15 mars 2008
BAS-CONGO : LANCEMENT DU COURANT ELECTRIQUE A MADIMBA
Le courant électrique de la Société Nationale d’électricité (SNEL) est désormais disponible à la cité de Madimba dans le District de la Lukaya à 100 km de Kinshasa. C’est le Sénateur, Yérodia Abdoulay Ndombasi qui a procédé au lancement du courant électrique dans cette cité. Yerodia Abdoulay Ndombasi qui s’est réjoui de l’implication du Chef de l’Etat, Joseph KABILA pour que cette juridiction soit électrifiée a fait savoir qu’après cette étape, viendra celle de la desserte en eau potable. Pour lui, le chantier eau et électricité doit aller de l’avant.
Remerciements aussi du Gouverneur du Bas – Congo, Simon Mbathi au Chef de l’Etat pour son implication et au Sénateur Yerodia pour son impulsion. "Cette électricité doit contribuer au développement de Madimba", recommandation de Simon Mbatshi qui a rappelé à l’assistance la détermination du gouvernement provincial à électrifier les campagnes. C’est à ce titre qu’il faut placer l’implantation des pylônes pour électrifier le village urbano - rural de Tshimpi à la rive droite du fleuve Congo.
Tiré de Kisantu sur une distance de 20 km, les travaux d’électrification de Madimba ont coûté 400.000 dollars Américain. L’ADG de la SNEL, Daniel Yengo en a profité pour parler du programme de sa société qui au plus tard 2011 a pour objectif l’électrification de toute la province.
Et, là où la population est soumise au délestage, des efforts seront fournis pour mettre un terme à ce système. Déjà à Matadi sous peu on ne parlera plus du délestage. Grâce au financement de la banque mondiale, un poste haute tension est entrain d’être érigé au quartier OEBK à Kinkanda dans la commune de Matadi. Les travaux que réalise l’entreprise Montréal avancent.
Vital Kamerhe : « Les jeeps de députés ne sont ni un don, ni le fruit d’un financement du trésor public »
Trois quarts de jeeps de Marque Nissan Patrol et Prado commandées par les députés sont arrivées à Kinshasa. A ce sujet, le président de l’Assemblée a coupé court dans son discours d’ouverture de la session parlementaire, aux rumeurs selon lesquelles l’achat de ces véhicules est du ressort du trésor public, rapporte radiookapi.net
Vital Kamerhe a précisé que ces véhicules sont achetés à crédit au moyen d’un financement privé accordé par deux banques de la place, sur fonds propres des députés. Il s’agit, selon le président de l’Assemblée nationale, d’un mécanisme normal dans le fonctionnement de l’économie moderne. « Le paiement est étalé sur 36 mois et c’est le député lui-même qui paie son propre véhicule, il ne s’agit donc pas de l’argent de l’Etat », a-t-il rassuré. Un député a même confié qu’une jeep coûterait un plus de 44 000 USD.
Toujours dans le cadre de la réhabilitation de l’institution législative, M. Kamerhe a noté l’acquisition des véhicules de service en faveur de l’administration et d’une ambulance pour le dispensaire du parlement.
La Cour des comptes est dotée aussi des moyens de déplacement afin de rendre sa mission plus efficace. Les membres du gouvernement ont profité de cette opération initiée par l’Assemblée nationale et leurs véhicules sont arrivés dans le même lot que ceux des députés, a-t-il encore indiqué.
Le Congo expulse les Rd congolais
C’est l’inquiétude et la désolation du côté de la communauté RDC de Brazzaville dont quelques responsables ont assisté vendredi à l’expulsion de 16 hommes. L’ âge de ces derniers varie entre 16 et 45 ans. D’après les victimes conduites au beach sans effets personnels, c’est le commissariat de police de la commune de Moungali qui mène cette opération. Il leur reprocherait un comportement désinvolte et l’irrégularité de séjour à Brazzaville. Pourtant l’AGM à cartes consulaires a exhibé un expulsé pris sur son lieu de travail. Nombreux comme lui n’ont pas eu le temps de faire les adieux à leurs familles.
Pour sa part, l’ambassade de la RDC à Brazzaville affirme ne pas être officiellement informée de ces faits. De même, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Eve Alakoua a indiqué qu’une telle mesure n’a pas été prise contre la communauté de la RDC.
Pour rappel, 7 jeunes ont été expulsés jeudi dernier dans les mêmes conditions. Le 6 mars dernier, Albert Muya Ilunga, un ressortissant de la RDC, a été éconduit. Il serait détenu actuellement à Kin Mazières, selon Roger Bukawuko, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme.
RDC ouverture de la session parlementaire
Le parlement ouvre sa session ordinaire de mars ce samedi dans la capitale, la troisième du genre pour l'Assemblée nationale et la deuxième pour le Sénat. Les députés se retrouveront cette fois-ci dans une salle de congrès rénovée. Toutefois, outre l’élaboration des lois, cette session s'annonce comme celle des grands enjeux
RDC :Rétrocession aux Entités Territoriales Décentralisées
Au nom de la Bonne Gouvernance, en attendant la loi des finances et la loi sur la décentralisation, le ministre du Budget, Adolphe Muzito, a rétrocédé, pour le mois de février 2008, 10 milliards de FC pour permettre aux provinces, communes et chefferies de fonctionner normalement. Le ministre a insisté pour que cet argent ne termine pas sa course dans la poche des Gouverneurs. Le reliquat de 5 milliards FC sera liquidé à brève échéance. Source : La prosperité
Il s’est tenu une importante réunion au ministère du Budget ce jeudi 13 mars 2008. Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, était devant les Gouverneurs de provinces venus réclamer la part de recettes que le Gouvernement central doit aux provinces. Des recettes devant permettre aux provinces et à toutes les entités territoriales décentralisées de fonctionner normalement. 10 milliards de FC ont été remis aux Gouverneurs. C’est le paquet du mois de février 2008. Les 5 milliards de FC restants vont suivre. Loin de focaliser toute l’attention sur les chiffres, Adolphe Muzito a insisté sur l’exigence de transparence dans la gestion de l’argent rétrocédé. Il ne prévoit pas de développement du Congo sans la Bonne gouvernance, c’est-à-dire, la transparence dans la gestion des fonds publics. Allusion faite ici directement aux fonds de rétrocession. Adolphe Muzito ne parlait pas en l’air. Il sait ce qu’il dit pour avoir effectué, depuis le 4 mars 2008, une descente dans les Communes de Kinshasa. Après une visite de travail à l’Hôtel de Ville de Kinshasa, ce jour-là, le ministre du Budget entreprit une tournée qui l’amené tour à tour à la commune de la Gombe, à Ngaliema, Masina et Kimbanseke. Le constat fut amer. L’argent rétrocédé aux entités territoriales décentralisées ne parvient pas à destination. Quelqu’un ou un groupe d’individus, à un certain niveau de pouvoir, prend plaisir à se remplir les poches. Muzito a eu les mots suivants : « Il n’y a pas d’Etat sans provinces, il n’y a pas de provinces sans territoires et pas de territoires sans chefferies. Il n’y a donc pas d’Etat sans la base ».
A quand la liquidation du reste ?
Le ministre du Budget s’est voulu rassurant face aux inquiétudes exprimées par les Gouverneurs de province sur le retard pris dans liquidation des crédits. Janvier 2008 a été libéré. Il en sera de même pour le mois de février 2008 pour lequel le décaissement est en cours par le Trésor public. Muzito voudrait que cet argent donne un coup de pouce aux entités décentralisées, villes, territoires, chefferies de la République.
Sur quelle base se fait la rétrocession ?
Tout a commencé en novembre 2007, lorsque le problème de 40% de recettes s’est posé avec insistance. Il y avait d’une part ceux qui soutenaient le principe de retenue à la source et, de l’autre, ceux qui ne juraient que par la rétrocession. Les seconds avaient pris le dessus à l’issue d’une réunion présidée par le Chef de l’Etat, à laquelle participaient le Premier ministre, quelques membres du Gouvernement, les Gouverneurs de province et les Présidents des Assemblées provinciales. Il avait alors été décidé que la rétrocession se ferait au prorata de recettes produites par chaque province. En attendant l’adoption de la loi des finances et de la loi sur la Décentralisation. Ainsi, Kinshasa, le Bas-Congo et le Katanga reçoivent dans l’ordre un peu plus. Le Gouverneur du Nord-Kivu a déploré la sous évaluation des recettes produites par sa province. La Province Orientale n’apprécie pas l’absence de textes en la matière.
