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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

29 février 2008

Luozi : 6 morts et 7 blessés, bilan des affrontements entre la police et le BDK ce vendredi

Après l’incident de la nuit dernière, de nouvelles confrontations ont opposé ce vendredi les adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) et les éléments de la police dépêchés hier pour rétablir l’autorité de l’Etat , rapporte radiookapi.net

Des coups de feu ont été entendus entre 11h et 13h locales au quartier général de Bundu dia Kongo à Luozi. Selon le commissaire de district, il est difficile de dire exactement ce qui s’est passé. Le bilan, provisoire selon les sources hospitalières, fait état de 6 personnes tuées et 7 autres blessées. Toutes les victimes sont des civils.

Les mêmes sources renseignent que la maison abritant le quartier général de Bundu Dia kongo appelé " Zikwa"a été incendiée.
Pour rappel, des premeirs affrontements avaient éclaté après l'arrivée des éléments de la Police nationale congolaise hier jeudi .

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RDC : le gouvernement lance enfin les travaux de réhabilitaion du barrage d'INGA

Le Premier ministre Rd-congolais, Mr Gizenga, a lancé depuis le 27 février 08, les travaux en vue de la réhabilitation de la centrale hydro-électrique d'INGA (Bas-congo). Un société privée Mag Energy, co-réalise ces travaux en partenariat avec l'opérateur public congolais : SNEL. A terme, cette centrale est susceptible de fournir son énergie, jusqu'en Afrique australe

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Point presse de la MONUC 29 fevrier

Pas de grosse actualité dans les quotidiens parus ce vendredi 29 février 2008.

A noter simplement que le gouverneur de la ville de Kinshasa a « frappé hier du poing sur la table et menacé de poursuites judiciaires les propagateurs de faux bruits sur le président Kabila », informe Le Phare.

Il a tenu également, ajoute Le Phare « à rassurer ses administrés quant à la bonne santé dont continue à jouir Joseph Kabila ».

C’est que « le centre ville de Kinshasa s’est vidé hier de son monde en fin d’après-midi suite à une rumeur - la même qui circule depuis plus deux semaines faisant état de l’assassinat du chef de l’Etat, Joseph Kabila » fait savoir Le Phare.

A la vérité, croit savoir La Référence Plus, « les propagateurs de rumeurs cherchent à décourager les investisseurs nationaux et étrangers engagés dans la mise en œuvre des cinq chantiers de la République ».

Sur un tout autre registre, c’est l’Abbé Malu Malu qui vient d’être « nommé coordonnateur du programme pour la paix et la reconstruction dans les Kivus par ordonnance présidentielle », informe Le Phare

Une nomination au moment où, « le silence de Gizenga en ce premier anniversaire de la formation de son équipe gouvernementale inquiète », indique Le Potentiel.
Silence, rapporte Le Potentiel, qui est pour « nombre d’observateurs, un signe d’aveu d’impuissance à changer le Congo, à transformer les mentalités ».
N’empêche que le ministre de l’intérieur a mis le responsable de la secte Bundu dia Kongo devant «ses responsabilités en lui rappelant la détermination du gouvernement à rétablir l’autorité de l’Etat dans le Bas Congo quoi qu’il en coûte », souligne Le Palmarès.

A juste titre, car « …trop c’est trop », estime Le Palmarès.

Ce d’autant plus, prévient Le Palmarès, que « ce qui se passe actuellement au Bas Congo dépasse les bornes et risque d’inspirer d’autres agitateurs ».

En effet, « certains opportunistes risquent d’envoyer des troupes au Bas Congo et faire jonction avec les agitateurs de Bundu dia Kongo afin de faire mouvement ensemble vers Kinshasa », renseigne Le Palmarès.

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Kinshasa : Denis Kalume envoie une équipe d’urgence au Bas-congo

C’est la réaction du gouvernement au mémorandum de l’Eglise du Christ au Congo. L'ECC dénonçait dans cette correspondance les actes d’intolérance perpétrés par les adeptes de Bundu Dia Kongo dans la province du Bas-Congo. L’équipe d’urgence déployée par les autorités depuis mercredi dans la cité de Luozi a pour objectif de rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat, rapporte radiookapi.net Le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Denis Kalume, a annoncé la décision jeudi, suite à une réunion de sécurité tenue à Kinshasa. Denis Kalume a évoqué les cas de personnes jugées, brûlées ou enterrées vivantes par le BDK. « Il fallait que nous puissions rapidement prendre des dispositions pour mettre fin à cette situation. Nous avons décidé, primo, de prendre rapidement des dispositions pour envoyer des hommes sur place, avec le gouverneur de province, le ministre provincial de l’Intérieur, les responsables de justice, tant militaire que civils, pour arrêter les responsables de ces massacres, les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils soient jugés, et remettre en place les responsables des services de l’Etat qui ont été déstabilisés. Deuxième chose, il fallait qu’on prenne des dispositions pour rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire. Partout où l’autorité de l’Etat a été déstabilisée, il faudra que nous puissions rétablir cette autorité. Ça fait partie des missions constitutionnelles. Les dispositions ont été prises dans ce sens. Pour le moment, la situation est sous contrôle et tout évolue bien. »

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Kinshasa : Denis Kalume envoie une équipe d’urgence au Bas-congo

C’est la réaction du gouvernement au mémorandum de l’Eglise du Christ au Congo. L'ECC dénonçait dans cette correspondance les actes d’intolérance perpétrés par les adeptes de Bundu Dia Kongo dans la province du Bas-Congo. L’équipe d’urgence déployée par les autorités depuis mercredi dans la cité de Luozi a pour objectif de rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat, rapporte radiookapi.net Le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Denis Kalume, a annoncé la décision jeudi, suite à une réunion de sécurité tenue à Kinshasa. Denis Kalume a évoqué les cas de personnes jugées, brûlées ou enterrées vivantes par le BDK. « Il fallait que nous puissions rapidement prendre des dispositions pour mettre fin à cette situation. Nous avons décidé, primo, de prendre rapidement des dispositions pour envoyer des hommes sur place, avec le gouverneur de province, le ministre provincial de l’Intérieur, les responsables de justice, tant militaire que civils, pour arrêter les responsables de ces massacres, les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils soient jugés, et remettre en place les responsables des services de l’Etat qui ont été déstabilisés. Deuxième chose, il fallait qu’on prenne des dispositions pour rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire. Partout où l’autorité de l’Etat a été déstabilisée, il faudra que nous puissions rétablir cette autorité. Ça fait partie des missions constitutionnelles. Les dispositions ont été prises dans ce sens. Pour le moment, la situation est sous contrôle et tout évolue bien. »

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Alan Doss : « ce n’est pas par la violence qu’on règle les problèmes »

C’est la réaction du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC aux actes d’intolérance des Bundu Dia Kongo. Alan Doss était au Bas-Congo jeudi à l’occasion de sa première visite dans la province. Selon lui, ce n’est pas par la violence, mais par le dialogue qu’on peut régler les problèmes, rapporte radiookapi.net

Le représentant de la Monuc a rencontré les autorités provinciales à Matadi. Il a invité les uns et les autres à la non violence et au respect des lois établies. « Je suis venu pour m’informer, apprendre, écouter, plutôt que de préconiser des solutions à des problèmes. J’ai eu un excellent tour d’horizon avec le gouverneur, le vice- gouverneur et les responsables. C’est une première visite. Après une telle visite, ce serait irresponsable si je préconisais des solutions. Nous avons notre bureau ici à Matadi, et nous suivons de très près la situation. Ce que je peux dire, et j’insiste beaucoup, c’est que peu importe la région du pays, peu importe le pays, la violence ne va pas régler les problèmes. L’expérience en RDC comme l’expérience ailleurs dans le monde montre ça. Ce n’est pas avec la violence qu’on règle ses problèmes. C’est avec le dialogue, et aussi en respectant les responsabilités de l’Etat.2

radiookapi.net a tenté de joindre le chef de Bundu Dia Kongo, Ne Mwanda Nsemi, pour avoir sa réaction. Selon l'un de ses secrétaires, M. Ngoma, le député Ne Mwanda Nsemi pourrait s’exprimer ce vendredi.

Posté par Kongolais à 10:37 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kinshasa : 18 maisons emportées dans un ravin à Binza-Ozone

C’est le bilan des averses de lundi et mardi derniers. Les habitants du quartier Manenga, dans la commune de Ngaliema, où le sinistre a eu lieu, se plaignent de n’avoir reçu, jusqu’à ce jour, aucune assistance des autorités, rapporte radiookapi.net. Aucune victime à déplorer, mais il y a eu des dégâts matériels importants. 18 maisons au total ont été englouties dans un ravin. Selon les habitants du quartier Manenga, la catastrophe aurait pu être évitée si on s’était attaqué à l’érosion dès le début de sa formation : « Constatez vous-même l’ampleur des dégâts après seulement deux pluies. Plus d’une douzaine de maisons détruites. Ici, il n’y a plus rien, les gens ont fui. Il y avait même des villas ! Tout est parti », a témoigné un habitant de la place, avant de lancer un SOS aux autorités. Et il a ajouté : « Elles doivent prendre leurs responsabilités et faire quelque chose. Sinon, il n’y aura plus rien ici, tout le quartier disparaîtra». Pour sa part, le chef de quartier de Manenga affirme avoir transmis un rapport au bourgmestre de la commune de Ngaliema, et dit attendre qu’une solution soit trouvée avant les prochaines pluies qui risquent d’aggraver encore la situation.

Posté par Kongolais à 08:05 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une érosion menace la route nationale n° 1 au niveau de l’UPN

La progression du site érosif de Kungu à l’Université pédagogique nationale (UPN) inquiète la population environnante et menace la route nationale n° 1 à l’Ouest de la ville de Kinshasa. L’érosion a progressé de plus de 100 mètres, sur la partie comprise entre l’Université pédagogique nationale et le triangle de Mont-Ngafula, soit à la limite entre les communes de Ngaliema et de Mont-Ngafula. La progression est consécutive aux dernières averses. Elle peut entraîner, laisse-t-on entendre, l’écroulement de certaines maisons. D’où, l’appel de la population au gouvernement pour des travaux d’urgence en vue de sauver, non seulement cette route dont l’importance dans le ravitaillement de Kinshasa en produits manufacturés et des produits de première nécessité n’est pas à démontrer, mais aussi les personnes et leurs biens. La coupure de cette voie peut influer négativement sur l’économie de la ville de Kinshasa et ferait allonger la distance à parcourir pour les populations résidant dans les communes de Mont-Ngafula, Makala, etc.

Posté par Kongolais à 08:04 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Gizenga : un immobilisme coupable

Le Premier ministre a accompli un an de pouvoir. Jour pour jour. Un anniversaire. Une opportunité pour faire un bilan, selon les us et coutumes des hommes au pouvoir. Mais silence radio du côté de la Primature. Motus et bouche cousue. Pourquoi ? Rien à dire sur douze mois de règne à la tête du gouvernement pour cerner les préoccupations de la population tant sur la situation économique, sociale, sécuritaire, voire politique ? Antoine Gizenga, Premier ministre, ne pipe mot, loupant là une occasion propice. Son silence n’a d’égal que cet immobilisme coupable relevé par l’opinion publique.

Le 22 février 2007, le Premier ministre Antoine Gizenga s’est présenté avec son équipe devant l’Assemblée nationale pour solliciter l’investiture de son gouvernement. Il l’obtiendra 48 heures plus tard, soit le 24 février 2007. C’était sur la base d’un programme ambitieux, étalé sur cinq ans, et évalué à plus de 14 milliards Usd, que l’Assemblée nationale a donné son feu vert. Voilà donc une année que le Premier ministre est aux commandes du premier gouvernement de la 3ème République. En acceptant cette charge, il s’est engagé devant le peuple à tout mettre en œuvre pour bâtir un « pays plus beau qu’avant ».

Une année après cet événement, l’on est en droit de s’interroger sur ce qu’a été l’action des gouvernements Gizenga pendant ces 365 jours. Le Premier ministre a-t-il tenu ses promesses ? Continue-t-il à naviguer à vue alors que l’espoir de tout un peuple reposait sur ce premier gouvernement ? Y a-t-il eu des réussites ? Y a-t-il des échecs ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?

En ce jour anniversaire, le Premier ministre devrait répondre à ces interrogations pertinentes. Faire un état de lieux semblable au discours de « l’état de la Nation » comme l’avait fait le président de la République, le 6 décembre 2007, jour pour jour après son investiture le 6 décembre 2006. Pourquoi le Premier ministre ne s’est-il pas imposé cet exercice devenu classique dans la gestion moderne des Etats ?

SILENCE ANORMAL

Cet anniversaire constitue une opportunité pour s’adresser au souverain primaire et lui rendre compte de la manière dont la chose publique a été gérée pendant un an. Cela dans tous les secteurs de la vie nationale, notamment économique, financier, social et sécuritaire. Or, cette journée est passée comme une journée ordinaire. Sans éclat. Sans aucune manifestation ni à la primature, ni au gouvernement. Comme si de rien n’était. Un silence anormal. En une année d’exercice du pouvoir, le Premier ministre devrait faire une déclaration. Ne serait-ce que faire valoir son « bilan d’étape ». Car, il doit des explications sur plusieurs préoccupations de l’opinion publique.

Qu’en est-il du dernier raté du programme de son gouvernement avec les institutions de Bretton Woods ? Ce qui amenuise les espoirs concernant l’atteinte du point de l’avènement dans le cadre du programme PPTE. Les dépassements budgétaires ont été à leur comble au dernier trimestre. Le franc congolais pique toujours du nez. Dans ce domaine précis, le gouverneur de la Banque nationale a eu le courage de reconnaître les insuffisances du gouvernement et de l’institution monétaire. Mais silence du côté de la Primature.

L’insécurité demeure persistante aux frontières et partout dans le pays. Les mouvements rebelles naissent au jour le jour, bravant l’autorité de l’Etat.

Pendant ce temps, le front social gronde, les grèves se succèdent, les prix s’emballent sur le marché. Les observateurs ne perçoivent pas de visibilité effective du démarrage des cinq chantiers du gouvernement.

Le constat est que, une année après son investiture, le gouvernement – même dans sa forme remaniée – bat de l’aile. Bien plus, il tâtonne et semble ne pas être en mesure d’affronter les grands défis de la 3ème République. Pas de signaux forts incarnant l’autorité de l’Etat, sa volonté d’opérer réellement un vrai changement. L’immobilisme est manifeste. Comme le célèbre Titanic, l’équipe de Gizenga semble se contenter de ce silence anormal, de cet immobilisme démobilisateur, poussant ainsi le navire à la dérive pendant que « son orchestre » continue à jouer la valse, sans s’interroger sur le sort des passagers, c’est-à-dire le peuple congolais.

MEMES CAUSES, MEMES EFFETS

En février 2007, le Premier ministre reconnaissait, dans le contrat de gouvernance publié pour la période mars-décembre 2007, que « la mauvaise gouvernance est à l’origine de la crise actuelle en RDC ». Sans doute, le chef du gouvernement s’inspirait des pratiques hasardeuses au niveau des finances publiques qui ont fait chavirer en mars 2006 le programme économique du gouvernement, mettant en péril les rapports entre le Fonds monétaire international et la RDC.

Sur ce même document, le Premier ministre faisait remarquer que « la mauvaise gouvernance n’a en effet pas permis aux richesses du pays d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre ; elle a entraîné ainsi la déconfiture de l’Etat, précipitant le pays dans la guerre ».

Dans la série des actions à engager à très court terme, le Premier ministre promettait de « renforcer la gouvernance démocratique, la participation des citoyens et l’accès à la justice, de promouvoir les droits de l’homme, de renforcer la transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’efficacité des institutions publiques et d’améliorer la capacité de la Société civile à participer aux processus d’élaboration des politiques et aux débats ».

Pour y parvenir, le gouvernement subdivisait les priorités dans le domaine de la gouvernance en sept catégories d’actions relatives respectivement à la réforme du secteur de la sécurité ; la transparence ; la gestion des finances publiques ; la gestion des ressources naturelles ; la réforme de l’administration publique ; la gouvernance locale ; le climat d’investissement et la réforme des entreprises publiques.

Dans son entendement, la réussite d’une telle épreuve était conditionnée à la reprise immédiate de la coopération autour d’un accord formel avec le Fonds monétaire international, seule institution à garantir, auprès d’autres bailleurs de fonds, de la capacité de la RDC à demeurer sur la voie des réformes. De la conclusion d’un second programme triennal avec le FMI, il en était question en 2007. Celle-ci a été finalement reportée en 2008, en attendant que le gouvernement mette de l’ordre dans ses finances. Il apparaît de plus en plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le premier programme économique du gouvernement (31 mars 2006) a achoppé sur le désordre dans la gestion du compte du Trésor. Cela a refait surface, de manière tout à fait éhontée et presque institutionnalisée. Toutes les procédures prévues dans la chaîne de la dépense publique sont mises au placard. La bonne gouvernance demeure un slogan creux, sinon une notion virtuelle. Au point qu’avant Gizenga est bien égal à l’exercice qu’il vient d’accomplir. Sans tenir les promesses faites, notamment celle de restaurer l’autorité à l’Etat. Toutes ces contre-performances méritent bien une explication pour souligner la responsabilité politique du gouvernement. Hélas.

Le silence de Gizenga en ce premier anniversaire de son équipe inquiète. Pour nombre d’observateurs, le silence du Premier ministre est le signe d’un aveu d’impuissance à changer le Congo, à transformer les mentalités. Preuve patente d’un gouvernement qui navigue à vue, ayant perdu tous ses repères et ne sachant plus s’arrimer aux axes tracés dans son programme du gouvernement. Inquiétant devant cet immobilisme coupable.

Source : Le Potentiel

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Gizenga : un immobilisme coupable

Le Premier ministre a accompli un an de pouvoir. Jour pour jour. Un anniversaire. Une opportunité pour faire un bilan, selon les us et coutumes des hommes au pouvoir. Mais silence radio du côté de la Primature. Motus et bouche cousue. Pourquoi ? Rien à dire sur douze mois de règne à la tête du gouvernement pour cerner les préoccupations de la population tant sur la situation économique, sociale, sécuritaire, voire politique ? Antoine Gizenga, Premier ministre, ne pipe mot, loupant là une occasion propice. Son silence n’a d’égal que cet immobilisme coupable relevé par l’opinion publique.

Le 22 février 2007, le Premier ministre Antoine Gizenga s’est présenté avec son équipe devant l’Assemblée nationale pour solliciter l’investiture de son gouvernement. Il l’obtiendra 48 heures plus tard, soit le 24 février 2007. C’était sur la base d’un programme ambitieux, étalé sur cinq ans, et évalué à plus de 14 milliards Usd, que l’Assemblée nationale a donné son feu vert. Voilà donc une année que le Premier ministre est aux commandes du premier gouvernement de la 3ème République. En acceptant cette charge, il s’est engagé devant le peuple à tout mettre en œuvre pour bâtir un « pays plus beau qu’avant ».

Une année après cet événement, l’on est en droit de s’interroger sur ce qu’a été l’action des gouvernements Gizenga pendant ces 365 jours. Le Premier ministre a-t-il tenu ses promesses ? Continue-t-il à naviguer à vue alors que l’espoir de tout un peuple reposait sur ce premier gouvernement ? Y a-t-il eu des réussites ? Y a-t-il des échecs ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?

En ce jour anniversaire, le Premier ministre devrait répondre à ces interrogations pertinentes. Faire un état de lieux semblable au discours de « l’état de la Nation » comme l’avait fait le président de la République, le 6 décembre 2007, jour pour jour après son investiture le 6 décembre 2006. Pourquoi le Premier ministre ne s’est-il pas imposé cet exercice devenu classique dans la gestion moderne des Etats ?

SILENCE ANORMAL

Cet anniversaire constitue une opportunité pour s’adresser au souverain primaire et lui rendre compte de la manière dont la chose publique a été gérée pendant un an. Cela dans tous les secteurs de la vie nationale, notamment économique, financier, social et sécuritaire. Or, cette journée est passée comme une journée ordinaire. Sans éclat. Sans aucune manifestation ni à la primature, ni au gouvernement. Comme si de rien n’était. Un silence anormal. En une année d’exercice du pouvoir, le Premier ministre devrait faire une déclaration. Ne serait-ce que faire valoir son « bilan d’étape ». Car, il doit des explications sur plusieurs préoccupations de l’opinion publique.

Qu’en est-il du dernier raté du programme de son gouvernement avec les institutions de Bretton Woods ? Ce qui amenuise les espoirs concernant l’atteinte du point de l’avènement dans le cadre du programme PPTE. Les dépassements budgétaires ont été à leur comble au dernier trimestre. Le franc congolais pique toujours du nez. Dans ce domaine précis, le gouverneur de la Banque nationale a eu le courage de reconnaître les insuffisances du gouvernement et de l’institution monétaire. Mais silence du côté de la Primature.

L’insécurité demeure persistante aux frontières et partout dans le pays. Les mouvements rebelles naissent au jour le jour, bravant l’autorité de l’Etat.

Pendant ce temps, le front social gronde, les grèves se succèdent, les prix s’emballent sur le marché. Les observateurs ne perçoivent pas de visibilité effective du démarrage des cinq chantiers du gouvernement.

Le constat est que, une année après son investiture, le gouvernement – même dans sa forme remaniée – bat de l’aile. Bien plus, il tâtonne et semble ne pas être en mesure d’affronter les grands défis de la 3ème République. Pas de signaux forts incarnant l’autorité de l’Etat, sa volonté d’opérer réellement un vrai changement. L’immobilisme est manifeste. Comme le célèbre Titanic, l’équipe de Gizenga semble se contenter de ce silence anormal, de cet immobilisme démobilisateur, poussant ainsi le navire à la dérive pendant que « son orchestre » continue à jouer la valse, sans s’interroger sur le sort des passagers, c’est-à-dire le peuple congolais.

MEMES CAUSES, MEMES EFFETS

En février 2007, le Premier ministre reconnaissait, dans le contrat de gouvernance publié pour la période mars-décembre 2007, que « la mauvaise gouvernance est à l’origine de la crise actuelle en RDC ». Sans doute, le chef du gouvernement s’inspirait des pratiques hasardeuses au niveau des finances publiques qui ont fait chavirer en mars 2006 le programme économique du gouvernement, mettant en péril les rapports entre le Fonds monétaire international et la RDC.

Sur ce même document, le Premier ministre faisait remarquer que « la mauvaise gouvernance n’a en effet pas permis aux richesses du pays d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre ; elle a entraîné ainsi la déconfiture de l’Etat, précipitant le pays dans la guerre ».

Dans la série des actions à engager à très court terme, le Premier ministre promettait de « renforcer la gouvernance démocratique, la participation des citoyens et l’accès à la justice, de promouvoir les droits de l’homme, de renforcer la transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’efficacité des institutions publiques et d’améliorer la capacité de la Société civile à participer aux processus d’élaboration des politiques et aux débats ».

Pour y parvenir, le gouvernement subdivisait les priorités dans le domaine de la gouvernance en sept catégories d’actions relatives respectivement à la réforme du secteur de la sécurité ; la transparence ; la gestion des finances publiques ; la gestion des ressources naturelles ; la réforme de l’administration publique ; la gouvernance locale ; le climat d’investissement et la réforme des entreprises publiques.

Dans son entendement, la réussite d’une telle épreuve était conditionnée à la reprise immédiate de la coopération autour d’un accord formel avec le Fonds monétaire international, seule institution à garantir, auprès d’autres bailleurs de fonds, de la capacité de la RDC à demeurer sur la voie des réformes. De la conclusion d’un second programme triennal avec le FMI, il en était question en 2007. Celle-ci a été finalement reportée en 2008, en attendant que le gouvernement mette de l’ordre dans ses finances. Il apparaît de plus en plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le premier programme économique du gouvernement (31 mars 2006) a achoppé sur le désordre dans la gestion du compte du Trésor. Cela a refait surface, de manière tout à fait éhontée et presque institutionnalisée. Toutes les procédures prévues dans la chaîne de la dépense publique sont mises au placard. La bonne gouvernance demeure un slogan creux, sinon une notion virtuelle. Au point qu’avant Gizenga est bien égal à l’exercice qu’il vient d’accomplir. Sans tenir les promesses faites, notamment celle de restaurer l’autorité à l’Etat. Toutes ces contre-performances méritent bien une explication pour souligner la responsabilité politique du gouvernement. Hélas.

Le silence de Gizenga en ce premier anniversaire de son équipe inquiète. Pour nombre d’observateurs, le silence du Premier ministre est le signe d’un aveu d’impuissance à changer le Congo, à transformer les mentalités. Preuve patente d’un gouvernement qui navigue à vue, ayant perdu tous ses repères et ne sachant plus s’arrimer aux axes tracés dans son programme du gouvernement. Inquiétant devant cet immobilisme coupable.

Source : Le Potentiel

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