De nouveaux combats opposent les combattants de ces deux groupes depuis ce mercredi matin, à Kibakwa, à 150 kilomètres au sud-ouest de Butembo, dans le territoire de Lubero. Déjà, une autre vague de mouvement des déplacés vers Alimbongo, Mbingi, Kasehe, Kirumba toujours en territoire de Lubero est observée, note radiookapi.net

L'administrateur de territoire assistant, Maker Sivikunulwa, déclare que c’est depuis 5h du matin que des tirs à l'arme lourde sont entendus à Kibakwa et dans les villages périphériques de Mbingi et Alimbongo. Il affirme notamment que la situation reste tendue dans cette partie du territoire de Lubero. Les affrontements sont accompagnés de vols de bétails, de pillages et d’incendies de maisons par les combattants FDLR de Rudi.

Selon un officier du Pareco, quatre de leurs positions vers Kibakwa ont été attaquées simultanément par des FDLR de Rudi. Mais le pareco n'a pas répondu à cette attaque, indique-t-il. Les éléments du Pareco se sont retirés de leurs positions pour éviter des accrochages avec les FDLR.

La circulation entre Goma et Kirumba, à 180 kilomètres de Goma, est interrompue. Aucun véhicule n'a franchi cette zone depuis ce matin, indique une autorité administrative sur place. Le président de la société civile de Lubero, Omer Kambale, a qualifié la reprise des hostilités comme une catastrophe pour la population civile. Selon lui, des centaines de personnes ont fui la localité de Kanyatsi, toujours dans le Sud-Lubero, pour Kayna, Kanyabayonga et Kirumba lors des combats de lundi dernier entre les deux belligérants. Depuis, ils vivent dans des conditions humanitaires difficiles. Le gouvernement congolais doit tout mettre en œuvre pour régler la question des FDLR qui tuent, violent les femmes et pillent les populations.