14 mars 2008
Entre Tetela Ekonda et Tetela Eswe, la guerre ethnique ferait-elle rage?
L’affaire est telle qu’elle a nécessité l’intervention personnelle du Chef de l’État Joseph Kabila Kabange qui a fait asseoir les deux frères ennemis par personnes interposées, sans suite présentement, et a fait dépêcher à Lodja, Sankuru, une mission d’inspection conduite par le très vertueux secrétaire exécutif adjoint de l’AMP, l’Alliance de la Majorité Présidentielle, l’ancien gouverneur du Katanga, un ressortissant de l’Équateur, Koyagialo. Qui n’a vu aucune tension, encore moins une haine «inter-ethnique», comme le disait Onusumba dans une motion lue à la Chambre haute réclamant l’envoi d’une Commission d’enquête parlementaire. Et a témoigné devant caméras. Incroyable affaire Onusumba…
Le bel oiseau de la Sn Brussels vole à plus de 10.000 m d’altitude et nous sommes au-dessus du désert quand un homme aux allures de gladiateur pénètre dans la classe Affaires aseptisée. Debout, courbé pour éviter que son énorme crâne ne touche le plafond de l’Airbus 340, il parle fraternellement avec mon voisin de gauche énorme lui aussi mais moins que son visiteur.
Je les regardais un peu interloqué. Sur ces vols - et surtout de nuit - très peu de passagers de classe Éco se rendent ici où hommes et femmes du monde ont déboursé jusqu’à 7.000 euros - selon le type de billet - pour bénéficier d’un voyage de tout repos.
REVANCHE DÉMOCRATIQUE.
Un peu gêné, mon voisin fait les présentations.
- «C’est Lumumba, le frère aîné de Patrice».
- «Je m’en rends compte. Il lui ressemble comme une goutte d’eau».
Celui qui me parle est Lambert Mende Omalanga, ministre des Hydrocarbures qui voyage à l’étranger en visite officielle. L’homme qu’il présente est un Tetela, Mende est un Tetela. Tous deux originaires de Sankuru, territoire de la province du Kasaï Oriental.
La différence - le monde l’a appris depuis la motion lue au pupitre de la Chambre basse du Palais du Peuple, le 18 janvier - est que ce dernier est «Tetela de la forêt», l’autre «Tetela de la savane», et que les deux «ethnies» que rien ne sépare - sauf que les premiers également appelés «les Ekonda» très connus du pays et de l’étranger seraient restés près des terres de leurs ancêtres, trop attachés à leur culture qu’ils veulent sauvegarder alors que les seconds, «les Eswe» sont partis des villages à la recherche du bien-être en ville.
On les appellerait les aventuriers des temps modernes. Sevrés de... «barbarie», les «Eswe» se sont versés en grand nombre dans la culture du Blanc.
«Les principaux Tetela que vous voyez à Kinshasa et qui brillent de mille feux sont des Eswe. Nous, les Ekonda, nous avons peu étudié», avoue un humble. Je suis interloqué...
Cela rappelle bien de situations dans le pays. L’abondance de nourriture - pêche, chasse, etc. - dans le milieu traditionnel incite très peu de jeunes à quitter le village et à aller à l’école alors que la dureté des conditions de vie dans la contrée pousse les habitants à quitter celle-ci et à aller à la recherche de la civilisation. Maîtres de la terre, les Ekonda sont donc restés chez eux quand les Eswe s'en allaient...
De là le premier Tetela connu qu’est celui qui deviendra le premier Premier ministre du Congo indépendant, Patrice-Émery Lumumba.
Après Kisangani (Stanleyville) où il est postier, il déboule dans la grande ville à l’Ouest, Kinshasa, alors Léopoldville. Agent dans une entreprise brassicole, il s'entraîne dans le mouvement des indépendances qui bat son plein et auquel il apporte son caractère et son dynamisme. On connaît la suite...
Un homme sorti des lianes et des ignames ou de ces autres délices des villageois qu’est la viande de rat et de singe, ne saurait être, pour qu’il existe, qu’un nationaliste sauf à accepter d’être refoulé dans le Sankuru pour replonger dans le dénuement d'antan!
En quittant le Sankuru, Lumumba a entraîné derrière lui nombre de membres de la communauté Eswe. Si les Ekonda dont le digne représentant culturel est Papa Wemba tiennent tant à leur culture, les Eswe vont fréquenter les grandes académies. Quand les Tetela Ekonda se réveilleront, ils ne sauront surmonter le retard pris sur leurs frères Tetela Eswe.
Comme c’est toujours le cas, la revanche est un plat qui se mange froid, voire surgelé. Les Ekonda attendaient leur heure pour régler un vieux compte, les frustrations longtemps accumulées, les couleuvres vivantes qu’ils ont été contraints d’avaler; «ils n’étaient que ceci; ils n’étaient que cela...»
Ce vieux compte, iIs voulaient le régler démocratiquement, à l’occasion des scrutins en se portant massivement sur un des leurs, Lambert Mende Omalanga. Lui aussi qui a été à l'école des Blancs. Qui leur en jettera la première pierre?
Si en Occident où les idéologies fondent les partis politiques, les «amitiés», les «affinités» personnelles restent une dimension non négligeable des choix politiques. Que Sarkozy ait voulu placer son fils à sa succession à Neuilly, personne n’y voit un problème, hormis la manière: celle d’avoir flingué le porte-parole du Chef de l’État. Mitterrand n’a-t-il pas ouvert un bureau à son fils Christophe «Papamadit» à l’Élysée? Et Chirac n’a-t-il pas fait de même pour sa fille Claude?
«En réalité, pas de quoi vraiment fouetter un chat. Même dans un même village, on vous dira que celui-ci est descendant de celui-là, et que l’autre serait venu de tel coin... cela ne vous conduit pas à recourir aux armes et à vous entretuer. Vous n’y verrez nullement une manifestation de haine ethnique», explique un Tetela Eswe.
YEMBA AVAIT «TOUT FAUX».
Bref, l’ex-chef rebelle du Rcd-G, ex-ministre de la Défense à Kinshasa, le Dr. Adolphe Onusumba Yemba «avait tout faux» dans sa motion de la mi-janvier. Lue devant à la session de Chambre alors que le pays et le monde conduisent une tentative de règlement de la crise des Kivu avec la tenue à Goma d’une Conférence inter-ethnique sur la paix, la sécurité et le développement convoquée à la suite des tensions ethniques ayant conduit à la guerre et à de nouvelles morts inutiles.
Et alors qu’à Goma, toutes les Capitales dont Washington sont grandement représentées, Adolphe Onusumba Yemba attire vers lui tous les projecteurs des chancelleries et ONG et accuse les Tetela Ekonda et «des leaders à Kinshasa» - il cite Lambert Mende Omalanga sans le citer - d’appel à la haine... ethnique!
Il reste que les dégâts - sinon la rancoeur - sont là. Déplorables. Si entre Lambert Mende Omalanga - le Tetela de la forêt, donc un Ekonda- et Christophe Lutundula Pene Apala - le Tetela de la savane, donc un Eswe - on souhaite repanser les plaies, la rupture est en revanche consommée entre l’actuel ministre CCU-AMP des Hydrocrabures et l’ancien ministre de la Défense Rcd (et supposé être dans l’opposition).
Dans une «lecture croisée» de la motion de ce Député Rcd-G à l’Assemblée Nationale et de la Résolution qui s’en est suivie (n°0049 du 18 janvier créant une Commission d’enquête sur «les actes d’incitation à la haine et à l’intolérance ethniques à Lodja») ainsi que d’un rencontre organisée à Kinshasa «par des amis communs le 22 janvier» entre Mende et Onosumba, le ministre des Hydrocarbures fait de pertinentes observations.
Dans sa motion, Onosumba «dénonce, sans élaborer, des actes de persécution contre des agents de l’État à Lodja du fait de leur appartenance au groupe dit «Eswe» (Batetela de la savane) des Hon. Onosumba, Lutundula et Okundji. La motion signale «des troubles (qui) désolent Lodja depuis quelques semaines». La résolution fait état d’«actes d’incitation à la haine et à l’intolérance ethniques commis à Lodja à l’instigation de certains notables et leaders politiques résidant dans cette cité ainsi qu’à Kinshasa» et charge la Commission d’«enquêter sur les faits dénoncés» alors que la motion ne renseigne aucun trouble ni fait précis. Les fonctionnaires mis en exergue sont MM. Welo ex-Chef de Division EPSP appelé à d’autres fonctions par son Ministre et Diamvu, Chef de Cité suspendu puis remis en activité fin 2007 par son Ministre (Intérieur). Les deux «persécutés» sont des «Ekonda» (Batetela de la forêt) dont les leaders sont accusés de haine anti-Eswe. C’est plus une tentative de régler un problème professionnel des clients politiques de l’Hon. Onosumba qu’un litige communautaire. Les Ministres de l’Intérieur et de l’EPSP qui ont été frénétiquement sollicités par Onusumba à cette fin peuvent en témoigner, de même que le Gouverneur du Kasaï Oriental, sommé de surseoir à la notification du successeur de M. Welo au motif que la mise en place du Ministre était sous «enquête de conformité au Parlement» (sic!).
Lors d’un entretien le 22 janvier 2008 avec Mende devant des «amis communs», Onosumba exprime six griefs à l’endroit des notables et leaders «Ekonda». Le Chef de l’État ne confie la réalisation des projets de développement qu’à un seul leader au Sankuru. Il donne l’impression de «rejeter ses autres enfants qui se sentent abandonnés», déclare Onosumba. Il s’agit de trois projets (transports en commun par bus à Lodja, lutte anti-érosive et érection du mur du stade municipal) que le ministre Mende a initiés avec le BCECO et avec des ONG locales et qui sont recommandés par le Chef de l’État.
Onusumba accuse les membres de l’Asbl NORELO (Association des Notables de Lodja) de ne s’aligner que derrière la CCU, le parti de Mende. De ce fait, ils sont «tribalistes et terrorisent tout le monde». Pour Mende, le Député Onosumba tente d’utiliser le Parlement pour faire bannir une Asbl qui ne lui est pas soumise.
Un membre «Eswe» de la CCU, M. Diheka, assène Onusumba, aurait demandé aux ressortissants de son secteur de n’adhérer qu’à la CCU et pas à un autre parti. «Onosumba voit dans cette technique de recrutement un diktat répréhensible bien qu’aucune coercition n’ait été signalée. Il voudrait user de sa position à l’Assemblée Nationale pour empêcher un parti rival, à savoir la CCU, de recruter qu’il ne s’y prendrait pas autrement:¬
Onosumba se plaindrait de pas être reçu par le ministre des Hydrocarbures alors que le ministre «représente les Sankurois au Gouvernement». L’entourage du ministre des Hydrocarbures serait «triomphaliste», accuse Onusumba. Un des frères du ministre aurait insulté le Député Rcd-G devant la Cour Suprême. Une dame en litige avec lui aurait reçu l’appui de Mende à l’élection du Président de l’Asbl AMlLO (Amicale de Lodja).
«ENFANTILLAGES».
Onosumba chercherait à dénier à Mende le droit d’élire librement un mandataire d’une Asbl à laquelle le ministre appartient que le Député Rcd-G ne s’en serait pas pris autrement.
Plus grave cette fois: le Député Rcd-G attribue au ministre - sans brandir un début de preuve - la responsabilité de la mort d’une personne tuée accidentellement dans une bagarre entre colleurs d’affiches de l’AMP et de l’UN le 26 octobre 2006. Absent de Lodja au moment des faits, Mende serais coupable de cette tragédie au motif que des jeunes impliqués dans la bagarre seraient descendus d’un bus de la société des transports en commun de Lodja faisant partie d’un lot de bus don du Chef de l’État que Mende avait convoyé plusieurs mois auparavant.
Mende aurait chassé l’opposant Joseph Olenghankoy, un Eswe, du stade de Lodja pour y tenir lui-même un meeting (à l’élection présidentielle 2006) «parce que Olenghankoy est de la savane». Mais l’opposant allait être lynché par la foule qui l’accusait d’avoir monté l’agression contre le Dircab du Chef de l’État, Léonard She Okitundu, pourtant un Eswe.
Au total, «des enfantillages», pas un fait lié à une manfestation de haine ethnique. Sauf ceux «téléguidés par l’Hon. Lutundula», accuse Mende, qui témoigne.
«Après la proclamation des résultats des législatives qui mavaient placé en tête à Lodja (43.000 voix contre 23.000 à J-C. Okoto et 17.000 à A. Onosumba), l’Hon. Lutundula a accusé (à la radio) la population de Lodja d’avoir fait un vote tribal et annoncé qu’il s’opposerait à ce que Lodja soit le chef-lieu de la future province du Sankuru. Le 26 décembre 2007, M. Tambwe, président local de son parti (MSDD) à Katako-Kombe, a conduit une agression contre la délégation de la CCU, «parti d’un Ekonda» (citation), à coups de gourdins (un blessé grave hospitalisé) et de tirs en l’air d’armes de chasse. Le 26 janvier, un certain Ngeleka, cadre «Eswe» du MSDD à Lodja, a été surpris relayant par phonie «des instructions du chef» à sa base de Katako-Kombe d’empêcher toute activité de la CCU «chez nous».
Appréhendé et interrogé par le parquet, Ngeleka a avoué avoir reçu la consigne de l’Hon. Lutundula qui a fait intervenir le Vice-Gouverneur Kazadi, très proche de l’Hon. Onosumba pour le faire libérer en pleine enquête judiciaire.Le 27 janvier, la résidence de Mme Oyaka, Vice-Présidente de la CCU au Sankuru (Lodja) a été incendiée. La communauté «Ekonda» a conservé son calme. Seul le parquet enquête.
On est en face d’une conspiration. La dénonciation téméraire de «troubles» inexistants visait à instrumentaliser l’Assemblée Nationale pour discréditer gratuitement une force politique rivale et empêcher le choix de Lodja comme chef-lieu de la future province du Sankuru par atavisme.
C’est ce que les milliers de manifestants de toutes communautés ont dénoncé dans la rue à Lodja le 17 janvier sans pour autant remettre en cause la commission parlementaire, loin s’en faut. Désespérés, les conspirateurs ont incendié la maison de Mme Oyaka le 27 pour provoquer une réaction épidermique dans la communauté «Ekonda» qui aurait donné de la consistance au mensonge historique du 11 janvier. En vain.
Mende se dit «profondément blessé par la malveillance que charrie cette motion du 11 janvier parce que pour un homme politique, la réputation est ce que le fonds de commerce est pour un homme d’affaires. Mais à quelque chose malheur est bon. Cette malveillance a suscité un élan de solidarité dans les deux sous-groupes ethniques du Sankuru. Cela a consolidé en moi la certitude que la conflictualité entre gens de la forêt et gens de la savane appartient réellement au passé, tout au moins au niveau de la base. Mon souci maintenant est d’amener l’élite politique du Sankuru à écouter ce message d’unité que la base ne cesse de nous envoyer et à regarder vers l’avenir».
Un travail de Titan quand on rappelle qu’Adolphe Onusumba Yemba, élu de Lodja mais qui serait en réalité d’un autre territoire - signe de l’ouverture d’esprit de cette contrée - continue à fuir du regard le ministre Mende. On rapporte comment le Député du Rcd-G a manqué un vol. S’étant imaginé qu’il aurait pu croiser le regard du ministre des Hydrocarbures, il avait momentanément quitté l’aéroport. Mais l’avion a décollé sans lui.
ALUNGA MBUWA.
Faute de «matière», le ministre Mende estime non justifié l’envoi à Lodja d’une Commission d’enquête parlementaire
Conspiration, surenchère, manipulation par substitution ou omission, évidente malveillance, violation de l’article 179 du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale, information manifestation erronée, etc., le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga recourt à tout son génie pour obtenir sinon l’annulation de la mission d’enquête Onusumba, du moins la reformulation de celle-ci. Et il n’a pas tort. Dans sa lettre datée 5 février portant objet «Considération sur la Commission d’enquête Lodja», adressée au président de l’Assemblée nationale, dont un vent favorable a pu apporter une copie au «Soft International», Mende, un Tetela Ekonda fusille son frère Tetela Eswe, Onusumba que le 1er Vice-président Christophe Lutundula a, selon le ministre, lavé du fait d’une intelligence supérieure. «En effet le terme «appel à la haine» (utilisé dans la motion Onusumba) devient du coup «incitation à la haine et à l’intolérance ethnique» sous la plume de l’Honorable Lutundula qui escamote par ailleurs les deux seuls «faits» signalés (EPSP et Chef de Cité) tout en donnant à la Commission la mission d’«enquêter et s’informer le plus largement possible sur les faits dénoncés» lesquels ne sont repris nulle part, accuse le ministre, ulcéré. Ci-après en intégralité.
«Honorable Président,
Après notre réunion de conciliation de vendredi 1er février 2008, il m’est apparu que la motion présentée le 11 janvier 2008 par l’Honorable Onosumba procède d’une conspiration que je me dois de dénoncer. J’en veux pour preuves les faits suivants:
1. Hormis un long commentaire, la demande de création de la Commission d’enquête de l’Honorable Onosumba n’a énuméré en guise de «fait» que «l’appel à la haine dont vient d’être victime le Chef de Division Provinciale de l’ESPS et le Chef de Cité de Lodja, objet de menaces, dont le bureau de travail et sa maison ont été brûlés»;
2. La Résolution n° 0049 proposée à la plénière par le 1er Vice-Président Lutundula évoque «la motion de l’Honorable Onosumba (...) au sujet des actes d’incitation à la haine et à l’intolérance ethniques commis à Lodja». Comme on peut s’en apercevoir, il y a surenchère et manipulation par substitution ou omission. En effet le terme «appel à la haine» de la motion devient «incitation à la haine et à l’intolérance ethnique» sous la plume de l’Honorable Lutundula qui escamote par ailleurs les deux seuls «faits» signalés (EPSP et Chef de Cité) tout en donnant à la Commission la mission d’«enquêter et s’informer le plus largement possible sur les faits dénoncés» lesquels ne sont repris nulle part. Outre son évidente malveillance, cette généralisation viole l’article 179 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale: «La proposition ou la demande de création de la Commission d’enquête détermine avec précision les faits qui donnent lieu à l’enquête».
3. La Décision n°0050 du 1er Vice-Président Lutundula, nommant les membres de la Commission a désigné deux députés MLC (Hon. Bussa et Milemba) dont l’un (Hon. Bussa) préside la Commission. Le Chef de Division de l’EPSP muté cité par la motion étant un cadre connu du MLC, la présence de ces deux législateurs est contraire à l’article 182 al. 2 du Règlement Intérieur: «Nul ne peut faire partie d’une Commission d’enquête dont l’objet concerne son groupe parlementaire, son parti politique, son association, sa propre personne, ses intérêts ou ceux d’un parent ou allié»;
Il en est de même de l’Honorable Logo, non inscrit mais en réalité RCD parti dont le Chef de Cité suspendu est président territorial à Lodja.
4. La Résolution 0049 stipule en son article 3 que la Commission d’enquête exerce sa mission conformément aux articles 183 (secret des délibérations), 184 (poursuites judiciaires contre quiconque ne défère pas à l’invitation de la Commission), 185 (action en justice par le président de la Commission contre les auteurs de faits répréhensibles constatés lors de l’enquête); Les autres dispositions du Règlement Intérieur notamment celles se rapportant à la détermination des faits avec précision (art. 179) et à la neutralité des membres (art. 182) paraissent avoir été sacrifiées pour des raisons évidentes.
5. La multiplication des provocations à Lodja même contre mon parti la CCU comme l’incendie criminelle de la résidence de la Vice-Présidente de mon parti (CCU) le 27 janvier, 16 jours après la motion, dans l’espoir de susciter des réactions hostiles d’une communauté, ce qui aurait donné une consistance au mensonge du 11 janvier.
Force est de constater qu’en dehors d’une certaine agitation liée à la période électorale sur laquelle l’Hon. Onosumba lui-même n’insiste pas, aucun trouble, ni acte de haine ou d’intolérance ethniques n’a eu lieu à Lodja. Ceci est d’autant plus vrai que les deux fonctionnaires concernés par la motion sont originaires de Lodja comme la principale cible de cette mascarade que je suis. D’autre part, les. mesures qui les ont frappé ont été le fait de leurs Ministres respectifs (Intérieur, EPSP) qui ne sont pas du Sankuru. Aussi voudrais-je requérir de votre autorité l’une ou l’autre des mesures suivantes:
La plénière ayant reçu une information manifestation erronée, que le Bureau pendant l’intersession mette fin à cette infamie en privilégiant la conciliation préconisée par l’AMP et en informe l’Auguste Assemblée à la rentrée;
Pour les mêmes raisons, le Bureau devrait remanier de fond en comble la Commission:
1. En écartant les membres MLC et RCD (Art. 182 al. 2);
2. En élaborant des termes des références complémentaires à la Résolution 0049 avec les correctifs ci-après: - Détermination avec précision des faits devant faire l’objet de l’enquête;
- Fixation de la période de l’occurrence des faits: suggestion: du dernier trimestre 2007 au 11 janvier 2008, date de la motion.
Veuillez agréer, Honorable Président, l’expression de ma haute considération».
LAMBERT MENDE OMALANGA
Transmis copie pour information à:
- Son Excellence Monsieur le Président de la République,
- Son Excellence Monsieur le Premier Ministre,
- Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’AMP,
- Monsieur le Secrétaire Général du PPRD.
(Tous) à KINSHASA/GOMBE.
Rentrée politique : pressions sur le gouvernement
Ca bouge déjà dans les salons politiques. Mouvements dus certainement à la rentrée parlementaire ce samedi et qui marquera en quelque sorte la rentrée politique. Ainsi, les politiciens ont retrouvé de la voix. Ils s’adonnent déjà à des apparitions spectaculaires à travers les médias. Ca s’annonce palpitant. Signes avant-coureurs de ce que sera la prochaine étape politique au sein des institutions nationales ?
Le silence est rompu. A l’approche de la rentrée parlementaire programmée pour ce samedi 15 mars, les leaders politiques recommencent à envahir des espaces médiatiques pour se prononcer sur des questions politiques.
Entrés en hibernation avec les vacances parlementaires, on n’entendait plus parler d’eux. Ils sont en train maintenant de retrouver de la voix et annoncent les couleurs de ce que sera la prochaine rentrée politique. Pour marquer ce retour, la question Bundu dia Kongo et la Journée internationale de la femme ont servi de tremplin, permettant à quelques-uns d’entre eux de se distinguer. L’analyse de ces deux événements a le mérite de faire découvrir que les réactions portent encore plus sur des accusations que des propositions concrètes devant éviter ce genre d’incidents. Des pressions qui s’annoncent sur le gouvernement.
Ou encore faire prendre conscience aux femmes le rôle combien important elles doivent jouer en ces instants précis de la renaissance de la République démocratique du Congo.
Il est un fait que pendant cette période caractérisée par les vacances parlementaires, les partis politiques s’étaient tus. Comme si tous les hommes politiques étaient des parlementaires et que leur espace d’expression est l’Assemblée nationale et le Sénat.
Aucun parti politique ne s’est distingué par une action politique de grande envergure. Seule l’UDPS a annoncé la tenue de son congrès, précédé par l’organisation des journées politiques. Mais là aussi, la cassure est visible, le démon de la division ayant élu domicile. On citerait également l’AMP qui s’inscrit dans la même logique. Mais pour des raisons certainement stratégiques, les assises du Congrès projetées au mois de février ont été remises à plus tard.
Quant aux autres formations politiques, à peine si elles se font distinguer par des déclarations laconiques -comme si le coeur n’était plus à l’ouvrage ou faute d’inspiration- sur certaines questions à caractère national et provincial. Ou tout simplement, il s’agit d’une déception. On n’a pratiquement pas assisté à une prise de position remarquable de la part des partis politiques, alors que l’activité politique n’était pas du tout en veilleuse. Dire qu’aujourd’hui, l’inquiétude grandit et les partenaires extérieurs ne se privent plus de tirer la sonnette d’alarme.
Ce silence, il faut qu’on se le dise, a effectivement posé la problématique des partis politiques en RDC. Ils ont été absents sur le terrain alors que « vacances parlementaires » ne signifient nullement cessation des activités politiques. Les partis politiques devraient se manifester pour entretenir l’éveil politique dans le but de susciter l’enthousiasme populaire. Voilà qui explique la raison pour laquelle la « rumeur » a eu droit de cité à Kinshasa pendant un mois tant il est vrai qu’il y avait un «vide » des activités politiques.
LE GOUVERNEMENT EN LIGNE DE MIRE
Cependant, les premières impressions que l’on peut se faire de ces premières déclarations politiques, c’est que le gouvernement est déjà en ligne de mire des leaders politiques. Ce « temps mort » a été plus des instants de réflexion pour analyser toutes les grandes questions nationales.
Ainsi, tous les clans politiques confondus relèvent que la première année d’exercice a été caractérisée par une apathie qui fait craindre le pire. Les difficultés ne font que s’aggraver, rendant insoutenable la situation sociale des populations : transport, état des voiries urbaines, grève du personnel de santé, rétrocession des 40% de recettes aux provinces, l’affirmation de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays, l’insécurité, la hausse des prix des denrées de première nécessité…
Même au sein de la majorité, on chuchote déjà. Des suggestions sont faites pour explorer les voies et moyens susceptibles de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement. L’accord qui lie les différents partenaires au sein de l’AMP est relu à la loupe pour des propositions qui ne provoqueraient pas une crise politique.
Dans l’Opposition, l’on se prépare à faire monter les discussions d’un cran. Il y a déjà des requêtes en inconstitutionnalité qui ont été déposées auprès de la Cour suprême de justice sur la loi financière 2008. Des motions d’interpellations seraient déjà élaborées sur les incidents du Bas-Congo et la hausse des prix des denrées de première nécessité sans oublier la situation des professeurs et des médecins.
En outre, les observations pertinentes des partenaires extérieurs sont prises au sérieux. Ils relèvent que l’action du gouvernement devrait être redynamisée à travers des signaux forts en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat. Car, les incidents de Lubumbashi et surtout ceux de Luozi ont suscité « une grande inquiétude », a lâché dernièrement un diplomate occidental lors d’une matinée médiatique.
A ces considérations politiques et sécuritaires, s’ajoute le « dernier dérapage » constaté au sein des finances publiques qui a fait que le gouvernement a été recalé en ce mois de mars. Ce qui a nécessité ce «débat franc » de cette semaine entre la Banque mondiale et la République démocratique du Congo.
La rentrée politique s’annonce intéressante. Palpitante. Pas étonnant que l’on assiste ces prochains jours à des tirs croisés sur le gouvernement.
Levée des corps de morgues : le calvaire des familles éplorées
La conservation et la levée d’un corps de la morgue d’une institution hospitalière de Kinshasa, non seulement, occasionnent, pour la famille éplorée, des dépenses onéreuses supplémentaires, mais aussi tirent en longueur à cause de la « lourdeur administrative » entretenue par les agents commis aux différents services. Ci-dessous, le cas de l’hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo).
Conserver un corps à la morgue de l’hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo), n’est plus chose facile. Au regard du nombre de corps qu’elle reçoit chaque jour, et la capacité d’accueil devenant ainsi insuffisante. Une moyenne de cinquante corps est enregistrée par jour, alors que, dans la plupart des cas, les loges de la morgue sont toutes pleines.
Tous les jours, en dehors de dimanche et jours fériés, dès 7 H00’ du matin, le tronçon de l’avenue de l’Hôpital compris entre l’avenue Wangata et la morgue de l’hôpital général de Kinshasa s’anime. Les pompes funèbres, ouvertes dès 6 H00’, reçoivent les premiers acheteurs éventuels. Les maisons de vente d’effets funéraires ouvrent. Les premiers cortèges funèbres s’annoncent. Les corps, déjà en bières, sont déposés devant l’entrée de l’enceinte principale de la morgue, suivant l’ordre d’arrivée. Sous l’œil vigilant des éléments de la police militaire des Forces armés de la République démocratique du Congo (FARDC). Qui ne laissent personne franchir l’espace compris entre le hangar abritant les accompagnateurs des dépouilles mortelles et l’entrée de l’enceinte de la morgue, dotée d’une guérite gardée par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC).
Seul un membre de la famille éplorée a le droit de pénétrer dans l’enceinte de la morgue pour aller remplir les formalités de la conservation. Très souvent, une ou deux personnes préfèrent l’accompagner. Pour cela, il faut « négocier ». D’abord avec la police militaire, puis avec la Police nationale. A chaque passage, il faut débourser au moins 200 Fc par personne.
A la question de savoir pourquoi chercher à être à deux ou à trois pour les formalités d’usage, un homme, sous couvert de l’anonymat, explique : « Les agents commis aux différentes tâches à l’intérieur de la morgue ne sont sérieux et honnêtes. Lorsqu’ils viennent chercher le corps en le plaçant sur le chariot, ils vous proposent une certaine somme, qui varie entre trois et cinq mille francs congolais, pour que le corps, non embaumé, soit conservé dans de bonnes conditions, c’est-à-dire dans une loge où la climatisation fonctionne normalement. Malheureusement, une fois l’argent perçu, il peut ne pas respecter sa parole. C’est ainsi qu’il faut le suivre. Mais non sans remettre la somme de deux cents Fc ou plus aux gardes dont des policiers ». Tout ceci parce que, très souvent, les familles démunies se trouvent dans l’incapacité de recourir au formol pour une conservation appropriée des corps. En effet, il faut trouver 26.000 Fc pour ce faire.
Concernant les formalités d’usage, il faut payer 500 Fc pour avoir droit au jeton à présenter le jour du retrait du corps. Avec en annexe, le procès-verbal de témoignage de décès, au cas où celui-ci est survenu à domicile. Le document est délivré, moyennant 3.500 Fc, à la commune ou au bureau du quartier. Dans ce dernier cas, très souvent, sans preuve de paiement.
Ngaliema : des sinistrés réclament leur part de contribution du gouverneur de la ville
Les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Kinshasa ont provoqué d’importants dégâts dans certaines communes, notamment Ngaliema et Selembao. Elles ont, par la même occasion, fait de nombreux sans-abris. Dans la commune de Ngaliema, par exemple, plus de dix-huit maisons ont été englouties dans les érosions dans les quartiers Mfinda et Manenga. La situation y est préoccupante car, d’autres maisons sont menacées aussi par la progression des érosions. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Face à la gravité de la situation, il a décidé de mettre à la disposition des sinistrés des communes des Ngaliema et Selembao une somme de 40.000 dollars américains pour leur venir en aide. L’argent n’est malheureusement pas parvenu à tous les bénéficiaires. Ceux qui se sont sentis lésés ont contacté le bourgmestre de la commune de Ngaliema qui a décidé de descendre sur les lieux du sinistre. Sans tergiversations, ils ont informé ce dernier n’avoir pas perçu l’argent qui leur était destiné. Le problème se pose dans la commune de Ngaliema où le bourgmestre n’a enregistré aucune plainte dans ce sens. D’après certaines indiscrétions, ce sont deux députés provinciaux qui avaient perçu cet argent et qui s’étaient engagés à en faire la distribution auprès des sinistrés. Le bourgmestre a promis, à l’issue de sa visite, de faire un rapport circonstancié au gouverneur de la ville.
Londres octroie 600 millions USD à la RD Congo sur 3 ans
Kinshasa, RD Congo – Le directeur chargé de l'Afrique orientale et centrale au Département du développement international de Grande-Bretagne, Dave Fish, a annoncé, jeudi, que la contribution de son pays à la réduction de la pauvreté en RD Congo passera de 420 à 600 millions de dollars américains pour les trois prochaines années.
S'exprimant à l'issue d'un entretien avec le président congolais, Joseph Kabila, à Kinshasa, M. Fish a précisé que la nouvelle contribution est destinée aux secteurs de la santé, de l'éducation et de la bonne gouvernance ainsi qu'à la réforme des services de sécurité et au processus de démocratisation.
Il a laissé entendre que son pays est favorable à l'investissement chinois en RD Congo, déclarant avoir discuté avec le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics ainsi qu'avec l'ambassadeur de Chine en RD Congo de la possibilité de "compensations concrètes" sur le terrain dans le cadre des accords entre Pékin et Kinshasa.
Tenue à Kinshasa des 5èmes journées minières en RD Congo
Kinshasa, RD Congo (PANA) – Le ministre d'Etat congolais en charge de l'Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité, Denis Kalume Numbi, a procédé mercredi à Kinshasa, au lancement des 5èmes journées minières de la RD Congo, invitant les experts réunis à procéder à une évaluation sans complaisance de cet important secteur de développement.
Plusieurs membres du gouvernement, à savoir les ministres des Finances, du Plan, de la Conservation de la nature, des Affaires foncières et de l'Emploi, ainsi que des gouverneurs de provinces et des délégués de groupes socio-professionnels interviennent à ces 5èmes journées minières dont le thème porte sur l'évaluation de l'exécution du nouveau Code minier.
A l'ouverture mercredi, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a mis en cause certaines dispositions du Code minier qui, a-t-il dit, ont servi de soubassement au pillage des ressources minières de la RD Congo.
Dressant un sombre tableau de l'exécution de ce code six ans après sa mise en oeuvre, le ministre congolais a indiqué que l'application du Code minier n'a pas contribué à la réduction de la pauvreté au pays en général et dans les zones minières en particulier.
Il a, à cette occasion, justifié l'objectif poursuivi avec la révision des contrats miniers en vue de mettre un terme au gel décrié des ressources minières nationales.
Le ministre Kabwelulu a fait savoir que sur 60 contrats miniers revisités, 5 seulement sont en production, 6 en étude de faisabilité, alors que les titres couvrant les 49 autres contrats sont pour la plupart trafiqués dans diverses bourses étrangères depuis 10 ans.
Selon le ministre congolais des Mines, la répartition par province des titres miniers et de carrières de toute nature se présente de la manière suivante : Bandundu 181, Bas-Congo 291, Equateur 114, Kasaï-Oriental 405, Katanga 1644, Kinshasa 17, Maniema 214, Nord-Kivu 130, province Orientale 762 et Sud-Kivu 141, soit un total de 4542 titres miniers et de carrières octroyés sur l'ensemble du territoire national dont les concessions couvertes par ces titres représentent 33,8% de la superficie du pays.
RDCongo: les groupes armés rwandais sommés de désarmer, menacés de sanctions
e Conseil de sécurité de l'ONU a sommé jeudi les groupes armés hutus rwandais opérant dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) de déposer les armes, sous peine de sanctions supplémentaires.
Dans sa résolution 1804, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité, le Conseil "exige que tous les membres des FDLR, ex-FAR/Interahamwe et autres groupes armés rwandais qui opèrent dans l'est de la RDC déposent immédiatement les armes".
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Le terme ex-FAR/Interahamwe désigne des rebelles hutus rwandais, pour la plupart regroupés au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et qui ont participé au génocide rwandais de 1994. Ce génocide, essentiellement dirigé contre les Tutsis, a fait selon l'ONU environ 800.000 morts.
Le Conseil souligne que les mesures ciblées d'interdiction de voyager et de gel des avoirs imposées par plusieurs résolutions précédentes "sont applicables aux dirigeants" de ces groupes armés rwandais et menace "d'en étendre l'applicabilité" à d'autres membres de ces groupes.
Kinshasa s'efforce, avec le soutien de l'ONU, de mettre en oeuvre un plan visant à neutraliser les rebelles hutus rwandais présents dans l'Est, dont un regain d'activité a été observé ces dernières semaines dans les Kivu.
Les FDLR sont tellement bien implantées dans la région frontalière qu'elles administrent une dizaine de localités du territoire de Bunyakiri, dans l'est de la RDC, selon un collectif régional d'organisations de défense des droits de l'Homme.
"Ces combattants hutus rwandais ont désormais installé une armée, une police et des tribunaux qui siègent et infligent des peines aux populations", rapporte sur son site internet la Ligue des droits de la personne dans la région des Grands lacs (LDGL), basée à Kigali.
La résolution 1804 est "un avertissement supplémentaire" envoyé aux groupes armés rwandais en RDC, a déclaré à la presse l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert.
"S'ils ne désarment pas, ils doivent savoir que l'ensemble de la communauté internationale, unanime, et surtout les deux gouvernements du Congo et du Rwanda, sont d'accord pour travailler ensemble pour mettre en oeuvre une éventuelle politique





