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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

25 février 2008

Rushuru : 3 congolais tués à la frontière ougandaise

Un homme, une femme et son bébé de 2 ans ont été tués par une patrouille militaire Ougandaise dans la nuit du 21 au 22 février alors qu'ils traversaient clandestinement la frontière congolo-ougandaise de Munyaga, à 7 km de la localité de Nyamilima. La police de Rushuru affirme avoir engagé des discussions avec les autorités ougandaises pour obtenir un dédommagement des familles des victimes, rapporte radiookapi.net

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Matadi : les camionneurs bloquent la Nationale numéro 1

Le trafic routier sur le tronçon Banza-Ngungu-Kwilu-Lukala est complètement paralysé depuis vendredi suite à un mouvement de grève de camionneurs. Ils revendiquent une hausse de salaire et déplorent l'absence d'assurance vie en cas d’accident, rapporte radiookapi.net

Selon le président du syndicat des camionneurs, André Tshikoji, les camionneurs exigent avant toute reprise de trafic, "qu’on verse d’abord tout l’argent dû à la profession détourné par les employeurs. Nous avons déjà répertorié plus de 1000 000 USD. On doit revoir la rémunération à 1.500 USD pour les chauffeurs, car nous voyons l’argent qui entre, c’est rien, et nous voyons le rythme du travail."
En réaction à ces propos, Ruffin Nyambanzulua, directeur d'une entreprise de transport, cite un communiqué conjoint signé entre le patronat, le ministère et le syndicat des chauffeurs. Ce communiqué demande aux chauffeurs de dégager la route, et à la Fédération des entreprises du Congo d’ouvrir de relancer les négociations entamées avec les grévistes mais qui n’avaient pas abouti.

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Au Congo, une ONG suisse amène la justice au village

Au Sud Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), Vivere organise des procès dans des régions reculées pour permettre aux victimes de tortures et de violences sexuelles de retrouver justice.

Une façon pour cette ONG lausannoise, dirigée par Mike Hoffman, de lutter concrètement contre l'impunité.

En cette matinée de décembre, une grande foule se presse autour de la place centrale de Baraka, dans le Sud Kivu. La journée est historique : pour la première fois, sur ces hauts plateaux à trois jours de piste de la capitale régionale, Bukavu, des militaires suspectés des pires exactions vont être jugés par un tribunal.

En République démocratique du Congo, près de 4 millions de personnes sont mortes en six ans et des dizaines de milliers de civils sont victimes de tortures, de violences sexuelles et de rapts. Dans 99% des cas, les responsables sont des militaires qui restent presque toujours impunis.

Mais aujourd'hui c'est le tribunal militaire in corpore qui a fait le déplacement de Baraka pour cet exceptionnel procès de brousse.

Pas d'exécutions capitales

«Depuis 2006, nous avons organisé trois Chambres foraines et la prochaine est prévue dans quelques jours», nous explique Mike Hoffman, président de Vivere, petite association lausannoise à l'origine de l'initiative.

«A ce jour, une vingtaine de militaires ont été jugés et condamnés à des peines allant jusqu'à vingt ans de prison.» Même si la peine capitale est prévue par le code pénal militaire congolais, une entente a été conclue avec les autorités pour qu'aucune condamnation à mort ne soit instruite lors des opérations soutenues par Vivere.

La plupart des prévenus sont des multirécidivistes qui faisaient régner la terreur dans toute la région. «Aujourd'hui, ça commence à changer», se réjouit Hoffman.

Le déclassement de maîtres sanguinaires

Ce militant de long date, ancien collaborateur de Terre des Hommes, en est convaincu : juger les suspects là-même où ils auraient commis les crimes sert à lutter contre l'impunité. Preuve que même dans les zones les plus reculées personne n'échappe à la justice.

Et à l'entendre l'impact est spectaculaire: «C'est impressionnant de voir 300 personnes se passionner deux jours durant pour les délibérations de la cour, d'autant que les criminels sont souvent connus. Pour la population, c'est le déclassement de maîtres sanguinaires».

Selon lui, la donne est en train de changer dans la région et même les militants de son association partenaire sur le terrain osent plus s'affirmer face aux militaires. Pour preuve, il évoque le cas d'une fille de quatorze ans enlevée par un militaire qui en avait fait son esclave sexuelle.

«Nous sommes allés la chercher directement chez lui et l'avons ramenée à ses parents, sans nous laisser impressionner par ses intimidations. » Car les autorités, même civiles, commencent à comprendre qu'elles ne sont pas au-dessus des lois.

«J'ai été accosté par le comandant de police responsable de toute la région qui m'a avoué à demi-mot que ses hommes aussi, de temps en temps, commettent peut-être des bavures. Pour les prévenir, nous avons conçu ensemble un programme de formation aux droits de l'homme pour les policiers, qui va se tenir fin mars. »

Des coûts dérisoires

Pour effectuer ce travail pionnier, Vivere s'appuie sur l'UCPDHO, une minuscule ONG locale dirigée par un avocat, Samy Mukombozi, qui négocie avec les juges militaires, les procureurs et les magistrats. Ce qui n'est pas une mince affaire, car ceux-ci sont souvent réticents à faire un déplacement aussi long et craignent pour leur sécurité.

Quant aux avocats de la défense, Vivere met un point d'honneur à payer leurs frais, «sinon personne ne voudrait défendre les criminels, qui se verraient commettre un avocat d'office, souvent de piètre motivation.»

Justement, combien coûtent ces opérations? «1800 US$. Notre intention est d'organiser quatre Chambres foraines par an, mais nous n'y sommes pas arrivés faute de moyens financiers.» Malgré un coût si dérisoire? Mike Hoffmann fait remarquer que Vivere - petite association créée en 1999, forte de cinq personnes actives et d'une cinquantaine de membres cotisants – ne compte que sur les dons du public.

«La première Chambre foraine, un de nos membres l'a financée de sa poche. Pour la deuxième, nous avons puisé dans les fonds de l'association et pour la troisième et quatrième nous avons reçu le soutien d'une ONG amie. Nous manquons d'argent, mais aussi de forces humaines, car tous les militants ont un travail et s'engagent pour l'association pendant leur temps libre.»

Leçons de pugnacité

Les Chambres foraines sont la composante juridique d'une action de plus grande envergure menée par Vivere en RDC, où l'association soutient une dizaine de maisons d'accueil pour femmes victimes de violences sexuelles.

Elles y reçoivent des soins médicaux et psychologiques et peuvent passer des tests de dépistage pour les maladies sexuellement transmissibles. De belles leçons de pugnacité qui ont valu à Vivere le Prix d'Etat des droits de l'homme 2007 de la République française.

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RDC: ouverture à Kinshasa d'une table ronde sur la réforme de la sécurité

KINSHASA - Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert lundi à Kinshasa des travaux sur une réforme du secteur de la sécurité en vue de constituer une armée et une police "professionnelles", a constaté un journaliste de l'AFP.

La cérémonie d'ouverture, en présence notamment de représentants de la communauté internationale, a été présidée par le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture François-Joseph Nzanga Mobutu, représentant le Premier ministre Antoine Gizenga.

Plus d'une centaine d'experts de l'état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), de la police nationale, de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), de la Belgique et de l'Afrique du Sud participent à ces assises.

L'UE participe depuis 2005 aux projets de réforme de la police et de l'armée en RDC, à travers ses missions d'appui et de conseil Eupol et Eusec.

"La cérémonie de ce jour marque un pas décisif dans le processus de réforme du secteur de sécurité que nous considérons comme une priorité des priorités pour assurer un développement durable de notre pays", a déclaré le ministre congolais de la Défense Chikez Diemu, à l'ouverture des travaux.

La RDC sort d'une guerre régionale de près de cinq ans (1998-2003). L'armée et la police de ce pays, constituées des éléments issus de différentes factions ex-belligérantes, sont en cours de restructuration depuis 2004.

"Nous voulons mettre en place à court terme une armée dissuasive, professionnelle, capable, à la fois d'assurer la relève de la Mission de l'ONU (Monuc), de sécuriser l'est du pays et de réaliser les missions constitutionnelles dévolues à l'armée", a souligné M. Diemu.

Au total, 15 nouvelles brigades dites "intégrées" ont été formées et sont actuellement déployées sur le terrain. Début 2007, la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Conader) estimait à plus de 80.000 les combattants restant à démobiliser en RDC.

Le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Denis Kalume, a de son côté réaffirmé la détermination du gouvernement à mettre en place "une police civile, unique, respectueuse des principes des droits de l'homme en tenant aussi compte du nouveau découpage territorial" prévu par la constitution promulguée en février 2006.

La RDC est divisée actuellement en onze provinces, y compris la capitale Kinshasa, et devrait en compter 26 en 2009.

Actuellement, les effectifs de la police sont estimés à 80.000 hommes par l'Inspection générale de la police à Kinshasa.

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