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Kinshasa, RD Congo (PANA) – Le ministre d'Etat congolais en charge de l'Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité, Denis Kalume Numbi, a procédé mercredi à Kinshasa, au lancement des 5èmes journées minières de la RD Congo, invitant les experts réunis à procéder à une évaluation sans complaisance de cet important secteur de développement.

Plusieurs membres du gouvernement, à savoir les ministres des Finances, du Plan, de la Conservation de la nature, des Affaires foncières et de l'Emploi, ainsi que des gouverneurs de provinces et des délégués de groupes socio-professionnels interviennent à ces 5èmes journées minières dont le thème porte sur l'évaluation de l'exécution du nouveau Code minier.
A l'ouverture mercredi, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a mis en cause certaines dispositions du Code minier qui, a-t-il dit, ont servi de soubassement au pillage des ressources minières de la RD Congo.
Dressant un sombre tableau de l'exécution de ce code six ans après sa mise en oeuvre, le ministre congolais a indiqué que l'application du Code minier n'a pas contribué à la réduction de la pauvreté au pays en général et dans les zones minières en particulier.
Il a, à cette occasion, justifié l'objectif poursuivi avec la révision des contrats miniers en vue de mettre un terme au gel décrié des ressources minières nationales.
Le ministre Kabwelulu a fait savoir que sur 60 contrats miniers revisités, 5 seulement sont en production, 6 en étude de faisabilité, alors que les titres couvrant les 49 autres contrats sont pour la plupart trafiqués dans diverses bourses étrangères depuis 10 ans.
Selon le ministre congolais des Mines, la répartition par province des titres miniers et de carrières de toute nature se présente de la manière suivante : Bandundu 181, Bas-Congo 291, Equateur 114, Kasaï-Oriental 405, Katanga 1644, Kinshasa 17, Maniema 214, Nord-Kivu 130, province Orientale 762 et Sud-Kivu 141, soit un total de 4542 titres miniers et de carrières octroyés sur l'ensemble du territoire national dont les concessions couvertes par ces titres représentent 33,8% de la superficie du pays.