Les 212 exilés politiques congolais, dont l’ex colonel Jules Mutebutsi et ses compagnons hébergés dans le camp de Tshoko au sud du Rwanda ne recevront plus des vivres et non vivres du gouvernement rwandais. Décision prise en octobre dernier et confirmée ce mardi par Charles Murigande, ministre rwandais des Affaires étrangères. Selon ce dernier, cette mesure est dictée par le fait son gouvernement n'a plus de ressources pour nourrir ces exilés, rapporte radiookapi.net « Ce sont des gens bien portants qui peuvent travailler pour gagner leur nourriture comme beaucoup d’autres Congolais qui travaillent ici au Rwanda. On leur a permis de résider, de travailler. Il y a des milliers d’enseignants congolais dans nos écoles. Il y a des Congolais qui travaillent comme des mécaniciens, comme des chauffeurs, comme des comptables experts. Et nous leur avons dit que nous n’avions aucune raison de continuer à les nourrir comme si c’était des handicapés. Mêmes nos handicapés on ne les nourriT pas. Donc, on ne voit pas pourquoi le gouvernement rwandais continuerait à nourrir des gens bien portants, qui peuvent travailler et qui peuvent se nourrir », a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise. Jusque là, le HCR et la Croix-Rouge internationale refusent toujours de prendre ces exilés en charge. Selon le HCR, Mutebutsi et ses compagnons ne sont pas éligibles comme réfugiés, puisque qu’ils ont appartenu à un groupe armé.