Branle-bas de combat en République démocratique du Congo. La « maladie inconnue » qui a déjà fait plus de 450 morts depuis le mois de mai, dans la province du Kasai Occidental, a été identifiée par l’OMS : il s’agit en fait de la fièvre hémorragique Ebola. Après plusieurs semaines d’investigations par des équipes des ministères de la Santé provincial et national, de l’Institut national de Recherches biologiques et de l’OMS, la présence du virus Ebola a finalement été confirmée. Extrêmement contagieuse, cette maladie hémorragique est apparue pour la première fois dans le pays en 1976. Et elle est mortelle dans 50% à 90% des cas. Elle se caractérise par une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des céphalées et des maux de gorge. Elle est suivie de vomissements, de diarrhées, d’éruption cutanées, d’insuffisance rénale, hépatique, et d’hémorragies internes et externes. Aucun traitement n’est à ce jour disponible, même si plusieurs candidats-vaccins sont en cours d’essai. Mais cela prendra sous doute encore plusieurs années, tient à préciser l’OMS. La seule mesure efficace consiste donc à isoler les malades. Des équipes sont d’ailleurs déjà sur place. Car il y a urgence. Plus de 1 200 personnes sont déjà mortes de la fièvre hémorragique Ebola depuis la découverte du virus en 1976 : c’était à Nzara, dans la province ouest-équatoriale du Soudan, et à Yambuku, une région voisine du Nord de la République démocratique du Congo.