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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

06 mars 2008

Allo Chers abonnés, identifiez-vous

En tout cas, le Gouvernement, par le biais du tandem Kalume (Intérieur) - Munga (PTT), vient de sommer les opérateurs du secteur des télécommunications d’identifier tous les abonnés sur l’ensemble du territoire national. Tout en comprenant le bien fondé de cette mesure, il reste à espérer que certains agents pas trop zélés ne fassent pas de cette décision un “fonds de commerce” Forum des As publie l’intégralité du communiqué officiel signé par les ministres de l’intérieur, Décentralisation et Sécurité et des PTT. A l’issue de la réunion de la commission mixte entre le Gouvernement de la République et les opérateurs du secteur des télécommunications tenue ce samedi 1er mars 2008 au cabinet du ministre d’Etat Chargé de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité. En application de la loi Cadre n°013/2002 du 16 octobre 2002 sur les Télécommunications ; Et après avoir rappelé la Décision n°005/ARPTC/CLG/2007 du 29 juin 2007,  du collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo portant identification des abonnés du service de la téléphonie mobile.

Il a été décidé qu’à partir de ce jour, tous les Opérateurs dudit secteur devront procéder à l’identification de tous leurs abonnés sur l’ensemble du Territoire National. A cet effet, le Gouvernement informe le public que, désormais, tout abonné qui ne sera pas identifié à la souscription d’un abonnement ne pourra avoir accès à aucun réseau national des télécommunications.

Par ailleurs, le Gouvernement de la République demande à tous les utilisateurs de se faire identifier auprès de leurs Réseaux respectifs pour leur propre sécurité et pour les raisons de maintien de l’ordre public. Ceux qui ne se seront pas conformés aux dispositions du présent communiqué dans les trois mois, verront leur service interrompu.

Bien plus, les Opérateurs du secteur des Télécommunications sont tenus d’observer scrupuleusement l’esprit et la lettre du présent Communiqué. Faute de quoi, ils s’exposeront aux sanctions prévues par la Loi.

Fait à Kinshasa, le 01 mars 2008
Source : forum des AS

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La Snel dote la ville de Kinshasa des transformateurs neufs dans les cabines hors service

La population de Kinshasa, plus particulièrement celle des communes de Lingwala et Limete, était en liesse le mercredi 27 février dernier, journée au cours de laquelle Mme l’Adga de la Snel, Bernadette Tokwaulu Aena, a lancé l’opération de pose de transformateurs neufs dans des cabines hors service pour cause d’avarie des transformateurs. Certaines de ces cabines sont hors service depuis 6 mois. Les premières cabines concernées par l’installation de nouveaux transformateurs par l’Adga sont celles d’Aketi à Lingwala, Saint Bernard à Kingabwa. A cette occasion, sur les lieux, Mme Tokwaulu s’est entretenue avec les Comités d’Initiative de ces cabines et la population.

Elle les a sensibilisés sur la nécessité de protéger les cabines, de ne pas autoriser de raccordements frauduleux ou d’intervention de techniciens non agents de la Snel dans ces cabines.

Le même jour, des transformateurs neufs ont été également posés dans les cabines Lemans à gombe/Colibri et Pirogue au ‘port base navale’ à Kingabwa.

L’Adga de la Snel a indiqué que cette opération de pose de transformateurs neufs allait se poursuivre, car Snel vient d’acquérir 11 transformateurs et qu’au courant du mois de mars 2008, une quarantaine d’autres transformateurs seront livrés.

L’objectif à atteindre pour la Snel est de remettre en service les 21 dernières cabines hors service pour avarie transformateurs et constituer un stock de réserve.

Bernadette Tokwaulu a fait remarquer que la Snel gère à Kinshasa un ensemble de 1669 cabines MT/BT dont 51 indisponibles. Cet ensemble de 1669 cabines MT/BT comprend : 749 cabines Snel, 773 cabines privées et mixtes, 147 cabines Etat.

Les cabines indisponibles pour cause d’avarie des transformateurs au 27 février 2008 sont au nombre de 21. Les cabines où seront installées des transformateurs neufs au courant de la semaine du 03 au 08 mars 2008 sont : Kisenso 11, 12 à Kisenso, Institut des aveugles à Mont-Ngafula, Ula, C12 et C13 à Bumbu, Makala 10 à Makala, Watsha à Kalamu, Ex Pr Masina à Masina et Habitat pour Humanité (Mont-Ngafula).

Le choix des cabines à équiper est basé sur les spéficités techniques des transformateurs disponibles au fur et à mesure de leur livraison.

Source : digitalcongo

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Leopards : Otis Ngoma décline l'offre

À moins que la Fédération congolaise de football n'accepte de revoir ses ambitions (CAN et la coupe du Monde 2010) à la baisse, l'entraîneur de l'AC Cambrai football, Otis N'Goma, ne devrait vraisemblablement pas être le prochain sélectionneur de la République Démocratique du Congo (RDC). " Pour construire une vraie équipe, dit-il, il faut bénéficier de conditions de travail idéales. Or actuellement, la tendance ne plaide pas en cette faveur."

Posté par Kongolais à 16:44 - Echos de Kinshasa - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

flash 06 Mars 08 : Bukavu : la terre a de nouveau tremblé

Une réplique de plus ou moins 3,9 degré sur l'échelle de Richter a été ressentie à 5h 24 min tôt ce matin dans Bukavu et ses environs. Selon le chercheur Dieudonné Wafula de l'observatoire volcanologique de Goma qui a donné ces précisions à radiookapi.net, toutes ces répliques s'expliquent par le fait que la faille cherche toujours à se stabiliser.

Aucun dégât causé par cette réplique n'a encore été signalé. Noter que les habitants de Bukavu sont restés dans leurs maisons et n'ont pas cédé à la panique. Signe que les appels au calme leur adressés par les spécialistes commencent à porter des fruits a ajouté Dieudonné Wafula

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RDC : les accords de Mbudi 4 ans après ....

Signé en 2004, l’accord de « Mbudi » totalise aujourd’hui quatre ans. Mais pour des raisons qui sont propres au gouvernement, son application se fait toujours attendre. Et les multiples démarches entreprises par les agents et fonctionnaires de l’Administration publique, à travers l’Intersyndicale nationale dus secteur public, sont restées vaines. En lieu et place d’une solution durable, on leur présente plutôt des scénarii de mauvais goût.

L’application du protocole d’accord de « Mbudi » sanctionnant les concertations gouvernement-l’Intersyndicale nationale du secteur public demeure encore un « mystère ». A telle enseigne que les bénéficiaires perdent presque espoir, compte tenu des promesses irréalisables leur faites par le gouvernement chaque fois qu’ils débrayent.

En plus, les espoirs se sont davantage évanouis avec le diktat économique des institutions financières internationales qui s’opposent à toute augmentation salariale. La preuve en est que le budget pour l’exercice 2008 a été voté et même promulgué sans qu’une rencontre entre les syndicats des agents de l’Etat et le gouvernement ait été convoquée pour examiner la répartition de l’enveloppe budgétaire relative à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat, conformément au protocole d’accord, sur l’application du premier palier de « Mbudi », signé le 14 novembre 2007. A ce jour, ce palier n’est jamais payé, à l’exception du huissier.

La poursuite des négociations pour une revue à la hausse du barème salarial des agents et fonctionnaires de l’Etat dans le cadre du budget 2008 s’est simplement interrompue sans une quelconque réaction du gouvernement, partenaire social de l’Intersyndicale nationale du secteur public.

REJOUISSANCE INEXPLICABLE

Au cours du journal télévisé de la RTNC (Radiotélévision nationale congolaise), le lundi 03 mars 2008 à 20 heures, les téléspectateurs ont suivi une image qui a fait tiquer plus d’un observateur. Il s’agit de la célébration de l’an IV de « Mbudi ». Syndicalistes du secteur public et l’un des anciens vice-présidents de la République à l’époque du gouvernement de transition se sont retrouvés autour d’une table pour festoyer.

Outre la bouffe, la boisson doit certainement avoir coulé à flots, surtout qu’on a vu les participants à cette réjouissance exhiber quelques pas de danse. Ils sont dans leurs droits de se distraire après avoir réalisé un travail apprécié tant par l’opinion publique que les agents et fonctionnaires de l’Etat eux-mêmes. Mais, là où le bat blesse, c’est le fait d’avoir organisé un anniversaire inexplicable, d’autant plus que les bénéficiaires n’ont jamais goûté aux délices. Ils qualifient d’ailleurs cette réjouissance d’un scénario de mauvais goût.

En lieu et place de scénarii de tout genre, les agents et fonctionnaires de l’Etat souhaiteraient voir se créer une dynamique des concertateurs de « Mbudi » qui exercerait une pression sur le gouvernement pour que l’accord signé en 2004 soit d’application.

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DR Congo : La famine gagne les cités minières

L'abandon par les paysans de l'agriculture au profit de l'exploitation des minerais entraîne la famine dans les cités minières du Katanga, qui dépendent des importations de maïs de plus en plus coûteuses des pays d'Afrique australe. Pour éviter le pire, des ONG tout comme les autorités locales essayent de faire retourner les gens au travail de la terre…

A Tchowelo, cité minière de la périphérie de Kolwezi, à 300 km de Lubumbashi (capitale du Katanga), les familles ne mangent plus à leur faim. La farine de maïs, qui constitue leur aliment de base, devient, en effet, une denrée rare. Sur le marché local, le Meka, petite mesure de 2 kg de maïs, coûte les yeux de la tête. En l'espace de deux ans, son prix a plus que doublé. Il est passé de 400 Fc (0,80 $ US) à 1000 Fc (2 $ US). De quoi affoler les parents, qui ont souvent plusieurs bouches à nourrir. «C'est vraiment pénible pour moi», avoue Fanf Manengo, un père de famille de huit enfants qui travaille comme nettoyeur de minerais.

A Mutoshi, Kapata, Kasombo…, autres cités minières aux alentours de Kolwezi, c'est la même galère. Kalenga Mwenze, une ménagère, explique qu'il faut pour une famille de taille moyenne de cinq à six personnes, débourser 10.000 Fc (20 $ US) par jour pour préparer le Bukari (pâte de maïs) aux légumes, aux fretins ou aux poissons salés, contre 2.000 Fc (2$ US) auparavant. Un budget que peu de ménages peuvent réunir. Du coup, «les conséquences sont désastreuses pour la population, notamment l'accroissement du taux de prévalence de la malnutrition», constate le Dr Jean-Claude Tembele de l'hôpital général de Mwangeji, à Kolwezi.

La crise du maïs au Katanga était prévisible. Depuis que les agriculteurs se sont rués, ces dix dernières années, dans l'exploitation artisanale des minerais, leurs champs sont presque désertés. Depuis, c'est la descente aux enfers. Le maïs commence à manquer cruellement dans le Katanga. «Pourtant, avec la production locale, la province couvrait 60 % de ses besoins», regrette Ilunga Numbi, chef de service urbain de l'Economie et Industrie à Kolwezi.

DUR ET INGRAT

Aujourd'hui, la province doit importer 80% de cette céréale des pays de l'Afrique australe : Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud. Mais, sur le marché, le produit se fait de plus en plus rare et cher, résultat d'une hausse mondiale du cours de ce produit de plus en plus utilisé pour fabriquer des biocarburants. Dans les cités minières, bien que touchés par cette crise, les agriculteurs convertis en mineurs semblent cependant se satisfaire de leur nouvelle vie. «En vendant une tonne d'hétérogénite (mélange de cuivre et de cobalt, Ndlr), je gagne 1.000 $ US en deux semaines», raconte Augustin Mbuya Kawangu. Mbaya Lama dit, lui, n'avoir jamais gagné plus de 700 $ US en cultivant le maïs toute l'année. Tous trouvent dur et ingrat le travail de la terre…

UNE GOUTTE D'EAU

La crise du maïs s'est, dès lors, chaque jour, aggravée. Pour essayer de l'endiguer, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a sonné le holà. Il a ordonné, mi-2007, à toutes les entreprises minières de la province de cultiver chacune au moins 500 ha de la précieuse céréale. Ce que faisait déjà la Gécamines, l'entreprise publique qui avait jadis le monopole de l'exploitation du cuivre et du cobalt au Katanga. Le gouverneur entendait ainsi «régler définitivement la question de la carence de la farine de maïs et en même temps empêcher les femmes et les enfants de traîner dans les mines ou carrières.»

Quelques entreprises se sont mises à la tâche à Kolwezi. Elles cultivent aujourd'hui quelques 2 500 ha. Mais leur production, qui n'en est qu'à ses débuts, ne peut prétendre répondre aux immenses besoins des populations

Posté par Kongolais à 05:46 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bumbu : les quartiers Lokoro, Mbaki et Dipiya dotés de trois nouveaux transformateurs de la Snel

Les populations de trois quartiers de la commune de Bumbu étaient en liesse le week-end dernier suite à l’installation de trois nouveaux transformateurs de la Société nationale d’électricité (Snel). Ces transformateurs remplacent les anciens tombés en panne depuis longtemps. Bénéficiaires de ces transformateurs, les quartiers Lokoro, Mbaki et Dipiya vont, de nouveau, être éclairés après plusieurs mois d’obscurité. A la vue de ces matériels, les populations bénéficiaires sont sorties de leurs maisons, scandant des cris de joie. Elles ont accompagné les véhicules qui les transportaient jusqu’à leur pose dans les cabines électriques de ces trois quartiers. Interrogé par Le Potentiel, un habitant du quartier Dipiya, s’est dit ému par l’installation d’un transformateur dans la cabine électrique alimentant son quartier. « Nous avons souffert du manque d’électricité pendant plusieurs mois; situation qui nous a obligé à acheter quotidiennement de la braise pour faire la cuisine, souvent au prix de mille et un sacrifice, et des bougies pour nous éclairer », raconte-t-il.

Posté par Kongolais à 03:47 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kabila-Gizenga : une collaboration mise à rude épreuve

Le processus politique est dans une zone de turbulence et se trouve dans une passe difficile. Toutes les institutions nationales sont interpellées face à cette succession d’événements. De la précarité de la sécurité à l’Est du pays aux soubresauts politico-religieux au Bas-Congo, le pouvoir est placé devant ses responsabilités. Pouvoir incarné bien sûr par le président de la République et le Premier ministre issu de la majorité parlementaire. Leur collaboration est mise à rude épreuve qu’elle pourrait bien avoir des conséquences politiques.

Le temps est venu de juger la majorité au pouvoir devant cette succession d’événements tant politiques qu’économiques. Qu’a-t-elle fait de ses promesses électorales sur la sécurité et le bien-être social ? Qu’est-ce qui a été décidé et appliqué du programme économique pendant que l’on continue à vider les 5 chantiers du chef de l’Etat de toutes leurs substances?

Certes, réfutant les critiques émises à l’endroit du gouvernement sur l’immobilisme coupable, les milieux autorisés de la Primature ont opposé des « avancées de Gizenga » pour se faire certainement bonne conscience devant mauvaise fortune. Mais il est de ces événements qui continuent à interpeller le tandem « Kabila-Gizenga » que ce bilan officiel d’auto-satisfaction ne rassure toujours pas.

Pour preuve, les incidents de Lubumbashi et de Luozi ont manifestement défié l’autorité de l’Etat. L’après-Conférence de Goma ne rassure pas non plus. Après les va-et-viens indigestes du CNDP-Nkunda qui ne visent qu’à fragiliser le gouvernement, la nébuleuse Maï-Maï se met en exergue pour perturber le processus politique en République démocratique du Congo.

Les partenaires extérieurs sont inquiets devant cette succession d’événements et passent au « front » pour remettre le processus politique sur les rails en lieu et place des institutions nationales. Ils ne cessent par contre de réclamer ces « signaux forts » qui symbolisent la volonté politique de l’Etat de rencontrer les préoccupations des populations congolaises. Faut-il croire que la machine serait grippée quelque part, empêchant ainsi le duo « Kabila-Gizenga » de fonctionner à plein régime ?

LES PREROGATIVES CONSTITUTIONNELLES

La réponse à cette interrogation se trouve dans la Constitution qui a défini les prérogatives constitutionnelles du président de la République et du Premier ministre.

Le président de la République est le garant de la Nation et veille au bon fonctionnement de toutes les institutions de la République. Quant au Premier ministre, il est le chef de l’Exécutif et répond de ses actes devant le Parlement.

Mais dès lors que les deux personnalités sont issues de la majorité présidentielle, leurs rapports de collaboration devraient se traduire par une complicité perceptible à travers des actions à impact visible, quelle que soit la situation.

Que des caisses soient vides, cela va de soi dès lors que l’on a hérité d’une gestion scabreuse connue de tous. Accepter d’assumer des responsabilités politiques, des signaux forts devraient être donnés absolument pour rassurer les populations sans faux fuyants. A qui incombe cette responsabilité de n’avoir pas conclu le deuxième programme économique avec le FMI ? Ce n’est pas du tout aux gouvernements précédents, mais à l’actuel, en fonction. Par conséquent, il faut se départir des attitudes narcissiques qui relèvent de l’irresponsabilité politique.

En l’espace d’une année, il y a eu deux ratés économiques : la concertation prévue en septembre 2007 avec les institutions de Bretton Woods pour élaborer un collectif budgétaire et qui n’a jamais eu lieu, à la suite des dérapages constatés par la délégation du FMI. Le programme PEG II qui devrait être signé en mars 2008 a été repoussé à une date ultérieure et pas avant juin 2008. Raison invoquée ? Une fois de plus, le dérapage dans les finances publiques.

L’AUTORITE DE L’ETAT EN QUESTION

Les incidents de Lubumbashi et de Luozi ont négativement influé sur l’autorité de l’Etat. Si au Bas-Congo, des renforts policiers ont été dépêchés pour contrôler la situation, aucun écho à Kinshasa sur l’incident de Lubumbashi dont un ministre du gouvernement central a été victime des suites d’un comportement incivique d’une certaine milice. Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement. Pourquoi ?

En fait, l’autorité de l’Etat, pour la bonne marche des institutions, demeure une question fondamentale, comme l’a bien souligné Mgr Dizolele de Matadi, au Bas-Congo. Outre les textes et les lois de la République qui doivent être respectés et appliqués sans faille, la présence physique de l’autorité en des circonstances cruciales devrait être de rigueur pour rapprocher les gouvernés des gouvernants. On l’a senti à Kakenge, au Kasaï Occidental, lors du déraillement du train qui a fait de nombreux morts et blessés.

L’on a observé une nouvelle impulsion avec le chef de l’Etat à Goma lors de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Sur cet aspect du problème précisément, la population ne sent pas cette « collaboration » entre le président de la République et son Premier ministre. Une façon de projeter cette image de collaboration entre le président Sarkozy et son Premier ministre François Fillon. Les sondages s’appuient justement sur cette collaboration pour juger l’action de l’équipe qui a gagné les élections.

OU EST PASSEE L’AMP ?

L’action du pouvoir n’est pas seulement l’affaire du président de la République et du Premier ministre. Ou encore du gouvernement. Mais une affaire de la Majorité qui est au pouvoir. C’est-à-dire, l’AMP.

Pour revenir encore à la France, l’on observe que l’Union de la majorité présidentielle, UMP, ne rate pas une seule occasion pour soutenir officiellement les actions du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement. Même lorsque le président Sarkozy commet « ses gaffes », l’UMP, comme un seul homme se mobilise afin de le soutenir par des déclarations politiques qui supplantent les réactions de l’Opposition.

Où est alors passée l’AMP ? Quelles sont ses observations politiques, économiques sur l’An I du gouvernement ? Comment réagit-elle devant les incidents de Lubumbashi, de Luozi où l’autorité de l’Etat a été défiée ? Comment a-t-elle pris le décalage de la signature du deuxième programme économique avec le FMI ?

Autant d’interrogations qui interpellent également la famille politique du président de la République et du Premier ministre. Tout se passe comme s’il y avait un malaise. Ou que l’on refuse de prendre la hauteur politique de tous ces événements aux conséquences tout aussi politiques mais imprévisibles. A moins qu’il existe des structures parallèles ou centres de décisions qui ne permettent pas le bon fonctionnement des institutions tant nationales que provinciales.

Au fait, par expérience politique, il existe toujours un gouvernement parallèle. Les américains parlent de «governement shadow ». Mais cette structure officieuse est plus un bureau d’études, un laboratoire qu’une doublure. La majorité présidentielle aurait-elle mal copiée cette réalité qui, une fois mal comprise, devient un couteau à double tranchant ? La question reste posée. Entre-temps, la collaboration « Kabila-Gizenga » est mise à rude épreuve. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Posté par Kongolais à 03:43 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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