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Venus à pied, des malfaiteurs cagoulés et armés et dont le nombre n’avait pas été déterminé, se sont présentés dernièrement sur l’avenue Zola n° 67, quartier Lubudi, à Bandalungwa. Cette nuit-là, il était 2 heures quand les truands ont commencé à administrer des coups de barre de fer à la porte de la maison qu’occupe Dieu Merci. Les bruits étaient si forts que cet homme s’est réveillé et a commencé à appeler les voisins au secours.

Debout à cette heure, certains voisins s’organisaient avec des armes rudimentaires pour envisager la riposte, tandis d’autres continuaient à rêvasser. La victime elle-même et les siens se barricadaient en plaçant des tables et des chaises devant la porte.
La parade a causé un retard aux bandits qui déçus, se sont mis à tirer sans ménagement sur la maison. Dans le quartier, quelques téméraires sortaient de leurs domiciles et se mettaient à couvert. Le danger était là pour les bandits qui ne savaient pas d’où viendrait la chasse à l’homme. Leur fusillade folle a fait une victime, Dieu Merci, atteint par une balle au bras gauche.
Face à cette résistance, les brigands ont dû battre en retraite.
Après cet échec, huit bandits armés et en tenue se sont retrouvés mardi dernier, vers 2 heures 20’, sur l’avenue Selembao. Selon des témoins, ils portaient des cagoules. Ce qui laisse penser qu’ils habiteraient dans les parages du domicile de leur victime. Avec cet accoutrement, ils voulaient passer inaperçus, sans être identifiés.
Mal leur en prit de tirer des coups de feu en l’air. La fusillade s’est transformée en signal d’alerte pour les policiers de garde au poste du sous-commissariat du secteur. Armés et déployés sur deux avenues à la fois, les policiers ont riposté par un feu nourri. Se sentant traqués, les bandits se sont volatilisés dans la nature.

Un malfaiteur retrouvé mort

On se rappellera qu’à la fin du mois de février dernier, des bandits avaient tenté de rééditer leur sinistre exploit à Bandalungwa. Il était 20 heures, sur l’avenue Tongoni, quartier Moulaert, quand six hommes armés non identifiés faisaient des va- et- vient devant une parcelle où ils voulaient opérer. Ce mouvement suspect avait alerté des voisins qui avaient couru prévenir les éléments du poste du sous-commissariat Lubudi. Armés d’un courage exceptionnel et malgré leurs effectifs réduits, ces policiers avaient décidé d’intervenir, pendant qu’ils répercutaient l’information au commissariat de Bandalungwa.
Dès qu’ils s’étaient engagés sur l’avenue Tongoni, ils étaient accueillis par des tirs. L’accrochage avait duré une demi-heure. , Un peu plus tard, au croisement de deux avenues, un corps gisait au sol. C’était celui d’un des malfaiteurs qu’une balle avait mortellement atteint au bas-ventre.
Il était identifié plus tard comme étant l’adjudant Jean-Paul Ngemba Nkundi alias Sacré. Ce bandit opérait dans le quartier qu’il connaissait comme le fond de ses poches. Sa mort avait été accueillie comme un soulagement par les résidents de Lubudi et Moulaert.