Encore une fois, le leader congolais, Jean-Pierre Bemba, a encore exprimé son désir de rentrer dans son pays afin de reprendre ses activités politiques, dans un message transmis samedi aux membres de son parti du mouvement de libération du Congo (MLC), réunis à Kinshasa.

85a09375e5614232cd2fe144872e28d6.jpgLe secrétaire exécutif national du MLC, Thomas Luhaka, qui a donné la substance de ce message a fait état des contraintes liées au retour de Jean-Pierre Bemba, sans toutefois les citer. Thomas Luhaka a invité les membres du parti à soutenir le retour de Bemba, soulignant que «la lutte pour le retour de Jean-Pierre Bemba doit être collective». Dans son message, Bemba invite les membres de son parti à ne pas céder au désespoir et à s'engager résolument dans le grand rendez-vous électoral qui s'annonce avec l'organisation en août prochain des élections locales et municipales.

Exil portugais

Candidat malheureux (41,95 %) au second tour de l'élection présidentielle de 2007, face au président Joseph Kabila (58,05 %), Bemba a quitté Kinshasa le 11 avril 2007 sous escorte des casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC). Grâce à son statut de sénateur, il lui avait fallu une autorisation de la chambre haute du parlement congolais pour quitter le pays pour un séjour médical de 60 jours au Portugal, plusieurs fois renouvelée depuis lors.

Sa vie était menacée à Kinshasa

L'ancien vice-président congolais, qui a quitté Kinshasa 19 jours après les affrontements ayant opposé sa garde rapprochée aux Forces armées de la RDC (FARDC), a toujours conditionné son retour au pays par la mise en place des conditions optimales pour sa sécurité. Au cours d'un récent voyage au Portugal, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, un proche de Joseph Kabila, a rencontré M. Bemba et examiné avec lui les pistes de son retour au pays.