20 juillet 2010
Le RETOUR
Chers blogonautes,
Après un long moment d'absence, les animateurs de votre blog "Vigilance RDC" reviennent, pour partager avec vous, ce qui fait l'actualité en RDC.
A très vite
04 décembre 2009
Poursuite de l’opération Kimia II dans les territoires de Rutshuru et de Walikale
L’opération
Kimia II se poursuit dans les territoires de Rutshuru et de Walikale,
dans la province du Nord-Kivu avec des affrontements entre les forces
armées de la RDC (FARDC) et les Forces démocratiques de libération du
Rwanda (FDLR), a déclaré mercredi le porte-parole militaire de la
MONUC, Jean-Paul Dietrich.
Selon l’officiel oniusien, les menaces, le harcèlement et les attaques des FDLR sur les populations locales dans plusieurs régions du territoire de Walikale ont provoqué des déplacements massifs des populations à travers le territoire. Près de 9.000 personnes pourraient avoir fui les zones isolées de la forêt autour de Ntoto, situé à 50 km à l’Est de Walikale-Centre, a-t-il dit.
Par ailleurs, le commandant des FARDC de la 4ème zone de l’opération Kimia II a confirmé au bureau de la MONUC à
Uvira, dans le Sud-Kivu, la prise dernièrement de l’état-major des
Forces républicaines fédéralistes (FRF) de Kamombo, situé à 52 km au
Sud-Ouest d’Uvira, par les FARDC, et deux éléments de ces forces
négatives ont été tués pendant les opérations, tandis que
la force de la MONUC à évacué de Kamombo un officier des FARDC blessé.
source : Acp
L’ACP dotée d’un matériel informatique ultra moderne
Le
ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a
procédé jeudi à la remise officielle d’un matériel informatique ultra
moderne et d’un groupe électrogène de 30 KVA, dotation du gouvernement à
l’Agence Congolaise de Presse (ACP) pour lui permettre de fonctionner
en tant que leader et robinet de l’information publique en RDC
La dotation gouvernementale est composée d’ordinateurs fixes et portables Pentium V multimédia Wifi avec écran extra plat de la dernière génération, de risographes EZ44, de photocopieurs, d’imprimantes à laser et à jet d’encre, de scanners HP, d’appareils photos et dictaphones numériques ainsi que de consommables informatiques, auxquels s’ajoute le groupe électrogène de 30 KVA.
Dans son mot de circonstance, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga a invité le personnel de l’ACP à mesurer le geste gouvernemental à l’aune de l’usage qu’il fera du matériel reçu et à l’appréciation que le public aura de la qualité des services que l’Agence aura à rendre. Il a, en outre, convié le personnel à «capitaliser ce premier investissement » pour faire naître la nécessité, dans l’esprit des autorités de l’Etat, de consentir d’autres investissements en faveur de l’agence. Il a, par ailleurs, promis de valoriser les ressources humaines et d’améliorer les conditions du travail à l’ACP. «Ces questions font l’objet de cogitations. Des solutions sont envisagées. Nous y travaillons activement », a déclaré en substance le ministre de la Communication et des médias.
Un vieux rêve matérialisé
Pour sa part, l’Administrateur Délégué Général de l’ACP, Jean-Marie Vianney Longonya Okungu Dembe d’Ote, a salué le geste gouvernemental comme « la matérialisation d’un rêve » vieux de plusieurs décennies. « Ceci démontre que l’Etat propriétaire n’a pas oublié son instrument de souveraineté et porte-voix », a-t-il dit. M. Longonya a énuméré d’autres problèmes qui se posent à l’Agence Congolaise de Presse, qui faisait naguère la fierté du pays et aujourd’hui en état de décrépitude avancée. Il a cité, à cet effet, l’épineux problème de mobilité des journalistes, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, la réhabilitation du bâtiment vieux de 36 ans, ainsi que le dédouanement et le transport d’un mobilier offert à l’ACP par l’agence belge Belga, retenu au port de Boma depuis sept mois.
La dotation, par le gouvernement, d’un nouvel équipement à l’ACP, indique-t-on, est une nouvelle phase de restructuration et de modernisation de « la maison-mère de la presse congolaise » qui fête ses cinquante ans d’âge le 12 août 2010.
source : Acp
L’Allemagne vient d’accorder 34 millions d’euros supplémentaires pour le développement de la RDC.
Lors de la signature du nouvel accord avec la RDC représentée par le
ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond
Tshibanda, M David Schwake conseiller et chef de mission adjoint de
l’ambassade d’Allemagne en RDC a dit que ce montant sera mis à la
disposition du gouvernement congolais en 2009 et 2010. Ce montant sera
investit dans les secteurs prioritaires fixé par les deux gouvernements
en décembre 2008. Il sera réparti de cette manière : eau et
assainissement, micro- finance, ressources naturelles notamment le
programme de conservation de la biodiversité et de gestion durable des
forêts, ressources minérales, réintégration des jeunes, santé dans la
lutte multisectorielle contre le Vih/Sida.
source : le Potentiel
Dongo, une nouvelle menace armée
On se perd en conjectures à l’analyse de la situation
confuse à Dongo, dans le Sud-Ubangi. « Il n’y a pas une rébellion
clairement définie à Dongo », a déclaré mercredi le gouverneur de
l’Equateur. « Nous avons mis la main sur un lot important d’armes et de
munitions, lesquelles vont nous permettre de conquérir la ville de
Gemena dans les tout prochains jours », ont menacé en novembre dernier
les « patriotes-résistants ».
« Tous les acteurs ont très peu d’informations sur la situation à
Dongo », a affirmé mercredi à Radio Okapi le porte-parole de la Monuc,
Jean-Paul Dietrich, relevant que « pour l’instant, la situation n’est
pas claire dans cette localité ».
Sur la question de l’attaque enregistrée dans cette localité le 26
novembre 2009, il a expliqué qu’« avant l’arrivée de l’hélicoptère (de
la Monuc), il y avait déjà des tirs entre les assaillants et la police
sur place qui a capturé deux éléments de cette rébellion ».
« Je crois que les autorités (congolaises) n’ont peut-être pas vu
la gravité de la situation. Ils ont sous-estimé le potentiel agressif
(des assaillants), ils ont perdu le contrôle. C’est pourquoi les choses
se sont dirigées dans cette direction », a-t-il déclaré.
Aux dires du porte-parole de la Monuc, il y aurait une « rébellion
» à Dongo alors que, pour le gouverneur de l’Equateur, il s’agit d’une «
agression », soutenant qu’« il n’y a pas une rébellion clairement
définie à Dongo » et promettant que « dans les heures qui suivent, il y
aura un retour à la paix ».
DES « PATRIOTES-RESISTANTS » A DONGO ?
Dans un communiqué du 19 novembre 2009 signé par leur «
porte-parole Ambroise Lobala Mokobe » et qui circule sur Internet, des
personnes se présentant comme des « patriotes-résistants », ont annoncé
avoir saisi « une importante quantité d’armes (…) ce mercredi 18
novembre 2009 à l’aube », à la suite de la reprise des combats avec les
forces envoyées par le gouvernement.
« Face à cette provocation, nos vaillants combattants ont réagi
avec énergie et ont repoussé l’ennemi. Mais, comme nous ne cessons de le
dire, vu que la force semble être le moyen choisi par le pouvoir, nos
forces ont quitté leurs positions et ont mis le cap sur la mission de
Bokonzi qui est à notre portée. Après Bokonzi, nous allons conquérir la
mission catholique de Bwamanda. Et, enfin, nous allons nous emparer de
la ville de Gemena, avant de voir ailleurs », ont-elles signalé.
« C’est ainsi que nous avons mis la main sur un lot important
d’armes et de munitions, lesquelles vont nous permettre de conquérir la
ville de Gemena dans les tout prochains jours, avant d’envisager d’aller
plus loin », ont-elles menacé.
Par ailleurs, ces « patriotes-résistants de Dongo » ont rappelé « à
l’opinion que les combats se déroulant dans nos propres milieux
familiaux, il serait irresponsable et impensable de la part de nos
combattants de piller nos propres parents (…). Nous allons, dès que les
conditions de sécurité le permettront, organiser une visite guidée de
Dongo et des localités conquises et en voie de l’être, en faveur de la
presse ».
PLANIFICATION D’UNE OPERATION CONJOINTE
Face à la menace que constituent ces « patriotes-résistants de
Dongo », des responsables congolais et onusiens ont entamé, le mercredi 2
décembre 2009 à Gemena, « la planification d’une opération à mener
conjointement par la police nationale et les FARDC avec l’appui de la
Monuc », a indiqué le porte-parole de la Monuc.
S’agissant de la situation dans les localités de Buburu et Imese,
Jean-Paul Dietrich a indiqué à Radio Okapi que « les informations ne
sont pas claires », se contentant de témoignages des villageois qui «
ont rapporté à la Monuc qu’une foule composée d’hommes armés se
dirigeraient vers Mbandaka », sans beaucoup de précisions.
Lors de son séjour à Gemena, où il est arrivé dimanche, le
président Joseph Kabila a réuni lundi le Conseil de sécurité regroupant
le chef d’état-major des FARDC, l’inspecteur général de la police, le
conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le
directeur de l’ANR et le gouverneur de l’Equateur sur la situation
sécuritaire et humanitaire à Dongo.
L’« objectif majeur » du voyage du chef de l’Etat était d’«
apporter une réponse appropriée à l’agression Enyele dans le secteur de
Dongo, a dit à la presse le gouverneur Jean-Claude Baende. Cela implique
certainement, a-t-il précisé, « des opérations allant dans le sens
d’appeler à la conscience des uns et des autres pour le rétablissement
de la paix. Mais également, si ce langage de négociation n’est pas
écouté, nous allons demander à ce que les assaillants puissent déposer
les armes, mais par la force de la loi ».
PRES DE 70.000 DEPLACES
« Les violences dans la province de l’Equateur, située au
Nord-ouest de la République démocratique du Congo, ont provoqué la fuite
d’environ 70.000 personnes. Dongo, où se sont déroulés les premiers
affrontements, est vide de toute population. De nombreux cadavres sont
restés à terre des semaines entières. Une centaine de personnes auraient
été tuées. Les habitations, des boutiques et d’autres infrastructures
ont été incendiées ou saccagées », a constaté une équipe de Médecins
sans frontières et plusieurs agences des Nations unies.
« Durant les derniers jours d’octobre, le conflit ancien entre
deux communautés s’est transformé en bataille majeure dans la ville de
Dongo puis s’est étendu à plusieurs autres villages. Plus au sud, dans
le secteur de Bomboma, de nouveaux affrontements ont eu lieu le 17
novembre à partir du village Saba Saba, causant de nombreux morts, des
incendies et des pillages. Les personnes résidentes et celles déplacées
suite aux premiers combats de Dongo, ont fui », renseignent-ils à la
suite d’une évaluation menée entre les 16 et 27 novembre 2009.
Toutes ces déclarations confirment, si besoin en est encore, qu’il
existe bel et bien une menace armée en République démocratique du
Congo. Il est question de prendre toutes les dispositions qui s’imposent
pour circonscrire cette situation et ramener la paix, le calme dans
cette partie de la République. Une telle menace ne contribuerait qu’à
perturber le processus de reconstruction nationale et à enrichir les
va-t-en guerre, comme au Kivu. La suite tout le monde la connaît.
Au moment où le peuple congolais aspire à la paix, tous les
efforts doivent sous-tendre le développement national et non plus les «
efforts de guerre ». Les institutions nationales doivent assumer leurs
prérogatives constitutionnelles pour clarifier d’abord si Dongo est une
nouvelle rébellion ou un affrontement intercommunautaire. Ensuite,
rétablir dans les meilleurs délais la paix avant de préciser la part des
responsabilités des uns et des autres.
Car jusqu’à preuve du contraire, Dongo prend les allures d’une
véritable menace armée. Le fait de s’être attaqué à un hélicoptère de la
Monuc n’est plus un fait divers.
source : le Potentiel
AMP : Katumba Mwanke démissionne de ses fonctions
Le député national Augustin
Katumba Mwanke n’exerce plus les fonctions de secrétaire exécutif au
sein de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP). Son adjoint
dans ces fonctions, M. Koyagialo Ngbase te Gerengbo, a confirmé cette
information jeudi soir
« Il y a sept mois que
l’honorable Katumba Mwanke avait remis sa démission, il y a une semaine,
il a confirmé et a remis le tablier pour faire autre chose au sein de
la famille politique », a expliqué Koyagialo, insistant sur le fait
que Katumba Mwanke reste dans l’AMP qu’il n’a pas quittée « comme
d’aucuns l’ont dit ».
Qui le remplace alors à la tête de l’AMP ? «
C’est dans la discrétion de l’autorité morale de l’AMP, et c’est lui
[Ndlr, le président Kabila] qui décide », a répondu l’ancien
gouverneur du Katanga sous le régime Mobutu. Pour le moment, la décision
n’est pas encore prise, a-t-il ajouté.
Augustin Katumba Mwanke
futur Premier ministre ?
« Cela n’a rien à voir avec toutes les
spéculations qui tournent autour du remaniement », a tranché
Koyagialo
Source : Okapi
03 décembre 2009
Kisangani : affaire de deux Norvégiens, la cour militaire confirme la peine de mort contre les accusés
Les deux condamnés sont MM. Jostoly et Joshua. Ils sont
également contraints au payement de plus de 500 millions de dollars
américains de dommages, payables en Francs congolais. Ils étaient
poursuivis pour assassinat, tentative d’assassinat, espionnage, vol à
main armée et détention illégale d’armes de guerre. La Cour militaire a
donc confirmé le jugement au premier degré prononcé le 8 septembre
dernier par le tribunal militaire de la garnison de Kisangani. Après ce
jugement, les deux condamnés étaient allés en appel.
La cour
militaire vient de condamner à la peine capitale les deux Norvégiens
accusés d’avoir assassiné le chauffeur Abedi Kasongo en mai dernier sur
la route Ituri. La sentence a été prononcée ce jeudi au cours d’une
audience solennelle organisée dans la salle de spectacles de l’Alliance
franco congolaise
Source : okapi
Kinshasa : la VSV dénonce l’enlèvement d’un citoyen français par l’ex DEMIAP
Selon un communiqué de l’ONG la Voix de sans voix (VSV) daté du 1er décembre, Henri Lucy, de nationalité française, a été enlevé le vendredi 28 novembre 2009 vers une destination inconnue, vers 15 heures, par des agents de l’état-major des Renseignements militaires (ex Détection militaire des activités anti-patrie, DEMIAP), au monastère des Prémontrés, dans la commune de Mont Ngafula. Cet enlèvement serait lié à l’entreprise « La Congolaise de l’Environnement » dont M. Lucy est responsable
Six (6) agents en tenue civile
se sont présentés auprès du personnel d’entretien du monastère des
Prémontrés, sis Kinshasa/Mont-Ngafula, à la recherche sans mandat ni
autre document de Henri Lucy. A sa sortie de chambre, ce dernier est
surpris que les agents de la DEMIAP lui aient exigé d’exhiber ses pièces
d’identité avant de l’entraîner de force dans sa chambre à coucher où
il était en entretien avec un prêtre. Après la fouille de la chambre, la
victime est amenée manu militari vers une destination inconnue ; son
ordinateur et ses deux téléphones portables sont emportés, indique la
VSV.
D’après des recherches faites par des proches en vue de
localiser la victime, celle-ci serait détenue à l’ex DEMIAP où elle
serait gardée dans des conditions difficiles susceptibles de détériorer
sa santé fragile suite à une affection, depuis plusieurs années, des
mâchoires et des voies respiratoires.
L’enlèvement de M. Henri Lucy
serait lié à l’entreprise « La Congolaise de l’Environnement »,
spécialisée dans le traitement et la transformation des déchets ménagers
et dont il est responsable.
De ce qui précède, poursuit le
communiqué, la VSV tient pour responsable le gouvernement de la RDC de
l’enlèvement de Henri Lucy et exige. Cette ONG exige également la mise
sur pied d’une enquête indépendante en vue de faire la lumière sur
l’enlèvement de ce ressortissant français aux fins de sanctionner les
coupables, commanditaires et exécutants, et ce, conformément à la loi ;
Enfin,
la VSV exige la libération de Henri Lucy ou sa présentation devant une
instance judicaire compétente en cas de griefs sérieux à sa charge.
Interrogé
par radiookapi.net, le colonel Léon Richard Kasonga, porte-parole des
FARDC, s’est refusé à se prononcer sur une information basée sur un
communiqué de la VSV.
source : okapi
La Nationale 1 menacée de coupure
La coupure de la Nationale à 500 m du Pont Kwilu à Kikwit risque d'être la prochaine principale cause de la rupture du trafic à ce niveau. En effet, la buse jetée sur la petite rivière Tamulom qui traverse la Nationale à cette hauteur ne fonctionne plus. En d'autres mots, bloquée par des saletés et du sable, cette buse ne permet plus à l'eau de couler librement. D'où la présence d'un grand bassin de rétention favorisé par des eaux de pluies et la rivière Tamulom elle-même.
Depuis que cette menace est observée, des maisons construites le long de cette rivière, à quelques pas de la Nationale I , sont continuellement envahies par ces eaux. Plus grave est que le lit de la rivière monte quotidiennement. La crainte reste donc la dévastation de l'ouvrage et probablement l'interruption du trafic à ce niveau.
La motopompe prêtée par Mgr Joseph Mandongo à la Ville pour aspirer ces eaux n'a pas résolu totalement le problème. D'un apport appréciable, cette motopompe l'a été. Mais qu'est-ce qui a été à la base de ce drame et quelle solution il faut pour débloquer cette situation ? De l'avis de certains analystes et experts locaux, si la coupure de la Nationale I a lieu en cet endroit, il faut alors imputer la faute à ces constructions anarchiques le long de la rivière Tamulom et à l'ouverture d'un marché de fortune à proximité de cet ouvrage. Toutes les eaux de bâtisses se déversent dans cette rivière, sans compter toutes les ordures jetées par les vendeurs du marché en place. Tout cela, affirment les experts, a aidé au bouchage de la buse par de sables et autres ordures. Une seule solution cependant reste le curage de la buse, entendu son nettoyage pur et simple pour permettre de faire passer les eaux de Tamulom et autres
D'où la réunion d'urgence convoquée mardi dernier par le Maire ad intérim de la Ville , Constant Kasandji Tchez avec autour de lui, certains organismes locaux, la Monuc , l'Office des Routes, les Service des Travaux publics, de Bourgmestres et bien d'autres personnalités. Il s'agissait pour le Maire a.i de parer au plus pressé pour prévenir ce danger et voir comment lui donner une réplique de taille.
A l'issue de cette pressante rencontre, quelques organismes ont promis d'intervenir. Mais le Maire a.i souhaite que ce soit une question de temps, de peu de jours pour éviter l'effondrement probable de la route. Constant Kasandji, au four et moulin fait face à beaucoup de calamités ces derniers temps dans la Ville. Les pluies d'octobre et novembre 2009 continuent à faire de dégâts à travers la Cité et au Centre-Ville. Ce qui nécessite de moyens importants.
source : l'Observateur
Bemba : pas de liberté, nouveau rendez-vous le 14 décembre
La bataille juridique menée par la défense
de Jean-Pierre Bemba, quant à sa mise en liberté provisoire, n’aura été
qu’un coup d’épée dans l’eau. Mme Akua Kuenyehia, juge président de la
Chambre d’appel de la Cour Pénale internationale, n’a pas laissé la
moindre chance à Bemba d’écumer l’air frais de la liberté. Elle a décidé
hier, mercredi 2 décembre 2009, à La Haye, de son maintien en
détention jusqu’au 27 avril 2010, date marquant le début du procès.
Parmi les arguments avancés, la juge Akua a estimé que «la durée
potentielle de la peine, s’il est reconnu coupable, est une incitation
supplémentaire pour lui de s’enfuir ». En outre, elle a balayé d’un
cran, le raisonnement de la Chambre préliminaire II. Celle-ci, a-t-elle
dit, s’est fondée sur une appréciation erronée de certains faits. Et,
si Bemba, lui-même, est resté aphone après l’audience, ses Avocats
jugent regrettable cette décision en ce qu’elle n’est basée sur aucun
motif réel et sérieux. Toutefois, Me Aimé Kilolo Musamba pense que la
Chambre d’Appel vient là, de donner des nouvelles orientations
permettant à la défense de rebondir. Il parle, par exemple, de la date
buttoir du 14 décembre à laquelle cette Chambre Préliminaire II pourrait
encore se prononcer sur le cas du Sénateur Bemba. Paul Madidi de la
CPI/Kinshasa, dit que même si l’arrêt de la Chambre d’Appel est
définitif, la porte reste ouverte à la défense, en cas de nouvelle
demande de liberté provisoire.
Le calvaire de Jean-Pierre Bemba se poursuit de plus belle comme à
chaque étape de la procédure où il se voit débouter. Hier, mercredi 2
décembre 2009, il a subi un autre revers lors de l’audience publique de
la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale. Statuant sur la
décision de la Chambre préliminaire II accordant la mise en liberté
provisoire à Bemba, la Chambre d’appel a tout simplement annulé ladite
décision, maintenant ainsi JP Bemba en détention jusqu’à son procès qui
doit débuter, selon les indications de la CPI, le 27 avril 2010.
Mme Akua Kuenyehiala, juge président de la Chambre d’appel, a estimé
dans son argumentaire que le détenu Bemba risquait de s’enfuir, s’il
était libéré. Et d’ajouter que : «la durée potentielle de la peine, s’il
est reconnu coupable, est une incitation supplémentaire pour lui de
s’enfuir».
Appréciation erronée de la Chambre préliminaire II
Sans se départir de sa logique, Akua Kuenyehiala a balayé d’un cran,
les arguments avancés par la juge unique de la Chambre préliminaire II
qui avait fait droit à la demande de la défense en accordant la mise en
liberté provisoire au Sénateur JP Bemba Gombo. Pour la Chambre d’appel,
cette décision se fondait sur une appréciation erronée de certains faits
pertinents et ne tenait pas compte de certains autres. Ce faisant,
a-t-elle fait savoir, la décision de mise en liberté provisoire doit
être unique et indivisible en ce qu’elle doit fixer toutes les
conditions précises de mise en liberté. Ce qui n’a pas été fait par la
juge unique de la Chambre préliminaire II, a-t-elle renchéri. Etait-ce
une manœuvre de la juge unique pour tenter de donner un brin d’espoir à
Bemba ? Ou que c’était une autre façon de crédibiliser la Cour dans
l’opinion alors que des critiques acerbes fusaient de partout pour
dénoncer sa partialité ? Ce sont là des questions que d’aucuns se
posent.
Bemba aphone, ses Avocats promettent de rebondir…
La surprise est bel et bien tombée parce que Bemba reste en prison.
Ainsi, en a décidé la chambre d’appel. Pourtant, ses Avocats n’entendent
pas baisser la garde. Me Aimé Kilolo est d’avis que cette Chambre n’a
fait que formuler des nouvelles orientations et que les appréciations
fournies vont permettre à la défense d’avoir des éléments à présenter à
la Chambre préliminaire lors de son audience du 14 décembre prochain. De
son côté, Me Manuel Aeschlimann, un autre Avocat de JP Bemba, juge très
regrettable la décision de la Chambre d’appel. Il estime qu’elle n’est
fondée sur aucun motif réel et sérieux qui puisse entraîner le maintien
en détention de son client.
Quant à l’accusé, Jean-Pierre Bemba Gombo, il est resté aphone.
Certainement, il ne comprend pas ce qui lui arrive et pourquoi la CPI
tient à le garder dans sa geôle.
L’espoir permis
La soif est demeurée inextinguible. Les cadres et militants du Mlc sont
loin de retrouver leur leader. Ce n’est qu’une partie remise quand bien
même le brin d’espoir que suscitait l’audience d’hier, de la Chambre
d’appel, s’est momentanément volatilisé. Normalement, la libération
supposée de Bemba aurait donné au Mlc, assez d’arguments devant ses
adversaires au pouvoir. Tout comme la base s’en serait sortie
requinquée. Cette libération tant souhaitée aurait permis, sans
blagues, de mettre ensemble les membres du Parti qui, décidément,
s’entredéchirent depuis un certain temps, à cause de la mauvaise
gestion des ambitions politiques.
source : la Prosperité
Mme Olive Lembe Kabila inaugure le ''Village genre'' au 3ème congrès international de la femme noire
Mme Marie Olive Lembe Kabila Kabange, Première Dame de la République démocratique du Congo, et présidente de l'organisation"' Initiatives Plus'', a procédé mardi à la Cité de l'Union Africaine, en marge des travaux du 3ème Congrès international de la femme noire tenu à Kinshasa du 1er au 3 décembre 2009, à l'inauguration du ''Village genre"" et du "Salon du livre'', en présence des Premières Dames de la République du Congo et de la Zambie ainsi que de plusieurs autres hautes personnalités féminines venues de tous les continents.
Les trois Premières Dames ont ensuite visité, sous les explications très fournies, de Mme Angèle Kanam Kisinda, les différentes expositions des échantillons des produits artisanaux, agricoles et manufacturés exploités en République Démocratique du Congo. Il s'agit entre autres de pagnes, des produits de champs, des oeuvres d'art (tableaux de peinture) et la couture féminine dont la plupart sont des oeuvres issues du génie créateur de la femme congolaise. Les femmes congressistes ont été émerveillées par l'exposition des photos de la Première Dame de la République Démocratique du Congo, Marie Olive Lembe Kabila Kabange, laquelle retrace son parcours de la vie depuis sa tendre jeunesse. On y reconnaît une élève modèle, assidue, combative et battante qui, déjà depuis sa jeunesse manifeste de grandes qualités de femme d'affaires, capable de se débrouiller seule. Auparavant, les congressistes se sont réunies en sessions plénières auxquelles ont pris activement part les trois Premières Dames de la RDC, de la Zambie et du Congo-Brazza. Plusieurs thèmes ont été développés, à cette occasion, par de différentes intervenantes. Le premier thème: ''La Coopération internationale, consolidation des ponts entre la diaspora et le continent'', a été abordé tour à tour par Mesdames Jeannine B. Scott (USA), Bibiane Bongo Mubake (RDC), Madeleine Nkunu (Afrique du Sud) et Aurelia Talamaku (RDC). La première intervenante, Jeannine Scott, soutient dans son exposé qu"il faut accroître de fonds de crédits en faveur de la femme travailleuse, multiplier les possibilités pour sa formation permanente et renforcer ses capacités pour des activités managériales. Mme Scott a soutenu que plusieurs femmes de la diaspora luttent en faveur de la femme africaine en vue de promouvoir ses activités dans le domaine économique, en octroyant des micro crédits aux maraîchères, filles mères et autres femmes prostituées. Pour sa part, Mme Bibianne Bongo Mubake affirme que ce qui tue la femme c'est l'ignorance car, dit elle, elle oublie souvent ses origines et sa mission. La femme, poursuit elle, doit aller à l'assaut des antivaleurs et en tant que gardienne des valeurs morales, elle doit veiller sur les bien être de la création, combattre la corruption, les viols, le vol, l'avortement etc. Quant à la femme leader, note-t-elle, elle doit assumer ses responsabilités comme il se doit en se référent toujours aux recommandations de son Dieu créateur. Madeleine Nkunu, elle, fondatrice de l'Association "Femmes leaders africaines", affirme que la femme africaine a oublié de jouer son rôle de mère, ce qui dit elle, est à la base des divisions, des guerres et de différents conflits en Afrique. Aussi, encourage-t-elle les femmes à se joindre les coudes pour changer la face de l'Afrique de demain. Enfin Aurelia Talamaku Mendes condamne l'inaccessibilité des femmes africaines aux secteurs financiers. Car, dit elle, les Banques ne prêtent qu'aux riches. Elle a enfin parlé de son expérience personnelle en tant que femme d'affaires; qui à travers sa coopérative de micro crédits, assiste des femmes les plus démunies en leur octroyant des crédits pour accroître leurs petites affaires. D'autres intervenants ont exposé sur le thème: "Dialogue, relations internationales, paix et stabilité en Afrique''. C'est le cas de Mmes Ndiem Ndao du Sénégal, Nicole Bunga Nimy Bazinga de la RDC, Léontine Dan de la Cote d'Ivoire et Dadjo Antoinette du Bénin. Une soirée de gala a été organisée et la remise des palmes de l'excellence féminine aux participantes en présence du Président Joseph Kabila Kabange.
Source : Acp
J. Kabila reçoit les lettres de créances du nouvel ambassadeur du Rwanda en RDC
Le président de la République, Joseph Kabila, a reçu, le mardi 1er décembre 2009, les lettres de créances de M. Amandin Rugira, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Rwanda en RDC. C’était au cours d’une brève cérémonie organisée au Palais de la Nation.
Dans la même journée, le chef de l’Etat a reçu également le nouveau diplomate brésilien accrédité en République démocratique du Congo, M. Ricardo Carvalho Do Nascimento Borges. A noter que le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, a pris part à cette cérémonie.
A l’issue de la cérémonie, les deux diplomates n’ont fait aucune déclaration à la presse. Comme on peut le constater, l’accréditation de ces deux ambassadeurs au Congo-Kinshasa prouve à suffisance que les relations de coopération entre la RDC, le Brésil et le Rwanda sont au beau fixe.
L’opinion se souviendra qu’après plusieurs années de brouille, Kinshasa et Kigali entretiennent, de nos jours, de bonnes relations diplomatiques. Illustration : les deux pays sont échangé des ambassadeurs. Ce qui explique la présence de Me Nkulu Kilombo, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC au Rwanda. Il a été reçu dernièrement à Kigali par le président rwandais, Paul Kagame.
Il sied de rappeler qu’il a fallu d’intenses négociations entre
les deux pays pour qu’on arrive au résultat actuel. L’implication de
l’Onu par l’entremise de l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo,
dans la recherche de la paix entre Kinshasa et Kigali a été
remarquable. Pour bon nombre d’observateurs, la reprise de la
coopération entre la RDC et le Rwanda est salutaire. Car elle permet à
ces deux pays voisins de mettre un terme à leurs divergences,
estiment-ils. Avant de faire remarquer qu’ils doivent tout mettre en
œuvre pour rétablir la paix et la sécurité dans la région des Grands
Lacs.
source : le Potentiel
La Belgique dispose 31 millions d’euros pour la réforme des secteurs agricole et éducatif en RDC
La République démocratique du Congo et le royaume de Belgique ont signé, hier mercredi 2 décembre à Kinshasa, deux conventions portant sur la réhabilitation des pistes agricoles au niveau rural et sur la formation des enseignants à l’aide des manuels scolaires. Et ce, dans le cadre du Programme indicatif de coopération (PIC) élaboré entre les deux pays. La RDC a été représentée par le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo. Tandis que la partie belge l’a été par Dominique Struye De Swielande, l’ambassadeur en RDC.
Au cours d’une audience lui accordée par le ministre Raymond Tshibanda, le diplomate belge a indiqué que ces deux conventions sont d’une importance capitale dans la mesure où elles contribuent à la relance de cinq chantiers et au développement de la RDC.
Avant d’ajouter que la signature de ces conventions balisera le chemin pour une nouvelle ère de la coopération entre les deux pays dans les années à venir. Allusion faite à la prochaine convention qui sera signée le 14 décembre 2009 à Bruxelles, en Belgique, entre le ministre Raymond Tshibanda et son homologue belge, Charles Michel, dans le cadre du PIC pour la période allant de 2010 à 2013.
Le représentant du Royaume de Belgique en RDC s’est également félicité de la normalisation des relations entre son pays et la RDC. « Cette nouvelle ère dans nos relations nous permettra, dans la perspective de l’année 2010, d’avoir une coopération renforcée de relations bilatérales excellentes », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le ministre Raymond Tshibanda a fait savoir que ces conventions poursuivent comme objectifs la réduction de la pauvreté et la création de conditions d’une croissance forte et soutenue en RDC.
C’est à ce titre qu’il a émis le souhait de voir se traduire en actes les engagements des uns et des autres. Une façon pour lui de nourrir son espoir au travers de la prochaine convention qui sera signée le 14 décembre à Bruxelles. Laquelle convention permettra alors d’« écrire » la nouvelle page de la coopération entre la RDC et la Belgique et servira de « phare » à la coopération entre la RDC et les autres pays. Mais aussi, a-t-il renchéri, serait l’acte fondateur de 50 prochaines années de la RDC, d’autant plus que ces conventions sont signées à la veille du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC.
Bien avant l’intervention de la Belgique en RDC, le ministre
Raymond Tshibanda a d’abord reçu, en date du 30 décembre 2009 dans son
cabinet de travail à Gombe, Kanji Katazawa et David Schwake,
respectivement ambassadeur japonais en RDC et chargé d’affaires de
l’ambassade allemande en RDC. Le diplomate nippon a représenté son pays à
la signature avec la RDC d’un échange de notes relatif au « Projet de
réhabilitation et de modernisation de l’avenue des Poids lourds » dont
le montant s’élève à 20.200.000 USD. De son côté, le chargé d’affaires
allemand a procédé à la signature d’un nouvel accord intergouvernemental
germano-congolais. Avec cet accord, a-t-on appris, 34 millions d’euros
supplémentaires seront mis à la disposition de la RDC en 2009 et 2010.
source : le Potentiel
Jean-Pierre Bemba : privé de liberté provisoire
Le sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de libration du Congo, MLC, ne bénéficiera pas de liberté provisoire. Il reste en prison en attendant l’ouverture et le déroulement de son procès. L’arrêt est de la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale, CPI, rendu hier mercredi à La Haye. Place donc à ses avocats pour préparer sa défense. Coup dur pour le MLC. Coup dur pour l’intéressé qui voit ainsi son parcours politique de plus en plus hypothéqué.
« La Chambre d’appel a décidé que la décision de la Chambre de première instance doit être inversée », a déclaré la juge Akua Kuenyehia lors de l’audience de la Chambre d’appel de la CPI, à La Haye. Telle est donc la substance de l’arrêt de cette chambre d’appel rendu hier mercredi 2 décembre à La Haye. Ainsi, le sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de libération du Congo, MLC, ne bénéficiera pas de liberté provisoire. Il reste en détention en attendant l’ouverture et le déroulement de son procès, fixé, comme on le sait le 27 avril 2010. C’est-à-dire, dans exactement quatre mois. Il doit être jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en République centrafricaine en 2002 et 2003 par des éléments de la branche armée du MLC.
Il est important de rappeler qu’une juge de la CPI avait ordonné le 14 août la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba. La magistrate avait néanmoins ordonné son maintien en détention à La Haye tant que la Cour n’aurait pas décidé lequel de l’Etat qui l’accueillirait. Jusqu’à ce jour, ni la France, ni la Belgique, moins encore l’Italie et l’Afrique du sud, citées pour l’accueillir ne se sont prononcées là-dessus.
Le Procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, avait immédiatement interjeté appel, justifiant son appel par le fait que l’accusé risquait de fuir et d’entraver des poursuites judiciaires. Il avait demandé et obtenu que la libération provisoire de Bemba soit suspendue en attendant la décision de la Chambre d’appel. Cette décision vient d’être rendue publique, confirmant le maintien en détention de Jean-Pierre Bemba.
LA PAROLE A LA DEFENSE BEMBA
L’arrêt ayant été rendu, JP Bemba reste en prison, Il revient maintenant à ses avocats de préparer sa défense. Il est un fait qu’à ce niveau également, certains avocats de Bemba, pour des raisons liées aux émoluments ou à des frais honoraires non payés, avaient décidé de ne plus plaider sa cause. Bien plus, ils avaient obtenu de la CPI que celle-ci exerce une pression sur le détenu afin qu’il mette en vente certains de ses biens immeubles, notamment au Portugal, afin de s’acquitter de cette obligation. Seul Me Kilolo continue à s’occuper de ce dossier. Il nous revient toutefois d’apprendre que Jean-Pierre Bemba a réussi à étoffer son équipe d’avocats. Il vient de recruter Me Manuel Asschlimann, du cabinet parisien Olivier Schnerth, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, président de la France.
L’on pense qu’aujourd’hui qu’il n’est plus que question que du procès, la CPI devra mettre aussi à la disposition de Bemba des avocats pour un procès équitable. Dans le cas contraire, cette attitude serait assimilée à un acharnement contre Bemba, donnant raison à ceux qui soutiennent qu’il ne s’agit rien d’autre que d’un procès politique.
PARCOURS POLITIQUE : NUAGES SOMBRES
En attendant, c’est un coup dur pour son parti, le MLC, par ricochet l’Opposition congolaise. Ensuite, pour l’intéressé lui-même. Epreuve dure d’abord pour sa famille nucléaire.
La séparation se fait de plus en plus longue et douloureuse. Mais au plan politique, le coup est dur pour le MLC. Comme si le signe indien poursuivrait ce parti qui présente déjà des signes de division, d’essoufflement.
On sait qu’une crise couve au sein de ce parti depuis que la guerre des « clans » s’est déclenchée, mettant aux prises les partisans de François Mwamba, l’actuel secrétaire général du parti, et ceux de José Makila, ancien gouverneur de la province de l’Equateur et haut cadre de ce même parti. Ce bras de fer a coûté cher au MLC qui s’est présenté en ordre dispersé lors des dernières élections ayant consacré Jean-Claude Baende, gouverneur élu de la province de l’Equateur.
Certes, avec le dernier développement de la situation dans cette province, au regard du rapport de la Commission d’enquête du Sénat à l’Equateur, le MLC retient son souffle. Mais tant que le gouverneur élu n’est pas encore traduit devant la Justice pour se défendre, le MLC continue à méditer sur sa dernière défaite électorale. Aussi, le maintien de Bemba en prison pose déjà la problématique du leadership au sein de ce parti. Quand bien même Bemba pourrait orienter les initiatives à partir de sa cellule à La Haye, mais loin des yeux, loin du cœur, dit-on. Des défections ne sont pas à exclure, opportunisme politique oblige.
Cette situation au niveau du MLC aura des effets d’entraînement sur le choix du « chef de file de l’Opposition ». Jean- Pierre Bemba est désormais non partant quand on sait que les procès à la CPI ne sont jamais pris en délibéré après quelques heures d’audience. Il faut évaluer le temps en termes d’années, surtout qu’il faut compter avec la longue file des témoins qui seront certainement appelés à comparaître. Et aussi compte tenu du fait que ce procès pourrait être à rebondissements si jamais la CPI consentait à entendre Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain. C’est lui qui avait fait appel, par deux fois, pour se maintenir au pouvoir, aux éléments du MLC. L’Opposition ne l’attendra plus.
Enfin, la carrière politique de Jean-Pierre Bemba semble
compromise. Du moins pour les élections de 2011. La suite dépendra du
verdict du procès. S’il le gagne, il pourra faire un « come back » en
politique. Mais si jamais il perdait le procès et reconnu coupable des
griefs qui lui sont reprochés, la peine minimum avancée serait de
trente ans. Agé aujourd’hui de 47 ans, on laisse à ceux qui ont un
faible pour les mathématiques de s’adonner à leur exercice favori.
Source : le Potentiel
02 décembre 2009
CPI : Jean-Pierre Bemba reste en prison, en attendant son procès
L'ex-vice-président de la
République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba restera en détention
provisoire dans l'attente de son procès. C’est la substance de l’arrêt
de la chambre d’appel de la Cour pénal internationale CPI, rendu ce
mercredi 2 décembre à la Haye
La chambre d'appel a décidé que
la décision de la chambre de première instance doit être inversée", a
déclaré la juge Akua Kuenyehia, cité par l’AFP, lors d'une audience de
la chambre d'appel à La Haye.
Pour rappel, une juge de la CPI avait
ordonné le 14 août la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba. Ce
dernier doit être jugé à partir du 27 avril 2010 à La Haye pour crimes
de guerre et crimes contre l'humanité commis en République
centrafricaine en 2002 et 2003.
La magistrate avait néanmoins ordonné
son maintien en détention à La Haye tant que la Cour n'aurait pas
décidé quel Etat l'accueillerait.
Le procureur de la CPI Luis
Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel, arguant que l'accusé
risquait de fuir et d'entraver les poursuites. Il avait obtenu que la
libération de M. Bemba, 47 ans, soit suspendue en attendant la décision
de la chambre d'appel.
source : okapi
Général Oleko à la barre
La dignité humaine a perdu tout son sens en RD-Congo. Sinon la mort
massive qui est survenue parmi des détenus au Camp Lufungula dans la
nuit du jeudi 26 au vendredi 27 novembre aurait déjà prêté à des graves
conséquences. Pire, les autorités de la Police, avec en tête le Général
Jean de Dieu Oleko, le patron de l’IPKIN -Inspection provinciale de
Kinshasa-cherchent même à banaliser les faits.
La presse, de son côté, s’est tue dans toutes les langues. Pas une
ligne, ni un mot, comme si ceux qui sont morts n’avaient aucun prix.
Seule la radio onusienne a contrevenu à cette sorte de loi de l’omerta.
Certains ex-pliquent qu’il y a eu censure. Le fameux Journal en lingala
facile de Zacharie Bababaswe en a fait l’expérience. Ordre a été donné
de ne pas dif-fuser les images tournées par son caméraman sur place au
Camp Lufungula, a rapporté un reporter de ce programme télévisé très
prisé dans le grand public à Kinshasa. Sur les traces du caméraman du JT
made in Bababaswe, la rédaction de «CONGONEWS» s’est lancée avec sa
photo numérique. Elle a ramené deux photos très éloquentes, celle d’un
rescapé du nom de Jean-Marie Kikangala, domi-cilié sur l’avenue Dodoma,
dans la commune de Ling-wala et celle de la mère d’une victime, un jeune
homme de 36 ans nommé Tati Buleri. Les deux témoignent. Ils prennent
tous les deux le contre-pied de la thèse of-fcielle selon laquelle il y a
eu tentative d’évasion à la suite d’une interruption du courant
électrique.
Kikangala a vu ses codétenus mourir l’un après l’autre. Il
établit un bilan de sept morts dont quatre sur place et trois après des
soins à l’hôpital général. «Tous sont morts d’étouffement», a af-frmé
le rescapé. Il explique que le cachot était surpeuplé. «Il y avait plus
d’une centaine de détenus dans un cachot d’à peine sept mètres sur
trois», rapporte Kikangala. Il y a donc eu bavure et bavure grave.
Bavure dans le chef du commandant de la garde qui a continué à peupler
la cellule sans regarder à sa capacité d’accueil. Bavure encore de la
part du même préposé pour avoir écroué des détenus sans les entendre sur
procès-verbal. Une autre bavure dans le chef des autorités de la police
censées être les premiers à assumer toute responsabilité. Sous d’autres
cieux, pour moins que cette tragédie humaine, des re-sponsables en
répondent personnellement non sans avoir, au préalable, rendu le
tablier. Question de ne pas infuencer le cours de l’enquête. A Jean de
Dieu Oleko d’aviser plutôt que de chercher à noyer le poisson avec des
explications alambiquées dans les médias.
Le colonel Kanyama, commandant du district de Lukunga, est
cité comme le principal responsable du surpeuplement du cachot. L’homme
est connu pour ses méthodes sauvages de tous les habitués du Stade des
Martyrs. L’ordre public, pour ce gaillard de près de 2m, est synonyme de
fouet, de brutalité sur les civils. C’est quasi officiel. La
banalisa-tion à laquelle l’un et l’autre se livrent depuis la nuit du
drame choque notamment les familles des victimes. Il aurait fallu
peut-être des cen-taines de morts pour interpel-ler les consciences. Ah!
Non. Un mort, deux morts, il s’agit d’une vie humaine. Quand celle-ci
vient être ôtée par la faute d’un autre, rien à faire, ce dernier ne
peut échapper à la demande d’explication de la société avec la
possibilité d’une sanction s’il est recon-nu coupable. Sans préjuger de
l’issue de l’enquête, il y a
bel et bien des coupables ici, ne fut-ce que pour homicide
involontaire. Ça c’est aussi la «tolérance zéro». Ce n’est pas
seulement d’envoyer à Makala des mandataires convaincus de détourne-ment
mais aussi et surtout de mettre chacun devant ses responsabilités.
Quant aux responsabilités de l’Etat, elles sont plus lourdes. Les
familles des victimes prom-ettent de lui intenter une action en
dédommagement. Le temps de faire le deuil, les uns et les autres vont se
constituer en collectif. «Nous ne laisserons pas cet acte im-puni», a
déclaré en sanglots Mme Meti Lenghe, la mère de feu Buleri dont les
funérailles seront organisées le 4 décem-bre au Camp Kokolo, chez son
père, …un colonel de la police. Selon les témoignages recoupées de Mme
Lenghe et de Kikangala, il y a une «ra-fe» menée par des hommes de
Kanyama dans la nuit du 25 au 26 novembre. Buleri qui sortait d’une
intervention chirurgicale a été pris, à 19 heures, dans une famille amie
à Lingwala, sur l’avenue Bukama n° 272. Cela arrive souvent que la
police arrête indistinctement les jeunes gens quand elle opère contre
les gangs des « kulunas». Et la libération est monnayée dans six cas sur
dix. Kikangala a été interpellé presque dans les mêmes conditions alors
qu’il prenait de l’air devant chez lui. Il affrme qu’il a été jeté au
cachot sans audition. Sur place, il a trouvé des dizaines de gens
détenus depuis plu-sieurs jours, donc en déten-tion illégale. Toute la
journée du jeudi, d’autres sont venus en grappe gonfer le nombre des
détenus. Avant la fn de la journée, il n’y avait plus place pour poser
un pied et la seule position à tenir est la station debout. Ce qui
devait arriver arriva : l’air se vide peu à peu dans cette cellule aérée
par quelques claustras hauts perchés que seuls les plus musclés peuvent
atteindre à force de bras. C’est à minuit que tout bascule. Privés
com-plètement d’air, les détenus se mettent à tambouriner sur la porte.
La garde fait la sourde oreille jusqu’à trois heures du
matin quand le premier détenu s’effondre. Juste pour lui le temps de
tirer le corps inani-mé, il refermera la porte sans se soucier de toutes
ces vies
humaines soumises à des conditions proches des camps de
concentrations nazies. Un autre qui s’écroule. Encore un autre. La mère
de Buleri ne sait pas à quelle heure son fls s’est écroulé. Une chose
est sûre: encore en convalescence, son or-ganisme a cédé très vite. «Il
faudra que l’on me montre d’abord le PV d’audition de mon fils», pleure
épouse d’officier de police qui en sait un bout sur les usages en la
matière. Le drame ne s’est arrêté qu’à six heures du matin lorsque la
porte du cachot s’est ouverte sur la silhouette impressionnante du
colonel Kanyama. Sur place, quatre décès sont constatés. Quatre autres
détenus dans le coma ont été évacués pour des soins. Sur ces quatre,
Kikangala affrme qu’il n’y a qu’un seul qui ait survécu, son ami
Mongali. Kikangala rapporte que le colonel Kanyama a libéré, séance
tenante, tous les détenus arrêtés lors de la «rafe» et écroués sans
avoir été auditionnés. Maquillage des faits.(Lire Interview de
Jean-Marie Kikangala, un des rescapés à la page 3)
source : Congo news
La Banque mondiale financera la construction d’un immeuble des services du ministère de l’Environnement
La
Banque
mondiale financera pour un montant de 7 millions de dollars américains
la construction d’un immeuble devant abriter les services du ministère
de l’Environnement, de la conservation de la nature et du tourisme. Le
ministre José Endundo, qui l’a indiqué vendredi, a estimé que cette
acquisition fera sortir son ministère du statut de locataire depuis de
longues années auprès de l’INERA.
Il a reçu de son collègue des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, le certificat d’enregistrement de la parcelle sur laquelle sera construit cet immeuble. Le ministre de l’Environnement a ainsi salué le professionnalisme de son collègue des Affaires foncières qui, a-t-il souligné, a voulu que les choses se fassent selon les règles pour la sécurisation de la nouvelle acquisition, un ancien bâtiment au secrétariat général aux Mines.
Il s’agit là d’un transfert du bien de l’Etat d’un service à un autre et il s’avère indispensable d’établir à cet effet, un certificat d’enregistrement en faveur du nouvel utilisateur, a-t-il souligné. La cérémonie, a-t-il poursuivi, constitue un signal fort qui vise à sécuriser le nouvel immeuble de la spoliation et de la prédation et lui offre une sécurité juridique indéniable. Le ministre Maj Kisimba Ngoy a invité par ailleurs les responsables de différents ministères, services publics, entreprises, établissements publics, à emboîter le pas au ministère de l’Environnement, en vue de sécuriser leur patrimoine immobilier et lutter contre la spoliation de leurs biens.
source : Acp
Démarrage imminent des travaux de réhabilitation et de modernisation de l’Avenue des Poids Lourds
Les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’avenue
des Poids lourds, l’une des principales artères de la capitale
congolaise, vont débuter très bientôt grâce à la coopération japonaise.
La cérémonie de signature et d’échange de notes relatives à ce projet a
eu lieu lundi à Kinshasa entre le ministre de la Coopération
internationale et régionale de la RDC, Raymond Tshibanda et
l’ambassadeur du Japon en RDC, Kanji Kitazawa.
Le diplomate japonais a révélé à cette occasion que la mise en œuvre de ce projet, d’un coût total de un milliard sept cent cinquante et un millions de yens japonais ( 20.200.000 USdollars), débutera par la réhabilitation et la modernisation d’un tiers de l’avenue. Il s’est dit convaincu que la réhabilitation et la modernisation de cette important axe routier de la ville de Kinshasa augmenteront la capacité du réseau routier urbain et contribueront à l’amélioration du trafic et du transport dans la capitale congolaise.
M. Kitazawa a rappelé le financement de 906.000 USD que le Japon avait déjà consenti, à travers le Fonds de contrepartie, pour la réhabilitation provisoire de cette avenue des Poids lourds au mois d’octobre dernier, pour ne pas laisser cet axe routier se détériorer davantage. Il s’est en outre engagé à renforcer la coopération bilatérale entre son pays et la RDC, dans le cadre de l’initiative que la Japon avait prise à l’occasion de la 4ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD IV) de doubler son aide vers le continent africain pour la période allant de 2008 à 2012. Dans ce cadre, a-t-il dit, le montant de l’aide japonaise à la République Démocratique du Congo pour l’année en cours s’est élevé à 42,2 millions de dollars américains, soit le double de l’année 2008.
Le diplomate japonais a émis le vœu que
l’aide officielle de son pays à la RDC contribue à l’amélioration de la
vie du peuple congolais, à travers le développement du pays.
Source : Acp
L’Onu proroge d’un an l’embargo sur les armes en RDC
Le Conseil de sécurité de l’Onu a prorogé d’un an le régime de
sanctions mis en place pour protéger les fragiles institutions de la RDC
contre les milices armées et pris des mesures de contrôle visant à
contrer les multiples trafics de minerais extraits illégalement du sol
congolais qui enrichissent ces milices.
Dans sa résolution 1896 adoptée à l’unanimité, le Conseil de sécurité a reconduit jusqu’au 30 novembre 2010, les dispositions du régime de sanctions: embargo sur les armes, mesures de contrôle du trafic aérien et sanctions individuelles contre certaines personnes.
L’embargo sur les armes, qui date de 2003, vise les multiples milices armées qui sévissent dans l’est du pays et perpétuent un climat d’insécurité, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu et dans le district de l’Ituri dans la province Orientale.
Le texte exige de tous ces groupes armés, « en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qu’ils déposent immédiatement les armes et mettent un terme à leurs attaques contres la population civile ».
La même résolution recommande à la RDC et aux pays de la région de prendre des mesures effectives pour que ces groupes armés ne bénéficient d’aucun appui. Le Conseil de sécurité est, par ailleurs, déterminé à continuer à surveiller attentivement l’application de l’embargo sur les armes imposé à la RDC.
Il demande au gouvernement congolais et à la Monuc, dont le mandat expire le 31 décembre 2009, de collaborer avec le groupe d’experts chargé de la surveillance de l’embargo. Ils devront échanger des informations notamment sur les livraisons d’armes, les itinéraires empruntés, les mines stratégiques…
La résolution 1896 charge le groupe d’experts de proposer « des directives susceptibles de permettre la mise en place d’un système de traçabilité des produits minéraux provenant de la RDC, inspiré du processus de Kimberley existant pour les diamants ».
La résolution du Conseil de sécurité prie les gouvernements de la RDC et d’autres pays, notamment limitrophes, ainsi que la Monuc, de coopérer étroitement en échangeant des informations sur «les livraisons d’armes», «les itinéraires empruntés», «les mines stratégiques aux mains des groupes armés» et « l’exploitation illégale et le trafic des ressources naturelles».
Un autre point qui a préoccupé les membres du Conseil de
sécurité, est la nécessité de renforcer les capacités des institutions
et des organismes de la RDC chargés du respect de la loi et du contrôle
des frontières. Le Conseil de sécurité a déploré en outre la persistance
des violations des droits de l’Homme et du droit humanitaire, le
meurtre et les déplacements massifs des civils, le recrutement et
l’emploi d’enfants soldats et la violence sexuelle généralisée. Il a
exigé que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice et
encourage le gouvernement de la RDC à « appliquer au sein des forces
armées sa politique de tolérance zéro à l’égard des actes criminels ou
manquements de leur part ».
le Potentiel
Vision, réformes de Kabila : bilan et perspectives
6 décembre 2006 – 6 décembre 2009. Joseph Kabila Kabange aura
totalisé trois ans de son mandat en tant que président élu
démocratiquement de la RDC. Moment important qui sera certainement
marqué par son discours sur l’état de la Nation, mais également par des
réflexions profondes sur ses actes, ses actions et ses enseignements.
Il est judicieux de souligner que l’élection de Joseph Kabila Kabange a été placée sous le signe du changement, du renouvellement du tissu politique dans cet élan d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la République démocratique du Congo. L’un des premiers actes demeure sans conteste l’adoption, par référendum populaire, de la Constitution du 18 février 2006. Une constitution élaborée après d’âpres et difficiles négociations débutées à Sun City, en Afrique du Sud, lors du Dialogue inter congolais jusqu’à la mise en place du Parlement de transition pour finaliser ce travail. Une expertise tant nationale qu’internationale y a été associée pour présenter ce projet de Constitution au peuple congolais.
L’innovation que l’on retient de cette Constitution est l’introduction du « Fédéralisme » qui ne dit pas encore son nom, mais connu sous la dénomination de « Décentralisation ». Certes, cette Constitution, comme toutes les œuvres humaines, est perfectible. Avec le temps, l’on constate qu’elle présente des incohérences, des erreurs. Mais s’il y a des imperfections, le mieux que l’on puisse faire un jour, c’est d’aider à les corriger, à les changer.
Je ne me trompe pas en affirmant que c’est dans cette logique que le président de la République, Joseph Kabila Kabange, s’est inscrit pour initier un certain nombre d’actes, d’actions qui résument sa vision, introduit des réformes dans le but d’édifier au coeur de l’Afrique, un Etat de droit, une nation congolaise forte et prospère animée de cette ambition légitime de retrouver sa place dans le concert des nations. Quel a donc été le chemin parcouru depuis son discours d’investiture du 6 décembre 2006 ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?
Je dirais qu’au plan politique la mise en œuvre du fédéralisme, je voudrais dire de la Décentralisation, dans le cadre général de la réforme de l’administration, préoccupe le président de la République, le Parlement, le gouvernement et les partenaires extérieurs. Car la décentralisation comporte des enjeux et des défis. C’est une initiative difficile à mettre en œuvre. Une initiative politique qui combine à la fois la volonté et l’expertise politiques, en plus des moyens financiers. Et comme l’a si bien souligné le professeur Philippe Biyoya dans l’une de ses interventions : « La refondation d’un Congo, Etat de droit, libre, démocratique et républicain soulève le problème central d’un système de gouvernance correcteur et redresseur des torts du système traditionnel de gouvernance coloniale et post-coloniale ». Il soulignait plus loin que la décentralisation, telle que prévue par la Constitution du 18 février 2006, devrait participer à la réalisation de cette nouvelle vocation de la politique congolaise en s’engageant à relever le défi d’une nouvelle pratique du pouvoir public qui allierait l’objectif de la décentralisation à l’impératif d’une participation politique ou citoyenne des populations locales.
C’est sous cet angle qu’il faut apprécier la décision portant découpage territorial. Dans le même contexte, le ministre de la Décentralisation a organisé un séminaire national pour déterminer un « cadre stratégique de la mise en oeuvre de la décentralisation en RDC ». Un document stratégique a été adopté, lequel définit les objectifs à atteindre. C’est un travail fastidieux et laborieux qui nécessite des moyens financiers importants. Je suis persuadé que le processus électoral qui se poursuit avec l’organisation prochaine, en 2011, des élections locales, urbaines et municipales, ne vise qu’à parachever cette oeuvre de décentralisation qui constitue réellement un grand défi et comporte des enjeux révolutionnaires. Car le transfert des compétences de l’Etat des instances centrales vers les institutions locales marque le début de l’apprentissage du sens de haute responsabilité politique.
J’en viens à la réforme du pouvoir judiciaire. Les différentes lois votées procèdent de la volonté de mettre en place un cadre institutionnel des droits et devoirs des citoyens dans la consolidation d’un Etat de droit. « La sécurité juridique et judiciaire est la pierre angulaire de l’Etat de droit », avait dit le chef de l’Etat le 6 décembre 2007.
L’on assiste ainsi au démantèlement de la Cour suprême de justice pour faire place au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Cour de cassation et au Conseil d’Etat. Tous ces actes tiennent de la détermination du chef de l’Etat d’innover pour rassurer la population, les étrangers, les investisseurs nationaux et multinationaux dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, d’avoir des procès justes. L’opération « Tolérance zéro » pour combattre la corruption, l’intolérance, la concussion, la gabegie financière, trouve ici toute son explication.
En décembre 2007, le président de la République avait déjà fait le « procès de la justice » en précisant que « l’indépendance de la justice n’était nullement une licence à l’arbitraire. Que la République démocratique du Congo n’était pas une République des juges ». S’il est vrai que la Loi sur le Conseil supérieur de la Magistrature est déjà votée, celles sur le Conseil d’Etat, la Cour de cassation sont en élaboration. Je crains fort qu’elles ne soient examinées et votées avant la fin de l’année 2010. Ces lois devraient être soutenues par l’amélioration des conditions de travail et de vie du magistrat, en plus d’une campagne systématique et permanente de moralisation. Certes, on a changé des hommes, mais le pouvoir judicaire n’émet pas encore des signaux forts du changement tant souhaité par le peuple congolais pour une justice juste.
Au plan économique, le président de la République, au terme de sa première année d’exercice de pouvoir, attirait l’attention du gouvernement sur la mise en place d’un «cadre macro-économique » pour permettre à la RDC de redécoller. C’est dans cet ordre d’idées qu’il faut saluer les décisions portant réforme des entreprises du portefeuille. Malheureusement, le gouvernement s’est illustré par des tergiversations tant il est vrai que les résultats se font attendre. Trois ans durant, l’on court derrière le nouveau Programme économique, PEG 2.
Je dirais même qu’il s’agit d’un échec pour autant que les résultats ne sont pas du tout palpables et que les préoccupations de la demande sociale de la population ne sont pas encore satisfaites. Le chantier le plus important, parmi les 5 du vaste programme du président de la République, celui de l’amélioration des infrastructures de base, a démarré timidement.
Puisque c’est l’économie qui sous-tend le social, la situation des populations ne fait que se dégrader davantage sans espoir d’un redressement rapide. Dans ces conditions, l’agriculture créatrice de richesses, n’a pas encore voix au chapitre, malgré la distribution de nombreux tracteurs à ceux qui n’ont aucun hectare de champs à cultiver.
Dans le domaine culturel, le théâtre congolais a cédé l’écran au théâtre nigérian, la production intellectuelle et littéraire a du mal à trouver des mécènes. Les musiciens congolais ne cessent de survoler mers et océans. Quelle est leur part de contribution à l’effort du développement national à l’image de leurs collègues ouest-africains ? Leur seul point fort, c’est la polémique et l’injure facile… sous la barbe du ministère de la Culture et des Arts.
Il est aussi vrai que la RDC est championne d’Afrique du CHAN 2009, et que le TP Mazembe a remporté la coupe d’Afrique des clubs champions. Mais la popularité de Kofi Olomide, Fally Ipupa, le succès pourtant mérité des Léopards locaux et de Mazembe ne sera que des illusions faute d’une politique culturelle et sportive nationale.
Un ancien international congolais de football, professionnel en France, aujourd’hui député national, a dressé un tableau sombre du SPORT CONGOLAIS. Aucune réforme n’est encore envisagée dans ce domaine.
Dès lors, quelles sont les perspectives d’avenir ? Je ne voudrais pas anticiper sur l’état de la Nation que le président présentera le 6 décembre devant le Congrès. Néanmoins, un sage congolais, dans une interview à la télévision nationale, disait en ce qui concerne les 5 Chantiers, qu’un président de la République « énonce, décide », mais ne « fait pas ». Ce sont « ses collaborateurs qui font et font faire ». C'est-à-dire, ils mettent en exécution ses « énoncés, ses décisions ». Tel n’est pas le cas dans notre pays. Une telle insuffisance doit être surmontée avant les prochaines élections.
A travers ce survol des réformes que je viens d’effectuer, on ne peut reprocher au président Kabila de ne pas avoir une «vision de développement ». Vision je résume en ces mots : « paix, justice et développement ». Il vient de le démontrer à travers les réformes politique, judiciaire, économique, pour ne citer que ces secteurs. Je serais incomplet si je ne signalais pas l’élaboration des lois sur le Conseil supérieur de la Défense, la Réforme de l’Armée et de la Police et le Statut du personnel militaire déjà en discussion au Parlement. Sur ce point précis, la vision du président Kabila se résume dans cette déclaration :« Mon objectif est de doter notre pays d’une armée républicaine, professionnelle et dont la qualité du personnel et de l’équipement seront comparables à celle de meilleures armées du monde ; une police nationale qui rassure et protège les populations et leurs biens dans le strict respect de la loi et des droits des citoyens ; des services de renseignements formés et uniquement dédiés à la détection et à la prévention des risques de sécurité pour l’Etat et les populations ».
Malgré cette vision si claire pourquoi la RDC tarde-t-elle à décoller ? Serait-ce un problème d’hommes, de moyens, d’organisation, de moralité ou d’impunité ?
La grande faiblesse est avant tout cette absence de politiques dans chaque domaine de la vie nationale. Ensuite, la présence de ces hommes à la moralité douteuse dans le cercle du pouvoir qui s’illustrent par le vol, le détournement, la corruption, la délation, le clientélisme, aliénant ainsi l’intérêt général au profit des ambitions personnelles.
Source : le Potentiel