Selon cette organisation, les magistrats ont systématiquement refusé que les deux accusés citent les noms des magistrats militaires qui les ont soudoyés. Ils ont prétexté que cela perturberait l'ordre du jour, et pourrait créer des polémiques. De plus, depuis l'ouverture du procès en appel, le 6 février, le tribunal n'a pas fourni d'interprète. Ceci empêche les tueurs présumés, swahiliphones, de suivre les débats, qui se déroulent en français. Une situation qui "aggrave les soupçons de partialité qui pèsent sur le tribunal", souligne RSF.
RSF rappelle que dans un rapport publié début mars, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a dénoncé de "graves violations du droit" en première instance et "l'absence de volonté" du tribunal de "rendre justice".