19 mars 2008
Royal Air Maroc bientôt en RDC
La compagnie Royal air Maroc (RAM), une des plus importantes d'Afrique, a annoncé samedi l'inauguration d'une liaison régulière avec Kinshasa, la première entre l'Afrique du nord et la République démocratique du Congo.
"Le premier des deux vols hebdomadaires de la RAM à Casablanca (capitale économique du royaume) vers Kinshasa est programmé le jeudi 29 mars à 16H40 gmt" (et heure locale), a déclaré le service de la communication de la RAM.
Le second vol est prévu chaque samedi.
Cette liaison directe est la 17ème que la RAM assurera entre le Maroc et l'Afrique, selon la direction de la communication.
"La desserte de Kinshasa va contribuer à renforcer les échanges entre les deux pays", a affirmé un responsable de la RAM.
"Sa mise en service entre dans le cadre du développement du réseau de la RAM en Afrique. Il existe actuellement 250 possibilités de connexion par jour entre l'Afrique et le reste du monde via la RAM et l'aéroport international de Casablanca", a souligné ce responsable.
L'UE condamne les actes de Bundu Dia Kongo en RD Congo
L'Union européenne condamne les actes de violence perpétrés par les adeptes du mouvement politico-religieux congolais Bundu Dia Kongo (BDK), et trouve "légitime" que le gouvernement de Kinshasa fasse respecter son autorité sur l'ensemble du territoire national, a-t-on appris de source officielle.
Dans un communiqué rendu public mardi à Bruxelles, l'Union européenne prévient toutefois que "le maintien de l'ordre doit se faire dans le respect des principes de l'Etat de droit, sans recours disproportionné à la force afin d'éviter une radicalisation de la situation3.
Ces dernières semaines, la province du Bas-Kongo (RD Congo) est le théâtre des violences opposant les forces de l'ordre aux adeptes du BDK dont le leader, Ne Muanda Nsemi, est membre du Parlement national congolais.
Ne Muanda N'Semi s'inspire des idées lancées à l'époque coloniale par le prophète congolais Simon Kimbangu (fondateur de l'Eglise du Christ au Congo-dite kimbanguiste), et par le prophète angolais Simao Toko, qui appelaient, tous les deux, à la réunification du groupe ethnique des Bakongo, éparpillé sur les territoires de la RD Congo, du Congo (Brazzaville) et du Gabon, après la division du Royaume du Kongo dont la capitale, Mbanza Kongo-San Salvador se trouvait en Angola, par les anciennes puissances coloniales, Belgique et France.
Simon Kimbagu fut arrêté en 1928 par les autorités coloniales belges et incarcéré dans une prison souterraine au Katanga où il est mort. Ses adeptes furent pourchassés et internés dans des camps. Simao Toko fut déporté en Angola de même que ses adeptes.
Les mêmes idées, irrédentistes, sont soutenues au Congo/Brazzaville par le Pasteur N'tumi, qui est à la tête d'une milice opposée au gouvernement du président Sassou N'Guessou.
Ne Muanda N'Semi demande la création d'un Etat indépendant du Kongo central qui réunirait tous les Bakongo des trois pays RD Congo, Congo/Brazzaville et Gabon. L'homme politique semble ignorer que les frontières héritées de la colonisation sont consacrées dans des traités internationaux comme la Charte de l'ONU et celle de l'UA (Union africaine), et sont intangibles.
En outre, la situation des Bakongo est la même dans tous les pays africains où les mêmes groupes ethniques se retrouvent de parts et d'autres des frontières communes.
Ce qui est grave est que les Bakongo sont réputés pacifiques. La province du Bas-Congo est la seule de la RD Congo à n'avoir jamais connu de troubles politiques depuis l'indépendance de la RD Congo en 1960.
Les adeptes du BDK, rassemblés au sein d'une milice, s'attaquent aux représentants de l'Eglise catholique et aux pasteurs protestants ainsi qu'aux infrastructures de l'Etat, écoles, routes et ponts.
Au cours des opérations de répression des actes de violence par les forces de l'ordre, plusieurs morts et blessés ont été déplorés aussi bien du côté des adeptes du BDK que de la police congolaise.
Lubero : le calme revient après les affrontements entre le Pareco et les FDLR
La 8è région militaire indique que les éléments de la quinzième brigade FARDC se déploient en ce moment dans certains villages au sud du territoire de Lubero. Le commandant second de cette région militaire affirme que ce déploiement a pour objectif de mettre en garde les groupes armés qui s’affrontent dans la région, notamment le Pareco et les FDLR de Rudi, rapporte radiookapi.net
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, les activités reprennent progressivement. Elles ajoutent que les éléments du Pareco se retirent à 25 Km de Kaseghe. Les combats ont repris dans la matinée lorsque les éléments de la 15è brigade intégrée des Forces armées de la République démocratique du Congo ont tenté de désarmer de force les éléments de Pareco. Ces derniers se sont retranchés à Kaseghe.
Les FARDC sont parvenus à arrêter une dizaine des éléments du Pareco. Réagissant à cette reprise des affrontements,le commandant adjoint de la8è région militaire chargé des opérations, Delphin Kayimbi, condamne les hostilités entre les Pareco et les FDLR-Rudi. Il indique que les tirs de ce matin avaient pour objet de maîtriser les Pareco en débandade pour éviter des exactions contre la population. Le colonel Delphin Kayimbi ajoute que la huitième région militaire envisage des mesures pour sécuriser cette partie de la population.
Lubumbashi : hausse des prix, Moise Katumbi met en garde les commerçants
Le gouverneur de la province menace de fermer tous les magasins des commerçants qui refuseraient de baisser leurs prix. Depuis quelques jours, un sac de farine de mais de 25 kg est passé de 7500 Fc (13 us) à 12000 Fc (21 us). Un bidon d'huile de palme de 20 litres, à plus de 50 dollars us, alors qu’il revenait à 35 dollars, rapporte rqdiookapi.net
Le chef de l’exécutif provincial l’a déclaré ce matin, à la suite d’un contrôle dans les magasins. Depuis quelques jours, la majoration des prix observée dans ces magasins est excessive.
Moise Katumbi indique : « Je ne suis pas d’accord avec ces prix parc que ça ne s’explique pas. Les vendeurs disent que c’est à cause du Bivac et de l’Ofida. On a vérifié, il n’y a pas eu augmentation à l’Ofida. Tous les transporteurs qui amènent les produits d’Afrique du Sud n’ont pas doublé leur transport. Il était à 300 dollars aujourd’hui, il est à 310 dollars. L’augmentation ne représente même pas 3%, nous ne pouvons pas laisser mourir notre population. 1 dollars était à 500 Fc aujourd’hui il est 540 Fc, 40 Fc ça ne fait même pas 10 % d’augmentation, alors que eux ont triplé. Cette hausse ne s’explique pas, c’est de la mauvaise foi, ils veulent tuer cette population. Que ces gens qui ne sont pas d’accord de vivre dans la province, qui ne veulent pas respecter cette population ferment et partent
Uvira : la police arrache un bébé bonobo aux FDLR
Ces trafiquants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) opèrent en territoire d'Uvira et de Fizi. Un de leurs commissionnaires a voulu vendre ce bonobo à 1000 $ US à un étranger dans les moyens plateaux de Lemera à Uvira. La police nationale a récupéré l'animal et l'a confié à la Monuc/Uvira, rapporte radiookapi.net
Le bébé primate très affaibli, a été remis le week-end dernier aux vétérinaires de Lwiro à Bukavu. C'est le troisième bébé que la Monuc a remis en moins d'une année à l'orphelinat de l'Inera à Bukavu.
De son côté, le président de l’Ong congolaise « Jeunes animaux confisqués au Katanga », Franck Chantereau, dénonce une mafia organisée et une dilapidation des espèces protégées de la RDC. « Ce sont des animaux qui deviennent de plus en plus rares et très convoités à l’extérieur par des riches collectionneurs ou des laboratoires. Pour notre cas, la Rdc, il y a une demande importante concernant les chimpanzés, les gorilles et les bonobo. Il y a des gens qui ont envie d’en posséder un personnellement. Il ne faut évidemment jamais acheter un bébé grand singe. Selon les statistiques internationaux, en voulant acheter un bébé grand singe, il faut tuer au moins dix de ses congénères. C’est un commerce illicite interdit en RDC. Ces animaux appartiennent au patrimoine congolais. La police et les gardes des parcs nationaux doivent arrêter ceux qui s’en livrent.»
Kinshasa : les hôpitaux publics manquent des scanners
Dans certains hôpitaux, l'appareil de radiologie utilisant des rayons x est en panne. Dans d’autres, il ne fonctionne plus après plus de 20 ans d’utilisation. Notez que le scanner donne beaucoup plus de précisions que d’autres examens radiographiques simples. Utilisé souvent pour le cerveau, le scanner sert aussi à examiner les autres parties du corps. Il aide à détecter beaucoup de maladies non visibles à la radiographie et l’échographie, rapporte radiookapi.net
Ils sont nombreux ses malades dont l’état exige un examen de scanner avant d’établir un diagnostic et de sauver ainsi leurs vies. Mais difficile dans la plupart des cas d’éviter le pire par manque de cet appareil dans les hôpitaux publics de la capitale. Une habitante de la commune de mont ngafula explique quand il avait piqué une crise : « Nous étions à l’hôpital de Monkole, nous avons été envoyés aux cliniques universitaires de Kinshasa par manque de scanner. Là aussi, tout comme à Ngaliema, il y avait pas non plus de scanner. Il fallait attendre jusqu’à huit heures pour faire un examen par scanner dans un centre de santé privé. Mais en attendant, le cas s’est aggravé ».
Radiookapi.net a authentifié ce témoignage après une ronde effectuée aux hôpitaux de Ngaliema, Kintambo, Hôpital général provincial et de référence de Kinshasa, Roi Baudouin, ISTM/ N’djili et aux cliniques universitaires et kinoise. Le personnel soignant ne parle de cet appareil qu’au passé.
Face à cette situation, le secrétaire général de l’administration sanitaire, le docteur Miakala, explique : « c’est quelque chose qui coûte très cher et dont la maintenance exige un certain type de capacité. Le pays étant en reconstruction, nous sommes en train de faire une programmation par rapport aux matériels. Mais en attendant, nous ne travaillons qu’avec ce qu’il y a parce qu’à l’impossible, nul n’est tenu».
Le seul salut qui reste pour les patients, ce sont les institutions privées. Cependant, tout le monde n’y a pas accès, le coût n’étant pas accessible à toutes les couches sociales. Le centre le mois cher visité examine à 280$.
Selon un spécialiste en la matière, cet appareil neuf ou d'occasion est vendu à près de 300.000 Euros. Ce qui justifierait selon le même spécialiste le manque du scanner dans les hôpitaux publics de Kinshasa.
Source : Okapi/RDC
Congo-Kinshasa - Le réveil du Katanga ?
Grand, mince, très droit - altier même - les traits fins, les yeux vifs et méfiants sauf lorsqu'il flashe un éblouissant sourire d'adolescent, le gouverneur élu du Katanga a un physique d'acteur de cinéma.
Quand il dit "je ne suis pas comme les autres gouverneurs de province", pourtant, Moïse Katumbi, 43 ans, ne fait pas allusion à son charme. "Contrairement à eux, je ne suis pas diplômé; j'ai arrêté l'école à la fin des secondaires", dit-il avec une simplicité très inusitée au Congo. "Je ne suis pas un politicien; je suis un opérateur économique". Et même un des plus riches du pays. "Je gère la province comme une entreprise", achève-t-il. Avec des retombées immédiates.
Multiplié par 7
En 9 mois de pouvoir, Moïse Katumbi a multiplié par 7 les rentrées du péage de Kasumbalesa, principal poste frontière du Katanga. Il a refait plusieurs artères de Lubumbashi et aplani les bourbiers dans les quartiers populaires, permettant aux transports collectifs d'enfin les desservir. Il a envoyé des engins de génie civil pour refaire les pistes dans les 4 districts de la province et commandé 220 tracteurs pour les cantonniers qui refont les routes de desserte agricole, afin de relancer la production vivrière. Il a fourni à 60 écoles des tableaux, 70000 bancs et 12000 ballons de foot. Il a envoyé aux hôpitaux de la province 3 000 lits, matelas et paires de draps et 25 ambulances aux 22 territoires du Katanga; autant sont en commande. Il a rétabli l'éclairage public à Lubumbashi, évacué et transformé en engrais trente ans d'ordures jetées le long du chemin de fer. Il a commandé 55 véhicules pour la police et les administrateurs de territoire, réduits à la marche à pied dans une province grande comme la France. "Le tout avec les taxes provinciales et une équipe de 12 personnes : 10 ministres provinciaux, le vice-gouverneur et moi", dit-il.
L'entreprenant quadragénaire a été élu d'abord député national, poste laissé à un suppléant, puis provincial avec, chaque fois, un nombre record de voix. Sa popularité, il la doit à une générosité peu commune : des ambulances marquées "don de Moïse" aux quatre coins de la province; des réfections d'écoles; des pensions pour vieillards indigents; de l'aide à un orphelinat... Ses dons sont sans commune mesure avec ceux d'autres politiciens, chez qui ils suscitent jalousie et méfiance. Moïse Katumbi, lui, explique que "sa femme et lui ont décidé de consacrer 20pc de leurs bénéfices au social".
Fils d'Italien et d'une Bemba
Fils d'un Juif italien de Rhodes et d'une Bemba (ethnie à cheval sur le Katanga et la Zambie), le jeune Moïse a grandi dans une famille enrichie par la pêche industrielle. Il est rapidement entré dans l'affaire ("à 13 ans, pendant les vacances, et je n'ai jamais fait perdre d'argent" à l'entreprise familiale), sous les ordres de son frère aîné Katebe Katoto, 20 ans plus vieux que lui et qui, dit le gouverneur, "a été comme mon père, ce dernier étant décédé lorsque j'avais 9 ans".
Après les pillages du début des années 90, le jeune homme se diversifie : vente de maïs, d'hétérogénite, génie civil. "En 1997, encouragé par un Belge de la Gécamines, je me suis lancé dans la découverture (1) et j'ai créé MCK", sa société. Sous Laurent Kabila, Katebe Katoto se déclare candidat à la présidence - "et toute la famille dut partir en exil. L' Afrique du Sud pour moi. C'est Joseph Kabila qui m'a demandé de revenir. J'ai repris mes affaires, mon équipe de foot (le Tout puissant Mazembe, la meilleure du Congo ) et je suis entré au PPRD ", le parti du Président. Au passage, il revend à l'australienne Anvil Mining une concession minière 50 à 60 fois plus cher qu'il l'avait achetée. Le voilà encore plus riche...
Sa générosité, Moïse Katumbi l'explique, en riant, comme un trait de caractère. "Enfant, j'arrivais au pensionnat avec des chaussures, je repartais avec des babouches. Et avec l'argent qu'on m'avait donné, je payais le minerval d'amis".
Beaucoup y voient plutôt une "confusion entre sa caisse et celle du gouvernorat". La réplique est sèche : "En arrivant au gouvernorat, j'ai trouvé un coffre-fort où mes prédécesseurs déposaient et prenaient comme dans un porte-monnaie. Moi je suis un homme d'affaires : il y a maintenant une comptabilité et l'argent est placé en banque".
Coffre, bière et carburant
On l'accuse de faire plus de contrats de gré à gré que d'appels d'offres. "Pour les routes, il n'y a que Forrest, ici, qui ait les engins nécessaires; quel sens aurait un appel d'offres ? Pour les bancs et la réhabilitation d'écoles, nous en avons faits. J'ai refusé que ma société travaille pour le gouvernement provincial. Quand je suis arrivé, le gouvernorat recevait gratuitement 500 casiers de bière et 3 000 l de carburant par mois; j'ai mis fin à ces abus. À mon arrivée, le gouvernorat payait des véhicules 800 dollars par jour, qu'on les utilise ou non - quand le tarif de location le plus cher, ici, est de 300 dollars; j'y ai mis fin. J'ai réduit le personnel de 800 à 400 et c'est assez. Tout cela ne me fait pas que des amis..." Non plus que la décision du gouverneur de rompre avec l'usage congolais qui veut qu'un ministre en déplacement en province (ou à l'étranger) fasse payer ses frais de séjour et ceux de sa suite par l'administration qui le reçoit, alors qu'il a reçu du Trésor une somme pour les couvrir.
À Kinshasa, on perçoit l'attitude de M. Katumbi comme une campagne en vue des présidentielles de 2011. Les candidats à ce poste doivent "posséder la nationalité congolaise d'origine", dit la Constitution. Est-ce le cas de ce fils d'Italien ? La réponse est invariable : "On est au Congo...", où la Constitution n'est pas une loi absolue...
Le sabotage de l'avion personnel du gouverneur à Kinshasa, qui a failli lui coûter la vie l'été dernier, ainsi que la lenteur de la décentralisation ont renforcé la méfiance au Katanga. "C'est dans notre propre famille politique qu'on ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues", rage le gouverneur. "Si cela continue, je partirai avant la fin de mon mandat. J'ai un nom dans les affaires, je n'ai pas besoin de la politique..."
Source : La libre.be
RDC: la Safrimex hors course
La nouvelle est tombée hier, en fin de la journée. Désormais, la société Safrimex écope d’une excommunication des marchés publics liés à la voirie sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi en a décidé Pierre Lumbi Okongo, Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction. Par une lettre, ce ministre spécifie les raisons ayant milité en faveur de cette mesure et invite, par ricochet, Safrimex à régler ses derniers comptes avec l’Etat congolais. Il nous revient de bribes d’informations glanées dans les milieux qu’en son temps, Safrimex aurait perçu deux millions et huit cents mille dollars américains pour la réalisation des travaux sur l’avenue de la paix, dans la commune de Ngaliema. Une autre somme évaluée à 1.400.000 USD lui avait été également confiée dans le cadre des travaux consacrés à la lutte contre les érosions qui menaçaient l’hôpital de Kananga. Jusqu’ici, explique un expert, sous le sceau de l’anonymat, rien n’a été fait sur ces deux marchés. A la place, Safrimex proposera plutôt au gouvernement de s’occuper de la construction, la réhabilitation et de l’entretien de l’avenue Biangala, une des avenues de Lemba qui jouxte By Pass, la principale voie conduisant au Rond-Point Ngaba, sur la route de l’Université de Kinshasa. C’est ici qu’est venue la pomme de discorde. Les adieux bien que difficiles paraissent aujourd’hui inévitables, au regard de derniers développements de la situation. Safrimex est invitée, au terme de la lettre du Ministre Lumbi à entrer en contact son cabinet pour définir les modalités de remboursement des sommes non autrement couvertes par les travaux. Le délai lui imparti est relativement court car l’Ovd attend cet argent pour exécuter lesdits travaux sur Biangala et ses alentours. C’est donc un problème de remboursement qui est à l’ordre du jour pour cette société de construction sommée d’en dégager, le plus rapidement possible, les quotités.
Comment en est-on arrivé là ?
La dégénérescence du climat entre l’Etat et Safrimex est partie de la dernière pluie qui a vu les bétons et autres caniveaux posés le long de Biangala être emportés. C’était la nuit du 8 au 9 mars 2008. Roger Busima, l’actuel ADG de l’Ovd était ce jour-là, un dimanche, sur le terrain. Constat : tout n’y était plus. La route, elle-même, laisse presque une servitude à un certain niveau pour avoir accès aux autres coins essentiels de Lemba-Salongo Sud. Jusqu’à présent, les embouteillages se sont amplifiés. Mieux vaut d’ailleurs être un piéton que d’avoir une voiture de ce côté-là. L’un des automobilistes habitant cette partie de Lemba raconte qu’il préfère laisser sa voiture au Terminus, dans la parcelle d’un ami que de la ramener chez lui, au-delà de Biangala. Au fait, Busima que d’aucuns ont tenté désespérément de savonner, n’a été qu’un ouvrier dans le champ du seigneur. C’est lui qui était le premier à constater que quelque chose n’allait plus. Au demeurant, il a même joint au téléphone, ce jour-là, quelques responsables de Safrimex en vue de les amener à trouver une solution à la situation catastrophique à laquelle les usagers de ce tronçon routier étaient confrontés mais sans succès. Puisqu’ils estimaient, à leur entendement, que cet appel d’urgence ne se justifiait pas un dimanche, un jour de repos. Déjà, Busima Kataala avait levé l’option de résilier le contrat et de retirer Safrimex du champ des bénéficiairs des marchés publics. Le Ministre de tutelle l’a confirmée. Cet après-midi, l’Ovd se lance dans les travaux. Il est question de redonner de l’espoir aux populations de Lemba et des environs. Des équipes alternatives y seront plantées, jour et nuit, de telle sorte qu’au bout d’un à trois mois, les choses rentrent dans l’ordre. Cela ira vite, et même, très vite, rassure-t-on du côté de l’OVD
Joseph KABILA et ses ministres se rendent à Matadi
Après le raté du 13 mars, les Ministres d’Etat, Ministres et Vice-Ministres seront ce jeudi autour de Kabila et Gizenga à Matadi. L’affaire des adeptes de Bundu dia Kongo avec comme corollaire, l’insécurité généralisée au Bas-Congo sera au menu de ce conseil des ministres ; le premier du genre depuis l’avènement de la République post-électorale. L’autorité de l’Etat ? Il en sera également question en vue de restaurer l’ordre et la discipline dans cette partie du pays. Quid de la table ronde réclamée par Ne Mwanda Nsemi ? Il n’est pas exclu que le gouvernement y réponde.
Cette fois-ci, c’est la bonne, indique une source nichée en haut lieu. Ce jeudi 20 mars, Joseph Kabila Kabange et Antoine Gizenga, seront à Matadi. Un conseil des ministres programmé dans la même ville, la semaine dernière, avait raté pour des raisons liées particulièrement au respect de la solennité habituellement consacrée aux cérémonies d’ouverture de la session ordinaire des deux chambres du Parlement, le 15 mars. Le souci de tâter le terrain revêt, pour le couple Kabila-Gizenga, une importance capitale pour une province en proie à d’incessants affrontements entre les adeptes de Bundu dia Kongo et les éléments de la Police Nationale. Ce jeudi, apprend-on, le conseil des ministres va s’y appesantir. Il donnera une réponse à la question de la table ronde, une préoccupation maintes fois soulevée par Ne Mwanda Nsemi, Chef Spirituel de ce mouvement politico-religieux. Au lendemain des affrontements larvés, il était plus que normal, pour le gouvernement, d’effectuer cette descente en vue marquer dans une certaine mesure, sa solidarité envers les victimes. C’est aussi une occasion d’affirmer l’autorité de l’Etat dans cette partie Ouest du territoire national.
Dialogue ou force ?
Va-t-on laisser impuni Ne Mwanda Nsemi après tous ces événements tragiques survenus dans le Bas-Congo ? A un certain moment, il était de plus en plus probable qu’une action soit engagée contre le Chef Spirituel de BDK. Des idées fusaient dans le sens de solliciter la levée de ses immunités parlementaires, au cours de cette session ordinaire, pour permettre à la justice de l’entendre et de le juger pour tous les actes de vandalisme enregistrés à Seke-Banza, Luozi, Kisantu et ailleurs. Il semble que cette démarche a été quelque peu atténuée. Ceci explique, du reste, les menaces à peine voilées de Vital Kamhere, Président de l’Assemblée Nationale, proférées à l’ouverture de la nouvelle session contre ce mouvement politico-religieux et ses dirigeants. Léon Kengo, Président de la Chambre Haute, estimait, pour sa part, qu’un dialogue valait mieux l’usage de la force. Le dialogue, pour Kengo, était la voie la plus sereine de pacifier l’Ouest du pays ; plus particulièrement, le Bas-Congo. En sage, il préconisait un rapprochement rapide des vues et l’exploration des sentiers susceptibles de conduire au bonheur des Bakongo, sans la violence.
Vers une fronde sociale explosive
Au-delà du Bas-Congo, le gouvernement a plusieurs dossiers sur table notamment, dans les autres provinces du pays. A l’Est, en dépit du cessez-le-feu décrété au lendemain de la signature, le 23 janvier dernier, de l’acte d’engagement de Goma, de petites poches de résistance entretiennent encore la confusion. Les groupes armés signataires de l’acte d’engagement affichent une autre détermination. Ils accusent le gouvernement de traîner les pieds sur la nomination des membres de la commission de suivi. Les Fdlr, l’une des épines dorsales de la confusion à l’Est, énervent la conscience des Fardc qui, depuis quelques jours, ont repris avec le déploiement des matériels et munitions de guerre. L’étape de la sensibilisation étant close, il va de soi que les Fardc passent à la vitesse supérieure. Il y a là, un problème d’approvisionnement à résoudre en permanence dès lors qu’il faudrait se battre pour désarmer ces hutus rwandais et les ramener, de force, à Kigali. Les autres questions essentielles telles, la grève des professeurs ainsi que toutes les autres menaces en perspective ne manqueront pas d’être traitées lors de ce rendez-vous de la ville portuaire. Le social en général mais aussi l’évaluation de l’état des infrastructures bénéficieront d’une attention soutenue de la part de l’Exécutif national. Les 40% de rétrocession, les primes de risque au personnel médical, la bourse des étudiants, Mbudi pour les fonctionnaires… figureront certainement au premier plan des préoccupations gouvernementales.
Les grands chantiers ?
La promesse est une dette, dit-on. Dans quelques jours, c’est la fin du mois de mars. Où en sommes-nous avec le démarrage de grands travaux ? Pour la petite histoire, le 31 décembre 2007, le Président Kabila, dans son message de vœux à la nation, avait fixé la dernière échéance du début des travaux, à la fin du mois de mars. Il disait : « fin du premier trimestre, au plus tard ». Qu’en est-il de la mise en œuvre du macro partenariat conclu avec la République Populaire de Chine. Tout récemment, des signaux avaient été émis au Ministère des Travaux Publics où l’on espérait l’arrivée d’environ deux cents ingénieurs chinois à Kinshasa. Où sont-ils car les congolais les attendent de deux mains.
Source : La Prosperité/RDC
BAS-CONGO : LES BAKONGO VIVANT EN RSA PREOCCUPES PAR LA SITUATION SECURITAIRE DE LEUR PROVINCE
Les ‘’Bakongo’’(terme pour désigner les originaires du Bas-Congo) vivant en Afrique du sud ne comprennent pas que leur province fasse la une de l’actualité dans le mal. Voulant voir clair sur les nombreux morts survenus ces derniers temps au Bas-Congo,ils se sont réunis du 13 au 15 mars de cette année à l’Hôtel 224 de Pretoria. Ils ont passé au peigne fin les revendications sociales de Bundu dia Kongo,les atrocités dont ils sont accusées et la répression de la police qu’ils ont taxée de disproportionnée. Des images sur les morts après cette répression ont été visionnées.
La province du Bas-Congo a été représentée à ces assises par Nzamasumu,Député provincial et Justin Kuetusukila,président de l’Association des volontaires pour le développement de Songololo. Ces derniers ont donné leur version des faits sur la situation sécuritaire dans la province. Celle-ci a été diamétralement opposée à celle des Bakongo de l’Afrique du sud. ‘’ Je me suis rendu compte de combien les congolais de la diaspora ont un autre son de cloche de ce qui se passe dans leur province’’,a-t-il dit. Et d’ajouter :’’ Cela ne permettra pas de drainer les investisseurs’’.






