civile locale, l’homme et la femme mutilés ont été évacués par les Casques bleus de la Monusco, déployés dans la région au cours de la même nuit, à l’Hôpital général de référence de Faradje-centre où ils se font soigner.

La fille des victimes dont l’âge est estimé à 14 ans a été enlevée par les assaillants.

Les mêmes sources ne font état d’aucun mort mais indiquent qu’une autre personne a été enlevée au cours de l’attaque.

Selon l’abbé Guillaume Abiandroa, responsable de la société civile locale, ces assaillants ont, au cours de leur incursion, emporté des vivres dans les maisons d’habitation et les commerces.

La localité de Bilali se trouve non loin d’un camp de déplacés de guerre de Djabir. Ceux-ci, pris de panique, ont commencé à se diriger vers Faradje.

Selon leurs représentants venus à Kinshasa vendredi 6 janvier, le bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) et l’Union africaine (UA) sont résolus à appuyer les pays de l’Afrique centrale dans la lutte contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

A cet effet, l’envoyé spécial de l’Union africaine pour la problématique de la LRA, Fransisco Madeira, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale ont échangé avec les autorités congolaises, les agences des Nations unies, ainsi que les ambassadeurs des USA et de l’Union européenne, sur les perspectives à venir de la lutte contre cette rébellion.

 

source : Okapi

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Massacre de Shabunda: le diocèse de Kasongo demande l’implication de Joseph Kabila

La commission diocésaine justice et  paix (CPJP) de Kasongo (Maniema), dont dépend Shabunda, demande au chef FDLR1[1]de l’Etat de renforcer la sécurité dans ce territoire du Sud-Kivu. Cette demande a été exprimée, lundi 9 janvier, à l’issue de trois jours d’examen de la question relative au massacre d’une quarantaine de personnes, du 31 décembre au 4 janvier à Shabunda, par les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). 

«La commission diocésaine justice et paix de Kasonga demande au chef de l’Etat ainsi qu’aux ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur de sécuriser, une fois pour toutes, les populations du territoire de Shabunda ainsi que tous les Congolais et Congolaises. Et que ce problème des FDLR soit résolu une fois pour toutes», a déclaré le directeur de cette structure, l’abbé Michel Bemwize. 

Pour lui, en «cette période postélectorale, où tout menace de flamber, on ne peut pas s’amuser de laisser quelqu’un allumer même une tige d’allumette. Car il y a risque de voir s’embraser tout le pays.» 

Selon des associations locales des droits de l’homme, les FDLR ont tué une quarante cinq personnes précisément dans les villages de Luyuyu, Ngolombe et Kishenya situés en groupement de Bamuguba Sud.

Les assaillants auraient aussi déclaré que ces tueries étaient effectuées, ont poursuivi les mêmes sources, en représailles contre les populations civiles qu’ils accusent de collaborer avec les éléments Maï-Maï de «Raia Mutomboki». Il s’agit des jeunes de Shabunda qui se sont organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR, perçues comme des forces d’occupation étrangère.

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les fournisseurs de la Ferme de la N’sele réclament 400 000 USD

Les fournisseurs de la Ferme de la N’sele réclament 400 000 dollars américains à leur client. Ils ont fourni, depuis le mois de mars 2011, des produits agro-alimentaires [maïs, soja, etc.] à l’ex-Daipn sans recevoir de l’argent.

Selon ces fournisseurs, cette situation pénalise les paysans de l’Equateur et du Bas-Congo qui produisent ces vivres.Truie_Porcelets

Un paysan a déclaré à Radio Okapi lundi 9 janvier:

«Pour nous tout ça fait au moins 400 000 dollars, nous manquons même le ticket de rentrer chez nous car il y en a qui reste à Bumba, au Bas-Congo

Le coordonnateur de la Ferme de la N’Sele, Kongolo Dimata, reconnaît devoir de l’argent aux fournisseurs et mais pas aux paysans, ignorant la provenance des denrées.

«Personnellement, je n’ai jamais eu un paysans qui me fournit de la marchandise. Je sais que nous devons de l’argent à nos fournisseurs et nous avons la bonne foi. Ça fait plus d’une année qu’on travaille avec eux, il n’y a jamais eu de problèmes», a-t-il indiqué.

Cependant, Kongolo Dimata affirme avoir déjà payé une partie de cette dette et promet de mettre tout en œuvre pour résoudre ce problème à l’amiable.

 

Source :Okapi

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Le gouvernement déterminé à stabiliser le marché de change

Le Premier ministre Adolphe Muzito a annoncé lundi lors d’une séance de travail qu’il a présidée à la Primature à l’intention des experts de la Banque centrale du Congo (BCC) la mise en œuvre par le gouvernement des politiques monétaires efficaces pour stabiliser le marché de change où 1 USD se change à ce jour à 930 FC, alors qu’il y a peu le taux était de 900 FC.

Se confiant à la presse  à l’issue de la réunion, le directeur général chargé de la politique monétaire à la BCC, Jean-Louis Kayembe, a déclaré que  cette perturbation s’explique par le fait qu’en  en début d’année la demande de devises est très importante par rapport à l’offre. Pour s’en sortir, a-t-il précisé, la BCC va intervenir sur le marché en vendant des devises aux banques commerciales qui en ont besoin pour contrer la surchauffe.

De son coté, le ministre des Finances, Matata Ponyo, présent à la séance de travai,  a rappelé, en réponse à une question  sur l’augmentation des prix des biens et services observée ces derniers jour sur le marché, que la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) n’est pas une nouvelle taxe. Elle remplace l’ICA (Impôt sur le chiffre d’affaires) qui était fixé à 18% alors que la TVA intervient à hauteur de 16%. Ainsi, en principe, l’on devrait plutôt assister à la réduction qu’à l’augmentation des prix sur le marché, a dit le ministre.
Des rencontres seront organisées pour donner à la population et aux opérateurs économiques la bonne information

Source/Acp

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l’opposition et la majorité réagissent au dialogue Kabila-Tshisekedi proposé par la VSV

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La déclaration de la Voix des sans voix (VSV) appelant Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi à dialoguer «pour une gestion consensuelle de la chose publique avant l’organisation des élections crédibles» est diversement appréciée dans la classe politique congolaise. A l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, on indique que la recherche de la vérité des urnes est nécessaire avant d’envisager tout dialogue. Pour la Majorité présidentielle (MP), «le choix du peuple confirmé par la Cour suprême de justice» doit être respecté.

 Constatant «une crise réelle de légitimité de pouvoir en RDC à cause des irrégularités flagrantes constatées dans la tenue des élections du 28 novembre», la VSV a justifié sa proposition par la crainte de voir «la population congolaise perdre confiance en la démocratie».

Albert Moleka, directeur de cabinet et porte-parole d’Etienne Tshisekedi, a déclaré à Radio Okapi lundi 9 janvier que la proposition de la VSV a le mérite de chercher une solution à la crise que connaît actuellement le pays. Mais il a précisé:

«Cette solution prend pour postulat que tout le monde a le souci de rechercher la vérité par respect du peuple congolais. Donc, c’est ce postulat là qu’il faut d’abord voir réaliser avant de penser à un dialogue. Sans ce postulat, il est difficile d’établir un dialogue.»

A l’heure actuelle, a-t-il ajouté, «un dialogue n’est pas à l’ordre du jour».

Reprochant à l’initiative de la VSV une approche politicienne, le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a indiqué, pour sa part, qu’il faut respecter «le choix du peuple congolais et le schéma républicain».

Reconnaissant qu’il y a eu des difficultés dans l’organisation des élections, il a affirmé que «la vérité, avec grand V, émanant du peuple c’est que quelles que soient les imperfections, il y a un candidat qui est sorti du lot au niveau de la présidentielle et c’est Joseph Kabila. Il a été élu par le peuple congolais. Il a été confirmé par la Cour suprême de justice et il a été investi».

C’est qui reste, a conclu le secrétaire général de la MP, «c’est de  donner des conseils au candidat Joseph Kabila pour qu’il demeure comme il a été depuis 2001 un homme d’ouverture. Il va mettre en place un gouvernement qui comprendra tous les fils de la République qui ont une vocation de patriote».

L’opposant Etienne Tshisekedi, arrivé deuxième (32,33%) à l’élection présidentielle, conteste la réélection de Joseph Kabila (48,95%). Il se considère comme «le président élu».

Source /Okapi

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RFI de nouveau captée en RDC

Le signal de Radio France internationale (RFI) a été rétabli, lundi 9 janvier après midi. Il avait été coupé, depuis dix jours, par les autorités congolaises qui l’accusaient de diffuser «des messages d’incitation à la haine». Le ministère de la Communication et Médias, Lambert Mende, invite RFI au respect des lois de la RDC.

Lambert Mende a expliqué à Radio Okapi :

«La décision portait sur une suspension de sept jours. C’est terminé ! Nous avons appliqué la mesure que le CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication) avait prise. RFI revient donc dans les ondes congolaises, soumise, comme toutes les autres entreprises des médias, aux lois congolaises

Si la radio française respecte son cahier des charges, lois et le contrat qui le lie au gouvernement de la RDC, a assuré le ministre Mende, «aucune mesure contraire ne sera prise». Sa suspension avait été pris le 31 décembre, selon lui, en réaction au non respect du cahier des charges ou des lois de la République.

Dans un communiqué publié vendredi 6 janvier, l’ONG La Voix des sans voix (VSV) avait dénoncé l’interruption du signal de RFI et exigé son rétablissement, estimant que cette décision violait la liberté de la presse et le droit à l’information.

Cependant, Radiotélévision Lisanga (RLTV) et New Canal futur, deux medias nationaux proches de l’opposition, restent toujours suspendus d’émission. A ce propos, Lambert Mende a expliqué que la situation de RLTV devrait être tranchée par une décision de justice. Alors que New Canal futur, a-t-il poursuivi, devrait encore normaliser sa situation administrative au niveau du ministère de la communication. 

Source/Okapi

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04 janvier 2012

Application de la TVA, les prix augmentent sur les marchés kinois

graphique-en-hausse-thumb5019824Plusieurs magasins et super marchés de Kinshasa ont revu à la hausse les prix de leurs produits depuis la mise en application de la Taxesur la valeur ajoutée (TVA) le 1er janvier 2012. Radio Okapi a constaté, mardi 3 janvier qu’un pain au lait qui se vendait à 2 000 francs congolais (2,2 USD) la semaine dernière se vend désormais à 2 350 francs congolais (2,6 USD) au super marché Kin-Mart, dans la commune dela Gombe.

Les opérateurs économiques affirment que cette augmentation des denrées leur permettra de prélever cette taxe.

Quelques opérateurs économiques indiquent, pour leur part, qu’ils vont revoir leurs prix une fois les stocks des denrées achetés avant l’entré dela TVAseront écoulés.

«Nous appliquerontla TVAsur la main d’œuvre et des articles que nous allons commencer à acheter à partir de janvier 2012. Les prix vont certainement augmenter. Un article vendu à 100 USD coûtera désormais 116 USD et c’est le consommateur qui supportera la hausse », explique un opérateur économique.

Mais selon certains spécialistes, l’application de cette taxe sera difficile  dans le secteur informel.

La majorité de petits commerçant interrogés par Radio Okapi disent ignorer l’existence dela TVAet des méthodes de son prélèvement.

Les consommateurs s’inquiètent, eux,  de la hausse de prix consécutive à l’application dela TVA.

Certains estiment qu’il faut augmenter le pouvoir d’achat de la population pour la bonne application de cette loi.

D’autres se demandent commentla Directiongénérale des impôts (DGI) va assurer la traçabilité dela TVAsur le marché informel craignant que la dite taxe serve à l’enrichissement des individus.

La DGIconfiante

Le directeur général dela DGI, Dieudonné Lokadi,  assure que la TVAqui remplace l’Impôt sur le chiffre d’affaire (ICA) sera profitable pour l’Etat congolais.

Le responsable dela Directiongénérale des impôts (DGI) ajoute que toutes les mesures ont été prises pour que les fonds prélevés soient effectivement versés dans le trésor public.

Dieudonné Lokadi invite les opérateurs économiques congolais «à une application correcte du dispositif telle que cela leur a été expliqué».

Il demande à ceux qui ne se sont pas encore signalés auprès de sa régie de le faire:

«Si vous réalisez un chiffre d’affaires de 80 millions de francs congolais annuel et que vous réalisez des opérations imposables nous vous appelons à pouvoir vous faire connaître le plus rapidement possible auprès de nos services. Dans le cas contraire, il vous sera appliqué des pénalités.»

Dieudonné Lokadi demande aux consommateurs congolais d’exiger une facture après chaque achat expliquant que cela pousse à la transparence au niveau des opérateurs économiques.

Lire aussi sur radiookapi.net:

Des opérateurs économiques de Mbandaka sensibilisés à la TVA

Le Sénat s’est penché sur les avantages de la TVA

Fec: des opérateurs économiques sensibilisés sur la TVA

 

Source : Okapi

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02 janvier 2012

Le pouvoir congolais se méfie de la France

francerdcEn République démocratique du Congo (RDC), la crise post-électorale est loin d’être résolue. L’opposant Etienne Tshisekedi conteste toujours la victoire de Joseph Kabila. Après s’être autoproclamé président, Tshisekedi a même prêté serment le 23 décembre. Le gouvernement de la RDC n’apprécie pas la couverture que certains médias font de cette crise. A tel point que le 1er janvier, Lambert Mende , ministre de la Communications et des Médias et porte-parole du gouvernement a ordonné la coupure du signal de Radio France Internationale (RFI), rapporte le Figaro.

«Une mesure conservatoire a été prise jusque mardi [3 janvier] parce que le gouvernement n'a pas du tout apprécié la façon dont RFI essaie de banaliser la pantalonnade anti-constitutionnelle de monsieur Tshisekedi», a déclaré le ministre.

Lambert Mende explique que cette décision a été prise en réaction à un sujet de la radio «juxtaposant les voeux de notre président avec les voeux de ce qu'elle appelle l'autre président».

«Il y a comme une volonté délibérée de créer une situation confuse qui peut nous entraîner dans des affrontements entre Congolais, et ça nous n'apprécions pas».

Ce n’est pas la première fois que le pouvoir s’en prend à RFI. Entre juillet 2009 et octobre 2010, le signal avait déjà été coupé. Les autorités accusaient la radio de «démoraliser» l’armée. Le 23 décembre, jour de l’investiture de Tshisekedi, le signal a également été coupé par à-coups.

Le pouvoir reprochait à RFI d’indiquer les itinéraires pour se rendre au lieu où le «Sphinx» comptait prêter serment, le Stade des Martyrs. Finalement, l’opposant n’a pas pu se rendre dans l’enceinte et a prêté serment chez lui.

Le 28 novembre 2011 s’est tenue l’élection présidentielle de la RDC. Le président sortant Joseph Kabila a été réélu avec 48,95%. Avant même l’annonce des résultats, Etienne Tshisekedi, qui n’a récolté que 32,33% a contesté l'organisation du scrutin émaillé, selon lui, de fraudes. Les observateurs internationaux tels le Centre Carter ont également noté des irrégularités dans les votes.

A Kinshasa des heurts ont eu lieu entre les partisans de Tshisekedi et les forces de l’ordre. Un mois après l’annonce des résultats, ce dernier ne semble toujours pas prêt à renoncer au pouvoir. Et la crise traverse les frontières.

RFI rapporte que le 31 décembre, Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat congolais, a été agressé à Paris. D’après Kinshasa, ce dernier «aurait eu des dents arrachées. Il a été piétiné, roulé à terre» par «des bandes de combattants proches d'Etienne Tshisekedi».

Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères congolais, a convoqué l’ambassadeur de France en RDC, Luc Hallade qui a qualifié cette agression de «lâche et ignoble», indique Radio Okapi.

«Nous considérons que la France a l’obligation d’assurer la sécurité des officiels congolais de passage à Paris, des nos représentants et de notre mission diplomatique».

Et d’ajouter:

«Nous exigeons que l’enquête puisse aboutir, que les personnes qui ont agressé monsieur Kengo ne restent pas impunies. On ne peut pas laisser se développer à Paris cette situation de terreur où des gens agressent systématiquement tous les Congolais de passage à Paris.»

Source  Slate Afrique

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Agression de Kengo Wa Dondo : la situation est extrêmement grave, juge Thambwe Mwamba. L’UDPS dément toute implication

Léon-Kengo-Wa-DondoKinshasa a accusé dimanche des partisans du principal opposant au président Joseph Kabila d'avoir agressé le président du Sénat de la République démocratique du Congo la veille à Paris, ajoutant que l'ambassadeur de France avait été convoqué pour des explications.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé dimanche l'agression de Léon Kengo wa Dondo, 76 ans, samedi vers 17H00 GMT, ainsi que la convocation de l'ambassadeur de France à Kinshasa.

"Nous déplorons l'agression dont a été victime M. Léon Kengo Wa Dondo", a déclaré Bernard Valero, le porte-parole, soulignant que celui-ci "était en France dans le cadre d'un déplacement privé dont les autorités françaises n'avaient pas été informées".

"Les forces de l'ordre lui ont naturellement prêté secours dès que possible et les autorités françaises ont veillé à ce qu il soit admis sans délai dans un hôpital parisien afin de s'y faire soigner", a ajouté M. Valero qui n'a pas donné de précisions sur l'état de santé de la victime. Dimanche, le président du Sénat était toujours hospitalisé.

Une enquête est en cours, a ajouté M. Valero, précisant que les autorités congolaises avaient été tenues au courant et que le Quai d'Orsay "restait en contact" avec elles.

Des dents arrachées, piétiné et roulé à terre

Le président du sénat "a été agressé en gare du Nord par les bandes de ceux qui s'appellent les "combattants" proches d'Etienne Tshisekedi", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, faisant référence aux partisans de l'opposant qui s'est proclamé "président élu" de RDC après le scrutin contesté du 28 novembre.

Selon les premières informations de Kinshasa, M. Kengo "aurait eu des dents arrachées, il a été piétiné, roulé à terre" et a été hospitalisé près de la gare du Nord, dans le nord de Paris.

Selon une source proche de l'enquête à Paris, M. Kengo est arrivé en train depuis Bruxelles à Paris, gare du Nord à 17H00 GMT, où une voiture avec un chauffeur l'attendait. Alors qu'il pénétrait dans le véhicule, il a été frappé par des hommes pouvant être des compatriotes.

La voiture, avec à bord M. Kengo, a pu démarrer, mais a été bloquée dans des embouteillages et à nouveau cernée. La police, appelée, est intervenue pour mettre fin à l'agression et le chauffeur a ensuite conduit son passager dans un hôpital parisien, selon une source proche de l'enquête.

"Nous protestons de la manière la plus ferme contre cette énième agression perpétrée en France au vu et au su des autorités françaises contre des officiels congolais", a ajouté M. Mende, qualifiant l'attaque contre M. Kengo de "totalement inacceptable".

D'après lui, les agresseurs reprochaient à M. Kengo, leader de l'Union des forces du changement (UFC), arrivé quatrième (4,95%) de la présidentielle remportée par le sortant Joseph Kabila (48,95%), de "n'avoir pas retiré sa candidature aux dernières élections, ce qui n'a pas permis à leur chef (M. Tshisekedi) d'être élu". Ce dernier a obtenu 32,33% des suffrages.

"Notre ministre des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de France aujourd'hui (dimanche), même si c'est jour de congé, parce que l'événement est suffisamment grave et préoccupant pour le gouvernement congolais", a dit M. Mende.
"Nous considérons qu'il y a trop de complaisance envers ces groupes de malfaiteurs qui sont connus, qui sont fichés, mais qui sont laissés libres de leur mouvement", a-t-il ajouté.

La situation est extrêmement grave


Les autorités de la RDC jugent qu'"au niveau des gouvernements la situation est extrêmement grave", a dit Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères, interrogé par France Info. Le ministre rappelle que Léon Kengo, qui est le deuxième personnage de l'État congolais, a été blessé et hospitalisé.
"Nous considérons que la France a l'obligation d'assurer la sécurité des officiels congolais de passage à Paris, de nos représentants et de notre mission diplomatique",  a déclaré Alexis Thambwe Mwamba. "Nous exigeons que l'enquête puisse aboutir, que les personnes qui ont agressé Léon Kengo ne restent pas impunies et nous attendons que l'ambassadeur de France puisse faire passer ce message-là à Paris", a-t-il ajouté.

L'UDPS déplore et condamne l'agression contre Léon Kengo

Pour sa part, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) , le parti d'Etienne Tshisekedi  a , par la bouche de son secrétaire Exécutif, Félix Tshisekedi, déploré et condamné l'agression  sur Léon Kengo Wa Dondo .  Félix Tshisekedi qui  s'exprimait au téléphone sur les antennes de France 24, a affirmé que l'UDPS n'était lié ni de loin ni des près à ce qui est arrivé à Kengo.
« L'UDPS est un parti qui se bat depuis 30 as, et nous n'avons jamais usé de violence parce que nous savons où cela mène », a déclaré Félix Tshisekedi.
Il met néanmoins en garde le gouvernement congolais : « Ce sont les conséquences des actions de ce gouvernement (ndlr : de Joseph Kabila)  qui tue et brime nos populations tous les jours . Les congolais de l'étranger se sont organisés à leur manière et ils veulent donner une réponse » a-t-il ajouté.

 Léon Kengo avait demandé avec deux autres petits candidats l'annulation de la présidentielle, jugeant le processus entaché d'irrégularités.
Plusieurs pays et missions d'observations électorales nationales et étrangères ont également relevé de nombreuses irrégularités.

source : Afp

Posté par Kongolais à 19:46 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Kengo wa Dondo pardonne à ses agresseurs

Léon-Kengo-Wa-DondoVictime d’un acte d’agression à Paris, samedi 31 décembre, le président du sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo pardonne à ses agresseurs. Le secrétaire exécutif de son parti Union des forces du changement (UFC), Michel Bongongo, l’a déclaré ce lundi 2 janvier au cours d’une conférence de presse.

«Pourquoi le fait-il ? C’est un chrétien. Sa foi est basée sur le pardon,» a affirmé Michel Bongongo expliquant que la mission que Léon Kengo s’est assigné est «de mettre les  gens ensemble et les faire dialoguer».

Mais le secrétaire exécutif de l’UFC a dit ignorer si le président du Sénat a porté plainte. L’ambassadeur de France en RDC avait déclaré dimanche 1er janvier qu’il espérait que le président du Sénat congolais serait rapidement en état de déposer une plainte pour que «les agresseurs soient rapidement appréhendés et présentés devant des juges».

Par ailleurs, Michel Bongongo a indiqué que le leader de son parti est encore interné dans un hôpital à Paris ajoutant qu’il s’est «globalement remis et reprend peu à peu ses activités».

Condamnation du Sénat

Dans un communiqué rendu public ce lundi 2 janvier le bureau  du Sénat a condamné l’agression dont a été victime son président.

Il appelle «au devoir d’amitié et de solidarité du Sénat et de la chambre des représentants français pour qu’ils pèsent de tout leur poids auprès du gouvernement français afin que les auteurs de cet acte odieux ne restent pas impunis».

Le bureau du Sénat invite la communauté congolaise de France, de Belgique et de Royaume Uni à «s’imprégner des valeurs républicaines pour exprimer par des voies légales et patriotiques leurs revendications tant politiques que sociales».

Léon Kengo wa dondo a été agressé à la gare du Nord à Paris alors qu’il s’apprêtait à monter à bord de la voiture venue le chercher.

Condamnant cet acte, le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, avait exigé une enquête pour déterminer les coupables.

 

source : Okapi

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31 décembre 2011

«Escadrons de la mort» à Kinshasa: Richard Zink émet des doutes

b-421404-KinshasaL’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Richard Zink, arrivé fin mandat, a jugé très sévères, ce vendredi 30 décembre, les propos tenus par la délégation de l’opposition lors de sa rencontre jeudi avec la Monusco. En effet, l’opposition avait fait état des violations des droits de l’homme par les escadrons de la mort à Kinshasa. 

Richard Zink dit ne disposer d’aucune preuve pour confirmer les allégations de l’opposition: 

 «Utiliser des mots comme escadrons de la mort… Prudence avec ces mots. Ce sont des mots très forts, qui ont été utilisés dans certains – pas nécessairement en Afrique – à des périodes très spécifiques. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas vu de preuves de cela [en RDC].» 

Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent et il appartient aux autorités compétentes d’en faire le suivi, a indiqué le diplomate européen, avant d’ajouter que l’UE collabore étroitement avec la Monusco sur cette question. 

Lors de leur rencontre avec le bureau politique de la Monusco à Kinshasa, des leaders politiques congolais avaient appelé la mission onusienne à protéger les populations civiles. A l’issue de cette rencontre, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jacquemin Shabani, avait déclaré: 

«Les escadrons de la mort font rage à Kinshasa. Il y a des rafles qui s’organisent selon l’appartenance à un parti politique ou à une province. Il y a le fait que nous n’arrivons pas à accéder à la résidence du président Tshisekedi et que lui non plus ne peut pas sortir

 

Source :okapi

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