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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

21 février 2008

Les risques de destabilisation augmentent

Pour le Canadien Paul Fortin, PDG de la Gecamines, qui a passé deux mois à Pekin afin de négocier les accords de partenariat entre le Congo et la Chine, la situation est irréversible : le troc du siècle aura bien lieu, où à terme 10 millions de tonnes de cuivre seront échangés contre 3000 kilomètres de route, 145 hôpitaux, la réhabilitation des voies ferrées et autres infrastructures. A Kasumbalesa, sur la frontière zambienne, les entrepreneurs chinois ont déjà entreposé leur matériel de génie civil et attendent des renforts, les mesures ont été prises, des expropriations réalisées afin de dégager les terrains par où passera la fameuse autoroute qui reliera Lubumbashi à la Zambie et de là à l’Afrique australe.

Tout est en place pour que les grands travaux puissent commencer sitôt terminée la saison des pluies, d’ici moins de deux mois. Cependant, la population congolaise, habituée à tant d’effets d‘annonce et de promesses non tenues, attend de voir et, dans l’expectative, elle se nourrit de rumeurs.

Le prochain débarquement de Chinois s’accompagne à la fois de ragots et d’expériences décevantes : il est vrai que dans la capitale du cuivre, les entrepreneurs asiatiques, venus à titre individuel pour la plupart, n’ont pas bonne réputation. On leur reproche de ne pas embaucher de main d’œuvre locale, de faire grimper le prix des loyers, d’inonder le marché et de casser les prix en se transformant eux-mêmes en petits commerçants. Même si les accords de partenariat conclus, eux, avec de très grandes entreprises chinoises, prévoient très clairement que des travailleurs locaux seront embauchés et que des cadres congolais seront formés, le doute persiste, alimenté aussi par les entrepreneurs de la place qui redoutent une concurrence qu’ils pourront difficilement contrer.

Cette période d’entre deux est marquée aussi par une inquiétude diffuse, comme si d’un instant à l’autre le pire pourrait encore arriver et modifier la redistribution des cartes. En effet, malgré la détermination affichée à Kinshasa, une étrange course de vitesse semble s’être engagée. Comme si, d’ici la fin de la saison des pluies et le début des grands chantiers, il s’agissait, in extremis, d’encore faire déraper, ou du moins d’infléchir un processus présenté comme irréversible. La vague de rumeurs et de signes inquiétants qui se multiplient depuis le début de l’année rappelle, par certains aspects, le climat qui régnait dans les dernières semaines précédent l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila en janvier 2001. Le père de l’actuel chef de l’Etat s’était brouillé avec les Occidentaux en se rapprochant de la Chine et de la Corée du Nord et ses anciens alliés rwandais et ougandais, qui l’avaient mis au pouvoir en mai 1997 lui avaient reproché son « ingratitude » jusqu’à déclencher une seconde guerre contre lui, avec l’approbation à peine déguisée de l’Occident...Or les Européens, après avoir financé le processus électoral qui a permis à Joseph Kabila de remporter les élections, s’estiment bien mal payés en retour, (même si les accords avec la Chine sont surtout la conséquence de la lenteur avec laquelle l’aide promise été déboursée..) Le premier péril auquel le chef de l’Etat a échappé de justesse s’appelle évidement Laurent Nkunda : lors de l’offensive de décembre dernier, les forces congolaises ont subi un échec cuisant, à cause de leur manque d’organisation peut être mais surtout parce qu’elles avaient reçu des ordres contradictoires. Il apparaît en effet qu’au moment où quatre bataillons de la 14 eme brigade étaient engagées avec succès sur le front de Mushake, un ordre de repli fut soudain donné par le général Amisi qui avait inopinément remplacé le général Kayembe, un brillant Saint Cyrien. Dans l’attente de renforts importants, deux bataillons se replièrent, deux autres, en pointe et en couverture, demeurèrent en position, fortement déforcés alors que la veille encore ils avaient le moral et emportaient des positions. C’est ainsi que les forces de Nkunda, qui s’étaient repliés sur les collines voisines, purent avancer et mettre en déroute les malheureux FARDC qui s’estimèrent trahis, sans pouvoir désigner le coupable.

De plus, le contingent indien de la Monuc, en dernière minute et sur ordre de Delhi a refusé d’engager ses hélicoptères de combat aux côtés des gouvernementaux, estimant l’opération trop dangereuse car il avait été informé du fait que Nkunda et les siens possédaient des missiles sol air. Missiles qui, en fait, furent saisi plus tard sur les forces gouvernementales..... Cette défaire humiliante, qui s’est traduite par la perte d’un matériel important et des centaines de morts et de blessés (dont certains ont été mutilés par les insurgés...) aurait pu coûter cher au président, mis en cause par une armée démoralisée mais in extremis, la conférence de Goma, qui a permis de mettre toutes les cartes sur la table et où toutes les forces du Kivu se sont exprimées, a mené à un cessez le feu et un accord politique. Après avoir quitté Kinshasa, William Swing, l’ancien représentant de la Monuc, a levé une partie du voile, reconnaissant qu’aux côtés de Nkunda, crédité officiellement de 4000 hommes contre les 25 000 hommes alignés par Kabila, des troupes rwandaises avaient appuyé les insurgés...

A Goma, où la conférence se déroulait à portée de tir des rebelles, le président a été l’objet d’une véritable intimidation physique : alors qu’il se trouvait dans une propriété située au bord du lac Kivu, une vedette militaire rwandaise, armée d’un canon, a soudainement foncé vers la rive congolaise et fait demi tour in extremis, comme pour effectuer une démonstration de force...Même si elle représente un succès politique et ouvre la voie à un règlement pacifique, la conférence de Goma suscite encore beaucoup de scepticisme au Kivu, où l’on craint une « kosovisation » du Nord Kivu, les terres abandonnées par les déplacés risquant d’être occupées par les « réfugiés » tutsis rentrés des pays voisins et dont Nkundfa estime le nombre à 350.000...

Alors que se déroulait la conférence, Aimée Kabila était assassinée sauvagement. Malgré les démentis officiels assurant que cette jeune femme n’avait aucun lien de parenté avec le président, il est certain qu’elle était très introduite dans les cercles du pouvoir, ayant peut -être joué son homonymie pour s’y introduire. Sa mise à mort le 16 janvier (jour anniversaire de l’assassinat de Lumumba et veille de la mort de Laurent Désiré Kabila) a frappé les esprits par son côté symbolique.

Alors que tous les observateurs relevaient l’absence du chef de l’Etat à plusieurs réunions internationales importantes (dont le sommet Europe-Afrique de Lisbonne) et y voyaient la crainte d’un attentat, les rumeurs se sont intensifiées mi février assurant que des coups de feu avaient été tirés à proximité de la résidence présidentielle à Kinshasa. De fait, le président fut invisible durant plusieurs jours, s’étant retiré sur sa ferme dans la région de Menkao dans le Bas Congo...Pour déjouer l’inquiétude de la population ainsi que les assertions amplement diffusées dans les milieux d’opposition et sur la Toile, il fallut que le professeur Boshab, secrétaire général du PPRD, le parti soutenant le chef de l’Etat, démente publiquement ces rumeurs. Dans le même temps, la télévision nationale diffusa amplement les images montrant le président Kabila recevoir en audience de nombreuses personnalités, dont la ministre-présidente Marie Arena. La nomination du professeur Kahumba au poste de conseiller spécial à la présidence doit être lue dans ce même contexte sécuritaire, car ce criminologue n’est pas seulement recteur de l’université de Lubumbashi. Formé en Allemagne du temps de Mobutu, il est aussi l’un des fondateurs de l’ancienne Garde Civile.

Les milieux diplomatiques ont également perçu l’inquiétude générale : ils ont relevé un certain « flottement » au sommet de l’Etat tandis que d’aucuns évoquaient même une « liste de rechange » où l’actuel président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, deuxième personnage de l’Etat, accéderait soudain aux plus hautes fonctions, rassemblant autour de lui un gouvernement composé de ministres jugés « pro occidentaux » et d’anciens mobutistes disposant d’un vaste réseau de relations en Belgique. Le séjour à Bruxelles de Jean Pierre Bemba, exilé au Portugal après les affrontements de mars 2007, qui exige toujours une garde onusienne pour rentrer au pays et retrouver son siège de sénateur, les vacances de M. Kengo dans la capitale belge, ont évidemment renforcé les suspicions de ceux qui s’interrogent sur la bonne foi de la Belgique. L’annonce, non confirmée, d’un « prépositionnement » de troupes britanniques à Brazzaville, qui seraient éventuellement chargées d’évacuer de Kinshasa les ressortissants étrangers, a accéléré la paranoïa générale. Partout ailleurs, ces rumeurs s’apparenteraient à des fantasmes collectifs, démentis par les innombrables visites, les multiples contacts amicaux entre Bruxelles et Kinshasa, la coopération militaire et au développement et aussi par les gestes posés par le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, qui a débloqué 200.000 euros pour soutenir la conférence de Goma. Au Congo cependant, l’expérience montre que le brouillard des rumeurs précède souvent des faits réels ou rend possible le passage à l’acte...

Et les temps sont effectivement cruciaux à l’heure où ce pays- continent s’apprête à partager ses richesses stratégiques avec de nouveaux partenaires chinois et où le renforcement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire privera d’importantes ressources des opérateurs économiques qui opèrent depuis les pays voisins, se contentant de rétribuer au passage des groupes armés garants de leurs intérêts...

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19 février 2008

20 milliards USD pour la réhabilitation du barrage d'Inga

Une somme de vingt milliards de dollars US est nécessaire pour la réhabilitation totale du barrage hydroélectrique d'Inga, en RD Congo, a déclaré, mardi, la nouvelle directrice des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, Mme Marie-Françoise Nelly, à l'issue d'une séance de travail avec les responsables du secteur énergétique de la RDC.
Expliquant que des discussions sont en cours afin de voir comment améliorer la performance de la Société nationale d'électricité (SNEL), Mme Nelly a indiqué qu'un préfinancement de 200 millions de dollars US a été octroyé récemment par la Banque mondiale à la RD Congo pour la réhabilitation des turbines du barrage d'Inga et la construction d'une seconde ligne de transport d'électricité d'Inga du Bas-Congo (Ouest) à Kinshasa.
Elle a exhorté les responsables du secteur énergétique de la RDC à la transparence et à la bonne gouvernance, déplorant le fait que sur les 100 KW produits par la SNEL, seules les recettes de 35 KW sont versées dans les caisses de l'Etat.

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Lubumbashi: une tripartite RDC-RSA-Pays Bas en prévision de la réforme du système de sécurité en RDC

La réunion tripartite de ces pays a débuté ce mardi matin à Lubumbashi. Elle regroupe les ministres de la Défense de la Rdc et de l’Afrique du Sud ainsi que le chargé d’affaire militaire de l’ambassade du Pays Bas en Afrique du Sud. Elle porte sur l’appui de l’Afrique du Sud et du Pays Bas à la réforme du système de sécurité et de l’armée en RD Congo, rapporte radiookapi.net

Le ministre sud africain de la défense a, à cette occasion, annoncé la présence au centre de brassage de Mura à Likasi de 58 formateurs de son pays. Ceux-ci assurent la formation d’un bataillon des FARDC. Cet appui en formation militaire vise à faire de l’armée congolaise une force de réaction rapide. M. Lekhota Musiwa a déclaré que son pays veut s’assurer de la stabilité en RDC car, sans celle-ci, il n’y a pas d’investissement.

Pour sa part, le ministre congolais de la Défense a déclaré que la rencontre de Lubumbashi est un point de départ pour la formation de la force de réaction rapide en RDC. ‘‘ Vu la menace des forces étrangères que la RDC subit à l’Est, nous avons un plan avec le Rwanda, nous avons aussi un plan avec l’Ouganda, mais il nous faut une force capable de réagir ’’, a déclaré Chikez Diemu. Ce dernier a également salué l’engagement du Pays Bas dans le processus de réforme du système de sécurité congolais.

La tripartite de ce mardi vise également à préparer la table ronde sur la réforme du système de sécurité et de l’armée. Celle- ci se tiendra à Kinshasa du 25 au 26 février prochain. Elle fait suite à celle d’août dernier entre le président Joseph Kabila de la RDC et Thabo Mbeki de la République sud africaine.

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Mutinerie à Kamina : qu'est ce qui s'est réellement passé ?

Les militaires des Forces armées de la RDC, FARDC, se sont tirés entre eux au centre de brassage de Kamina dans la nuit de dimanche à lundi. Jusque lundi soir, le bilan faisait état de 27 militaires blessés au cours de ces affrontements à l’arme légère. Qu’est ce qui s’est réellement passé. Radiookapi.net fait le point avec Paul, l’un de ses reporters à Lubumbashi.

Paul, vous êtes au Katanga en direct, quelle est la situation actuelle au Centre de brassage de Kamina ?
R/ Un calme règne pour l instant au centre de brassage et ses alentours immédiats. Depuis ce lundi, des patrouilles motorisés et pédestres sont organisées. Pas d’entrée ni de sortie à la base de Kamina. L’identification qui a débuté ce même lundi après midi, montre qu il y a plusieurs militaires qui manquent à l’appel. le premier objectif des autorités militaires, était d’empêcher un regroupement entre les militaires qui ont fuit et ceux qui restent encore au centre. Il faut noter que ceux qui ont fuit ont emporté avec eux des armes automatiques et quelques minutions. Difficile pour l instant de connaître le nombre exact de ceux qui ont pris la direction de la brousse, selon les sources, les chiffres vont d’une vingtaine à une centaine

Qui sont les militaires qui se sont affronté?
R/
Il y a tout d abord un millier de soldats venus des Kivu. Ils attendent leur brassage depuis bientôt six mois. Les autorités du centre disent attendre que l’effectif de 4 000 hommes soit atteint pour débuter la formation. Il y a aussi au centre un autre millier de soldats qui ont déjà finit leur formation. Il y a parmi eux des soldats de rangs mais aussi des officiers sans troupes.
Enfin, il y a 2 bataillons de commandos venus de différentes provinces du pays, tous n’ont pas suivi la même formation. Depuis bientôt six mois, ces commandos suivent des cours de recyclage

Paul, peut-on maintenant connaître les mobiles du déclenchement de ces affrontements ? Qu’est-ce qui a été à la base de ces incidents?
R/Ce qu il faut dire, c’est que les provocations entre différents groupes ont commencé, il y a bien longtemps. Cette proximité entre différentes troupes était source de plusieurs étincelles plus ou moins bien maîtrisées par les dirigeants du centre de brassage. Ce dimanche, un match de football a opposé des soldats de différentes unités. L’un des groupes a jugé que l’arbitre était partial. Échanges de mots durs et qualificatifs de nom d’oiseaux ont fusé de toutes part. Chacun a couru vers un dépôts d’armement. Les soldats venus de l’Est ont réussi à soustraire quelques armes légères. Les commandos ont prit des grenades. Après une brève organisation, les coups de feu ont débuté vers 19 heures le dimanche, pour s’arrêter le lundi vers 7 heures du matin. Le bilan reste de 27 blessés selon les autorités du centre de brassage

Il y a une délégation des officiers venus de Kinshasa, conduite par le chef de l’armée de terre, qui est arrivée à Kamina hier ! Peut-on connaître les décisions prises par cette délégation?
R/Cette délégation a tenu des réunions marathons jusque tard dans la soirée de lundi. Mais jusque là, les résolutions prises au cours de leurs délibérations n’ont pas transpiré. Rappelons que cette délégation est conduite par le chef d’Etat major des forces terrestres

Comment éviter la répétition de ce genre d’événements ?
RUn des responsables du centre de brassage, qui a requis l’anonymat, estime que cette situation était prévisible, car il y a des milliers de militaires au centre mais qui ne font rien. Les incidents de ce genre ne pouvaient donc qu arrivé. Pour lui la solution, c’est de débuter la formation. Une fois celle ci terminée, il est important que ceux qu l’ont suivi puisse être évacués. Et au général Mbuza Mabe, commandant de la base de Kamina de dire, qu il ne faut pas oublier qu un commando aime bien montrer ses muscles. Les autres qui ne sont pas des enfants de coeur non plus, tiennent à montrer qu ils en ont également

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Affrontements à Kamina : les limites du brassage

27 blessés au centre de brassage entre les éléments des FARDC et ceux du CNDP de Laurent Nkunda. Tel est le bilan des affrontements armés ou mutinerie, c’est selon, enregistrés hier lundi 18 février à la base de Kamina. Une situation qui soulève une fois de plus la problématique du processus de brassage entre les éléments armés venus de divers horizons. Des dispositions urgentes et efficaces doivent être prises dans le but d’éviter des dérapages significatifs déjà évoqués avant, pendant et après les élections intervenues en 2006. Pour que n’explose pas « la bombe à retardement ».

Des informations enregistrées tôt dans la matinée à Kinshasa du lundi 18 février ont fait état des affrontements armés à la base militaire de Kamina. Ceux-ci ont opposé les éléments des FARDC et ceux du CNDP-Nkunda, au centre de brassage. Informations confirmées par la Monuc, relayant Radio Okapi et tous les deux citent le général Mbudja Mabe, commandant de la base de Kamina, BAKA. Celui-ci indique que des combats à l’arme légère ont débuté le dimanche vers 19 heures pour s’arrêter hier lundi vers 7 heures du matin. Tout serait parti d’une altercation entre les deux groupes qui ont mis le feu aux poudres. Les militaires se sont alors rués vers le dépôt d’armement pour soustraire des grenades et armes légères avant de s’affronter. Le premier bilan fait état de 27 blessés, certains grièvement blessés, dont 16 ex-combattants CNDP et 10 commandos FARDC, en plus d’un civil. Ils ont été tous évacués vers l’hôpital FARDC. Aucun décès n’a été signalé.

Apparemment, le calme est revenu à la base de Kamina. Cependant, les commandos se sont retirés dans une ferme à deux kilomètres du centre de brassage pendant que les autres sont restés dans le campement, chacun gardant ses armes. Les autorités militaires FARDC ont fait appel à la Monuc pour désarmer les belligérants. Entre-temps, une délégation des officiers militaires des FARDC est arrivée lundi matin à Kamina en provenance de Kinshasa, délégation conduite par le chef d’état - major de la Force terrestre afin d’évaluer la situation et apporter les solutions qui s’imposent.

La Monuc, de son côté, déplore ce genre d’incidents. Elle souligne que le processus de brassage devrait être à l’abri de tout incident pouvant entraver son bon déroulement.

LES LIMITES DU BRASSAGE

Selon un instructeur du centre de brassage qui a requis l’anonymat et qui s’et confié à Radio Okapi, cette situation était prévisible. Il a affirmé que tous ces soldats sont là depuis longtemps, mais jusque-là le processus d’intégration n’a pas démarré. Comme pour dire qu’effectivement, il n’y a pas de suivi sérieux dans l’exécution duy processus de brassage pour que ce genre d’incidents ne se produise pas.

On se borne seulement à transférer les éléments armés d’un coin à l’autre, laissant couler ainsi un bon bout de temps avant qu’on les prenne en charge. Le plus souvent, ce sont les populations civiles qui paient le pot cassé pour autant que ces militaires se rabattent sur elles pour survivre.

Les propos de cet instructeur rejoignent les inquiétudes des ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne qui appelaient de tous leurs vœux et dans un délai proche, la Table ronde sur la réforme des services de sécurité, et ce dans le sens large du terme. Réagissant aux lendemains de la Conférence de Goma, ils avaient, à demi-mot, stigmatisé la lenteur qui caractérise le processus de brassage des forces armées de la République démocratique du Congo, situation susceptible d’entraver le bon fonctionnement du brassage. Les affrontements ou la mutinerie de Kamina réconfortent leurs appréhensions.

Si tel etait le cas, il se pose réellement un problème de coordination pour mener à bien cette réforme et ce processus de brassage. Mieux, l’approche même du brassage qui, avec cet incident, vient de démontrer ses limites. La question fondamentale est celle de savoir comment justement ce processus de brassage est en train de se dérouler et quel type d’armée veut-on réellement ? S’agit-il d’une action menée exclusivement par les autorités congolaises après avoir reçu l’appui des partenaires extérieurs ? Ou serait-ce sur base des accords bilatéraux que le travail est en train d’être fait ?

Par ailleurs, il est important de retenir que les éléments brassés viennent des horizons divers. Bon nombre d’entre eux ont été recrutés, soit par la force, soit pour des raisons sentimentales ; tribales et régionales. Ils sortent du néant et n’ont appris qu’à manier des armes pour tuer, violer et voler. Comment gérer un tel « troupeau » - passez-nous le terme- sans prendre le risque de voir ce genre d’incidents se produire ? Ainsi, s’est-il agi sûrement des « vieilles retrouvailles » entre les deux groupes au regard de la bataille de Bukavu de 2004. La rancœur serait donc à la base de cette altercation. Cet aspect du problème n’avait-il pas été pris en compte avant de décider de l’affectation de ces éléments vers le centre de brassage. Soit.

Il s’agit d’un domaine militaire. L’on a plus besoin des « stratèges », des « génies militaires » que « des politiques » pour éviter ce genre d’incidents à même de remettre du feu dans la maison. Surtout que le calme ne serait pas encore revenu complètement à la base de Kamina. Et que cette situation pourrait faire effet boule de neige si elle n’est pas maîtrisée totalement et à temps.

Au demeurant, si l’on tient à disposer d’une « vraie armée », il faut payer le prix. Il y a eu des tentatives en Ituri avant le mixage au Kivu avec les mêmes éléments de Nkunda. L’intégration n’a pas réussi. Il faut par conséquent tirer les leçons de ces échecs. Car, il est toujours dangereux de rassembler plus de quatre mille soldats venus des horizons divers dans un coin, sans les occuper pleinement. Et souvent an pareils cas, il se produit toujours des situations du genre que la base de Kamina vient de connaître à la suite des limites du brassage. C’est une bombe à retardement.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs avertis suggèrent une refonte progressive de cette armée, en démobilisant tout aussi progressivement les éléments qui ne répondraient pas aux critères rigoureux de sélection.

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Ngaliema : deux frères périssent dans une carrière à Kinsuka

Deux garçons non autrement identifiés, mais dont la famille habite l’avenue Kongo du quartier Ozone de la commune de Ngaliema à Kinshasa, ont trouvé la mort il y a une semaine dans une carrière d’extraction des graviers à Kinsuka, le long du fleuve. Selon les témoins de la tragédie, le plus jeune de deux enfants, qui était âgé de 13 ans, a trébuché pour se retrouver au fond d’une carrière abandonnée et envahie par des eaux stagnantes. Tout cela s’est passé sous la barbe de son frère aîné, 15 ans, qui le talonnait. Ne voulant pas rester indifférent à la plongée accidentelle de son jeune frère et désireux de le secourir, il s’est précipité à son tour dans le puits.

Malheureusement, l’aîné parti au secours sera englouti, lui aussi. Les autres creuseurs qui ne désemplissent pas en ce lieu seront pris de panique. Ils n’oseront secourir les victimes, faute de moyens conséquents. Craignant pour leur vie, ils ont juste détalé et alerté les gens. La famille sera mise au courant du double drame.

Alors que l’accident s’était produit samedi soir, les recherches effectuées toute la journée du dimanche se sont avérées vaines. Prise de désespoir, la famille n’a pas quitté le lieu du sinistre. Le deuil semblait s’organiser là. Rien que des invocations et des pleurs à titre de recherche. Curieusement, c’est le lundi vers 14 heures que le premier corps a émergé des eaux gluantes cramoisies de la carrière. C’est le corps du cadet qui a d’abord refait surface. Des pleurs s’intensifiaient. Grâce au concours des pêcheurs, le corps est récupéré. Une demi-heure plus tard, le second corps a flotté. A la vue de ce deuxième corps, la mère qui nourrissait, peut-être encore, l’espoir de revoir un de ses fils vivant, s’est effondrée. C’est dans cet état de perte de connaissance qu’elle a été, à son tour, acheminée à l’Hôpital général de référence de Kinshasa pour les soins appropriés. Pendant ce temps, les deux corps ont été déposés à la morgue de la même institution.

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Assainissement des installations du beach Ngobila

Le directeur général de migration, Jean-Pierre Ondekane, s’est dit satisfait des travaux d’assainissement effectués dans les installations du beach Ngobila, à l’issue d’une visite d’inspection et de contrôle qu’il a effectuée le samedi 16 février dernier, à cet important poste frontalier, rapporte l’Agence congolaise de presse. Accompagné du directeur de la police des frontières, Jacques Ikwa, il a visité ces installations sous la conduite de MM. Omer Mbenza, Charles Kitenge et Djoko Tadroma, respectivement administrateur principal, administrateur adjoint chargé des opérations et administrateur adjoint chargé de l’administration du beach. Le directeur général de migration a également salué l’effectivité du respect des dispositifs sécuritaires sur le tarmac ainsi que dans les différentes voies d’entrée et de sortie du beach, décidées au niveau de la hiérarchie, afin d’humaniser les formalités de voyage à ce poste frontalier. Tout en déplorant la vétusté de l’outil de travail mis à la disposition des agents de l’immigration, il a promis de descendre régulièrement au beach Ngobila pour faire le suivi des mesures prises en vue d’assainir ce milieu. Il a annoncé qu’il effectuera une visite analogue à l’aéroport international de N’Djili. Il faut noter, à ce sujet, que les travaux d’assainissement de ce poste frontalier ont été financés par l’Organisation internationale de migration (OIM), sous la supervision des responsables de la Direction générale de migration du beach Ngobila (DGM/Beach Ngobila). Il faut signaler par ailleurs, que la réalisation de ces travaux vise notamment à redorer le blason terni du beach, afin de permettre aux usagers de cette voie navigable de voyager en toute quiétude.

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16 février 2008

Kinshasa : 26e anniversaire de l’UDPS, un message d’Etienne Tshisekedi

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS ), le parti d’Etienne Tshisekedi, a commémoré vendredi, au niveau de la direction nationale à Kinshasa, au quartier Rhigini, le 26e anniversaire de son existence, rapporte radiookapi.net

Le message du président national de cette formation politique a été lu à cette occasion par le 1er vice-président du comité organisateur du 1er Congrès, François Beltchika. Dans ce message, Etienne Tshisekedi appelle les combattants de l’UDPS à mobiliser les fonds nécessaires pour soutenir ce Congrès qui sera tenu dans les prochains jours.

Auparavant , une messe a été dite, messe au cours de laquelle l’officient du jour a demandé aux combattants de ce parti politique de persévérer dans la lutte pour la conquête du pouvoir. Signalons qu’ en marge de cet anniversaire, des manifestations sont prévues la semaine prochaine à travers le pays

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Bandunduville: un enfant succombe sur l'aire de jeu dans un match des cadets

L'accident s'est produit vendredi soir. Kunda Vangamo, surnommé "Kadogo", 10 ans, est tombé alors qu'il tentait de récupérer une passe en profondeur venue d’un coéquipier. D’après les témoignages, c’est après avoir amorti le ballon qu’il est tombé en criant "Au nom de Jésus". Pris de panique, ses camarades ont fait appel aux adultes qui l’ont amèné à l’hôpital général de Bandundu. Mais il était trop tard, "Kadogo" avait déjà rendu l’âme, rapporte radiookapi.net

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Bukavu : encore un séisme

La secousse s’est produite dans la nuit de vendredi à ce samedi, vers 1h58, heure locale, avec une magnitude de 3,8 degrés sur l’échelle de Richter, selon l’observatoire vulcanologique installé sur place à Bukavu, rapporte radiookapi.net

Les volcanologues ajoutent que ce tremblement, tout comme la centaine de répliques enregistrées toute la nuit et ce matin, sont de moindre intensité, donc sans conséquences. Toutefois, ils rappellent aux habitants la prudence, notamment ceux dont les murs des maisons présentent des fissures remarquables

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