16 février 2008
Kinshasa : 16 février, commémoration de l’anniversaire du massacre des chrétiens
16 Février 1992- 16 Février 2008, 16 ans jour pour, se sont écoulés depuis le massacre des chrétiens à Kinshasa. Une messe commémorative a été célébrée ce samedi en l’Eglise Saint Joseph, à Matonge en souvenir de cet événement, rapporte radiookapi.net
Au départ, il était prévu que ce soit l’archevêque de Kinshasa lui-même, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya qui célèbre cette messe. Empêché, celui-ci s’est fait remplacer par le curé de la paroisse, l’abbé Charles Khonde. Parmi l’assistance, les membres de la société civile et quelques personnalités politiques dont le secrétaire général du gouvernement provincial de la ville de Kinshasa et Me Joseph Mukendi, conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, le président national de l’UDPS.
Le 16 février 1992, des milliers de chrétiens venus de différentes confessions religieuses s’étaient mobilisés dans la capitale pour revendiquer la réouverture de la Conférence nationale souveraine fermée quelques jours auparavant par le régime en place. La marche a été réprimée dans le sang.
Source : Okapi
Kinshasa / Bandalungwa : 5 maisons ravagées par le feu au quartier Bisengo
Lundi soir, vers 21 heures, trois maisons ont pris feu et se sont consumées totalement sur l’avenue Bundi au quartier Bisengo, dans la commune de Bandalungwa. C’est ce qu’a annoncé la radio Okapi mardi matin. Au soir du même jour, un autre incendie s’est déclaré sur avenue Mbavu, au quartier Molulite, près de Makelele. Deux maisons sont parties en fumée. Pour ce qui est de l’incendie du lundi, la population a soupçonné la fourniture du courant électrique. Car, le quartier qui vivait dans le noir depuis trois jours, a pris feu juste après l’arrivée de l’énergie électrique.
Kinshasa : La lutte contre l’insalubrité, Kin-Enviro s’en mêle
La lutte contre l’insalubrité environnementale est au centre des actions menées depuis quelque temps par une organisation non gouvernementale dénommée Kin-Enviro, dont le siège est situé à la 15ème rue, dans la commune de Limete. Selon M. Robert Tikagala, secrétaire général de cette ONG citée par l’Agence congolaise de presse (Acp), il est question d’aider les Kinois à rompre définitivement avec les vieilles pratiques, celles consistant à l’abattage des arbres, au dépôt n’importe où des sachets et des immondices, à uriner autour des arbres bordant les principales artères de la ville, origine d’une grave destruction de l’écosystème. Cette organisation non gouvernementale exhorte ainsi les Kinois à pratiquer l’embellissement de leur environnement immédiat. En attendant l’application d’un accord de partenariat conclu avec une firme écossaise pour une action environnementale pour l’embellissement de la ville, le traitement des déchets et la construction des décharges finales (lieu d’aménagement des déchets en vue de la production du gaz butane), Kin-Enviro s’active à sensibiliser l’opinion pour l’approbation de ces projets. Signalons par ailleurs, que d’ores et déjà, cette ONG s’active dans la commune de Limete à Kinshasa, spécialement dans l’espace compris entre la 14ème et la 15ème rue, où un jardin en forme d’espace vert est à pied d’œuvre, indique-t-on. Jadis, Limete était une des communes qui faisaient la fierté de Kinshasa. Mais, avec la présence des immondices que l’on trouvent ça et là, elle a perdu ses lettres de noblesse.
RDC / Diamant, Port de Matadi, brassage
La République démocratique du Congo est dans un tournant déterminant. L’on a la nette impression brusquement que l’on s’affaire autour d un malade à qui l’on doit administrer une « thérapeutique de choc ». Autant de signaux qui ne trompent pas. Tenez.
Pas plus tard que la semaine dernière, William Swing, Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu et responsable de la Monuc annonçait l’octroi de 50 millions de dollars à la Cei pendant que l’Union européenne en faisait autant avec un montant de 60 millions d’euros. Mercredi, dans le point de presse hebdomadaire de la Monuc, son porte-parole affirmait que le Conseil de sécurité venait d’autoriser Kofi Annan à engager la procédure pour renflouer la caisse de la Cei avec 103 millions de dollars.
Mais un jour plutôt, Le Fonds Monétaire international annonçait l’octroi de 40 millions de dollars à la Rdc dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Toutefois, le Fmi faisait remarquer au gouvernement congolais qu’ il est tenu de renforcer la lutte contre la corruption pour ne pas décourager les investisseurs.
Voilà que des échos qui nous parviennent de Bruxelles soulignent l’engagement du gouvernement belge à s’impliquer davantage pour donner un réel coup de pouce à la bonne gouvernance en République démocratique du Congo. Il est question d’apporter une assistance et une expertise dans certains domaines-clés en Rdc pour soutenir les efforts que la Communauté internationale déploie pour une bonne fin du processus de transition. Cette attitude trop regardante de la Belgique serait consécutive à un constat inquiétant dans la gestion avec toutes les conséquences imprévisibles.
TROIS SECTEURS –CLES
Il est important de rappeler avant tout que les partenaires extérieurs sont catégoriques en soulignant qu’il n’y a plus d’alternatives en Rdc si ce n’est que l’ organisation des élections. Louis Michel l’a dit au nom de l’Union européenne. L’ambassadeur américain en Rdc a abondé dans le même sens. Mais à côté des efforts déployés pour l’organisation des élections, la bonne gouvernance au quotidien, avec l’exécution des projets utilitaires, ne doit pas être négligée. Il faut maintenir donc le cap de bonne espérance en gérant les secteurs vitaux de la vie nationale comme il se doit.
En effet, avec la baisse du cours du cuivre, le diamant demeure le seul pourvoyeur des devises qui peut aider la Rdc à maintenir la tête au-dessus du flot. Aussi, grâce au processus de Kimberley, le gouvernement belge devient plus regardant dans ce secteur précisément pour autant que les comptoirs les plus réputés dans la vente de diamant sont dans la ville portuaire belge, Anvers. C’est un.
De deux. En tant qu’ancienne puissance colonisatrice, la Belgique avait consacré de nombreux efforts en vue de maintenir en bon état les réseaux ferroviaire et fluvial. Même aux temps forts de la dictature de Mobutu, le régime en place avait fait appel à un ressortissant belge pour relever l’Onatra. Aujourd’hui, des informations concordantes confirment l’arrivée de l’expertise belge pour réhabiliter les ports de Kinshasa et de Matadi. Des missions d’évaluation ont déjà eu lieu et que bientôt des accords de coopération seront signés et concrétisés. La Belgique s’occupera en grande partie de la réhabilitation du port de Matadi.
De trois. Le volet sécuritaire. Sur ce plan, la Belgique figure parmi les pays qui ont avoué leur disponibilité pour accompagner la Rdc dans son programme de la restructuration de l’Armée nationale. A ce sujet, une convention militaire a été signée pour accélérer le brassage des Forces armées, entre la Rdc, la Belgique et l’Afrique du Sud. A ce sujet, la Belgique s’occupe des centres de Kisangani, de Kamina. Elle vient de décider de l’envoi des experts militaires qui sont affectés au ministère de la Défense et à l’état-major général des Fardc.
SITUATION INQUIETANTE
Ce sursaut de la Belgique dans la cadre de la bonne gouvernance ne vise qu’à éviter des dérapages. Pour une meilleure illustration, en ce qui concerne le diamant, les chiffres publiés en Rdc ne correspondent pas avec ceux rendus publics par les comptoirs de vente installés en Anvers. Il ressort souvent un décalage résultant d’une sous-évaluation à partir de Kinshasa. Bien plus, cette sous-évaluation favorise la fraude, permettant aux pays voisins d’en tirer profit. Le dernier rapport de Global Witness qui pointe du doigt le Congo-Brazzaville et le réseau libanais en dit long. En effet, selon Le Conseil mondial du diamant, les colis certifiés arrivés à Anvers de Brazzaville ont rapporté 700 millions de dollars en 2002. Et qu’en plus, chaque année, la Rdc perdrait près de 2 milliards de dollars. Depuis la dernière conférence de Pretoria et à la demande du Conseil mondial du diamant, « les pays producteurs devront mettre en place un office d’exportation unique et accrédité ». Ce qui ne peut laisser la Belgique indifférente pour autant qu’elle détiendrait des dossiers accablants en matière de fraude et de sous-évaluation du diamant.
Pour ce qui est du port de Matadi, la rumeur faisant état de l’arrivée de l’expertise belge pour réhabiliter le Port de Matadi aurait poussé certains rapaces à cannibaliser le matériel technique du port. On parle maintenant des mitrailles vendues à un vil prix à une grande puissance asiatique. Des personnalités congolaises séjourneraient actuellement dans ce pays pour accélérer la « vente des mitrailles du Port de Matadi ».
Enfin, le brassage, une fois échoué, porterait un coup dur au processus de transition. Les différents partenaires étrangers, notamment la Belgique, souhaiteraient qu’il y ait une vraie coordination pour autant que l’on poursuive un seul et même but : la mise en place effective d’une armée nationale intégrée.
L’inquiétude est grande dans la mesure où le brassage soulève de nombreuses inquiétudes : le suivi n’est pas correctement réalisé. Pour preuve, le calvaire de la quatrième brigade intégrée des Fardc formée à Mushaki choque les consciences des partenaires extérieurs.
Au regard de ce qui précède, il nous revient qu’une rencontre pourrait avoir lieu incessamment avec les « hommes politiques congolais » dans le but d’arrêter une stratégie commune. Une réunion qui s’annonce « très franche » s’appuiera sur les principes de la bonne gouvernance. Cette rencontre promet d’être révélatrice et pourrait bien avoir lieu au courant de ce mois de septembre.
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RDC : 16 février 1992 : les martyrs de la démocratie
croyants et acteurs de la démocratie en RDC. Ce jour-là, des milliers de fidèles de différentes confessions religieuses et des citoyens de tous âges et de divers horizons, se sont levés et se sont engagés pour revendiquer la réouverture de la Conférence nationale souveraine, symbole de la volonté de changement du peuple. En guise de réponse, la machine de la fureur du pouvoir avait été mise en marche pour réprimer la manifestation des chrétiens : des vies sont tombées. Ce sont les premiers martyrs de la démocratie congolaise.
16 février 1992-16 fécrier 2008, il y a 16 ans, jour pour jour, des chrétiens étaient réprimés dans le sang, au cours d’une « marche d’Espoir » dans laquelle ils revendiquaient la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS) bloquée par le régime du maréchal Mobutu. Cette marche, initiative d’un groupe de prêtres kinois, reste sans doute, la plus grande manifestation populaire de l’histoire du Congo, depuis l’indépendance en 1960.
En effet, ce jour-là, plusieurs centaines de milliers de personnes se sont levées, comme un seul homme, pour réclamer la poursuite de la Conférence nationale qui, pour le peuple, incarnait la volonté de changement tant attendu. C’est au sein de ce grand forum national que des délégués du peuple, venus de tous les coins du territoire national, se battaient pour trouver des voies et moyens afin d’imprimer au pays un avenir meilleur.
Seize années après, en dépit de quelques actions sporadiques menées par le « Collectif du 16 février », organisation de circonstance au sein de l’Eglise catholique à Kinshasa, la mémoire du 16 février 1992 est de plus en plus reléguée dans les oubliettes. Les ténors actuels du pouvoir, en train de savourer les fruits d’une démocratie, dont les racines se sont nourries du sang des millions de Congolais, ne semblent guère se soucier des ces victimes, comme du reste des bien d’autres encore.
Et pourtant, avec recul, cet événement révèlera qu’il s’agit d’un moment historique crucial pour la République démocratique du Congo. C’est grâce à cette marche que la CNS a pu rouvrir ses portes à partir du 6 avril 1992, pour baliser la voie à une période de transition qui, malheureusement, s’étirera en longueur suite à la versatilité de certains hommes politiques.
CONFERENCE NATIONALE, L’ESPOIR
Quoique l’on dise, la Conférence nationale souveraine (CNS) a constitué, après l’indépendance en 1960, le moment le plus mobilisateur d’espoir des lendemains meilleurs dans l’histoire de la République démocratique du Congo. Hormis tout son lot de tensions et de turpitudes, la CNS a été un déclic pour le processus de démocratisation de l’ex-Zaïre. C’est ici que le Maréchal Mobutu et son régime seront démystifiés.
A ce propos, on se rappellera que la Conférence nationale a été arrachée après un bras de fer sans concession entre la dictature chancelante d’une part, et les courants politiques d’opposition auxquels venait de se joindre une Société civile nouvellement organisée, d’autre part. C’est ainsi que, le 11 avril 1991, le président Mobutu a signé, malgré lui, une ordonnance convoquant cette conférence, annulant par la même occasion celle du 6 mars 1991 portant création et composition de la Conférence constitutionnelle.
Après plusieurs péripéties au cours desquelles le pouvoir tentera, en vain, de contrôler la Conférence nationale, il a fini par suspendre ses travaux les 19 janvier 1992, par la voix du Premier ministre, Nguz a Karl-I-Bond. Pendant tout ce temps, le choix de Mgr Monsengwo, une personnalité religieuse de la Société civile et de Joseph Ileo, issu de l’opposition politique, ont cristallisé l’espoir collectif de sortir de la dictature.
LE PEUPLE ASSUME SON DESTIN
Au moment où le peuple était en droit de croire que la Conférence nationale allait aborder des questions de fonds tant attendues, voilà que le gouvernement en place, au bout de stratagèmes pour s’imposer, a recouru au blocage. C’est alors qu’un groupe d’une dizaine de personnes s’est constitué en un « Comité Laïc de Coordination » pour canaliser le ressentiment général vers une force d’expression populaire collective. Ce Comité réussira à obtenir le soutien, à travers tout le pays, de milliers de religieuses, religieux et animateurs laïcs des communautés de base des Eglises chrétiennes, dont notamment les catholiques et les protestants.
Ses appels, signés par Pierre Lumbi et François Kandolo, sont parvenus à réaliser la plus grande mobilisation populaire de l’histoire de la République démocratique du Congo pour une cause nationale. Cela, malgré l’opposition du haut clergé catholique et de l’autorité urbaine de la capitale.
En effet, le 10 février 1992, la Conférence épiscopale de l’Eglise catholique avait lancé un communiqué pour déclarer que « ni l’assemblée plénière, ni le comité permanent des évêques n’ont pris une décision ni donné des directives concernant une manifestation publique quelconque le 16 février 1992 » .
Quant au gouverneur de la ville de Kinshasa en ce moment-là, Kibabu Madiata Nzau, il avait fait publié un communiqué officiel le 15 févier 1992 décrétant illégale la marche projetée pour le lendemain.
Ainsi, passant outre l’interdiction des autorités tant morales que politiques, posant de ce fait un acte de désobéissance religieuse et civique, le peuple congolais avait décidé d’assumer son destin. Le dimanche 16 février 1992, après le culte dans les églises et temples, des millions de manifestants ont pacifiquement marché dans les rues en priant, chantant, brandissant des crucifix, chapelets et rameaux. Ils se sont ainsi exprimés pour que leur espoir de la démocratie, la paix et la prospérité, symbolisé par la Conférence nationale ne soit pas décapité.
La suite des événements fut macabre : des hommes en uniformes, envoyés par on ne sait qui (jusqu’à ce jour personne n’a assumé cette responsabilité), ont fauché, à bout portant plusieurs dizaines de vies humaines, en tirant à balles réelles pour disperser une manifestation pourtant pacifique.
DES VICTIMES AUX MARTYRS
Si le récit de vie autorise une analyse de représentations qui servent à donner aux activités des individus ordinaires un sens politique, celui des morts du 16 févier 1992 ouvre ainsi la voie à la démocratie. En versant de leur sang pour la multitude, ces vaillants combattants, croyants ou non, cessent d’être de simples victimes des coups de canons pour devenir des « martyrs de la démocratie ».
Aujourd’hui, avec recul, le souvenir de la marche des chrétiens du 16 février 1992, la plus grande manifestation politique des citoyens (opposition) à l’auto reproduction du régime politique de la deuxième République zaïroise, permet d’analyser le processus d’appropriation d’un geste politique par les acteurs sociaux. Il montre comment la mise en récit d’un événement investit celui-ci d’une symbolique chrétienne.
UN ENGAGEMENT TOUJOURS RENOUVELE
Pour les victimes transformées en martyrs, l’histoire revendique la qualité de héros fondateurs de l’activité politique du peuple. Cultiver leur mémoire induit le passage du souvenir à l’histoire et entraîne alors une revendication de participation active à l’ordre politique.
Cette année, une messe de commémoration des martyrs du 16 février 1992 est organisée, aujourd’hui samedi 16 février, à la paroisse Saint Joseph de Matonge. Selon le communiqué de presse signé par le « Collectif du 16 février », cette messe sera célébrée par l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, lui-même témoin et acteur de l’histoire de la Conférence nationale souveraine (CNS) dont il assura, avec brio, la présidence.
« Au moment où notre pays poursuit inexorablement ce processus de démocratisation de notre société, nous nous rappelons les martyrs de la démocratie pour que le changement tant revendiqué à l’époque soit mis en route », déclare le « Collectif du 16 février ».
Pour l’Eglise catholique, aujourd’hui en effet, comme en 1992, la vie reste gangrenée par les mêmes maux, à savoir l’insécurité, le délabrement des infrastructures de base (route, eau, électricité, etc.), le chômage, la mauvaise rémunération des travailleurs, la délinquance juvénile, la corruption, l’impunité et les nombreuses déficiences des services publics. « Cette situation ne peut perdurer », estime-t-elle.
C’est d’ailleurs pour cette raison que, dans son dernier cri de cœur, le comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a appelé à un leadership fort et visionnaire. C’est le même message que le « Collectif du 16 février » récupère dans son communiqué, pour demander à la population de se lever et de s’engager pour un changement réel de la RDC. « Prenons des initiatives constructrices pour une société de liberté, de responsabilité, de justice, de tolérance, de solidarité et de sens du bien commun », lit-on dans ce communiqué.
Source : le Potentiel
Katanga : un fils d’un diplomate congolais pris en flagrant délit de vol des câbles électriques
Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et des affaires coutumière de la province du Katanga, Jean-Marie Dikanga Kazadi, a affirmé qu’un fils d’un diplomate congolais en poste en Zambie, était pris en flagrant délit de vol des câbles électriques à Lubumbashi, chef-lieu de province du Katanga. En effet, cette province connaît ces derniers temps des cas récurrents de vol des câbles électriques. ‹P›Pour le ministre Dikanga Kazadi, les entreprises locales en sont les commanditaires. En outre, il a indiqué qu’en mars 2007 ses services ont arrêté des camions pleins de câbles électriques appartenant à un Coréen qui continue à croupir dans la prison de Kasapa. Un autre véhicule immatriculé CD (corps diplomatique), et des voitures de diplomates congolais en Zambie, ont également été arrêtés. M. Dikanga Kazadi fait remarquer que les voitures diplomatiques sont devenues des moyens permettant de faire traverser sans contrôle les biens.
15 février 2008
Ecrasé par une locomotive, l’accidenté se volatilise
Après avoir été écrasé par un train, un homme a, en clin d’œil, disparu de la voie ferrée. Ce qui est étonnant et laisse perplexe plus d’une personne face au drame qui s’est produit le mercredi 6 janvier 2008 à la gare Siforco, dans la commune de Masina. L’on retrouve les traces de la victime après un accident. Ce qui n’a pourtant pas été le cas pour cet homme qui a disparu après avoir été écrasé par un train. Phénomène qui laisse planer des doutes sur sa nature. Etait-ce un revenant ou un être mystérieux ? C’est la question que se posent les témoins de cet accident qui s’est produit à Masina.
Après avoir été écrasé par un train, un homme a, en un clin d’œil, disparu de la voie ferrée. Ce qui est étonnant et laisse perplexe plus d’une personne face au drame qui s’est produit le mercredi 6 janvier 2008 à la gare Siforco, dans la commune de Masina.
Dans la matinée, l’homme s’était assis sur la voie ferrée, en attendant l’arrivée du train. La locomotive sifflait et projetait ses phares en guise d’avertissement. Mais comme si tout cela ne l’émouvait pas, l’homme ne s’est pas donné la peine d’éviter le danger, pourtant imminent.
A en croire un passager qui se trouvait à bord, l’homme était beaucoup plus préoccupé par ses incantations qu’il lançait à tue-tête sur les rails. « A l’arrivée du train, il faisait la sourde oreille. Par ailleurs, il ne cessait de se répandre en invocations », a affirmé un témoin qui était sur les lieux.
Revenant ou être mystérieux !
C’est là que les autres passagers seront paniqués. Car, ils n’ont pu supporter la mort de cet imprudent qui s’est laissé hacher par le train.
En fait, d’habitude on retrouve, après un accident de circulation, les traces de la victime. Mais, le cas de Masina se trouve être une drôle d’exception. Après le passage du train, les témoins n’ont retrouvé ni sang, ni chair humaine sur les rails. Il n’y avait ni babouches, ni morceau de vêtements de la personne accidentée. L’homme avait tout simplement disparu.
« Nous avons vu le train écraser quelqu’un. Curieusement, nous n’avons trouvé aucune de ses traces sur les rails après que le train soit passé. Il était introuvable », s’est étonné l’un des témoins. Mais quelle peut être la nature de cet homme ? C’est là que chacun est incapable de se donner une réponse.
L'Espagne poursuit l'armée rwandaise pour génocide
L'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, va
poursuivre 40 militaires rwandais pour "génocide, crime contre
l'humanité et terrorisme", pour des faits commis dans les années 90 au
Rwanda, selon un communiqué de l'Audience nationale.
"Il existe des indices rationnels et étayés selon lesquel les plus
hauts responsables de l'organisation politico-militaire APR/FPR
(Armée/Front patriotique rwandais), parmi lesquels se trouvent les
personnes poursuivies, ont déployé tout un éventail d'activités
criminelles", selon l'acte résumant la décision de l'Audience nationale.
Ces responsables ont "pris le pouvoir par la force (...) prenant le
contrôle absolu de la structure de l'Etat et mettant en place à partir
de ce moment-là un authentique régime de terreur", explique le texte.
"L'actuel président du Rwanda, Paul Kagame, n'a pas été poursuivi en
tant que chef d'Etat détenant une immunité", précise l'Audience
nationale.
Les poursuites contre les 40 militaires s'accompagnent de mandats d'arrêt, a-t-on appris de source judiciaire.
Le génocide de 1994 avait fait selon l'ONU environ 800.000 morts parmi
la minorité tutsie et les Hutus modérés. La prise de pouvoir à Kigali
de l'APR, dirigée par Paul Kagame, avait mis fin au génocide.
L'Audience nationale reproche notamment aux 40 militaires des faits
postérieurs au génocide. Ils sont poursuivis pour avoir "commis des
crimes contre la population civile, nationale et étrangère,
sélectionnée pour des raisons ethniques et/ou politique (...) sous
prétexte d'assurer la sécurité".
La justice espagnole avait ouvert cette enquête en 2005 sur la mort de
neuf espagnols assassinés au Rwanda entre 1994 et 2000, à la suite
d'une plainte du Forum international pour la vérité et la justice dans
l'Afrique des Grands Lacs.
RDC-Pnud: signature d'un accord d'appui à la gouvernance de 390 M USD
KINSHASA, 14 fév 2008 - Le
gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le Programme des
Nations unies pour le développement (Pnud) ont signé jeudi à Kinshasa un
programme quinquennal (2008-2012) "d'appui à la gouvernance" de 390 millions de
dollars, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le programme, élaboré sur
la base de consultations élargies avec le gouvernement congolais, le Parlement,
les organisations de la société civile et les partenaires internationaux, est
destiné à promouvoir un système de gouvernance "stable et légitime favorisant le
développement humain durable", affirme le Pnud dans un communiqué.
"La
RDC dispose de réels atouts pour contribuer au développement économique et
politique du continent africain et l'amélioration de sa situation reste donc
essentielle pour que l'Afrique puisse atteindre les objectifs du millénaire pour
le développement", a souligné l'ambassadeur de Grande Bretagne en RDC, Nick Kay.
Le gouvernement britannique, qui apporte 126 des 390 M USD du programme,
veut "accompagner la RDC dans la mise en oeuvre du Document stratégique pour la
croissance et la réduction de la pauvreté (DSCRP) dont le premier pilier est
l'amélioration de la gouvernance", a indiqué M. Kay.
De son côté, le
ministre congolais des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi, a noté "avec
satisfaction que le programme gouvernance du Pnud s'aligne, d'une part sur les
priorités nationales définies par le DSCRP, le programme du gouvernement et le
contrat de gouvernance et d'autre part, qu'il vise à consolider les acquis de la
transition politique (2003-2006) et à répondre aux multiples défis de la période
post-électorale".
L'accord a été signé par Ross Mountain, coordonnateur
résident du Pnud en RDC, et M. Mbusa Nyamwisi pour la partie congolaise.
En octobre 2007, le Pnud avait lancé un projet d'appui de 151 millions
de dollars au cycle électoral (Pace) en RDC pour soutenir les différents
scrutins prévus dans le pays au cours des quatre prochaines années.
Frappée par deux guerres (1996-97 et 1998-2003), la RDC tente de se
reconstruire depuis les élections de 2006 et 2007, saluées par les observateurs
internationaux comme les premiers scrutins démocratiques en 41 ans dans
l'ex-Zaïre.
Kinshasa : accord sur la gestion des immondices
Traitement des immondices à Kinshasa. Un protocole d’accord a été signé entre Ned Bank et gouverneur de la ville de Kinshasa. C’était ce vendredi à l’Hôtel de Ville. Ce protocole vise la gestion des immondices. D’une valeur de 35 millions de dollars, il met en exergue l’évacuation des immondices partant des poubelles publiques à travers les communes jusqu’à la décharge finale prévue au site de Mitendi, rappporte radiookapi.net
Selon le gouverneur de la Ville André Kimbuta, pour faciliter cette évacuation, une route sera construite entre la nationale N°1 et le site proprement dit. Les travaux seront exécutés avec l’expertise de la société européenne Suez spécialisée en cette matière, sous le financement de Ned Bank. Le décaissement des fonds est prévu dès lundi prochain avec l’arrivée à Kinshasa de cette société. Ned Bank est une firme sud-africaine.