Que faut-il faire pour résoudre définitivement ce problème de Bundu dia Kongo ? Question posée à un analyste politique. François Elika estime qu'il ne faudrait pas être tenté de chercher à éliminer le mouvement Bundu dia Kongo au risque de stocker des frustrations. Il suggère d’abord la visibilité des actions du gouvernement puis la tenue du dialogue à travers une table ronde, rapporte radiookapi.net

François Elyka, analyste politique et assistant à l’Institut facultaire des science de l'information et la communication, Ifascic à Kinshasa : « ce qui est important, c’est ne pas de détruire ce mouvement, parce qu’on pourrait encore favoriser à travers la militarisation l’émergence de plusieurs autres mouvements. Ce qui est important, ce que l’action gouvernementale au niveau national comme au niveau local doit être améliorée pour plus de visible de façon que la population voit ses conditions existentielles améliorées. Quand ses conditions sont améliorées, il y’a effectivement gestion des frustrations et de mécontentements. Le deuxième pallier, c’est la mise en place des mécanismes oratoire de dialogue à travers une table ronde qui doit en principe définir un cadre de convention de développement de sorte que les responsabilités des différentes personnalités qui influent sur le comportement de masses soient orientées, établies et donc canalisées vers la production d’un code d’engagement citoyen au niveau de la province. Si ceci n’est pas fait, je noterai sincèrement que ,nous allons penser avoir détruit un mouvement, alors que nous n’avons juste stocker les frustrations qui vont s’accumuler au fil du temps »

Source : okapi