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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

31 décembre 2007

Bonne et heureuse année 2008

Ami(e)s internautes, chers compatriotes,

Au-delà des clivages politiques et des divergeances idéologiques, les animateurs de votre blog formulent pour tous les africains et les RD-congolais en particulier, une année 2008 épanouissante.

Nos sentiments de sympathie et de solidarité vont naturellement à nos compatriotes du Kivu, victimes de la barbarie des victimes d'hier (bourreaux d'aujourd'hui). Nous exprimons également notre solidarité, à l'égard de nos frères soudanais et tous ceux qui à travers le continent africain souffrent de la cupidité et de la mégalomanie des uns et des autres.

Nous souhaitons une Afrique pacifiée, plus fraternelle et enfin une Afrique résolument indépendante et engagée sur le chemin du progès social et de la démocratie.

Bonne et heureuse année 2008

Posté par Kongolais à 19:25 - Echos de Château d'eau-St Denis- Château-rouge - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2007

RD Congo : le Katanga face à une crise politique

Plusieurs centaines de membres de la Coalition des Démocrates Congolais (Codeco) et ceux de l’Organisation non gouvernementale « La solidarité katangaise » ont marché pacifiquement, vendredi à Lubumbashi, pour contraindre le gouverneur de la province du Katanga de limoger le ministre provincial des Affaires foncières et des Mines, Barthélemie Mumba Gama.

Les initiateurs de la marche constituent une plateforme politique proche de Jean Claude Muyambo, ministre des Affaires sociales et Humanitaires du gouvernement central de la République Démocratique du Congo (Rdc), a constaté APA, sur place.

Partis, sous encadrement policière, du Bureau de l’Inspection provinciale de la Santé dans la commune de Lubumbashi, les manifestant ont couvert 4 km, dans les principales artères du centre ville de Lubumbashi, pour aboutir au siège de l’Assemblée provinciale du Katanga, où ils ont remis une pétition au rapporteur de l’Institution.

Les protestataires récusent Barthélemie Mumba Gama, estimant que ce dernier, nommé au titre de la Codeco, est « illégitime » parce que n’étant « plus membre de la coalition », dont il a été « radié pour déviationnisme ».

Cette situation a créé une crise opposant les membres de la CODECO proches de Jean Claude Muyambo Kyassa, à ceux qui soutiennent le gouverneur Moise Katumbi Chapwe.

Ni le gouverneur provincial, ni le ministre concerné n’ont encore réagi aux déclarations incendiaires entendues dans les deux camps, fait-on remarquer.

La CODECO fait partie de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle, plate forme qui avait soutenu la candidature de Joseph Kabila, lors de l’élection présidentielle d’octobre dernier.

Posté par Kongolais à 16:30 - Actualités politiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Banque centrale du Congo note une amélioration de la situation économique en Rdc

Le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Clause Masangu Mulongo, a dressé, le vendredi 28 décembre dernier, l’esquisse du bilan macro-économique de la Rdc en 2007. « La situation économique et financière de la République démocratique du Congo s’est nettement améliorée en 2007 par rapport à l’exercice pré­cédent à la lumière de l’évo­lution des indicateurs clés dans quatre principaux sec­teurs ».

Propos de Jean-Claude Masangu lors de la cérémonie d’échange de vœux, le vendredi 29 décembre 2007, avec les agents et cadres de l’institution d’émission.

Le gouverneur de la Ban­que centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, a dressé, le vendredi 28 décembre dernier, l’esquisse du bilan macroéconomique de la République dé­mocratique du Congo en 2007 ainsi que les perspectives pour l’année 2008. C’était à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux à l’esplanade de la BCC.

En rapport avec la situation économique et financière de la RDC, il a passé en revue les in­dicateurs de quatre secteurs-clés. « Au niveau du secteur réel, le taux de croissance économique est estimé à 6,3% à fin décem­bre 2007 contre 5,1% en 2006. Ces chiffres sont comparables à la moyenne des taux de crois­sance de l’Afrique subsaharienne établie à 6,2% en 2007 contre 5,5% en 2006 », a dit le numéro un de la BCC.

Par ailleurs, l’inflation, si­tuée à 18,2% une année auparavant, n’a été que de 9,9% con­tre un objectif de 12%. Pour cet indicateur, la RDC doit poursui­vre ses efforts en matière de maî­trise d’inflation pour se situer au niveau des taux affichés par les pays africains au Sud du Sahara. En effet, leurs taux d’inflation sont de 7,3% en 2006 et 7,5% en 2007.

Quant à la situation du sec­teur extérieur, elle a été marquée par une remarquable stabilité de la monnaie nationale autour de 500 CDF le dollar au cours de sept derniers mois de l’année. L’année en cours a soutenu Jean-Claude Masangu, se termine donc avec un taux de change de 502 CDF le dollar con­tre 503,4 CDF fin 2006, soit une appréciation de 0,1%.

Le gouvernement en programme avec le FMI

En définitive, l’expansion économique indique des progrès continus des efforts de stabilisa­tion et de relance de la croissance à travers l’application des réfor­mes structurelles et institutionnel­les, et l’amélioration de la ges­tion des finances publiques aussi bien du côté du gouvernement que celui de la BCC. Ces bons résultats, à en croire Masangu, ont permis aux autorités congo­laises d’entamer avec le Fonds monétaire international (FMI) les discussions pour la conclusion d’un nouvel accord triennal au titre de la Facilité pour la réduc­tion de la pauvreté et de la crois­sance (FRPC).

Ces efforts ont été récom­pensés sur le plan international au point que la RDC préside aujourd’hui à la destinée du G24 du FMI pour les douze mois à venir et celle du ministre des Fi­nances de la RDC aux fonctions du secrétaire du Caucus africain. Sans oublier les désignations de 2003 qui ont permis à la RDC de présider les Assemblées annuel­les du FMI et de la Banque mon­diale. Ce qui confirme le retour de la RDC sur la scène finan­cière internationale.

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Fin de la guerre des diamants

Premier producteur mondial de diamants – dont bon nombre ont financé des conflits sanglants à travers le continent –, l’Afrique revient de loin. En effet, un seul pays africain, la Côte d’Ivoire, est encore soumis à un embargo sur ces pierres précieuses, et des discussions sont en cours pour sa levée éventuelle si des mesures adéquates sont prises pour arrêter le trafic, notamment vers le Ghana.

La fin des guerres civiles en Angola, en Sierra Leone, au Liberia et en République démocratique du Congo (RDC) ont permis de juguler la contrebande des diamants, même si des ONG comme la britannique Global Witness réclament aujourd’hui un assainissement de l’industrie et une meilleure protection des travailleurs du secteur.

Selon les Nations unies (ONU) et l’Union européenne – qui a présidé en 2007 le processus de Kimberley, destiné à mieux contrôler le commerce des diamants, avant de passer la main à l’Inde pour 2008 –, plus de 99 % de la production mondiale provient de pays en paix contre 15 à 16 % dans les années 1990.

L’Union européenne (UE) joue un rôle de premier plan dans le processus de Kimberley. En effet, l’UE est le centre de commerce de diamants bruts le plus important au monde, et près de 80 % des diamants passent par Anvers, en Belgique.

De plus, les Européens souhaitent prévenir les conflits et arriver à une meilleure régulation de ce commerce pour qu’il soit plus juste et plus équitable. Le Congo-Brazzaville réintégré et le Liberia admis dans le processus de Kimberley En 2000, des gouvernements producteurs et acheteurs, des organisations non gouvernementales et l’industrie du diamant (qui était accusée d’acheter sans discrimination les diamants de la guerre), ont uni leurs efforts : ils ont établi en 2002 un système de certification appelé processus de Kimberley, endossé par l’Onu, qui a permis, selon eux, d’éradiquer presque entièrement le trafic de diamants de la guerre.

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28 décembre 2007

Afropresse, l’Afrique à travers la presse allemande.

Nous commencerons ce tour d’horizon par l’Afrique des Grands Lacs. La conférence sur la paix et la sécurité dans les deux provinces du Kivu, en République démocratique du Congo, ne débutera finalement que le 6 janvier. Mais par sa convocation, écrit la Tageszeitung de Berlin, le gouvernement congolais témoigne enfin de son sens des réalités. Depuis bientôt quatre mois, une nouvelle guerre meurtrière fait rage dans l’est du Congo. Le gouvernement de Joseph Kabila a sans cesse essayé de vaincre militairement les rebelles du général tutsi Laurent Nkunda. Mais les soldats acheminés en toute hâte de tous les coins du Congo n’ont rien pu faire contre une armée rebelle, infiniment plus petite mais infiniment plus motivée. Le dialogue politique, souligne le journal, est incontournable. Il devra toutefois dépasser le cadre d’un simple accord politique entre deux belligérants qui n‘ont déjà conclu la paix il y a un an que pour reprendre ensuite les armes. Les provinces du Kivu sont le foyer de l’instabilité au Congo. C’est de là que toutes les guerre sont parties et nulle part ailleurs au Congo les gens n’ont autant souffert d’une violence aussi brutale.  Un véritable processus de paix pour le Kivu doit donc inclure la population toute entière, ajoute la Tageszeitung. Le même journal relate par ailleurs qu’au Rwanda voisin, et cela n’est pas sans rapport avec les combats dans l’est du Congo, au Rwanda voisin donc la politique de réconciliation imposée par le gouvernement après le génocide de 1994 accuse bien des ratés. En atteste le volumineux rapport d’enquête parlementaire présenté le 10 décembre dernier à Kigali. Treize ans après le génocide, l’hostilité entre Hutus et Tutsis reste bien vivante, note le journal, qui cite des tracts incendiaires circulant dans certaines écoles du Rwanda. Celui-ci par exemple „les Tutsis sont des serpents, nous ne voulons plus d’eux et nous les tuerons“. Le succès de la politique de réconcilation, poursuit le journal, se mesure à la faculté de la jeunesse rwandaise de penser autrement que ses parents. Les écoles sont pour cela le lieu le plus important. Mais il n’y a plus de cours d’histoire dans les écoles rwandaises. La transmission du passé est donc abandonnée au récit qu’en font les familles ou à l’endoctrinement informel.

L’assassinat en Mauritanie de quatre touristes français a relancé la traque aux islamistes, les auteurs présumés de cette attaque étant à chercher, selon les autorités mauritaniennes, du côté de la Branche d’al Qaida au Maghreb islamique. L’épicentre est en Algérie, écrit à ce propos la Frankfurter Allgemeine Zeitung, mais le séisme a atteint depuis longtemps la côte atlantique de l’Afrique. Les islamistes qui assassinent dans le nord de l’Afrique se sont reconstitués, leur zone d’influence dépasse de loin le Maghreb pour aller jusqu’au Mali. Les services de sécurité, poursuit le journal, ont des avis divergents sur l’étroitesse du maillage de ce réseau terroriste. Mais une chose est sûre: il a déjà fait la preuve de sa très grande capacité d’adaptation.

L’hebdomadaire Der Spiegel évoque lui aussi le combat des islamistes, mais cette fois-ci dans l’est de l’Afrique, plus précisément en Somalie où la guerre fait de nouveau rage. Depuis que les troupes d’occupation éthiopiennes, lit-on dans le Spiegel, sont entrées il y a plus d’un an dans le champ de ruines qu’est Mogadiscio pour en chasser les islamistes et leurs auxiliaires d’al Qaida, la capitale somalienne échappe de nouveau à tout contrôle. Une étrange coalition de chefs de guerre et de moudjahidines s’est formée contre le gouvernement de transition du président Abdullahi Youssouf et ses alliés éthiopiens. Elle mène un combat acharné pour des ruines en exploitant la haine viscérale des Somaliens pour leur voisin éthiopien.

En cette période de fin d’année, et surtout avec la fête chrétienne de Noël, il est fréquent que des familles européennes veuillent faire une bonne action. Par exemple en parrainant un enfant africain. Ce qui ne va pas toujours sans poser un dilemme, comme on peut s’en rendre compte à la lecture du quotidien Die Welt. L’auteur de l’article, lui-même père de deux jeunes enfants, raconte comment il a pris contact avec l’organisation Plan Allemagne. Une petite Malienne de deux ans, Assetou, lui est proposée pour le parrainage. Nous nous documentons alors sur le Mali, écrit l’auteur de ce témoignage, jusqu’à ce que le sang se glace dans nos veines lorsque nous lisons que 90% des femmes au Mali sont excisées. Que faire? Nous voulions aider, et le faire aussi en apprenant quelque chose, mais nous ne voulions par vivre dans une angoisse perpétuelle pour ce nouveau membre de la famille adopté au loin. Si nous acceptions le parrainage, cela ne pouvait se faire que par un accord entre nous, Plan Allemagne et la famille d’Assetou, accord qui garantirait que la fillette échapperait à l’excision. Seulement voilà,  Plan Allemagne, qui se fait largement égratigner au passage, refusera tout accord de ce genre au nom de la différence culturelle. Or souligne un peu plus loin l’auteur de l’article, il ne s’agit pas ici de subtilités culturelles. Il y va du droit des enfants à ne pas être traumatisés leur vie durant, voire à ne pas subir une mutilation éventuellement mortelle. Bref le candidat au parrainage a finalement préféré opter pour une fillette zambienne.

A propos d’enfants encore, la Tageszeitung estime que le dénouement dans l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad va porter durablement préjudice au prestige de l’Europe. Existe-t-il des lois spéciales pour les Blancs en Afrique, demande le journal. C’est la question qui s’impose après la condamnation des membes de l’ONG française à huit ans de travaux forcés pour tentative d’enlèvement d’enfants. Car à peine condamnés il est question de les transférer en France. Cela n’a rien à voir avec la pratique internationale habituelle qui veut qu’une peine prononcée à l’étranger soit purgée dans le pays d’origine. Les travaux forcés n’existent pas en France. L’évidence avec laquelle certains Français se considèrent en dehors du droit tchadien, poursuit la TAZ, est une insulte aux professions de foi européennes en faveur de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

Depuis la parution de cet article, les six Français ont été effectivement transférés en France.

 

Marie-Ange Pioerron

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RD Congo : Goma - et si les véritables enjeux restaient les mêmes…

Neuf ans après la deuxième guerre en RDC, l’on est rentré quasiment à la case départ. C’est-à-dire, autour d’une même table pour une solution politique. La même exigence que celle de l’année 1998 lorsque le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi avaient attaqué la RDC. Comme si les véritables enjeux sont demeurés les mêmes : économiques et géostratégiques. Les travaux préparatoires de la « Conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu » ont débuté hier à Goma. A ce stade, le travail consiste à se mettre d’accord sur les problèmes qui seront au centre des discussions. A savoir : la présence des groupes armés locaux et étrangers, la surveillance des frontières, le trafic illicite des minerais ainsi que la prolifération des armes dans la région. Parallèlement, il est question de définir la qualité des participants et d’apprêter les documents de travail. La conférence proprement dite débute le 6 janvier 2008. Cependant, ce qui frappe, c’est pratiquement le même décor qu’il y a de cela neuf ans, avec les mêmes exigences : une solution politique. En plus, les acteurs sont quasiment les mêmes tant sur le plan national qu’international. En ces temps, Washington avait invité toutes les parties au « dialogue pour éviter un nouveau génocide ». Message qui avait été transmis par Susan Rice, alors secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines. L’Accord de Nairobi a été supervisé par une autre Américaine, Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat américaine. A Goma, l’on note une forte représentation internationale caractérisée par la présence des Occidentaux qui soutiennent cette table ronde. Faudra-t-il pour cela relever que les véritables enjeux sont demeurés les mêmes ? C’est-à-dire, économiques par le contrôle de richesses congolaises, et géostratégiques avec la balkanisation de la RDC qui permettrait à certains Etats de la région de devenir « une puissance ». L’on serait tenté de répondre par l’affirmative dans la mesure où, il y a neuf ans, l’on relevait que la crise qui prévalait en RDC, affectait la sécurité dans la région des Grands Lacs. Susan Rice, à cette époque, soulignait la position de Washington sur «la nécessité absolue de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et l’importance de trouver une solution pacifique et non militaire au conflit. Ce conflit ne peut pas être résolu par les voies militaires. Seules les solutions politiques négociées peuvent apporter une paix durable. Un conflit continuel n’entraînera pas de vainqueur au Congo et dans la région, rien que des perdants ». Ces propos sont d’actualité. Neuf ans après, le « conflit est demeuré continuel » avec cette guerre du Nord-Kivu soutenue par les mêmes agresseurs d’hier. Les Etats-Unis sont une fois de plus intervenus, au centre des tractations, avec la Tripartite Plus pendant que les Européens ont initié la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. A Nairobi, Washington avait dépêché Condoleezza Rice, Secrétaire d’Etat américaine pour souligner la « nécessité d’un compromis politique ». C’est le but à atteindre à Goma, car une fois de plus, l’on entend la même rengaine : « la crise en RDC menace la sécurité dans la région des Grands Lacs. Pas de solution militaire ». Une affaire des enjeux Il est un fait qu’il est demandé aux Congolais de faire preuve de hautes responsabilités politiques pour tendre vers une paix totale. Il leur revient de s’approprier effectivement cette conférence pour une solution durable. Cependant, il serait également naïf de leur part de ne pas se reporter neuf ans en arrière dans le but de mieux saisir les enjeux de cette conférence et de cette nouvelle crise aux mêmes causes qui produisent les mêmes effets. Le décor planté à Goma prouve à suffisance que les véritables enjeux sont demeurés les mêmes et qu’il faille absolument « négocier » également avec les Occidentaux pour une paix durable. En effet, qu’il s’agisse de la neutralisation des « forces négatives », il serait trop beau de croire que la RDC parviendra seule à résoudre cette question qui n’existe que de par la volonté des forces centrifuges. Si aujourd’hui, les partenaires extérieurs qui ont accompagné le peuple congolais à Sun City, financé les élections en République démocratique du Congo tiennent réellement à la stabilité de ce pays, acceptaient de mettre un terme à l’existence des forces négatives, ce ne serait qu’une question de jours. Mais, il revient à la RDC de négocier ce problème, de le gérer habilement sans aliéner la souveraineté nationale. Sans compromission, et c’est possible, en se présentant en interlocuteur valable, avec une volonté inébranlable soutenue par des arguments inattaquables. Pour preuve, grâce à la détermination du peuple congolais, le Congo est encore uni et indivisible. Voilà une « vraie source d’inspiration » pour les travaux de Goma Que Nkunda résiste, sans être inquiété, impose des revers à une armée nationale et que ceux qui le soutiennent sont bien connus et ne sont pas inquiétés, il serait suicidaire de ne pas regarder la réalité en face. Surtout d’oublier et de croire que le « complot de la balkanisation de la République démocratique du Congo » serait enfoui dans un tiroir. Non. Erreur d’appréciation monumentale. Le décor planté à quelques heures de cette conférence de Goma prouve à suffisance, si besoin en est encore de le souligner, que les véritables enjeux, d’il y a neuf ans, sont demeurés les mêmes.

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Kinshasa : le Tribunal de commerce place Bravo Air Congo SPRL sous séquestre

Le tribunal de commerce de la Gombe vient de désigner deux administrateurs séquestres, à savoir MM Ben Shungu et Emmanuel Kamana, respectivement actuel directeur financier et comptable de Bravo Air Congo SPRL, autrefois suspendus, à la tête de la compagnie de transport aérien susmentionnée. Et ce, pour veiller sur les fonds, actions et intérêts de la société dans laquelle les deux sont représentants des sociétés de droit congolais, Albatros Sprl et Société Okapi Tours Sprl (associées de Bravo Air Congo Sprl), aux côtés des sociétés de droit espagnol, Bravo Air Lines et Aerolines de Castilla S.A, représentées par M Julio Herminio, l’administrateur contesté. Cette décision judiciaire provisoire est prise dans la cause enregistrée sous le rôle des affaires commerciales et économiques N° RCE 176 qui oppose depuis août 2007 les associés précités. La mesure durera jusqu’à l’épuisement du conflit sur la mauvaise gestion et les injures de la partie espagnole contre le personnel congolais. Cette décision dite « signification commandement » instrumentée par l’huissier de justice est rendue après un débat contradictoire public entre les conseils de deux parties aux procès.

Posté par Kongolais à 17:14 - Echos de Kinshasa - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Controverse autour de la conférence sur la paix et la sécurité au Kivu

A quelques jours du démarrage officiel de la conférence sur la paix au Kivu, les violons ne semblent pas s’accorder au sujet du caractère inclusif ou exclusif.

Initialement prévue pour le 27 décembre 2007, la Conférence sur la paix et la sécurité dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu est reportée au 6 janvier 2008. Et pour cause. Les travaux préparatoires de cette rencontre se poursuivent, a révélé le président du Comité d’organisation, l’abbé Apollinaire Malumalu.

L’on se souviendra que la convocation de la conférence de Goma est consécutive à l’insécurité récurrente qui sévit depuis plusieurs mois dans cette partie de la RDC. Une insécurité amplifiée par les affrontements de derniers mois entre les forces loyalistes et les insurgés du général mutin, Laurent Nkunda, au Nord-Kivu.

La reprise des hostilités dans cette partie de la RDC a causé des dégâts énormes, dont la perte en vies humaines, le déplacement massif des populations civiles, le recul du développement socio-économique de la province…

Motivation

Vu l’ampleur des préjudices causés par les combats, une conférence sur la paix a été convoquée à Goma. Son objectif global est de « réfléchir et de faire des propositions au gouvernement congolais sur les voies et moyens de jeter les bases d’une paix durable et d’un développement intégral dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ». C’est ce qui explique la signature de l’ordonnance présidentielle n°07/075 du 20 décembre 2007, qui convoque ce forum.

Mais, avant même la tenue de ces assises, nombreuses réactions sont enregistrées. Pour les uns, la participation à cette conférence de toutes les forces vives de deux provinces, y compris les insurgés s’avère indispensable. Car, ils estiment qu’avec une telle représentativité, on peut arriver à rétablir l’autorité de l’Etat dans les deux Kivu.

Réactions

Pour les autres, en tant qu’auteur de l’insécurité qui prévaut actuellement au Nord-Kivu, Laurent Nkunda ne doit pas prendre part à la conférence de Goma.

C’est le cas de la communauté Nande qui, dans un mémorandum publié le mercredi 26 décembre à Goma, a déclaré qu’elle ne participera pas non plus à cette conférence.

De son côté, la Société civile du Nord-Kivu a fait remarquer que le nombre de participants des forces vives à cette rencontre est insuffisant. A ce sujet, son président a déclaré : «Nous estimons que la participation de la Société civile devrait être importante, avec au moins 150 délégués par province, pour le Nord et le Sud-Kivu, sur les 600 participants, ». Ceci, avant d’émettre le vœu de voir les onze coordonnateurs provinciaux de sa structure, le bureau du secrétariat exécutif national de la Société civile, ainsi que celle, significative, de l’opposition politique, prendre également part à cette conférence.

Les uns et les autres ne doivent pas perdre de vue que l’insécurité qui sévit à l’Est a des répercussions sur la marche normale des institutions de la troisième République.

Au lieu de focaliser son attention sur la reconstruction du pays, le gouvernement central se voit dans l’obligation de pacifier la partie orientale de la RDC. Ne dit-on pas que sans paix, il n’y a pas de développement ! C’est dans cette optique que tous les acteurs impliqués dans la crise actuelle au Kivu sont appelés non seulement au patriotisme, mais aussi et surtout au le sens de responsabilité. En lieu et place des considérations partisanes, ils doivent plutôt tous se mobiliser pour trouver des solutions durables à l’insécurité qui a élu domicile au Nord et au Sud-Kivu. D’où la nécessité de privilégier le dialogue.

C’est pourquoi, le souhait des Congolais est de voir la rencontre de Goma déboucher sur une note de satisfaction. Pour y arriver, il faut que tous les participants à ces assises soient animés d’une même volonté, celle de tourner la page sombre et humiliante de la guerre à l’Est du Congo-Kinshasa. Car, le développement du Kivu et de la RDC en dépend.

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Goma : et si les véritables enjeux restaient les mêmes…

Neuf ans après la deuxième guerre en RDC, l’on est rentré quasiment à la case départ. C’est-à-dire, autour d’une même table pour une solution politique. La même exigence que celle de l’année 1998 lorsque le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi avaient attaqué la RDC. Comme si les véritables enjeux sont demeurés les mêmes : économiques et géostratégiques. Les travaux préparatoires de la « Conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu » ont débuté hier à Goma. A ce stade, le travail consiste à se mettre d’accord sur les problèmes qui seront au centre des discussions. A savoir : la présence des groupes armés locaux et étrangers, la surveillance des frontières, le trafic illicite des minerais ainsi que la prolifération des armes dans la région. Parallèlement, il est question de définir la qualité des participants et d’apprêter les documents de travail. La conférence proprement dite débute le 6 janvier 2008. Cependant, ce qui frappe, c’est pratiquement le même décor qu’il y a de cela neuf ans, avec les mêmes exigences : une solution politique. En plus, les acteurs sont quasiment les mêmes tant sur le plan national qu’international. En ces temps, Washington avait invité toutes les parties au « dialogue pour éviter un nouveau génocide ». Message qui avait été transmis par Susan Rice, alors secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines. L’Accord de Nairobi a été supervisé par une autre Américaine, Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat américaine. A Goma, l’on note une forte représentation internationale caractérisée par la présence des Occidentaux qui soutiennent cette table ronde. Faudra-t-il pour cela relever que les véritables enjeux sont demeurés les mêmes ? C’est-à-dire, économiques par le contrôle de richesses congolaises, et géostratégiques avec la balkanisation de la RDC qui permettrait à certains Etats de la région de devenir « une puissance ». L’on serait tenté de répondre par l’affirmative dans la mesure où, il y a neuf ans, l’on relevait que la crise qui prévalait en RDC, affectait la sécurité dans la région des Grands Lacs. Susan Rice, à cette époque, soulignait la position de Washington sur «la nécessité absolue de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et l’importance de trouver une solution pacifique et non militaire au conflit. Ce conflit ne peut pas être résolu par les voies militaires. Seules les solutions politiques négociées peuvent apporter une paix durable. Un conflit continuel n’entraînera pas de vainqueur au Congo et dans la région, rien que des perdants ». Ces propos sont d’actualité. Neuf ans après, le « conflit est demeuré continuel » avec cette guerre du Nord-Kivu soutenue par les mêmes agresseurs d’hier. Les Etats-Unis sont une fois de plus intervenus, au centre des tractations, avec la Tripartite Plus pendant que les Européens ont initié la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. A Nairobi, Washington avait dépêché Condoleezza Rice, Secrétaire d’Etat américaine pour souligner la « nécessité d’un compromis politique ». C’est le but à atteindre à Goma, car une fois de plus, l’on entend la même rengaine : « la crise en RDC menace la sécurité dans la région des Grands Lacs. Pas de solution militaire ». Une affaire des enjeux Il est un fait qu’il est demandé aux Congolais de faire preuve de hautes responsabilités politiques pour tendre vers une paix totale. Il leur revient de s’approprier effectivement cette conférence pour une solution durable. Cependant, il serait également naïf de leur part de ne pas se reporter neuf ans en arrière dans le but de mieux saisir les enjeux de cette conférence et de cette nouvelle crise aux mêmes causes qui produisent les mêmes effets. Le décor planté à Goma prouve à suffisance que les véritables enjeux sont demeurés les mêmes et qu’il faille absolument « négocier » également avec les Occidentaux pour une paix durable. En effet, qu’il s’agisse de la neutralisation des « forces négatives », il serait trop beau de croire que la RDC parviendra seule à résoudre cette question qui n’existe que de par la volonté des forces centrifuges. Si aujourd’hui, les partenaires extérieurs qui ont accompagné le peuple congolais à Sun City, financé les élections en République démocratique du Congo tiennent réellement à la stabilité de ce pays, acceptaient de mettre un terme à l’existence des forces négatives, ce ne serait qu’une question de jours. Mais, il revient à la RDC de négocier ce problème, de le gérer habilement sans aliéner la souveraineté nationale. Sans compromission, et c’est possible, en se présentant en interlocuteur valable, avec une volonté inébranlable soutenue par des arguments inattaquables. Pour preuve, grâce à la détermination du peuple congolais, le Congo est encore uni et indivisible. Voilà une « vraie source d’inspiration » pour les travaux de Goma Que Nkunda résiste, sans être inquiété, impose des revers à une armée nationale et que ceux qui le soutiennent sont bien connus et ne sont pas inquiétés, il serait suicidaire de ne pas regarder la réalité en face. Surtout d’oublier et de croire que le « complot de la balkanisation de la République démocratique du Congo » serait enfoui dans un tiroir. Non. Erreur d’appréciation monumentale. Le décor planté à quelques heures de cette conférence de Goma prouve à suffisance, si besoin en est encore de le souligner, que les véritables enjeux, d’il y a neuf ans, sont demeurés les mêmes.

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Lancement des travaux préparatoires de la conférence sur la paix dans les Kivu

Les travaux préparatoires de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les Kivu ont été officiellement ouverts, ce jeudi 27 décembre 2007, à Goma, au cours d’une cérémonie inaugurale présidée par l’Abbé Malu Malu, Président de la Commission électorale indépendante (CEI), également coordonnateur des travaux préparatoires de la Conférence. Ces travaux marque le début d’une campagne de sensibilisation à la base sur les objectifs et les résultats attendus de cette conférence prévue du 6 au 14 janvier 2008. Quelque 500 personnalités ont participé à cette cérémonie officielle, dont le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, le Ministre de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, le Gouverneur a.i. du Sud Kivu, Bernard Watunakanza et celui du Nord Kivu, Julien Paluku, ainsi que de nombreux élus nationaux et provinciaux des deux Kivu, représentants des forces vives, notables, et représentants de pays amis de la RDC et organisations régionales et internationales dont le représentant de l’Union européenne, la MONUC et les agences du système des Nations Unies. Dans son discours liminaire, l’Abbé Malu Malu a expliqué les raisons qui ont poussé au report du lancement de la Conférence proprement dite, initialement prévue du 27 décembre au 5 janvier. Des voix se sont élevées qui ont exprimé des préoccupations par rapport à des questions relatives à la préparation de ces assises, a-t-il dit. Nous les avons entendues. Un report a donc été décidé afin de permettre d’enrichir, si nécessaire, par des propositions constructives, le projet de charte organisationnelle de la conférence préparé à Kinshasa avant l’ouverture officielle des travaux, dorénavant prévu le 6 janvier 2008. Cette période supplémentaire de préparation sera également mise à profit pour mener une vaste campagne de sensibilisation à la base sur les objectifs et les résultats attendus de la conférence. L’Abbé Malu Malu a, par ailleurs, lancé un appel urgent aux participants des travaux préparatoires pour qu’ils œuvrent, ensemble, à l’élaboration de stratégies et d’action concrètes visant à assurer le plein succès de la conférence et de la mise en œuvre fructueuse des résolutions et recommandations qui en émaneront. «Si nous voulons assurer le succès de ces assises», a poursuivi l’Abbe Malu Malu, «il est essentiel qu’elles soient inclusives, et que, dans la conduite de nos travaux, nous nous laissions guider par la raison, plutôt que par l’autorité. Chacun doit pouvoir exprimer ses préoccupations, avec franchise et sincérité, sans tabou ». Le Ministre de l’Intérieur Denis Kalume Numbi a, quant à lui, rappelé que l’idée de cette Conférence était celle du Président de la République, et que cette dernière avait été largement soutenue par le Parlement, et le Gouvernement, qui avait décidé d’allouer un budget de deux millions de dollars pour en rendre la tenue possible. Le Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, retraçant les différentes étapes essentielles qui ont marqué le processus de paix en RDC, des Accords de Lusaka en 2002, à la Transition, de 2003 à 2006, aux élections présidentielles, législatives et provinciales, en 2006, a rappelé qu’avant chacune de ces étapes des voix pessimistes s’étaient élevées pour annoncer l’échec de ces processus. «Nous avons franchi ces caps avec succès. Pourquoi ne passerions nous pas celui-ci avec le même succès? Une bonne diplomatie et une bonne politique peuvent arrêter la guerre», a-t-il dit. «Cette conférence est une chance qui nous est offerte. Nous ne devons pas rater ce rendez vous historique. Pour ce faire, il y a trois pré requis: les débats doivent être sincères, nous devons refuser d’aborder des questions sous prétexte qu’elles sont tabou, et écouter les arguments de l’autre». A noter qu’en vertu du document préparatoire de la conférence, cette dernière a pour objectifs globaux de mettre fin à la guerre et à l’insécurité dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. Elle doit également jeter les bases d’une paix durable et d’un développement intégral dans ces deux provinces. La mobilisation de toutes les forces vives des provinces des deux Kivu autour des objectifs de la Conférence, l’évaluation des préjudices subis par ces provinces depuis 1994, la dissipation des peurs, des méfiances réciproques, des suspicions, des frustration et des colères qui rendent la cohabitation difficile, et l’établissement de bases d’une véritable réconciliation entre les fils et les filles des Provinces du Nord e Sud Kivu, figurent également parmi les objectifs «spécifiques» de la Conférence. Pour rappel, le report du lancement de la conférence, initialement prévu pour le 27 décembre, à la date du 6 janvier 2008 a été annoncé le 25 décembre dernier, sur fond d’une importante polémique, en particulier, autour de son processus préparatoire, mais également autour de la question de l’opportunité de telles assises en tant que forum approprié pour régler la crise sécuritaire et humanitaire actuelle dans les Kivu. Depuis l’annonce de la tenue de la conférence, les représentants de la société civile du Nord et du Sud Kivu, en tête des protagonistes de la contestation, menacent de boycotter la conférence. Motifs avancés: précipitation dans l’organisation de ces assises, jugées inenvisageables alors que les combats se poursuivent et qu’aucun cessez le feu n’est en vue; budget outrancier alloué à l’organisation de cette conférence au regard des besoins urgents des dizaines de milliers de déplacés qui attendent toujours une assistance de première nécessité; manque de consultation de la base au cours du processus préparatoire de la conférence et sous représentation de la société civile dans la liste des participants présentée par les organisateurs. Jeudi 27 décembre, avant le lancement officiel des travaux préparatoires, une rencontre qualifiée de positive par les parties a eu lieu entre l’Abbé Malu Malu et les représentants de la société civile des deux Kivu. Au terme de cette dernière, la société civile a annoncé qu’elle réservait encore sa décision quant à sa participation à la conférence, mais qu’elle avait remis un cahier des charges au coordonnateur des travaux préparatoires contenant les demandes qu’elles souhaitaient voir retenues pour participer à la conférence. haut de page

Posté par Kongolais à 17:09 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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