Aux termes d’un accord signé le 6 mars dernier au siège de l’Onu, à New York, entre l’ambassadeur du Japon auprès des Nations unies, M Yukio Takasu et M Warren Sach, assistant du secrétaire général , Ban Ki-moon et contrôleur du programme anti-mines pour les Nations unies, le Japon s’est engagé à financer le programme anti-mines en RDC, notamment dans les provinces de l’Equateur, le Sud-Kivu, la province Orientale, le Maniema et la partie Nord du Katanga.

Selon un communiqué de l’ambassade du Japon à Kinshasa, cette contribution fait partie d’une enveloppe de 9,6 millions de dollars Us du gouvernement japonais destinés à soutenir la lutte anti-mines au Tchad, en République démocratique du Congo et au Soudan.

La même source renseigne qu’il s’agit d’une des phases de la participation directe du Japon à la prévention des conflits et à la construction de la paix en RDC, qui est l’un des piliers de la coopération japonaise en Afrique.

Le programme de lutte anti-mines en RDC comporte trois aspects, à savoir une étude de l’impact d’urgence, l’élimination urgente des mines et restes explosifs de la guerre ainsi qu’un programme d’éducation sur les risques des mines.

La RDC qui a signé la convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction travaille en partenariat avec plusieurs ONG a reçu dernièrement le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu dans la lutte contre les mines antipersonnel…

En raison de la grande concentration du stock de mines et engins non explosés à l’Equateur, il s’est rendu à Mbandaka lors de son séjour en RDC pour se rendre compte de véritables problèmes qui se posent dans cette partie du pays en vue d’apporter des pistes de solutions. Le Haut fonctionnaire Nations unies a visité le camp militaire Ngashi et le port du chef-lieu de l’Equateur.

Outre l’ONG Magclearsmines qui œuvre à l’Equateur et au Nord-Katanga, d’autres ONG telle que Dan Church a développé un programme au Nord-Katanga, et au Sud-Kivu.

Pour rappel, la RDC œuvre en partenariat avec les agences du système des Nations unies sous la supervision du Centre de coordination pour la lutte anti-mines, dans un vaste programme de déminage sur l’ensemble du pays, principalement au Sud-Kivu, Nord-Katanga, le Maniema, la province Orientale et l’Equateur.