a police de la République démocratique du Congo (RDC) a noté lundi des "avancées significatives" dans la protection des mineurs, au terme d'une campagne menée conjointement avec la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) dans les onze provinces du pays. "L'évaluation de cette campagne intervenue dans les dernières semaines nous a révélé des avancées significatives dans la perception du rôle de la police par la population d'une part, ainsi que le changement positif d'attitude de la police à l'égard des enfants d'autre part", a affirmé l'inspecteur général adjoint de la police, le général Charles Bisengimana. Lancée en juin, la campagne, dont la clôture intervient la veille de la journée internationale de l'enfant, a permis aux policiers congolais d'"augmenter leurs capacités dans la protection des mineurs", a-t-il affirmé. S'exprimant en présence notamment du numéro 2 de la Monuc, Ross Mountain, et de la ministre de la Condition féminine et de la Famille, Philomène Omatuku, le général Bisengimana a appelé à la création, dans les onze provinces du pays, de nouvelles unités de protection des enfants. Les enfants représentent plus de 56% de la population congolaise estimée à plus de 60 millions. Cette campagne, organisée pour la première fois en RDC, a regroupé, à travers des séminaires, policiers, membres de la société civile et enfants victimes d'abus de la part des forces de l'ordre congolaises pour "stigmatiser tout comportement qui ne protège nullement les intérêts des enfants". A Kinshasa, quelque 3.000 policiers ont bénéficié de cette formation axée notamment sur les principes de protection de l'enfant et le rôle de la police envers les mineurs, a précisé M. Mountain. Mme Omatuku a indiqué que "le contexte de crise socio-économique, d'instabilité politique et de conflits armés de ces dernières années a fait que les droits des enfants soient violés au quotidien et ignorés par les enfants eux-mêmes et par la communauté". Cette situation contribue à l'accroissement du taux d'enfants orphelins du fait du sida, d'enfants de la rue ainsi que de ceux soumis à des pires formes de travail, selon la ministre. Elle a annoncé le dépôt par le gouvernement mardi à l'Assemblée nationale d'un "Code de protection de l'enfant" en vue de son adoption comme loi. Ce texte renferme les dispositions de promotion et de protection des droits de l'enfant conformément aux normes internationales.