20 novembre 2007
Mwenga : pourparlers FARDC et FDLR
Une délégation militaire conduite par le Commandant de la 10è région militaire s'est entretenue, lundi, avec une faction d'ex-combattants hutus rwandais, présents sur le sol congolais. La rencontre s'est déroulée dans la localité de Kilungutwe, en territoire de Mwenga au Sud-Kivu, indique radiookspi.net C'est dans cette localité que se retrouve actuellement une forte concentration de ces ex-combattants. Les sources de la 10è région militaire indiquent qu’il a été question de faire comprendre la volonté de Kinshasa et de Kigali, qui les appellent à regagner pacifiquement le Rwanda.
RDC : Coopération sino-rdcongolais
Ce n’est pas demain ni le surlendemain que va s’arrêter l’onde de choc provoquée par la signature d’un contrat de coopération de plus de dix milliards de dollars entre la Chine et la République démocratique du Congo. Pas de doute possible, la puissance de la Chine va continuer à faire jaser et pour longtemps encore. Surtout dans certains milieux occidentaux où, vraisemblablement, l’on est encore loin de digérer le coup qui vient de leur être « assené » par l’arrivée en RDC de la grande Chine. MISES EN GARDE INSISTANTES Levée de boucliers…de la part de nos partenaires « traditionnels ». Voilà ce que la RDC a eu comme réponse. Avec des mises en garde insistantes, tantôt sur des « craintes » d’accroissement de la dette publique, tantôt sur des « risques » de déstabilisation du cadre macro-économique…de la RDC. « Beaucoup d’Africains se réjouissent de cette arrivée en force de l’argent chinois qui profitera peut-être à la Guinée (bauxite) ou au Tchad (pétrole). Ils tiennent les mises en garde du FMI et de la Banque mondiale pour une manifestation de mauvaise humeur des Occidentaux dont les monopoles sont enfin battus en brèche », écrivait, le 16 octobre 2007, un influent quotidien européen. Avant de poursuivre : « Les dangers de cette manne (chinoise) sont pourtant bien réels. On n’injecte pas sans conditions de telles sommes dans des pays très pauvres comme la RDC où les trois quarts des habitants vivent avec moins d’un dollar par jour, sans déséquilibrer la balance commerciale, le budget et la structure même d’un Etat encore embryonnaire ». Et le journal d’expliciter : « Ce n’est pas tant que la Chine prête à l’Angola ou au Soudan qui choque, mais qu’elle prête à des pays surendettés. Comment la RDC obtiendra-t-elle l’effacement des 14 milliards de son fardeau après avoir accepté un crédit chinois de 5 milliards ? ». Cette analyse, aussi orientée et partiale soit-elle, ne reflète pas l’absolue vérité des chiffres. Dès lors qu’il s’agit d’un pays dont les potentialités ne sont comparables à aucun autre Etat., la dette de la RDC, toute proportion gardée, est insignifiante. Les experts congolais seraient prêts à en débattre. En tous les cas, au fil des jours, les frémissements du début ont cédé la place à une attitude de « compréhension » en vue d’accompagner le gouvernement congolais. Nonobstant quelques discours agressifs à l’endroit des autorités congolaises, comme si le pays n’était pas maître de ses choix politiques et économiques à l’instar du partenariat qui vient de voir le jour entre Pékin et Kinshasa. Quoi qu’il en soit, les Congolais viennent d’avoir la démonstration de leurs illusions sur les intentions réelles des soi-disant amis. UNE VIEILLE POLITIQUE On est bien devant des signes qui ne trompent pas. « Décidément, nos amis occidentaux ne nous veulent pas du bien.», affirme sans ambages un professeur qui enseigne dans une université congolaise. Spécialiste en relations internationales, il met cette attitude sur le compte d’une vieille conception de certains milieux politiques européens qui trouvent en une Afrique faible leur propre essence d’exister. Ceux-ci ambitionnent de placer ainsi les pays africains, plus particulièrement au sud du Sahara, dans la position d’Etats encore sous dépendance et dépourvus de toute souveraineté. Ils vivent donc avec un siècle de retard. En marge de la conférence organisée le 14 novembre au Grand Hôtel Kinshasa dans le cadre des journées belges en RDC sur le thème « Quel développement économique pour la RDC ? Quel rôle pour les partenaires internationaux ? », il nous a été amené de constater, non sans ironie, que « les masques sont finalement tombés ». Les réactions épidermiques, au point, pour certains, de se comporter en gouverneur d’un protectorat, ont finalement permis de mettre en lumière ce que les Congolais avaient déjà compris. N’en déplaise à ceux qui croyaient qu’ils étaient dupes. Les contrats avec la Chine n’alourdissent pas la dette congolaise. Bien au contraire, ils n’y ajoutent pas un dollar de plus, pour paraphraser l’ambassadeur de Chine en RDC qui était plus qu’à la hauteur mercredi 14 novembre. De quoi s’agit-il ? Tout bonnement d’un troc pour lequel la RDC n’avait aucune autorisation préalable à recevoir de qui que ce soit pour éviter à sa population de continuer à chasser des rats afin de survivre sur un sol sur lequel dorment des richesses incommensurables. Il fallait y penser. « La situation d’aujourd’hui qui permet à certains représentants des pays « amis » de manquer un minimum de courtoisie imposée par leur statut envers les autorités congolaises, relève précisément de cet état dans lequel ces mêmes « messieurs » se sont donnés pour mission de nous maintenir », déplore un diplomate d’un pays africain présent à la cérémonie du Grand Hôtel Kinshasa. « Je le subodorai déjà », a-t-il ajouté, non sans amertume. DIGNITE A SAUVEGARDER Et pourtant, les humiliations diverses subies par le peuple congolais devraient mettre celui-ci plus dans un état défensif qui, paradoxalement, devient celui de ceux qui voient dans le choix des autorités congolaises une atteinte, et les Congolais le savent, à leurs propres profits. Lesquels sont loin d’être ceux des pays qu’ils représentent ou de celui qui les agrée. La conférence-débat pilotée par la Fédération des entreprises du Congo, FEC, et la Chambre de commerce belgo-congolaise à laquelle ont pris part les autorités congolaises, les ambassadeurs de Belgique, de Chine et de la République d’Angola en RDC ainsi que, l’ambassadeur de l’UE, a été révélatrice de véritables intentions des uns et des autres. « L’amitié, affirmait le président Nicolas Sarkozy, n’est pas synonyme de soumission ». « La RDC, ses autorités et son peuple ne doivent pas céder à cette provocation », a conseillé un homme d’affaires. Bien au contraire, ils doivent rester solidaires et vigilants car, les intérêts de la RDC ne sont pas à brader, a-t-il rappelé. Autant la dignité des autorités congolaises doit être sauvegardée, a-t-il fait savoir. Car, a-t-il noté, « il n’est pas explicable d’assister sans étonnement à une invective injustifiée d’un représentant d’un pays soit disant ami vis-à-vis des représentants des institutions légitimement élues du pays qui l’accueille et auquel il doit, conformément aux usages courants, un minimum de courtoisie à défaut d’un maximum de correction ». Voilà qui est bien dit…même si, par les temps qui courent, nos « amis » utilisent bassement « l’arme » de visas pour soumettre les idées. L’on ne peut conclure non sans avoir rappelé la nécessaire intervention de l’ambassadeur d’Angola dont les effets n’avaient d’égal que les applaudissements nourris de la salle. Laquelle intervention a fait dire à un politique congolais chevronné : « A bon entendeur, salut ».
RDC : Le carburant de plus en plus cher
Le gouvernement a été amené à revoir à la hausse, par deux fois, les prix du carburant à la pompe. De 535 Fc, le prix du carburant est passé à 580, ensuite à 610 Fc le litre, sans que l’on crie garde. Par la loi de l’élasticité, les prix de principaux produits de première nécessité ont suivi le même rythme. C’est la furie quand on sait que la marge bénéficiaire n’est jamais respectée. Les tensions sont déjà perceptibles au sein de la population. Les pays africains peuvent-ils survivre à la flambée du prix du pétrole? Des analystes se sont adonnés à cet exercice pour répondre à cette interrogation depuis la saga qui secoue le marché mondial du brut où l’on ne s’étonne pas de voir du jour au lendemain le prix du baril atteindre le plafond de 100 Usd. A ce prix, le pétrole fait déjà la fête des pays exportateurs, alors qu’il est porteur de malheurs dans les pays importateurs comme la RDC. Faute d’une politique de substitution dans le cas d’espèce. En effet, en l’espace d’un mois, sans crier garde, le gouvernement a dû revoir par deux fois les prix du carburant à la pompe. D’abord de 535 Fc à 580Fc, ensuite à 610 Fc pour un litre d’essence. Alors que l’augmentation du prix du pétrole représente une chance de réajuster ou d’améliorer la balance de paiement des pays producteurs de l’or noir, cette hausse vertigineuse constitue par contre un véritable cauchemar pour les importateurs du pétrole du fait que leurs progrès économiques et programmes de développement peuvent être ralentis ou simplement anéantis. Cela est d’autant plus vrai qu’il en résulte souvent de sérieuses contraintes financières pour plusieurs pays pauvres très endettés, et en plus importateurs du pétrole. La hausse du prix du pétrole se ressent également sur les entreprises. Elle provoque d’abord l’augmentation du prix des produits pétroliers au plan national avec des charges élevées, ensuite celui de plusieurs intrants intermédiaires, et entraîne finalement l’envolée des coûts de production. Par voie de conséquence, elle peut amener les entreprises à réduire leur demande de main-d’œuvre, à revoir leurs investissements et leur production. Deuxièmement, la demande du pétrole à court terme étant hautement inélastique, les consommateurs sont amenés à réduire leur consommation des biens et services pour honorer des factures d’énergie très salées. Troisièmement, les pays importateurs de pétrole connaissent des problèmes de balance des paiements puisqu’ils doivent disposer de plus de ressources pour régler des factures plus élevées au titre du pétrole qu’ils importent. Les gouvernements se voient ainsi contraints à faire face à des engagements budgétaires plus importants, susceptibles de compromettre leur capacité à financer des programmes sociaux. OBLIGATION DE SURVIE Dans une économie aussi désarticulée, le marché intérieur n’a pas tardé à réagir à cette inflation « importée ». Les prix des denrées de première nécessité ont pris l’ascenseur, motivés dans leur euphorie par un baril en perpétuelle ascendance. A Kinshasa où la marge bénéficiaire n’est pas du tout respectée, les prix sont en train de s’emballer. Tenez. Le transport est devenu difficile depuis une dizaine jours. Hier lundi, la situation s’est aggravée pour autant que les automobilistes s’attendent à une augmentation des prix que l’Hôtel de ville leur refuse encore. Ils ont préféré garder leurs véhicules à domicile, à défaut de s’adonner à des « demi-terrains », pratique courante à Kinshasa. Au Marché central, les prix se sont affolés : un rouleau de papier hygiénique qui se vendait à 100 FC la pièce, était vendu hier lundi à 120 Fc au Marché central et à 150 Fc dans des boutiques. L’on indique que la bière locale qui devrait suivre le même élan à la hausse dans la mesure où les sociétés brassicoles accusent maintenant les frais de charge plus élevés avec cette augmentation du prix du carburant. L’on avance qu’une bouteille de Primus ou Skol serait vendue à 650 ou 700 Fc. Il en sera ainsi de la botte de feuilles de manioc, de légumes, d’un sakombi de fufu, du maïs et du riz. Bien sûr que la chickwangue emboîtera ensuite le pas. Et c’est l’explosion sociale avant que les bailleurs n’entrent dans la danse avec le coût du loyer. Et dire que l’OPEP a décidé de bousculer les économies faibles et extraverties à la veille des fêtes de Noël et de Nouvel an. C’est pour vous dire que les tensions sont déjà perceptibles sur les visages des pauvres consommateurs congolais, obligés désormais à faire des coupes sombres sur un illusoire budget familial pour survivre. UN FEU ROUGE Le gouvernement a du pain sur la planche devant cette euphorie pétrolière. D’abord, pour éviter toute rupture de stock de carburant, le gouvernement est contraint à revoir les prix à la pompe. Mais, le scénario le plus redoutable est la réaction de la classe moyenne de la population congolaise, notamment les fonctionnaires et autres ménages à revenus modestes. Car, comment concilier le refus du FMI de voir le gouvernement augmenter les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat et la nécessité pour l’Etat d’améliorer tant soit peu le pouvoir d’achat de cette même population afin de l’aider à contenir les pressions internes de la hausse du prix du pétrole sur le marché international ? C’est tout le dilemme qu’aura à négocier péniblement le Premier ministre Antoine Gizenga dans son projet de budget 2008. Au niveau des finances publiques, les cours élevés du pétrole risquent de peser lourd sur le budget tant au niveau des recettes qu’à celui des dépenses. Du point de vue des recettes, l’assiette fiscale s’en ressentira si la rentabilité des entreprises consommatrices de pétrole est mise à rude épreuve et si le chômage grimpe. Naturellement, les gouvernements font l’objet d’une forte pression en ces circonstances précises pour amortir les effets de la hausse du prix du pétrole. Si les cours du pétrole ne reviennent pas à la moyenne, les contrôles des prix conduiront à d’interminables hausses qui seront en dernier ressort supportées par les contribuables. Pour dire tout simplement par la population. Décidément, l’on craint que l’on tende vers une vive agitation sociale. Pour autant que, pris dans les mailles des exigences du FMI, le gouvernement se retrouvera presque dos au mur : coincé dans la logique du FMI, mais contraint par la pression interne à agir pour préserver – s’il en existe encore – le pouvoir d’achat de la population. C’est dire que si la hausse du prix du baril du pétrole fait le bonheur des pays membres de l’OPEP qui menacent déjà d’en faire une arme de chantage, un outil politique et sûrement de conflit, elle donne par contre des insomnies aux gouvernements des pays consommateurs du pétrole, et à celui de Kinshasa, pour le cas d’espèce. Faute d’une politique de substitution devant des impondérables des cours sur le marché international. Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
VOTRE BLOG "VIGILANCE RDC " marque une pause de quelques semaines à très bientôt
Votre blog marque une pause, le temps pour son animateur de se ressourcer et de revenir ( vers la mi-décembre) avec une nouvelle motivation A bientôt,
Kigali suspend son assistance aux exilés congolais dont Jules Mutebutsi
Les 212 exilés politiques congolais, dont l’ex colonel Jules Mutebutsi et ses compagnons hébergés dans le camp de Tshoko au sud du Rwanda ne recevront plus des vivres et non vivres du gouvernement rwandais. Décision prise en octobre dernier et confirmée ce mardi par Charles Murigande, ministre rwandais des Affaires étrangères. Selon ce dernier, cette mesure est dictée par le fait son gouvernement n'a plus de ressources pour nourrir ces exilés, rapporte radiookapi.net « Ce sont des gens bien portants qui peuvent travailler pour gagner leur nourriture comme beaucoup d’autres Congolais qui travaillent ici au Rwanda. On leur a permis de résider, de travailler. Il y a des milliers d’enseignants congolais dans nos écoles. Il y a des Congolais qui travaillent comme des mécaniciens, comme des chauffeurs, comme des comptables experts. Et nous leur avons dit que nous n’avions aucune raison de continuer à les nourrir comme si c’était des handicapés. Mêmes nos handicapés on ne les nourriT pas. Donc, on ne voit pas pourquoi le gouvernement rwandais continuerait à nourrir des gens bien portants, qui peuvent travailler et qui peuvent se nourrir », a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise. Jusque là, le HCR et la Croix-Rouge internationale refusent toujours de prendre ces exilés en charge. Selon le HCR, Mutebutsi et ses compagnons ne sont pas éligibles comme réfugiés, puisque qu’ils ont appartenu à un groupe armé.
Crash de Kingasani : résultats de l’enquête parlementaire bientôt présentés aux députés
La commission d’enquête parlementaire instituée le 17 octobre dernier pour faire la lumière sur le crash de l’Antonov 26 est en train de rédiger son rapport qui sera bientôt communiqué aux députés, a indiqué ce mardi son président à radiookapi.net Jean-Lucien Busa indique d’abord que les travaux de la commission se sont effectués normalement. Les membres de cette commission ont obtenu un délai de 15 jours et obtenu une rallonge de 1o jours, compte tenu de la complexité, l’abondance et l’importance et les ramifications de l’enquête. «Tous les services ainsi que toutes les personnes impliqués directement ou indirectement devraient être entendus. Et qu’en même temps, nous devrions réunir tous les éléments techniques et administratifs nécessaires pour que la vérité éclate. Nous avons donc fini le travail et sommes en pleine rédaction du rapport. Très bientôt le bureau de l’Assemblée nationale pourra être saisi et celui-ci va fixer le jour du débat en plénière », conclut le président de la commission.
19 novembre 2007
RDC: la police congolaise note des "avancées" dans la protection des enfants
a police de la République démocratique du Congo (RDC) a noté lundi des "avancées significatives" dans la protection des mineurs, au terme d'une campagne menée conjointement avec la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) dans les onze provinces du pays. "L'évaluation de cette campagne intervenue dans les dernières semaines nous a révélé des avancées significatives dans la perception du rôle de la police par la population d'une part, ainsi que le changement positif d'attitude de la police à l'égard des enfants d'autre part", a affirmé l'inspecteur général adjoint de la police, le général Charles Bisengimana. Lancée en juin, la campagne, dont la clôture intervient la veille de la journée internationale de l'enfant, a permis aux policiers congolais d'"augmenter leurs capacités dans la protection des mineurs", a-t-il affirmé. S'exprimant en présence notamment du numéro 2 de la Monuc, Ross Mountain, et de la ministre de la Condition féminine et de la Famille, Philomène Omatuku, le général Bisengimana a appelé à la création, dans les onze provinces du pays, de nouvelles unités de protection des enfants. Les enfants représentent plus de 56% de la population congolaise estimée à plus de 60 millions. Cette campagne, organisée pour la première fois en RDC, a regroupé, à travers des séminaires, policiers, membres de la société civile et enfants victimes d'abus de la part des forces de l'ordre congolaises pour "stigmatiser tout comportement qui ne protège nullement les intérêts des enfants". A Kinshasa, quelque 3.000 policiers ont bénéficié de cette formation axée notamment sur les principes de protection de l'enfant et le rôle de la police envers les mineurs, a précisé M. Mountain. Mme Omatuku a indiqué que "le contexte de crise socio-économique, d'instabilité politique et de conflits armés de ces dernières années a fait que les droits des enfants soient violés au quotidien et ignorés par les enfants eux-mêmes et par la communauté". Cette situation contribue à l'accroissement du taux d'enfants orphelins du fait du sida, d'enfants de la rue ainsi que de ceux soumis à des pires formes de travail, selon la ministre. Elle a annoncé le dépôt par le gouvernement mardi à l'Assemblée nationale d'un "Code de protection de l'enfant" en vue de son adoption comme loi. Ce texte renferme les dispositions de promotion et de protection des droits de l'enfant conformément aux normes internationales.
RDC / Les faux-vrais journaux des vrais-faux persécutés
Les éditeurs des journaux paraissant au Katanga, dans le sud-est de la république démocratique du Congo (RDC), sont inquiets. Ils ont peur d'être accusés de favoriser l'entrée illégale des Congolais en Europe. Ces derniers temps, en effet, pour obtenir le droit d'asile, des clandestins brandissent des coupures de journaux de cette région, attestant qu'ils sont pourchassés pour leurs opinions politiques ou qu'ils ont été emprisonnés sans procès. Ces sans-papiers ne manquent pas d'arguments. Certains se disent traqués parce qu'ils sont nés d'un père tutsi rwandais et d'une mère luba congolaise. D'autres prétendent être poursuivis par le régime de Kabila parce qu'un membre de leur tribu, Katebe Katoto, dans le sud du Katanga, a fait alliance avec les ex-rebelles congolais soutenus par le Rwanda, dans l'est du pays. A Kinshasa, depuis plusieurs années déjà, des journalistes peu scrupuleux se font payer par des candidats à l'émigration pour écrire des articles racontant que ceux-ci sont menacés par le régime en place, afin de justifier une demande d'asile politique. Au Katanga, les émigrés écrivent eux-mêmes les articles et les font passer pour des informations publiées par les journaux. Editrice du journal Esther, Maguy Kikontwe estime que l'absence de journaux en ligne favorise les contrefaçons. Selon elle, "ce n'est pas possible de pirater un journal présent sur le web car on peut se faire prendre très vite". Diffusés uniquement à Lubumbashi [capitale du Katanga] et à très peu d'exemplaires, ces titres sont introuvables à l'extérieur, ce qui facilite leur piratage. Les Occidentaux ne sont pas dupes pour autant. Pour vérifier l'authenticité de ces articles, ils interrogent souvent les ONG de défense des droits de l'homme. "L'Office canadien des réfugiés, à Montréal, au Canada, nous a par exemple récemment demandé si le journal Le Lushois existait bien à Lubumbashi", témoigne Dieudonné Been Masudi, directeur exécutif du Centre des droits de l'homme de cette ville. "Ils nous ont demandé de leur trouver des exemplaires du Lushois datant de juillet 2003." Outre les services chargés des dossiers des réfugiés, "les avocats de certains clandestins de Belgique et des Etats-Unis, poursuit Been Masudi, nous contactent régulièrement pour vérifier certaines dépositions de leurs clients. Même Amnesty International nous a écrit de Londres dans le cadre d'une enquête sur des demandeurs d'asile congolais." Les autorités des pays européens sont de moins en moins enclines à ajouter foi à ces prétendues preuves de persécution. Articles de complaisance ou fabriqués de toutes pièces ne convainquent plus les organismes chargés d'étudier les dossiers des demandeurs d'asile. Selon Jérôme Camus, de la commission de recours des réfugiés, à Paris, le stratagème est désormais bien connu. Ces "preuves" ne suffisent plus pour obtenir l'asile politique. Les éditeurs katangais, eux, sont embarrassés. L'éditeur du Devoir, Jean-Pierre Lenge, a reçu une lettre d'un conseiller de l'Immigration Advisory Service, au Royaume-Uni, l'interrogeant sur son journal. "Reconnaissez-vous en votre âme et conscience, lui demandait-il, avoir publié en 2003 l'article dont vous trouverez une copie en annexe ?" Après vérification, il a constaté qu'il s'agissait d'un faux. "Je leur ai dit que ce demandeur d'asile était un escroc, poursuit cet éditeur, car nous n'avons jamais écrit dans notre journal que la vie de ce monsieur du Nord-Kivu était en danger." Noé Ngoy Kikungula, éditeur du Lushois, a connu à plusieurs reprises la même mésaventure. Depuis le début de l'année, il a été contacté par un organisme basé à Genève et par le ministère des Affaires étrangères belge. "Je n'ai pas caché mon indignation et j'ai dit haut et fort au téléphone que mon journal n'avait jamais publié un article sur ces clandestins qui prétendent être en insécurité en RDC." Face à ces escroqueries dont ils sont aussi les victimes, les éditeurs, désemparés, craignent de se voir accusés de complicité dans un "trafic d'êtres humains", selon les termes employés en Europe. Bethuel Kasamwa-Tuseko
RDC : Le gouvernement se satisfait d’un « état du territoire calme » pourtant trompeur
Le Conseil des ministres a, selon son porte-parole, noté vendredi que « l’état du territoire est calme dans l’ensemble, hormis des cas d’insécurité entretenus dans la province du Nord-Kivu par les éléments dissidents de Laurent Nkunda et d’autres éléments incontrôlés ». En prenant connaissance du « vote d’une motion de censure contre le gouvernemental provincial du Sud-Kivu par les députés provinciaux en date du 14 novembre 2007 », il donne l’impression de n’avoir pas senti qu’il s’agit en fait d’un calme trompeur. Le gouvernement se doit de scruter au-delà des évidences. Il constatera alors que le fonctionnement des entreprises publiques est aujourd’hui tributaire de mandataires moralement démobilisés, parce que « démissionnés » depuis juin dernier par la ministre du Portefeuille. Ils attendent encore de faire la remise et reprise avec les lauréats du test organisé par le COPIREP, trois mois après l’expiration du délai de « 60 jours » durant lequel ils étaient astreints à expédier les affaires. Sur le plan politique, les Assemblées et les gouvernements provinciaux n’émettent pas, « dans l’ensemble », sur la même longueur d’ondes, si l’on s’en tient aux motions de défiance, échues ou en cours d’élaboration, enregistrées dans plusieurs provinces. Au Palais du peuple de Kinshasa, les discours virulents entendus à la rentrée judiciaire, le « regrettable malentendu » dénoncé avec la même virulence dans l’épisode de la perquisition « hors normes » du domicile du sénateur Polycarpe Mongulu ainsi que les débats enflammés sur des questions orales adressées aux ministres donnent la juste mesure de l’état des relations qu’entretiennent les différents pouvoirs. Au plan social, les professeurs de l’UNIKIN (Université de Kinshasa) et de l’UNILU (Université de Lubumbashi), mécontents de leurs conditions sociales, ont débrayé. Le personnel médical, qui réclame le paiement de la prime de risque promise par le gouvernement, pourrait leur emboîter le pas. Quant aux médecins, réunis pour trois jours à Kinshasa sur des questions liées à leur profession, il n’est pas exclu qu’ils les rejoignent en revendiquant des améliorations salariales. PRIVILEGIER LES ATTENTES A l’analyse des faits, il semble que la suspension de la grève des agents et fonctionnaires de l’Etat, décidée par leur Intersyndicale à la suite de la promesse du Premier ministre Antoine Gizenga de payer le premier palier du barème salarial de Mbudi au mois de décembre, n’écarte pas l’éventualité d’une explosion sociale. En effet, la nouvelle augmentation du prix du carburant, dont le litre d’essence est passé de 530 Fc à 610 Fc à l’Ouest et un peu plus à l’Est du pays en ce mois de novembre, va avoir des répercussions dans d’autres secteurs. La qualité de vie des Congolais, déjà aléatoire, va alors recevoir un coup terrible, les tarifs de transport et les prix des produits de consommation courante prenant immanquablement l’ascenseur. Et ce, à quelques jours des fêtes de fin d’année. Le gouvernement est censé connaître les attentes des populations congolaises. Elles portent sur la pacification du territoire national, la restauration de l’autorité de l’Etat, la sécurisation des personnes et de leurs biens, la réhabilitation des infrastructures de base, des entreprises publiques et privées ainsi que l’amélioration du vécu quotidien. Et lorsqu’il fait état des « cas d’insécurité entretenus dans la province du Nord-Kivu», il pêche par omission. Car, hormis les tueries perpétrées par « les éléments dissidents de Laurent Nkunda et d’autres éléments incontrôlés », l’insécurité est perceptible dans les grandes agglomérations du pays. Parmi les causes de la recrudescence de la criminalité qui insécurise les citoyens, il y a l’obscurité dans laquelle sont plongés les quartiers des principales villes. L’eau courante, qui est un élément vital, est aussi devenu rare, même à Kinshasa où l’on organise des veillées nocturnes pour s’en procurer. Très tard dans la nuit. Par ailleurs, de nombreux territoires de la République démocratique du Congo sont inaccessibles à cause du mauvais état des voies de communication. Du fait de cet état des choses, d’autres se sont tournés vers les pays voisins. A l’instar de l’Ituri (province Orientale), où les échanges commerciaux se font principalement avec l’Ouganda. Surtout en monnaie ougandaise ! Quand on évoque la création des emplois et les investissements, on pense aussitôt au circuit bancaire, aujourd’hui décrédibilisé en RDC. Où, se plaignent par ailleurs de nombreux opérateurs économiques, « le crédit bancaire est mort ». « Ceux qui bénéficient encore de crédits, dans certaines banques, doivent donner des garanties importantes à l’étranger. Les Congolais, qui n’ont pas de garanties à l’extérieur, n’ont pas accès aux crédits bancaires. C’est une réalité indéniable depuis 1990 », selon le président de la FEC/province Orientale, Raymond Mokeni Ekopi Kane. En tout état de cause, le gouvernement doit se sentir interpellé, plutôt que de se satisfaire d’épiphénomènes somme toute positifs. Source : Le Potentiel
RDC : Les professeurs dénoncent leur clochardisation
Décembre noir pour le gouvernement Gizenga. Outre qu’il doit s’employer à défendre son projet de Budget 2008, il risque d’être pris dans un tourbillon de revendications sociales. Après les fonctionnaires, l’énervement du personnel de santé, les professeurs d’université et d’instituts supérieurs élèvent le ton. Bien plus, ils sont en colère. Dans un mémorandum adressé au gouvernement, ils dénoncent une « situation salariale de plus en plus décevante et démotivante ». Ils ont décidé de « poursuivre des actions de pression conformément aux droits que leur reconnaissent la Constitution et la législation sociale congolaises pour obtenir gain de cause ». « La grève du 13 au 17 novembre 2007 n’avait pour but que d’interpeller le Gouvernement, l’Assemblée nationale pour n’avoir pas répondu aux premières revendications de l’ensemble du personnel de l’Enseignement supérieur sur la nécessité de valoriser la fonction du professeur d’université ». Cette mise en garde est contenue dans le mémo du Collectif du corps académique et scientifique de l’Enseignement supérieur et universitaire au gouvernement. Il s’agit, pour être précis, du mémo sur les revendications de la Dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique du secteur public au gouvernement et déposé le 16 novembre 2007. Dans son mémo, ils dénoncent leur clochardisation et rejettent cette politique salariale sélective qui, en ce qui les concerne, est « de plus en plus humiliante, démotivante et a beaucoup contribué à la dégradation du système éducatif supérieur et universitaire dans le secteur public ». Ils insistent sur le fait que la situation salariale soit examinée avec beaucoup d’attention que la même valorisation des fonctions politiques. Aussi, tiennent-ils « à la revalorisation de la fonction du professeur d’université et que la rémunération soit l’ équivalent du montant de 2.150 Usd comme base pour un professeur ordinaire, et qui devrait être atteint depuis 2006, en sus des primes statutaires et spécifiques accordées officiellement par le gouvernement de transition ». DES GRIEFS CONTRE LE MINISTRE D’ETAT Dans le même mémo, ils dénoncent avec la dernière énergie les allégations inexactes du ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et universitaire contenues dans sa lettre du 23 octobre 2007 adressée au ministre du Budget instaurant « une base unique à tout agent, quel que soit le lieu de travail en incluant le corps enseignant de l’ESU ». Ils dénoncent également le protocole d’accord du 14 novembre sur l’application du 1er pallier de Mbudi, signé entre les responsables de l’Intersyndicale nationale du secteur public et les ministres de Finances, du Budget et de la Fonction publique ; « La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique ne se sent nullement lié par ce protocole d’accord, et moins encore par les accords de Mbudi qui n’engagent que leurs signataires, fonctionnaires dépendant de la Fonction publique », ont-ils souligné dans le même mémo. Au demeurant, ils invitent les institutions de la République à reconnaître le statut noble et particulier du professeur d’université. Faute de quoi « la Dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique se réserve le droit de poursuivre des actions de pressions conformément aux droits que lui reconnaissant la Constitution et la législation sociale congolaises pour obtenir gain de cause. Elle prendra pour responsables les institutions de la République des conséquences qui pourraient découler des poursuites des actions de pression », ont-ils conclu. Le message est clair. Comprenne qui pourra. En tous les cas, la décision interviendra le jeudi 22 novembre au terme de l’Assemblée générale extraordinaire convoquée à ce sujet. Deux points figurent à l’ordre du jour : Rapport du Comité exécutif suite à l’arrêt de travail ; Position des professeurs de l’Université de Kinshasa sur leur rémunération en rapport avec leurs revendications – budget 2008. Lieu de l’assemblée : Salle J de la Faculté Polytechnique. Memo sur les revendications de la dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique du secteur public La clochardisation du Professeur d’Université en République démocratique du Congo est telle que sa situation salariale est de plus en plus humiliante, démotivante et a beaucoup contribué à la dégradation du système éducatif supérieur et universitaire dans le secteur public. Une petite amélioration entamée au début de l’année 2007 dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du PADEM1 et reconnue par le gouvernement de transition n’a pas été poursuivie. Les tentatives de vouloir améliorer le salaire du professeur d’université à ce jour, le confondent au fonctionnaire du ministère de la Fonction publique en faisant fi de son statut spécifique tel que statué par l’ordonnance loi-081/160 du 7 octobre 1981. Les espoirs suscités par les nouvelles autorités du pays en 1997, de faire atteindre le salaire d’un professeur d’université à 2.500 $ pour un Professeur Ordinaire, ainsi que ceux suscités par la réforme du P ADEM, se sont estompés. Tous les Etats, y compris ceux d’Afrique valorisent les professeurs d’Université en tant que corps d’élite, producteurs des savoirs et des richesses. Le développement de la RDC passe par un système d’enseignement supérieur et universitaire performant, attrayant, soutenu et motivé. Il est étonnant que lorsque l’on fait croire au professeur d’université qu’il n’y a pas d’argent pour le payer suite à ses revendications, qu’on en trouve pour payer les membres de certaines institutions de la République (parlement, Gouvernement) avec des montants allant de 4.200 $ à 9.000 $ par personne pour des effectifs de près 650 à 60 membres respectivement, sans compter les nombreux avantages en terme des crédits dont bénéficient ces derniers. Les professeurs d’université ne peuvent que se réjouir d’une telle valorisation de ces fonctions politiques, et ils voudraient qu’il en soit de même pour la noble fonction du professeur d’université. Une analyse des impacts budgétaires démontre que les parlementaires à eux seuls consomment une enveloppe salariale (hormis les avantages) de près de 32,5 millions de dollars américains par an. La revendication des professeurs d’université n’est donc pas exagérée, dès lorsque l’enveloppe qui lui serait allouée dans le budget 2008 en tenant compte de la base exigée pour un Professeur Ordinaire, avoisinerait ce montant, tout en sachant que l’amélioration des rémunérations des professeurs d’université entraînerait celle des autres corps qui leur sont liés (voir tableaux en annexe). L’arrêt de travail (et non encore la grève) du 13 au 17 novembre 2007 avait pour but d’interpeller le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et universitaire, et à travers lui, tout le gouvernement, et l’Assemblée nationale pour n’avoir pas répondu aux premières revendications de l’ensemble du personnel de l’enseignement supérieur, sur la nécessité de valoriser la fonction du professeur d’université. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique, dénonce avec la dernière énergie les allégations inexactes du Ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et universitaire, contenues dans sa lettre du 23 octobre 2007 adressée au Ministre du Budget et dans sa note d’information adressée au 1 er Ministre le 15 novembre 2007. En effet, la dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique n’a jamais souhaité que soit instaurée une base salariale unique applicable à tout agent, quelque soit le lieu de travail en incluant le corps enseignant de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. De même, la dynamique n’a jamais assisté à des concertations avec le Ministre d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, et moins encore avec des Ministres d’autres départements, ayant abouti à un quelconque protocole d’accord. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique dénonce le protocole d’accord du 14 novembre 2007 sur l’application du 1er pallier de Mbudi, signé entre les responsables de l’Intersyndicale nationale du secteur public et les Ministres des Finances, du Budget et de la Fonction Publique. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique ne se sent nullement lié par ce protocole d’accord, et moins encore par les accords de Mbudi, qui n’engagent que leurs signataires, fonctionnaires dépendant de la fonction publique. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique s’en tient à la revalorisation de la fonction du professeur d’université par l’amélioration de sa rémunération au montant équivalent à 2.150 $ comme base pour un professeur ordinaire, et qui devrait être atteint depuis 2006, en sus des primes statutaires et spécifiques accordées officiellement par le gouvernement de transition. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique attire l’attention des membres des institutions de la République, sur la volonté avérée de certains d’entre eux de vouloir négliger le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, sans lequel tout développement de la RDC risquerait d’être hypothéqué. La dynamique invite les institutions de la république à reconnaître le statut noble et particulier du professeur d’université. La dynamique des responsables des corporations du personnel académique et scientifique se réserve le droit de poursuivre des actions de pression conformément aux droits que lui reconnaissent la constitution et la législation sociale congolaises pour obtenir gain de cause. Elle prendra pour responsables les institutions de la République, des conséquences qui pourraient découler des poursuites des actions de pression. Fait à Kinshasa, le 16/11/2007 Professeur Dr. Albert Kabamba Mueu Président de l’APUKIN Président du Collectif du Corps Académique Président de la Dynamique des Syndicats et Associations de l’ESU Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005 Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions. Source : Le Potentiel