07 mars 2008
Affaire BDK, Mbatshi Batsha : « C'est par manque de professionnalisme que la police a tiré »
Le gouverneur du Bas Congo, condamne les méthodes violentes utilisées par les adeptes de Bundu dia Kongo. Mais il persiste et signe que c'est par manque de professionnalisme que la police nationale a tué. Mbatshi Batshia a fait cette déclaration jeudi devant les notables, la société civile et les ONG de Droit de l’homme de sa province, rapporte radiookapi.net
« A chaque fois que les policiers se retrouvent a 10 ou a 15 devant 300 personnes, ils paniquent. C’est ce que j’ai dit et qui pour le moment m’attirent des ennuis avec les gens de Kinshasa. Ils disent que j’ai trahit la police. Je n’ai pas trahit la police. La police a effectivement commis des dérapages. Et c’est parfois par manque de professionnalisme que cela arrive. C’est que j’ai voulu dire, c’est qu il n’y aucune autorité, ni policière, ni militaire qui a donné l’ordre de tirer sur qui que ce soit. J’insiste, ce qui arrive, ce sont des dérapages, parce qu’on a jamais donné l’ordre de tirer. Ce qui s’est passé à Seke Banza, personne ne leur a dit de le faire. Ils l’ont fait et on déplore des morts »
Le gouverneur du Bas Congo s'est dit également dit favorable à l’organisation d' une rencontre entre les fils et filles de cette province .
Rappelons que dans le compte-rendu du Conseil des ministres tenu mercredi, le ministre de la Communication et medias et porte-parole du Gouvernement avait annoncé que les auteurs des violences dans le Bas-Congo seront punis.
source : okapi
Afrique Centrale:Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement
Joseph Kabila (ci-contre photo jeuneafrique) est apparu à la télévision mercredi 5 mars pétillant de santé et dévalant quatre à quatre les escaliers du Palais de la Nation pour se diriger dans la grande salle de réunion où il a présidé une réunion extraordinaire du Conseil des ministres au cours duquel la question du climat de tension qui règne dans le Bas-Congo a été évoqué. Cette apparition n’est pourtant pas parvenue à rassurer les Kinois sur l’Etat santé du Chef de l’Etat tant et si bien que le jeudi matin, la rumeur qui court depuis plus d’un mois a continué de grossir. Les mauvaises langues, en évoquant les images balancées en boucle sur la télévision nationale et sur d’autres chaînes de télévision, parlent de montage. Pourquoi ces rumeurs persistantes sur la vie d’un homme ? Que gagnent les auteurs de ces rumeurs en fomentant ces affabulations fantaisistes ? Qui sont vraiment ces gens ? Voici un tas de questions auxquelles l’opinion ne sait même plus répondre. En vérité, ceci n’est que pure distraction devant les nombreuses attentes, toujours intactes, d’une population qui a perdu tout espoir face à l’immobilisme des gouvernants. Le pouvoir en mauvaise passe Aujourd’hui, des analystes politiques pensent que ces rumeurs sont le fait d’une mauvaise diplomatie du pouvoir, surtout en ce qui concerne les attentes des parrains de Kabila. Le régime en place paie ses propres turpitudes et aurait mal choisi ses boucs émissaires, à travers des abonnés de téléphones. Ces rumeurs qui ont commencé à circuler sur les téléphones ne seraient pas mises en œuvre à partir de l’intérieur du pays. Cela se justifie du fait qu’à partir de l’Europe, du Congo Brazzaville ou de l’Afrique du Sud, il est possible d’appeler par un réseau typiquement congolais. Ce qui fait dire que la démarche du ministère de l’Intérieur et des PTT ne soit qu’un coup d’épée dans l’eau, si c’est pour casser cette rumeur qu’elle a été prise. Tout en reconnaissant qu’il ne fallait pas libéraliser sauvagement l’octroi des cartes SIM. Mais ces analystes voient dans la situation actuelle la main de l’Occident qui bouderait le régime qu’il a soutenu et mis en place à coup des millions d’euros. Pour ces experts, l’organisation hypothétique des élections locales est une expression du mauvais climat qui régnerait entre Joseph Kabila et ses parrains occidentaux. On dit qu’ils ne veulent plus cautionner le renforcement d’un régime qui les a lâchés. Trois ou quatre raisons pour lâcher un allié A la base de cette mauvaise humeur, les contrats mirifiques avec les Chinois. Bien que le gouvernement crie sur tous les toits qu’il y a de la place pour tout le monde dans la reconstruction de la RDC, les occidentaux, qui ont financé les élections et ont sécurisé les résultats de l’élection présidentielle à travers l’Eufor, disent que Kinshasa a accordé la primauté et fait la part belle aux Chinois dans la signature des contrats. On évoque également l’incapacité du régime à mettre en place un véritable système démocratique basé sur la justice, les médias et les institutions démocratiques. En effet, la confusion aujourd’hui perçue dans la marche de l’Etat appelle beaucoup de question du genre qui dirige réellement le pays : est-ce le président de la République, le gouvernement ou les conseillers du Président. L’impression que le monde extérieur garde de cette confusion est que les institutions, au lieu d’être au service de la nation, sont devenues un instrument au service de quelques individus. L’échec de restaurer une vraie paix à l’Est procède également, selon ces analyses, de la mauvaise politique du pouvoir qui jouerait un double jeu au sein de la population de cette partie de la RDC. Un élément de plus du déficit démocratique est la gestion de l’affaire Bundu dia Kongo (BDK) qui, en l’espace d’une année, a fait couler le sang des Congolais. Un massacre de plus au Bas-Congo Les massacres du Bas-Congo se résument par l’usage disproportionné des armes à feu. Que ce soit une centaine de morts comme l’indiquent les associations de la Société civile du Bas-Congo ou de 25 morts ainsi que le reconnaît un bilan officiel, il y a eu des morts de plus. Pourquoi, s’interrogent des observateurs, BDK provoque-t-il des réactions aussi violentes de la part du pouvoir. Le chef spirituel de BDK, Ne Mwanda Nsemi, parlait mercredi 5 mars dans un entretien sur une radio périphérique de l’usage de roquette, de canon ou des lance-flammes pour incendier des maisons. Le député national Ne Mwanda Nsemi a également dénoncé des massacres, des viols et des pillages, des fosses communes et des cadavres jetés au fleuve tout au long de l’expédition des forces de l’ordre vers le territoire voisin de Seke-Banza. Le gouverneur du Bas-Congo Mbatshi Mbatshia s’est étonné que les policiers aient tiré à balles réelles car selon lui, dans une telle opération, il était inconcevable qu’on use des armes à feu. Mbatshi Mbatshia parle de dérapages dus à des policiers mal formés qui auraient paniqué. Il a exigé des sanctions et interpellé l’auditeur militaire supérieur afin que ce dernier explique clairement ce qui s’est réellement passé. Un autre bras de fer est en voie avec la décision du gouvernement de lancer des poursuites judiciaires ‘‘à l’encontre de tous les auteurs directs et indirects de ces troubles qui ont causé mort d’hommes et dégâts matériels importants. Pour ce faire, la Justice tant Civile que Militaire est à pied d’œuvre’’. ‘‘Nous voulons voir Kabila’’ Une phrase qui rappelle l’Evangile. Les grecs voulaient voir Jésus. Les Congolais qui continuent de douter des images diffusées à la télévision vont bientôt voir Joseph Kabila. En live, cette fois. Joseph Kabila va présider mardi le 10 mars à Kinshasa la réunion de la CEEAC (Communuaté économique des Etats de l’Afrique Centrale) sur la situation au Tchad. Cette fois, on aura droit au direct. Seulement politiquement, cette réunion risque de ne pas avoir son impact médiatique et diplomatique escomptés. La diplomatie congolaise est brûlée sur cette affaire avec le mini-sommet de Dakar, le 12 mars, qui verra les chefs d’Etat du Soudan et du Tchad, Omar el-Béchir et Idriss Deby Itno ‘‘signer …très certainement’’ un ‘‘accord de règlement définitif du conflit’’ qui les oppose. La rencontre de la CEEAC aura-t-elle encore le même impact recherché à travers la tournée de remise d’invitation et de sensibilisation des Chefs d’Etat des pays de l’Afrique centrale menée tambour battant par le ministre des affaires Mbusa Nyamwisi et le conseiller principal du président Kabila, Marcellin Cishambo. Selon une source de la présidence sénégalaise, outre les présidents Deby et el-Béchir, doivent prendre part au mini-sommet de Dakar le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba, l’ex-président de la Commission de l’Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré, et le président en exercice de l’UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete. Sans réduire la situation au Tchad au conflit avec le Soudan, les convulsions au Darfour projettent leurs spasmes jusqu’au Tchad. Source / Le révelateur
RDC : Kinshasa contre Bas-congo ? sur fond du dossier BDK
Les événements qui se succèdent au Bas Congo depuis Janvier et Février 2007 démontrent à la face du monde qu’il y a réellement des problèmes entre le pouvoir installée à Kinshasa et la province du Kongo Central. Certains analystes croient savoir que cela peut être lié aux résultats décevants que l’actuel Président de la République y avait récoltés lors des dernières élections présidentielles.
D’autres par contre, continuent de croire qu’au delà de ce qu’on peut qualifier de n’être qu’une conséquence, il existe d’autres causes plus profondes. En effet, il apparait de plus en plus évident que des réels problèmes de fond de gestion équitable et équilibré de la respublica que le pouvoir de Kinshasa se refuse de comprendre sont à la base de certains comportements affichés par certains mouvements socio politiques au sein et à l’extérieur de la province du Kongo Central.
Certainement, profitant du caractère non violent que ce peuple affiche en conformité avec son riche héritage du prestigieux Royaume Kongo dont il est issu d’une part et de l’instrumentalisation de certains de ces enfants par ce pouvoir d’autre part, Kinshasa croit à tort que le vent qui peut le secouer ne proviendrait jamais de ce coin de la République.
Cette conviction leur assure un certain imperium qui le pousse à susciter un sentiment de peur auprès de la population par des expéditions punitives avec la bénédiction des collabos Kongo dont le seul dessein est leur propre ventre, leur propre survie politique.
A ce jour, le pouvoir de Kinshasa appelle les Congolais à la « haine tribale et ethnique », lorsque l’on sait que depuis Kabila père, certains postes ne sont réservés exclusivement qu’aux ressortissants de certaines tribus ou certaines provinces bien ciblées. Ainsi, à chaque remaniement du Gouvernement - et cela, tout le monde le sait - plusieurs voix dénoncent la surreprésentation de certaines provinces par rapport à d’autres, sans la moindre justification (Le Révélateur Février 2008).
Le Président de l’Assemblée Provinciale du Bas Congo en séjour en Belgique a fait remarquer qu’entre Kinshasa et le Bas-Congo il y a bien un problème, 122 sociétés contribuant directement à Kinshasa en ce qui concernent les taxes provinciales et nationales sans rien reverser à Matadi, notamment la Sucrière de Kwilu-Ngongo ainsi que les cimenteries de Lukala et Kimpese.
Kinshasa cherche à casser la dynamique lancée par les provinces en divisant les parties intéressées, a dénoncé M. Kimasi.
Les 122 sociétés dont question ont été inventoriées selon un seuil fixé, pour lesquelles Kinshasa doit, selon la constitution, rétrocéder 40 % à la province du Bas-Congo. En outre, le Bas-Congo la plus forte province économiquement, arrivant en tête de ce qu’on appelle familièrement ‘le G 3’, avec 33 % de part au Budget, devant le Katanga 19 %, sans compter Kinshasa qui totalise 38 % ».
M. Kimasi, également président général de l’ABAKO (Alliance des Bâtisseurs Kongo), a par ailleurs estimé que le Bas-Congo est la province qui dispose de la clé du Congo, c’est-à-dire de tous les atouts pour le décollage national, avec le barrage hydroélectrique d’Inga, le seul port maritime ainsi que le chemin de fer Matadi-Kinshasa. Mais, curieusement, alors même qu’il intervient pour 50 à 52 % dans la richesse nationale, il ne compte qu’un seul ministre dans le gouvernement central, contre 5 pour le Maniema qui, lui, ne participe que pour 0,3 %, dont 2 ministres d’État. (Signal du continent du 13/02/2008).
La presse Zimbabwéenne a révélé que ce pays (le Zimbabwe) reçoit gracieusement du courant électrique d’Inga en échange de la protection et du maintien du pouvoir de Kinshasa.
A l’issue d’une séance de travail avec les responsables du secteur énergétique de la RDC, Mme Marie-Françoise Nelly, nouvelle directrice des opérations de la Banque mondiale (BM) pour les deux Congo.
Selon cette experte de la BM, des discussions sont en cours afin de voir comment améliorer la performance de la Société nationale d’électricité (SNEL). C’est dans ce contexte, a-t-elle précisé, qu’il faut placer le préfinancement de deux cents millions (200.000.000) de dollars américains octroyés dernièrement par la Banque mondiale à la RDC pour la réhabilitation des turbines du barrage d’Inga et la construction d’une seconde ligne de transport d’électricité d’Inga (Bas-Congo) à Kinshasa.
Elle a enfin exhorté les responsables du secteur énergétique congolais à la transparence et à la bonne gouvernance, déplorant le fait que sur les 100 kw produits par la SNEL, seules les recettes de 35 kw sont versées dans les caisses de l’Etat.
(Signal du Continent du 19 Février 2008). Où vont les recettes de 65 Kw ?
Pourquoi en dépit de tous ces apports la province du Kongo Central continue à ne pas compter sur l’échiquier politique national ?
Qu’est ce que le peuple Kongo reçoit en retour comme dividende politique, économique et sociale de tout son concours à la survie de ce pouvoir de Kinshasa ?
Le Bas Congo est parmi les provinces ou les magistrats, les juges et les forces de l’ordre se comportent en véritable potentat sous la barbe du pouvoir public local, provincial et national.
Comment peut on comprendre que même un simple policier dès qu’il a faim chez lui, il improvise des missions dans des villages afin d’aller rançonner les populations en se faisant payer des amendes sur des infractions imaginées par lui même.
Comment peut on comprendre que dans des parquets et autres tribunaux, les problèmes fonciers sont devenus la vache à lait des magistrats qui rendent de manière alternative justice tantôt à un camp qui a apporté plus et l’autre fois au camp adverse quand il apportera plus de vaches, des chèvres, des sacs de foufou. Les ne - Kongo sont fatigués de cette justice affairiste. Un petit tour dans une parcelle d’un magistrat, d’un procureur, d’un OPJ, d’un officier de l’armée vous remettra vite à l’évidence. Car celle – ci ressemble beaucoup plus a une petite ferme ou porc, chèvre, vache et autres coq rivalisent avec des sacs des foufou.
La province du Bas Congo est parmi celles où le sens de l’unité du grand Kongo est encore visible dans la mesure où les ressortissants des autres provinces y vivent paisiblement et vaquent tranquillement à leurs occupations pendant que les ne- Kongo ne jouissent pas du même privilège dans certaines autres provinces du pays. Comment un ne Kongo peut il percevoir le monde qui l’entoure quand il apprend que dans telle province des non ressortissants dont certains ne kongo y ont été chassé ou empêché d’exercer paisiblement leur profession avec le silence coupable du pouvoir central.
Comment peut-on justifier que dans un pays ou les quatre langues nationales reconnues sont le kikongo, le lingala, le Swahili et le Tshiluba et qu’on se complaise à ne mentionner dans la monnaie nationale que le swahili. Et les autres doivent continuer à avaler la couleuvre.
Si les élections ont fait sortir au grand jour certaines frustrations que les ne Kongo ont intériorisé depuis des lustres, la majorité parmi eux ne réalisent toujours pas comment quand il fait nuit a Ngindinga, Ngufu, Kavwaya, Lukunga, Ntimansi, Sekebanza, Luozi, c’est le noir des ténèbres alors que INGA est bel et bien implanté dans la province.
Comment peut-on comprendre au Bas Congo, la ville portuaire de Matadi n’a d’aérodrome qu’une piste en terre jaune avec un petit bâtiment d’accueil pendant que la province produit du ciment ?
Voila des questions que les Kongo dans leur ensemble se posent et qui sont à la base des frustrations et autres révoltes. Les populations veulent tout simplement exprimer leur désapprobation sur la manière dont la chose publique est gérée.
Le peuple Kongo dans son ensemble constate qu’il est floué et abusé par le pouvoir de Kinshasa qui se tribalise et se provincialise au jour le jour.
D’ailleurs, les nouveaux actes posés par Kabila n’ont pas échappé aux critiques. Non seulement que plusieurs provinces n’y trouvent pas leur compte car, seules les deux Kivu sont les plus choyées tant elles ont pris les importants postes de Premier Président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) et de Procureur Général de la République (PGR), il y a encore le Problème de la constitutionnalité des actes qui se pose. (Journal Le
Révélateur du 12/02/2008).
Mais qu’est ce qu’on attend du pouvoir de Kinshasa ?
Le Prof Mbaya dans un de ses derniers articles affirme qu’assurer la sécurité aux populations c’est reconnaître ce que le pouvoir lui doit comme souverain primaire et source du pouvoir que les institutions politiques exercent par délégation démocratique, ou divine sous d’autres cieux. C’est fondamentalement assurer la sécurité alimentaire, civile, physique et politique, la sécurité économique, sociale, environnementale et culturelle. C’est engager ces populations dans une dynamique de consensus dans la construction du pays de demain. Les rapports entre les institutions et le pouvoir politiques d’une part, et les populations et citoyens de l’autre, sont des rapports de respect mutuel dans lesquels le contrat républicain régente ces rapports avec la perspective de sanction du peuple en cas de faillite du pouvoir a réaliser sa mission et ses responsabilités dans ce contrat. Le document du contrat n’est autre que la Constitution de la République, et sans doute aussi le bon sens et l’éthique de l’exercice du pouvoir du peuple. (Mbaya Kankwenda, L’insécurité et l’instabilité institutionnelles du pouvoir en R.D. Congo).
Ainsi, à la lumière de l’analyse ci – haut faite, il est clair que Kinshasa et toute la classe politique congolaise doivent se remettre en cause et repenser leur manière de gérer le pays. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce n’est pas en usant de la force, des armes que les véritables problèmes de fond trouveront une solution.
Bundu Dia Kongo et Ne Muanda Nsemi, l’arbre qui cache la foret.
Devant les injustices, les brimades, l’oppression et la non prise en compte de leur poids politique, de manière déclarée ou non la majorité des Ne Kongo ont trouvé en BDK un mouvement exprimant tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
En outre, les Makesa, les membres très actifs de ce mouvement politico religieux qui sont prêts à se donner en martyr pour une cause que la majorité des populations considèrent juste, deviennent de plus en plus l’espoir de tout un peuple.
L’eau prend toujours l’espace qui est vide et la nature a horreur du vide. Que certains esprits sensibles condamnent la manière de faire de BDK et de ses membres est une bonne chose mais aller jusqu’à comprendre pourquoi ils agissent ainsi en est une autre.
Dans un pays ou l’État a cessé d’exister et l’article 15 (débrouillez vous pour vivre) est devenu le maître mot de tout citoyen, les valeurs et les repères qui vivifient le sentiment national s’évanouit au prix de l’accumulation des désespoirs. Quand les hôpitaux, les écoles, les centres sociaux, ne recevant aucune subvention de l’État ne peuvent fonctionner normalement et correctement, mettent en place des mécanismes de survie excluant la majorité des populations, ceci est plus qu’une matière à réflexion. Quand les infirmiers, les médecins, les fonctionnaires de l’État, les enseignants, les magistrats percevant des salaires de misère n’ont trouvé mieux que de transformer les populations civiles, déjà très pauvres, en moyen de subsistance. Ceci devient horriblement inquiétant. Quand l’impunité, la corruption, le clientélisme et la concussion trône au sommet de l’État comment voulez vous que les petits peuples réagissent.
Retenons que si un État, un gouvernement est allié de la médiocrité il est difficile que celui – ci soit respecté ?
En guise de conclusion
Une sagesse Kongo raconte qu’un père accompagné de son fils partaient en voyage. Arrivé au milieu du parcours, le père demanda a son fils de monter sur un arbre élancé afin d’observer les lieux ou se situe des problèmes qui créent des désaccords au sein de la communauté pendant que lui resté au bas de l’arbre commençait déjà a manger.
A la question du père de savoir si l’enfant a pu identifier ou se trouvaient ces problèmes, l’enfant lui répondit ceci : c’est là où vous êtes assis que se trouvent les fameux problèmes qui sont a la base des désaccords au sein de la communauté.
Rétablir l’ordre public par la force n’est pas une solution suffisante, le pouvoir en place doit se regarder dans la glace et s’impliquer sérieusement dans la résolution des problèmes des populations congolaises car le malheur peut parfois venir par ou on s’y attend le moins.
Le pouvoir doit considérer dans ses agissements, ses investissements, ses nominations que toutes les provinces et l’ensemble des populations congolaises doivent être traitées avec le souci d’équité, de justice et d’équilibre. Agir autrement ne fait que consolider les positions de ceux qui pensent que le Congo est ingouvernable et ouvrir ainsi le flanc a une Kosovoisation ou encore mieux a une balkanisation inévitable de ce pays de Kasa Vubu qui faisait rêver il y a 48 ans les jeunes de la période de l’indépendance et qui n’inspire plus confiance aux jeunes d’aujourd’hui.
Source : Le revelateur
Négociations RDC-FMI : le sursis expire le 31 mars 2008
La délégation du Fonds monétaire international est rentrée à Washington dubitative. Néanmoins, le FMI a accordé un sursis de 30 jours à la RDC pour démontrer ses capacités de bien gérer les finances publiques. Si le test est concluant, il est possible qu’un compromis intervienne au mois d’avril pour la conclusion d’un nouveau programme. C’est dans ces entrefaites que la Chine a libéré 250 millions de dollars à titre d’appui budgétaire pour l’exercice 2008. Entre-temps, l’on s’attend à un flux de recettes au titre d’impôt sur les bénéfices par les entreprises en ce mois de mars. Bien gérées, ces ressources, conformément aux prescrits de la loi budgétaire 2008, le gouvernement disposera des arguments pour défendre son dossier, au mois d’avril, auprès des institutions de Bretton Woods. Dans le cas contraire, adieu veaux, vaches et moutons. Il n’y aura point de signature d’un nouveau programme d’ajustement structurel. L’évolution positive des finances publiques évoquée lors de la dernière réunion extraordinaire du Conseil des ministres doit être comprise dans ce sens.
250 millions de dollars américains au compte général du Trésor, appui budgétaire de la Chine, suivant les derniers accords signés en octobre 2007 entre la RDC et la Chine, d’un côté. De l’autre, l’échéance du 31 mars 2008, coïncide avec l’obligation faite aux entreprises de se libérer de leur impôt sur les bénéfices. Il s’agit d’environ 350 millions Usd que le gouvernement envisage comme entrées des fonds sur le compte du Trésor. De quoi raffermir un compte sur lequel ont chaviré la plupart des négociations avec les institutions financières internationales. C’est donc une véritable aubaine pour Kinshasa, un atout de dernière heure en vue d’aborder, avec sérénité en avril prochain à Washington, les prochaines négociations avec le Fonds monétaire international dans la perspective d’une probable conclusion d’un nouveau programme triennal. Sujet laissé en suspens lors du dernier passage, entre le 17 et 26 février 2008 à Kinshasa, des experts du FMI. Fera-t-il preuve d’une réelle orthodoxie financière dans la gestion de cette manne budgétaire ?
UNE BOUFFEE D’OXYGENE
En fait, le laxisme, le désordre avec lequel le gouvernement gère les finances de l’Etat, se sont révélés comme la pierre d’achoppement qui a mis une croix à tout espoir de la RDC d’atteindre en cette année 2008 le point d’achèvement à l’initiative d’effacement de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Mais en ce mois de mars 2008, une meilleure opportunité se présente au gouvernement pour se rattraper lors de prochaines négociations avec le FMI, prévues à Washington en avril prochain en marge des assemblées d’automne des institutions de Bretton Woods. Des sources concordantes renseignent que les 250 millions de dollars américains au titre d’appui budgétaire promis par la Chine, avec la signature l’année dernière des accords de coopération avec le gouvernement ont été disponibilisés en faveur de la RDC. Une autre nouvelle encourageante sur laquelle Kinshasa devrait, sans doute, affûter ses armes pour affronter les experts du FMI, est l’échéance du 31 mars, prévue au terme de la loi fiscale pour le paiement par des entreprises assujetties de l’impôt sur les bénéfices. Tout est donc réuni pour le gouvernement de raffermir davantage son compte du Trésor. Car, c’est près de 350 millions Usd que l’on attend comme entrées dans le compte du Trésor.
Une belle occasion pour Kinshasa de rebondir, en mettant en oeuvre un dispositif efficace pouvant lui permettre d’aborder, en toute sérénité, les prochaines étapes de négociations avec le FMI. L’on se rappellera que lors d’un point de presse au terme de sa mission à Kinshasa, le FMI avait pris rendez-vous avec le gouvernement en avril prochain à Washington pour baliser, suivant les preuves de bonne gestion que lui ramènera Kinshasa, le chemin devant déboucher sur la conclusion d’un nouveau programme triennal.
UNE OPPORTUNITE A BIEN NEGOCIER
Disposer de 350 millions Usd d’entrées de fonds dans le compte du Trésor serait, pensent de nombreux observateurs, une belle opportunité pour Kinshasa de se ressaisir. Il revient au gouvernement de faire preuve d’une ferme volonté de se « dépouiller de l’habit du vieil homme ». C’est-à-dire, se départir d’une gestion laxiste et désordonnée des finances publiques. A maintes reprises, les missions du FMI recommandent l’unicité des centres d’ordonnancement des dépenses de l’Etat, le respect strict de la chaîne de la dépense qui met en œuvre les ministères des Finances, du Budget et la Banque centrale du Congo.
Si le gouvernement s’est limité, lors de son dernier Conseil des ministres, à évoquer le rétablissement de la situation économique et financière du pays au seul désengorgement en cours au port de Matadi, il se fait qu’avec tout ce qui se profile sur terrain, il y a lieu d’approfondir le sujet en aménageant d’autres moyens de limiter des prélèvements intempestifs sur le compte du Trésor. Il faut absolument que chaque acteur de la chaîne de la dépense – ministères des Finances et Budget ainsi que la Banque centrale du Congo -, tout aussi bien la présidence d’où viennent souvent des dépenses urgentes, fasse preuve d’orthodoxie financière, seul moyen de passer le cap du point d’achèvement à l’initiative PPTE et prétendre à un effacement de dette d’environ 10 milliards de dollars américains.
Si à la Banque centrale du Congo, l’on plaide fermement pour la mise en œuvre d’une politique monétaire compatible avec les besoins de l’économie, du côté du gouvernement, l’on envisage de ne dépenser que sur « base caisse », en ayant de moins en moins recours aux dépenses ostentatoires non budgétisées, souvent source des tensions et de déséquilibres. Il va s’en dire que « la manne » budgétaire de ce mois de mars doit obéir à cette règle pour prétendre disposer d’une arme de dissuasion lors du prochain round des négociations avec le FMI.
SAVOIR TENIR PAROLE
«Des préoccupations subsistent par ailleurs quant à la gestion des finances publiques et à la composition des dépenses », notait la délégation du FMI dans son communiqué de fin de mission. « Dans l’intervalle (Ndlr : avant avril 2008), poursuivait le communiqué, le gouvernement a fixé de nouveaux objectifs macro-économiques pour la fin mars et la fin juin 2008, objectifs qui sont accompagnés de mesures structurelles, notamment pour renforcer les finances publiques ».
L’espoir du gouvernement, en ce mois de mars 2008 en terme de mobilisation des fonds en faveur du Trésor, l’on vient de l’évoquer dans les précédentes lignes. Les échéances, en ce mois de mois de mars, pour le paiement au fisc de l’impôt sur les bénéfices sont connues. Et, l’apport chinois au gouvernement à titre d’appui budgétaire. C’est au gouvernement que revient la lourde charge de bien jouer la partition, en cette période de sursis, pour rencontrer les préoccupations du FMI.
Source : le potentiel
NDjili : révision à la baisse des tarifs à l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise
Une révision à la baisse des tarifs vient d’être décidée à l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise à Ndjili, a confirmé mercredi à Kinshasa le médecin-directeur, Dr Joseph Natiti, lors d’un entretien avec l’ACP. Selon le Dr Natiti, une commission est mise en place pour revoir à la baisse la tarification des soins de santé dans cette formation médicale. Après avoir écouté les doléances de la population de la Tshangu qui se plaint que, depuis l’inauguration de l’hôpital, elle constate que les gagne-petit n’en profitent pas. Le Dr Natité a interpellé cette population pour lui faire comprendre que la santé n’a pas de prix. Il a constaté que les gens préfèrent beaucoup dépenser lors des funérailles que lorsqu’elle est malade. Le Dr Natiti a affirmé que son hôpital accueille des indigents qui ne paient rien après avoir été soignés. Ce qui constitue un manque à gagner. Selon lui, il existe un projet qui consiste à faire de cet établissement un hôpital tertiaire, c’est-à-dire un hôpital de haut niveau où l’on administrera les soins de qualité dans toutes les spécialités. Les soins de qualité y seront dispensés et cela permettra aux Congolais de ne plus aller à l’extérieur du pays pour se faire soigner. Les services d’acupuncture y fonctionnent déjà. D’ici deux à trois semaines, un pédiatre, un interniste, un radiologue et un laborantin chinois appuyeront l’équipe de l’hôpital.
Persistance d'une peste d'origine inconnue au Bas-Congo
Kinshasa, RD Congo – Des efforts sont en tr ain d'être déployés pour mettre fin à une peste d'origine inconnue sévissant dans la province du Bas-Congo, dans l'ouest de la RD Congo, principalement dans les agglomérations de Nsioni et de Mbondo, a annoncé, jeudi, l'Inspection provinciale vétérinaire, dans un communiqué parvenu à la PANA.
Environ 70% des petits ruminants (boucs, chèvres et moutons) de la région ont été ravagés depuis le début de cette année, précise l'inspection, qui indique toutefois qu'une accalmie est observée depuis un certain temps dans le territoire de Lukula grâce à un traitement initié par une ONG locale, "Le Berger".
Selon l'inspecteur provincial, François Mbadu, cette peste des petits ruminants se manifeste par la toux, la disparition des poils, une diarrhée nauséabonde, l'amaigrissement, la perte d'appétit suivis de la mort de la bête au bout de 3 à 4 jours.
M. Mbadu a exhorté la population à ne pas consommer la viande des bêtes mortes de cette maladie encore non-élucidée.