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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

13 mars 2008

RDC: le procès de la CPI contre l'ex-chef milicien Lubanga débutera le 23 juin

ALeqM5gVDQlimFWqqK0_EHyAnNhHDJZJ6QLe premier procès de la Cour pénale internationale (CPI), contre l'ancien chef milicien congolais Thomas Lubanga Dyilo, s'ouvrira le 23 juin, près six ans après son entrée en fonction, a-t-elle annoncé jeudi.

Dans ce procès très attendu par les organisations de défense des droits de l'Homme et la communauté internationale, Thomas Lubanga comparaîtra pour enrôlement d'enfants soldats, un crime de guerre commis lors de la guerre civile qui a ravagé l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Entrée en fonction en juillet 2002 après que le Statut de Rome fut ratifié par 60 pays, la CPI est le premier tribunal international chargé des juger les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

Sa compétence s'étend sur l'ensemble des pays qui adhèrent aux Statuts, 105 à cette heure, lorsque ces pays ne sont pas en mesure ou faillissent à juger d'éventuels criminels. La Cour peut également être saisie par le Conseil de sécurité des Nations unies.

S'il s'agit du premier procès, la Cour n'en est pourtant pas à sa première procédure.

Depuis sa création, le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo a lancé des enquêtes dans quatre pays d'Afrique: la RDC, l'Ouganda, le Soudan et en République centrafricaine, et il a rendu publics dix mandats d'arrêt.

Depuis lors, trois Congolais ont été arrêtés et transférés au centre de détention de la CPI à La Haye: Thomas Lubanga, le 17 mars 2006, Germain Katanga, le 18 octobre 2007 et Mathieu Ngudjolo Chui, le 7 février 2008.

Tous trois ont été impliqués, selon le procureur, dans des crimes de guerre commis en Ituri.

Conformément à la procédure en vigueur, les accusations contre Thomas Lubanga ont été confirmées le 29 janvier 2007 par une chambre préliminaire, dont la tâche est de déterminer s'il y a matière à poursuivre un suspect arrêté, sans préjuger d'une éventuelle condamnation de celui-ci.

Après six ans de fonctionnement, le procès Lubanga sera un véritable test pour la CPI. Il donnera en effet un aperçu de l'efficacité de la Cour, qui en six ans a éveillé beaucoup d'espoirs, et déjà provoqué quelques déceptions.

Certaines ONG estiment en effet que l'acte d'accusation contre Thomas Lubanga, qui repose essentiellement sur l'enrôlement forcé d'enfants, est trop maigre par rapport aux crimes commis.

Ces défenseurs des droits de l'homme voudraient que la Cour soit plus rapide et vise des responsables plus importants que le "second couteau" Lubanga.

Son procès se tiendra intégralement à La Haye, et non en partie en RDC comme envisagé un instant, Kinshasa craignant qu'il ne provoque des tensions au sein de la population.

Pour la première fois en justice internationale, les victimes seront représentées au procès et pourraient réclamer des dédommagements.

Initialement, le procès aurait dû s'ouvrir le 31 mars mais il a été retardé pour des questions légales et de procédure.

Les accusations contre Lubanga, 46 ans, couvrent la période de septembre 2002 au 13 août 2003, alors que sévissait une guerre civile en Ituri.

Cette région aux importantes ressources naturelles a été à partir de 1999 le théâtre d'un conflit particulièrement meurtrier entre milices des ethnies Hema et Lendu, mais la CPI ne peut être saisie de crimes commis avant son entrée en fonction en juillet 2002.

Selon des organisations humanitaires, les affrontements interethniques en Ituri et les violences entre milices pour le contrôle de ses mines d'or notamment auraient fait 60.000 victimes depuis 1999.

A l'époque des faits, Thomas Lubanga Dyilo était le président de l'Union des patriotes congolais (UPC). Selon l'accusation, les enfants étaient enrôlés au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche militaire de l'UPC.

Son procès devrait durer plusieurs mois.

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Julien Paluku : «la question des FDLR nous inquiète au plus haut point »

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Julien Paluku : « Nous pensions qu’avec l’acte d’engagement nous serions en train de terminer le problème qui se pose au Nord kivu. Cela nous inquiète au plus haut point surtout que les FDLR ne sont pas signataires de cet acte. À un certain moment, ils peuvent dire qu’ils ne sont pas concernés par le processus. Nous avons un peu essayé de parler aux instances supérieures notamment le ministère de l’intérieur pour qu’au niveau de la commission interministérielle qui est en charge de la sécurité pour qu’on puisse rapidement nous trouver une solution à ces questions. Mais également comme nous pensons qu’il y a un comité de pilotage qui va s’occuper des forces étrangères, et bien lorsque ce comité sera en œuvre, il va permettre de prendre en charge totalement la question des FDLR à côté de la question des groupes armés qui sont nationaux et là je suis certain que lorsque nous allons nous mettre en œuvre pour dissocier les groupes armés étrangers des groupes armés nationaux , ça va diminuer le danger et même le rapprochement qui provoquent les tensions entre ces deux groupes ».

Posté par Kongolais à 19:11 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RDC : le prochain conseil de Ministres aura lieu à Matadi

conseil_ministresLe choix de la vile portuaire n’a pas été fait au hasard. L’on sait que la province du Bas-Congo, notamment sa capitale Matadi, a connu dernièrement des incidents malheureux provoqués par des échauffourées entre les adeptes de la secte Bundu dia Kongo et les éléments de la police nationale. Le bilan exact des accrochages n’est pas connu et ne le sera peut­ être jamais. Avant Matadi, où la police s’est attaquée au siège du mouvement politico-religieux de Ne Muanda Nsemi, c’est Luozi et Seke Banza qui ont été le théâtre des événements qui ont entraîné la mort de plusieurs victimes et des dégâts matériels très impor­tants.

Après la restauration de l’auto­rité de l’Etat dans cette province, le gouvernement n’a pas trouvé mieux que d’aller y tenir sa réu­nion hebdomadaire pour envoyer un signal fort à l’endroit de tous ceux qui le traitent d’amorphe.

Les points inscrits à l’ordre du jour de ce conseil des ministres ne sont pas connus. Pour faire œuvre utile, le gouvernement de­vrait débattre de questions qui pré­occupent un grand nombre de la population du Bas-Congo, et qui constituent les principales reven­dications des adeptes de BDK. Il s’agit notamment de la rétroces­sion à la province de 40 % de re­cettes. Bien sûr que cette ques­tion concerne toutes les provinces, mais lorsqu’on sait que le Bas-­Congo constitue, avec Kinshasa et le Katanga, le trio qui supporte la majeure partie du budget de l’Etat, cette province ne doit que se sentir plus intéressée que les autres.

C’est à juste titre d’ailleurs que le gouverneur Mbatshi Mbatshia a souligné que le phé­nomène BDK tire son origine dans la pauvreté de la population que dans toute autre considération. C’est pourquoi, il a indiqué que la solution à ce problème con­siste à accorder beaucoup de moyens à sa province pour pro­mouvoir les emplois et réduire tant soit peu la pauvreté qui frappe une frange importante de ses adminis­trés.
Source : l'observateur

Posté par Kongolais à 19:08 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Matadi : engorgement du port international

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Pour retirer sa marchandise du port, il faut payer la taxe du bureau international de vérification des marchandises à l embarquement, BIVAC en sigle. Les marchandises en règle ont elle aussi du mal à quitter le port. L’office national de transport. Onatra, n’a pas assez de locomotives pour les acheminer vers Kinshasa. Reste la voie routière. Mais, la route Matadi vers Kinshasa ne se prête pas à un intense trafic de leur coté, les armateurs donnent 21 jours aux commerçants pour ramener les conteneurs vides au port, faute de quoi, ils perdent leur caution. Les conteneurs finissent par s’accumuler dans le parc.
Les dockers font de leur mieux pour les dégager. Pas facile quand on sait que certaines grues datent de l’époque coloniale. Beaucoup de ces machines sont hors d’usage.
Mateta Manto, directeur du terminal conteneur du port se félicite, il affirme qu’avec des moyens de bords, ils parviennent à maintenir le nombre de conteneurs dans le parc a 5 500 au lieu de 7 000 comme cela est arrivé quelque fois, même si la capacité est de 3 500 conteneurs.

source : okapi

Posté par Kongolais à 09:28 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Masina : surchauffe suite au meurtre d’un jeune homme par un policier

Un jeune homme répondant au nom de Mayamba Nsele a été tué par balle la semaine écoulée par un sous-officier du nom d’Otshudi Okonda, matricule 136398/A, affecté au sous-commissariat de Kulumba, au quartier II de la commune de Masina à Kinshasa, alors qu’il y était pour tenter d’obtenir la libération de son frère, grâce à un arrangement à l’amiable avec le plaignant opposé à son frère. Et ce, devant l’OPJ le plus gradé de la place. Son meurtrier, selon le Phare, qui donne cette triste nouvelle, l’a tué à bout portant, tout simplement parce que, dans sa démarche, il n’avait pas tenu compte de lui. Il s’adressait à un OPJ gradé à qui des amendes transactionnelles allaient être versées. Amendes qui lui échapperaient sans nul doute. Ainsi, furieux de l’issue de la négociation, le sous-officier revendicatif est venu chasser de ce lieu le médiateur, arme au point. Suite à la résistance rencontrée, un doigt a été vite appuyé sur la gâchette. Après son forfait, il a réussi à se mettre à l’abri. Il aurait même déserté son toit familial pour une vie en clandestinité. Furieux, les habitants du quartier II ont saccagé et pillé le poste de police Kulumba. La tension est restée vive jusqu’à ce jour. Par cet acte, la population kinoise reste convaincue qu’une paix véritable ne peut être détenue que quand la police se serait débarrassée de toutes les brebis galeuses qui ternissent son image.

Posté par Kongolais à 01:31 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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