La réalisation du nouveau projet de construction du troisième barrage hydroélectrique du site d’Inga, dans la province du Bas-Congo, pourrait produire à terme, dans une quinzaine d’années, suffisamment d’énergie pour approvisionner toute l’Afrique australe. Selon une étude de préfaisabilité de la société canadienne SNC-Lavalin, les travaux de construction du barrage hydroélectrique d’Inga 3 pourraient commencer en 2009, pour un coût global de 3,6 milliards de dollars US, soit plus de 1600 milliards de FCFA. © D.R. L’agrandissement du complexe hydroélectrique d’Inga, dans la province du Bas-Congo, pourrait, grâce à la construction du barrage hydroélectrique Inga 3 d’ici 2021, produire suffisamment d’électricité pour alimenter toute l’Afrique australe. Selon une étude de préfaisabilité financée depuis 2002 par l’Agence Canadienne pour le développement international (ACDI) et la SNC-Lavalin à hauteur de 1 781 233 dollars canadiens, soit plus de 773 millions de FCFA, les travaux de construction du barrage hydroélectrique d’Inga 3 pourraient débuter dès 2009. Une étude présentée récemment au ministère congolais de l’Energie indique que les travaux se dérouleront en deux phases, la première s’étalera de 2009 à 2018 et la seconde de 2014 à 2021. Ce barrage aura une puissance installée de 4320 MW contre un total de 1770 MW pour Inga 1 et 2, les deux premiers barrages déjà opérationnels sur les chutes éponymes, a indiqué une source proche du ministère de l’énergie. Selon une étude antérieure réalisée par la Société nationale d’électricité (SNEL) de la RDC, la réalisation de la première phase du projet devrait déjà permettre de répondre aux besoins en électricité de l’Afrique australe via le couloir ouest qui passe par l’Angola et la Namibie, de l’Afrique du nord, via la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan jusqu’en Egypte, et de l’Afrique de l’Ouest via l’Angola et la République du Congo jusqu’au Nigeria, dans le cadre des autoroutes de l’énergie au départ d’Inga. La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100.000 MW, dont 44.000 MW sont concentrés sur le sited’Inga et plus de 56.000 MW disséminés à travers le pays.