Il fait, très chaud à Kinshasa et cela tranche avec le rude froid hivernal qui s’est abattu sur Bruxelles et Paris. C’est avec une certaine amertume que je boucle mes bagages. Dans très peu de temps, je dois rallier le centre-ville afin d’y procéder au pré-embarquement.  Une fois en ville, devant l’immeuble qui abrite les bureaux SN-BRUSSELS, il y règne une ambiance digne du marché central de Kinshasa. Les conditions d’accueil laissent fondamentalement à désirer. J’attends de manière impassible mon tour. Une fois les formalités d’immigration et de police accomplies, je me retrouve en face d’une hôtesse, qui m’annonce que le départ du vol est reculé à 03H30 du matin. Soudain, je réalise que je ne pourrai sans doute pas honorer mon rendez-vous de jeudi après-midi à Paris. Mes pensées vont également à ma compagne, qui a devra se lever tôt pour venir m’accueillir à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle…………..finalement, je me console en me disant que j’avais gagné quelques heures supplémentaires pour humer l’air de Kinshasa, certes polluer mais ô combien vivifiant.

Pour pallier à son inconséquence, SN-BRUSSELS avait mis en place des navettes permettant aux voyageurs d’atteindre l’aéroport de N’djili une heure avant l’horaire prévu pour le décollage. Je prends place à bord d’une de ces navettes et arrive sans trop de peine à bon port. Bis repétita, SN-BRUSSELS nous rejoue sa partition de la journée : c’et dans une confusion totale que nous embarquons et décollons enfin, vers 04H20 du matin. L’ambiance à bord est tendue, les voyageurs sont partagés entre la fatigue et une légitime colère. A bord, le service est pitoyable. Je demande un plat de poisson, je me retrouve avec un plat de viande. Un peu plus tard, sur un plateau petit-déjeuner, je me retrouve avec du sel et du poivre, en lieu et place du sucre………

Le vol se poursuit tant bien que mal et nous atterrissions enfin à 12H50 à Bruxelles, où nous SN-BRUSSELS avait décidé de décliner autrement sa partition. En effet, pour ceux qui se rendaient à Paris, SN-BRUSSELS n’avait tout simplement pas prévu de vol et encore moins une solution alternative. Paniqués, usés nous arpentions les aérogares de Zaventem, à la recherche d’un guichet SN d’ouvert. Ce n’est que vers 16H00, qu’un employé s’et présenté vers nous avec des billets thalys (2è classe) s’il vous plaît.