Courant

On remarquera alors qu’une bonne partie du territoire kinois vit dans l’obscurité comme le dit cette quinquagénaire : « nous n’avons plus régulièrement du courant. Plutôt le délestage ». Cette contradiction est actuellement ancrée dans le quotidien des Kinois qui justifient à leur manière la situation que traverse le pays en laissant en suspens la question des recettes qu’engrange cette entreprise d’Etat. Elle oblige donc la population à se « partager » l’électricité selon le jour pair ou impair voire par avenues selon les départs des cabines. Plusieurs raisons sont à la base de cette pénurie à la quelle le gouvernement tarde à remédier. Il s’agit, entre autres, du vieillissement du réseau de distribution de Kinshasa, de la vétusté des câbles électriques ou des matériels liés au bon fonctionnement du courant électrique qui ont empesté tous les réseaux.

De ce fait, la population qui est obligée de rester dans cette médiocrité vit avec de câbles à découvert qui constituent des engins de la mort pendant la saison des pluies où les gens meurent par électrocution. « D’autres câbles de fortune brûlent, lorsqu’il y a surcharge », a renchéri un habitant de Bandalugwa, quartier Inga. Cette insouciance persiste depuis des lustres, malgré le fait que « la commune de Bandalugwa abrite l’un des sites importants en desserte électrique de la ville de Kinshasa en courant à haute tension.

Abandonnée à son triste sort, la population se prend en charge en utilisant plusieurs raccordements pirates ne répondant pas aux normes, pour éviter de vivre sans électricité. Elle désapprouve ainsi les prestations de cette entreprise par le refus de payer les factures de consommation du courant électrique ; soit elle paie « à vil prix ». Plus loin, certains en viennent à des actes ignobles tels « des menaces ou coups de poings pour sanctionner » malheureusement le personnel de la Snel.

Kinshasa, siège des institutions, a besoin de cette ressource énergétique pour mener à bien la reconstruction du pays et participer aux cinq chantiers du chef de l’Etat, Joseph Kabila. Ce qui implique naturellement une restructuration de notre société nationale d’électricité.

Source : Congo actualités