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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

11 mars 2008

Lubumbashi : des mesures drastiques pour assainir la ville

14 personnes arrêtées, dimanche dernier, pratiquant le marché pirate à Lubumbashi ont été acheminées ce lundi au parquet de grande instance. Selon le bourgmestre de la commune de Lubumbashi, ces personnes seront transférées à la prison de Kasapa ce mardi où elles vont passer 7 jours, rapporte radiookapi.net

       

Pour Jean Oscar Sangouza, l'objectif est d'assainir la ville de Lubumbashi. Signalons en outre que deux cochons en divagation arrêtés par les services de la commune de Lubumbashi ont été égorgés ce même lundi et remis aux pensionnaires de la prison de la Kasapa.

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Affaire BDK: reprise de circulation entre lemba et lukula

Située à près de 170 Km de Matadi, la route entre les cités de Lemba et celle de Lukula est de nouveau accessible. Les adeptes du Bundu dia kongo qui protestaient contre l’opération « coup de poing» menée par la police, avaient barricadé cette route deux jours auparavant. D’après le chef de cité de lemba , c'est grâce à la police d'intervention rapide, PIR, que l'ordre a été rétablie, rapporte radiookapi.net

       

Arrivée lundi matin vers 4 heures du matin, la police d’intervention rapide a menée un assaut sur les position de Bundu dia kongo .
Quelques responsables locaux de BDK ont été arrêtés. Et de leur coté, les makesa ou bras armé de ce mouvement politico-religieux, ont dû relâché les autorité politico-administratives qu’ils avaient enlevées. La police a egalement détruit le quartier général de BDK et compte en faire des postes de police. Pour l’instant, le bilan de cette offensive reste inconnu.

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Kabila s’est immergé pour mieux réapparaître

En réunissant autour de lui six Chefs d’État d’Afrique Centrale dont à l’Est le Burundais Pierre Nkurunziza dans un conflit aux rebondissements planétaires - Washington, Paris, Libye, Soudan se retrouvent ici - et en faisant venir le premier intéressé, le président tchadien Idris Déby Itno dont c'est la première visite dans le pays, Joseph Kabila Kabange signe une véritable entrée sur la scène diplomatique mondiale. Au plan interne, il rassure sa population qui ces dernières semaines, s’était laissé envahir par une incroyable rumeur le donnant pour mort. Kabila semblait s’être immergé pour mieux réapparaître. PAR T. KIN-KIEY MULUMBA. J’ai rencontré le Chef de l’État. Comme les 57% d’électeurs congolais qui lui ont fait confiance en le plaçant en tête de liste lors de la Présidentielle et sans doute des millions d’autres qui l’ont depuis rejoint à la suite d’une «défaite heureuse» de leur candidat - pour reprendre une expression désormais courante dans l’opposition -, j’étais inquiet des rumeurs sur son état de santé et, c’est vrai, même si je n’avais véritablement aucune raison de douter sur sa santé - son proche entourage ne pouvait mentir systématiquement pendant aussi longtemps -, je voulais vérifier de mes propres oreilles et de mes propres yeux. Je voulais faire le petit Saint Thomas. Il y a mille façons d’entrer en contact avec Kabila. Après la mise du feu, il ne restait plus qu’à attendre, avec anxiété, le retour des flammes. Je n’avais pas le choix. Et cela n’a pas tardé... J’ai donc reçu un appel. Le Président me paraissait surpris que la rue dise tant de choses sur sa santé. Mais il me donnait l’impression de porter une voix pâteuse, signe qu’il traînait un méchant petit rhume ou peut-être avait-il travaillé tard la nuit dernière. Mais plus on parlait, plus sa voix devenait plus nette. LE MENTON NOIR D’UNE BARBE TOUFFUE EN BALAI. Comme j’insistai de le rencontrer, le Président n’y trouva pas d’inconvénient. Il me fixa rendez-vous. Dans une semaine. Tel jour, telle heure. Cela me parut long. Que faire? Quand il s’agit du commun des mortels, chacun a son propre emploi du temps justifié. D’un Chef d’État, cela est plus compliqué. Il faut tenir compte d’un agenda politique, diplomatique souvent chargé, d’incessants va-et-vient de personnalités d’importance planétaire… S’y placer procède parfois d’un vrai casse-tête. J’ai donc fini par rencontrer le Président, samedi 8 mars, le jour dit. Par un radieux soleil. Joseph Kabila Kabange chez lui, dans ses terres du Bandundu, à Kingakati, au milieu d’un vaste champ de citronniers nains, qui, à moins d’un mètre de hauteur, donnent déjà des fruits verts. Je suis surpris. Ils doivent être de grande race ces citronniers. Certainement pas de ce pays. Ils sont peut-être en expérimentation en attendant d’être portés ailleurs dans le pays. Des idées me passent la tête alors que mon chauffeur glisse précautionneusement le tout terrain dans les couloirs de ces champs latifundiaires. Dehors sur la pelouse verte, assis sur de petites chaises en alu de jardin, protégé par un modeste petit parasoleil, le Président de la République converse avec deux hommes, loin de silhouettes tapies que je soupçonne être celles des membres de sa garde rapprochée. Par leur costume noir cravate de grand jour, ils doivent être des diplomates ou de personnalités du monde. Un agent très strict dit à mon chauffeur d’avancer droit jusqu’à une dépendance, une centaine de mètres plus loin où le Président fait attendre ses hôtes dans une sorte de construction qui pourrait servir de classe d’élèves où a été installé un écran de télévision qui diffuse les chaînes françaises d’information en continu i-télé et France 24. Une personne est là avant moi, assise sur une chaise de plastic commune à celle que l’on trouve partout dans nos maisons. Elle attend son tour pour être reçue. Je serai peut-être la troisième de la journée à être reçue. Le Président se porte comme un charme, et ce n’est pas une figure de style. Comme toujours habillé simplement. Surtout quand il se trouve dans ces champs à perte de vue, à trois heures d’une route chaotique qui désolent les pneus de mon tout terrain. Sandales noires aux pieds sauf d’avoir mal vu, petite chemise blanche, lunettes de soleil de grande marque, Kabila en chair et en os comme dans ses grands jours. Toujours aussi simple, toujours aussi infiniment poli. Il vous accueille avec cette virilité qui le caractérise et qu’à Goma, lors de la clôture de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement, les participants ont beaucoup appréciée, le regard à la fois perçant et fugitif qui a fait dire à nombre de ses invités qu’il était timide. Le Président a le menton nourri d’une barbe touffue poivre sel en balai qu’il caresse. Les cheveux ont poussé comme jamais je n’avais vu cet homme qui, tel Fabien Barthez, le Français de l’ex-équipe des Bleus, affecte de se présenter en public les cheveux coupés ras voire en tonte qui dénudent le cuir chevelu et ressortent toute la beauté de la peau. Signe que Kabila passe ces jours-ci à furieusement travailler sinon à méditer. Une réelle période d’occultation dont on voit là la manifestation. Au cours de prochaines heures, il va devoir se livrer à son coiffeur. Sur la petite table de jardin traînent quelques feuilles. Sans doute des documents d’État. Comme à son habitude, Kabila écoute et écrit. Ces derniers temps, le Président écrirait beaucoup, m’a expliqué un proche. En fait, il écoute et prend des notes. Toujours aussi alerte sur les dossiers brûlants. Bundu Dia Kongo et Ne Muanda Nsemi. Il demande un commentaire et donne le sien. Décalé mais lourd quand cela sort de la bouche du Chef de l’État. Cela annonce une rentrée que des analystes - avec eux «le Soft International» - prévoient sanglante. LE POUVOIR EST LOIN D’AVOIR ABDIQUE. Il m’apprend que le prochain Conseil des ministres, il le conduira au Bas Congo. À Matadi, la Capitale de la province. C’est clair: l’État doit être présent, partout dans le pays. Il ne faut précisément pas donner l’impression fausse à quiconque que l’État a abdiqué au profit d’un BDK en passe d’être catalogué mouvement terroriste et qui inquiète depuis le passage de son gourou Ne Muanda Nsemi sur Rfi quand il réclame le remembrement de l’empire Kongo qui s’étend en Angola, au Gabon et au Congo voisin. Qu’il le dise, mutile des policiers en tenue, organise des camps d’entraînement militaire comme les télévisions nous donnent à voir, les diplomates pointent un danger imminent. Les Institutions. Kabila recherche un avis. Comment cela est-il vécu? Le Président de la République reste à l’écoute de tout, cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Ceux qui s’imaginaient qu’il s’était écarté de la vie courante ne peuvent que s’être trompés. Les échéances politiques à venir, à commencer par les Municipales et les Locales qui viennent à pas de géant, il demande à entendre un commentaire. Il veut vérifier les nouvelles sur la branche de la Nationale 1 qui conduit à Kikwit, en passant par Kenge et Masi-Manimba. Quand à Kinshasa, il n’y a quasi absence de route, comment ne pas se réjouire du travail de génie civil mené sur cette branche, de Kenge à Kikwit, soit 300 kms, aujourd’hui sans doute la seule route où les automobilistes peuvent faire du rallye et rouler à 200 kms/heure. Les travaux traînaient depuis… sept ans. Il a fallu relancer la Banque Mondiale, des Français et des Chinois. Le Président se désole de ce qui reste à faire. Ce chemin de croix qui va de Maluku à Kwango et de Kwango à Kenge. C’est clair. Si ces derniers temps, Kabila a donné l’impression de prendre de la hauteur, de s’éloigner du train-train quotidien, de connaître une éclipse, d’immerger - d’où peut-être la rumeur malveillante sur sa disparition - c’est pour mieux observer les choses. J’en acquiert la conviction. Le Président, me semble-t-il, n’a jamais été autant présent dans la politique que maintenant. Est-il cet animal qui se cache ou cache son jeu pour se protéger des intempéries ou des dangers? Les dangers rôdent alentour. Un proche me rapporte qu’au téléphone, le Président lui a paru soudain fataliste. «Je sais que le pays passe un rude moment. Je sais qu’il mijote un coup. Mais si cela doit m’arriver, j’assume», aurait-il déclaré. Tous pensent à ces contrats chinois, cette meilleure et cette pire des choses. Quand le monde entier veut et va faire son business à Pékin, il en interdit le Congo. Mais le fils de Kabila est plus décidé que jamais. Il tient là le filon du développement du Congo et attend ce moment comme un homme attend sa belle. À cet égard, le Président parle d’avril comme d’un moment crucial. L’HOMME QUI MANIFESTEMENT DOUTE DE TOUT. Au siège du PPRD-AMP, Évariste Boshab, le Secrétaire général, rage. Dents serrées, regard carré devant, il pèse chaque mot. «Ils vont voir ce qu’ils vont voir. Samedi prochain, nous allons tous descendre dans la rue. Partout dans le pays, nous allons mobiliser. Ils vont voir ce qu’ils vont voir. La contre-propagande ne passera pas». Nous sommes à deux jours du Sommet de la CEAC que Kabila doit réunir. Quand je lui demande un commentaire, il m’explique qu’il préfère attendre que cette réunion se tienne. Il n’en dévoilera pas un traître mot. La réussite en diplomatie réside dans l’efficacité de savoir conduire les négociations entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans violence. Cela conduit à cultiver le secret et à ne faire d’annonce que quand tout est conclu… Or, il semble que ce sommet extraordinaire de la CEAC à Kinshasa qui verra Kabila faire son baptême du feu porte sur le Tchad. Le Tchad où Paris, Washington, Tripoli et Khartoum sont engagés. Le Tchad où le conflit a fait lors de la dernière bataille 800 morts. Ce n’est pas une mince affaire… Le Président n’exclut pas d’en dire plus, le Sommet de la CEAC passé. Et d’aborder d’autres sujets d’intérêt stratégique. Mais je sais que c’est Kabila. L’homme qui n’a pas fini de mener sa réflexion. L’homme qui manifestement doute de tout. Qui laisse désemparés nombre de ses interlocuteurs pressés de conclure. Lui a le temps pour lui. Lui a sa propre conduite des affaires. Et à ce jour cela lui a réussi. Pourquoi changerait-il? À Kingakati, dans ce bourg du Bandundu aux maisons en pisé et où les voisins du Chef de l’État attendent peut-être les Chinois pour voir un jour passer le macadam et les puits d’eau et les panneaux solaires, le temps est vite passé. Kabila s’aperçoit qu’il est temps - plus que temps - de passer à table et qu’il a retenu tard son hôte. Nous sommes à trois heures de route du cœur de la ville pour moins d’une centaine de kilomètres. Il demande à un assistant si «ces gens-là sont prêts». Il veut s’enquérir des nouvelles de la cuisine délocalisée au milieu de ses plantes et de ses animaux qu’il cultive. Il s’agace d’apprendre que cela demandera encore du temps pour que la table soit dressée. Dans un quart d’heure, il va être 14 heures! Je le vois vraiment désolé. Il offre «un coca, une eau, ou quelque chose d’autre». Lui mettra son ventre en patience… Source : Le Soft

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Le Japon accord 2 millions de dollars Us à laRDC

Aux termes d’un accord signé le 6 mars dernier au siège de l’Onu, à New York, entre l’ambassadeur du Japon auprès des Nations unies, M Yukio Takasu et M Warren Sach, assistant du secrétaire général , Ban Ki-moon et contrôleur du programme anti-mines pour les Nations unies, le Japon s’est engagé à financer le programme anti-mines en RDC, notamment dans les provinces de l’Equateur, le Sud-Kivu, la province Orientale, le Maniema et la partie Nord du Katanga.

Selon un communiqué de l’ambassade du Japon à Kinshasa, cette contribution fait partie d’une enveloppe de 9,6 millions de dollars Us du gouvernement japonais destinés à soutenir la lutte anti-mines au Tchad, en République démocratique du Congo et au Soudan.

La même source renseigne qu’il s’agit d’une des phases de la participation directe du Japon à la prévention des conflits et à la construction de la paix en RDC, qui est l’un des piliers de la coopération japonaise en Afrique.

Le programme de lutte anti-mines en RDC comporte trois aspects, à savoir une étude de l’impact d’urgence, l’élimination urgente des mines et restes explosifs de la guerre ainsi qu’un programme d’éducation sur les risques des mines.

La RDC qui a signé la convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction travaille en partenariat avec plusieurs ONG a reçu dernièrement le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu dans la lutte contre les mines antipersonnel…

En raison de la grande concentration du stock de mines et engins non explosés à l’Equateur, il s’est rendu à Mbandaka lors de son séjour en RDC pour se rendre compte de véritables problèmes qui se posent dans cette partie du pays en vue d’apporter des pistes de solutions. Le Haut fonctionnaire Nations unies a visité le camp militaire Ngashi et le port du chef-lieu de l’Equateur.

Outre l’ONG Magclearsmines qui œuvre à l’Equateur et au Nord-Katanga, d’autres ONG telle que Dan Church a développé un programme au Nord-Katanga, et au Sud-Kivu.

Pour rappel, la RDC œuvre en partenariat avec les agences du système des Nations unies sous la supervision du Centre de coordination pour la lutte anti-mines, dans un vaste programme de déminage sur l’ensemble du pays, principalement au Sud-Kivu, Nord-Katanga, le Maniema, la province Orientale et l’Equateur.

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Assistance aux victimes des érosions de Ngaliema et de Selembao

Les familles des communes de Ngaliema et Selembao, victimes d’érosions dues aux dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Kinshasa, ont reçu la semaine dernière une somme de 40.000 dollars américains comme assistance de la part du gouverneur de la ville André Kimbuta Yango, note l’Agence congolaise de presse (ACP). Il s’agit des habitants des quartiers Mfinda, Manenga et UPN (commune de Ngaliema) et du quartier Kingu (commune de Selembao). Ils étaient représentés, à cette occasion, par les membres de leur comité de base respectif. Les bourgmestres de deux municipalités et quelques députés provinciaux assistaient à cette cérémonie. Selon le gouverneur Kimbuta, cette somme permettra aux bénéficiaires d’entreprendre des travaux préliminaires sur les sites érosifs en attendant les grands travaux pour lesquels le gouvernement central a déjà pris des dispositions utiles en vue de leur réhabilitation.

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Identification des abonnés : les opérateurs s’interrogent, le gouvernement se lance un défi

La décision d’identification des abonnés du cellulaire, prise récemment par le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, en concertation avec son collègue des Postes, Téléphone et Télécommunications, après consultation des opérateurs du secteur, continue à défrayer la chronique.

Prise pour raison de « sécurité », à en croire le communiqué de presse publié sur le sujet, par le gouvernement, l’heure est aujourd’hui à la recherche des moyens à mettre en œuvre pour la matérialisation de cette trouvaille des experts ès sécurité du ministère de l’Intérieur, encouragés dans leur démarche par le ministre d’Etat Denis Kalume.

Du côté des opérateurs des télécommunications comme du gouvernement, des réunions se multiplient pour s’en tenir à l’échéance de trois mois, fixées comme date butoir pour les abonnés des cellulaires à s’identifier auprès de leurs opérateurs respectifs. Au gouvernement, l’on estime que le délai est raisonnable, par conséquent jouable. Mais, les opérateurs des télécommunications sont encore sceptiques sur leur capacité à respecter l’échéance fixée par le gouvernement.

Dans le camp gouvernemental, l’on motive cette mesure d’identification des abonnés par la nécessité de maîtriser les fichiers des utilisateurs d’appareils cellulaires. « De la même manière que l’on exige d’un propriétaire la possession de tous les documents de bord du véhicule, l’on devrait aussi contraindre les utilisateurs d’appareils téléphoniques de se doter de tous les documents pour mieux les identifier », commente un expert du ministère des PTT, ayant requis l’anonymat. Sur le même ordre d’idées, l’un de ses collègues, s’inspire du permis de port d’armes, imposé à tout détenteur d’armes à feu. Il est d’avis que la même logique devait aussi prévaloir pour les détenteurs d’appareils cellulaires.

Mais, si l’on a tardé à identifier les abonnés des réseaux cellulaires présents en RDC, à qui devait incomber ce retard ? Nul le gouvernement – pourtant garant de la bonne marche des affaires – ne se hasarde à répondre à la question. Les opérateurs des télécommunications semblent afficher le même mutisme. Pourtant, ils ont juste trois mois pour se conformer à la nouvelle directive - d’ordre sécuritaire.

Ainsi, plus de huit ans après l’arrivée de premières entreprises de télécommunications, c’est seulement aujourd’hui que le gouvernement congolais s’est rendu compte de l’urgence de quadriller, sur l’ensemble du territoire national, tous les utilisateurs des appareils cellulaires. L’un des moyens, motive son communiqué, de les sécuriser et, en même garantir la sécurité intérieure.

Si l’initiative est à saluer, il suscite, comme souligné plus haut, plusieurs interrogations quant à l’aboutissement de ce grand chantier - en tout cas, le sixième en ce temps de reconstruction. Les entreprises de télécommunications ont été le premier à élever la voix. Si dans l’ensemble, elles se sont pliées à cette décision d’Etat, elles ont cependant fustiger les préalables techniques qui risquent d’en retarder la réalisation ou, à la limite, l’allonger davantage.

APPROFONDIR LA QUESTION

Il faut dire que l’initiative du gouvernement, amenant à l’identification de tous les usagers des téléphones cellulaires est indispensable pour un pays qui voudrait avoir le plein contrôle de ce qui se passe sur son territoire. Mais, il y a lieu de reconnaître que ce chantier relance la nécessité pour le même exécutif d’équiper son organe officiel de régulation du secteur des télécommunications pour lui permettre de jouer véritablement son rôle.

C’est donc vers l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) que doit se porter toute l’attention. Car, la meilleure façon de quadriller, c’est donner à l’ARPTC non seulement la possibilité de remplir la mission pour laquelle elle a été créée mais surtout les moyens d’y parvenir.

Que l’on exige à un détenteur d’armes à feu de détenir un document lui autorisant à user de cette prérogative, que l’on subordonne également la détention d’un véhicule à la détention des documents y afférents paraissent donc tout à fait s’arrimer à la décision contraignant les utilisateurs d’appareils cellulaires d’être en possession d’un document spécifique relève des prérogatives exorbitantes de l’Etat. Mais, la grande question reste cependant de savoir ce qui adviendra après l’identification.

Sur ce point, l’on doit donc que la mesure gouvernementale est restée bien muette. Or, c’est sur ce point que se présente le vrai problème. Identifier un abonné n’est rien si l’on ne sait pas faire le reste. C’est-à-dire donner à l’Etat la possibilité de réguler le secteur des télécommunications en s’appuyant sur le grand potentiel qu’offre les Nouvelles technologies de l’information et de communication.

Autant dire que le débat lancé par le gouvernement est porteur de plusieurs défis pour l’exécutif. Car, aujourd’hui qu’il a fait preuve de son souci de mieux contrôler le secteur des télécommunications, il doit a fortiori donner à son organe de régulation du secteur les moyens d’exercer.

LA PROBLEMATIQUE DE LA REGULATION EN RDC

Il s’agit d’une question d’harmonie entre les structures de l’Etat et les opérateurs des télécommunications pour éviter que l’on ne sombre dans un trou noir où personne ne saura clairement délimiter les prérogatives de l’autre. Si déjà le ministère de l’Intérieur a associé dans cette décision le ministère des PTT, l’on doit dire qu’il y a une volonté de bien faire en s’appuyant sur des structures techniques – encore opérationnels – du gouvernement. Mais, il faut maintenant approfondir la question en orientant la réflexion sur les ressources à mobiliser pour rationaliser l’ARPTC.

C’est en 2002 que l’Etat congolais a décidé de mettre en place l’Autorité de régulation de la poste et télécommunications du Congo, au regard de la complexité des rapports et des activités ; des conflits d’intérêts ; et de la diversité des intervenants.

Il était donc plus qu’impérieux, à la suite de la mesure de libéralisation du secteur de télécommunication en RDC, de doter l’Etat des instruments efficaces susceptibles de lui permettre non seulement de faire jouer librement les règles de la concurrence mais de maximiser les recettes générées par les activités du secteur.

L’exercice de la mission de régulation exige de gros moyens que l’Etat congolais ne pouvait pas mobiliser à travers le budget de l’Etat. C’est pour contourner cette difficulté que l’Etat congolais, après concertation avec les opérateurs de télécommunications, qui ont nettement reconnu la nécessité de doter le pays d’un organe adopté l’idée de la création d’une « taxe de régulation ».

Dans son sens le plus strict, la taxe de régulation paraît comme une contribution des opérateurs (publics et privés) au fonctionnement de l’organe de régulation. Dans l’esprit du législateur, elle a été une façon d’assurer l’indépendance de l’ARPTC en la mettant à l’abri de toute assistance financière de l’Etat. La taxe de régulation n’est donc pas à confondre avec ce que l’on nomme abusivement recette du code 243, car ce code n’est pas générateur des ressources.

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La CEEAC condamne le recours à la force pour accéder au pouvoir

KINSHASA - Les chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), réunis lundi à Kinshasa pour un sommet spécifiquement consacré à la situation au Tchad, ont condamné le recours à la force comme moyen pour accéder au pouvoir. "Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de la CEEAC condamnent le recours aux armes et autres voies non constitutionnelles comme mode d'accession au pouvoir ainsi que toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien", indique un communiqué final publié à l'issue de leur rencontre. Y ont assisté le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, également président en exercice de l'organisation et six autres chefs d'Etat: le tchadien Idriss Deby Itno, le burundais Pierre Nkurunziza, le centrafricain François Bozizé, l'équato-guinéen Théodore Obiang, Fradique de Menezes de Sao Tome et Principe et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville voisin. Le Gabon était représenté par son ministre de la Communication Jean-Boniface Assélé, l'Angola par son Premier ministre Fernando da Piedade et le Cameroun par le chef de sa diplomatie Henri Ebeye. Le sommet a appelé toutes les parties en conflit à appliquer les accords signés antérieurement notamment ceux de Tripoli et de Ryad entre le Tchad et le Soudan et a apporté son soutien appuyé aux deux médiateurs désignés par l'Union africaine (UA) dans la crise tchadienne. Les dirigeants de l'Afrique centrale se sont également engagés à organiser une assistance d'urgente en faveur du Tchad pour sa reconstruction et sa réhabilitation avant de se féliciter de l'amorce du déploiement des troupes de l'Eufor en vue de sécuriser les camps des réfugiés, les personnes déplacées ainsi que le personnel des agences humanitaires. La communauté internationale a été invitée à apporter "au gouvernement et au peuple tchadiens une assistance multiforme à la hauteur du drame que le pays vient de connaître". Le sommet de Kinshasa a enfin demandé l'"accélération du déploiement de la force hybride Nations unies/UA au Darfour". Le président tchadien a remercié pour sa part ses pairs pour "la solidarité" qu'ils ont manifestée à l'endroit de son pays et qualifié d'"une violation flagrante et d'"une très grande conspiration contre le Tchad" l'agression dont le Tchad a été l'objet en février. Ce sommet, qui est intervenu un peu plus d'un mois après une attaque rebelle manquée et de violents combats dans la capitale tchadienne, avait été souhaité par les présidents Deby et Kabila, qui avaient vivement condamné en février "toute tentative de prise du pouvoir par les armes" au Tchad. Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés. Ils ont déjà signé plusieurs accords, restés lettre morte, dans lesquels ils s'étaient engagés à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays. Créée en 1983, la CEEAC a nomment pour objectif de maintenir un dialogue entre ses membres, de développer les relations économiques régionales afin de faciliter les échanges et de prévenir les conflits - récurrents dans certains pays membres et dont certains ont opposé des membres entre eux ces dernières années.

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La CEEAC condamne le recours à la force pour accéder au pouvoir

KINSHASA - Les chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), réunis lundi à Kinshasa pour un sommet spécifiquement consacré à la situation au Tchad, ont condamné le recours à la force comme moyen pour accéder au pouvoir.

"Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de la CEEAC condamnent le recours aux armes et autres voies non constitutionnelles comme mode d'accession au pouvoir ainsi que toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien", indique un communiqué final publié à l'issue de leur rencontre.

Y ont assisté le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, également président en exercice de l'organisation et six autres chefs d'Etat: le tchadien Idriss Deby Itno, le burundais Pierre Nkurunziza, le centrafricain François Bozizé, l'équato-guinéen Théodore Obiang, Fradique de Menezes de Sao Tome et Principe et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville voisin.

Le Gabon était représenté par son ministre de la Communication Jean-Boniface Assélé, l'Angola par son Premier ministre Fernando da Piedade et le Cameroun par le chef de sa diplomatie Henri Ebeye.

Le sommet a appelé toutes les parties en conflit à appliquer les accords signés antérieurement notamment ceux de Tripoli et de Ryad entre le Tchad et le Soudan et a apporté son soutien appuyé aux deux médiateurs désignés par l'Union africaine (UA) dans la crise tchadienne.

Les dirigeants de l'Afrique centrale se sont également engagés à organiser une assistance d'urgente en faveur du Tchad pour sa reconstruction et sa réhabilitation avant de se féliciter de l'amorce du déploiement des troupes de l'Eufor en vue de sécuriser les camps des réfugiés, les personnes déplacées ainsi que le personnel des agences humanitaires.

La communauté internationale a été invitée à apporter "au gouvernement et au peuple tchadiens une assistance multiforme à la hauteur du drame que le pays vient de connaître".

Le sommet de Kinshasa a enfin demandé l'"accélération du déploiement de la force hybride Nations unies/UA au Darfour".

Le président tchadien a remercié pour sa part ses pairs pour "la solidarité" qu'ils ont manifestée à l'endroit de son pays et qualifié d'"une violation flagrante et d'"une très grande conspiration contre le Tchad" l'agression dont le Tchad a été l'objet en février.

Ce sommet, qui est intervenu un peu plus d'un mois après une attaque rebelle manquée et de violents combats dans la capitale tchadienne, avait été souhaité par les présidents Deby et Kabila, qui avaient vivement condamné en février "toute tentative de prise du pouvoir par les armes" au Tchad.

Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés. Ils ont déjà signé plusieurs accords, restés lettre morte, dans lesquels ils s'étaient engagés à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays.

Créée en 1983, la CEEAC a nomment pour objectif de maintenir un dialogue entre ses membres, de développer les relations économiques régionales afin de faciliter les échanges et de prévenir les conflits - récurrents dans certains pays membres et dont certains ont opposé des membres entre eux ces dernières années.

Posté par Kongolais à 01:02 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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