26 mars 2008
Binza-UPN : Joseph Kabila lance la réhabilitation de l'avenue ex 24 novembre
Le président de la République a donné mardi à la place UPN, à Binza dans la commune de Ngaliema, le coup d’envoi des travaux de réhabilitation de l’avenue de la Libération ex-24 novembre, à partir de la place UPN jusqu’au rond point Moulaert dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa. Pour un coût estimé à 13 millions de dollars financés par le Fonds koweitien et le gouvernement congolais, ces travaux d’une durée de 15 mois vont être exécutés par les entreprises Green Line et Afritec.
Ils vont consister à la rénovation de chaussées, aménagement des caniveaux et des parkings pour taxis, ainsi que des travaux de lutte anti-érosive.
Le ministre des infrastructures, travaux publics et reconstruction, présent à la cérémonie, a affirmé l’engagement du gouvernement dans la concrétisation des travaux lancés dans le cadre du programme de reconstruction du pays.
Pierre Lumbi a invité les membres du gouvernement à éviter toute démagogie, aussi a-t-il annoncé le lancement progressif des travaux de réhabilitation de la voirie de Kinshasa sur environ 350 Km et d’autres chantiers notamment à Bukavu et dans le Katanga dans les prochains jours.
5 chantiers de Kabila : les grands travaux lancés !
Au Président Kabila, Pierre Lumbi a confié, hier mardi 25 mars 2008, que deux projets seront lancés par mois sur toute l’étendue de la République. La réhabilitation et la modernisation de la route qui relie Bukavu à l’aéroport et l’autoroute Lubumbashi- Kasumbalesa, c’est déjà dès ce mois d’avril. Joseph Kabila, en personne, devrait procéder, à brève échéance, à la pose de la première pierre. Hier, Kabila a donné le coup d’envoi de la réhabilitation de l’avenue de Libération. La route Matadi subit déjà des travaux de réfection.
Il semble que cette fois, ce n’est plus un effet d’annonce. Les grands travaux dont le lancement a souvent été annoncé avant d’être repoussé sine die, vont devoir effectivement démarrer. C’est le moins que l’on puisse dire après toute l’activité déployée par l’exécutif national dans le courant de la journée d’hier mardi. Joseph Kabila, son ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi, et, dans une certaine mesure, le Gouverneur André Kimbuta Yango de la ville-province de Kinshasa sont allés au contact du terrain. Kabila a procédé au lancement des travaux de réhabilitation de l’avenue de Libération, ex 24 novembre. Les travaux, ont affirmé les officiels, ne s’éterniseront pas comme il a été souvent le cas en RD Congo. Pas de démagogie. Progressivement, les 350 KM de voirie de la ville Kinshasa seront refaits. Il y avait du monde ce mardi à attendre l’arrivée de Kabila pour le lancement des travaux. En quoi consistent ces travaux ? Selon le conseiller principal du Président Kabila, Kimbembe Mazunga, ces travaux concernent le désengorgement de la chaussée en deux voies, la réhabilitation des caniveaux et drainage, l’aménagement des parkings pour les taxis ainsi que la lutte anti-érosive au niveau de la commune de Selembao et enfin l’élargissement de la chaussée Matadi. Un rond-point est prévu au croisement des avenues Victoire et Sergent Moke. Sur le plan de son utilité, la route qui va être reconstruite est un raccourci permettant de relier le centre-ville et le quartier UPN. Cette route, a-t-on appris à la Direction urbaine des Transports, traverse six communes. Une fois réhabilitée, elle contribuera au désengorgement des axes Kipasa, Delvaux et By Pass. Le coût global de travaux est évalué à 16 millions de dollars américains. Le financement provient du Fonds koweitien et du Gouvernement congolais. La durée est de 15 mois.
André Kimbuta, pour sa part, a lancé un appel à un sens de civisme. Le message consistait à mettre en garde contre le vol de matériaux et la destruction de l’ouvrage. Il a engagé l’Hôtel de Ville pour prendre en charge l’éclairage public sur le tronçon réhabilité.
Dans l’opinion, la réaction est mitigée. Les gens sont visiblement fatigués d’assister aux coups d’envoi des travaux sans que ceux-ci n’aboutissent. On souhaite que Kabila s’engage personnellement à fond. Certains ont exprimé leur crainte de voir les érosions dont les têtes sont à quelques encablures de la route Matadi emporter l’édifice. Une façon de dire qu’il était temps de s’attaquer aussi aux érosions.
Source/La Prosperité
Elections municipales et locales : le doute persiste
La tenue des élections municipales et locales est hypothétique. Et pour cause. Pas de garantie sur la mobilisation des fonds nécessaires à l’organisation et l’absence d’intérêt manifesté par la population au regard de la situation socio-économique que connaît le pays depuis les dernières élections présidentielles et législatives, d’une part. D’autre part, des confidences glanées dans les états-majors des partis et regroupements politiques il se dégage une sorte d’apathie vis-à-vis de l’organisation de ce dernier quadrant du cycle électoral en RDC.
Dans cette incertitude, le président sortant de la CEI, M. l’Abbé Apollinaire Malumalu, vient de donner de la voix. Il a affirmé lundi que les scrutins municipaux et locaux auront lieu sans toutefois rassurer quant à la mobilisation des fonds requis pour leur organisation.
La cause semble entendue sur les élections municipales et locales. Il se dégage du constat fait que électeurs et élus ne sont plus chauds à poursuivre le processus électoral entamé depuis 2006 sur un tintamarre à nul autre pareil. Surtout lorsqu’on sait que les scrutins organisés jusqu’à présent ne semblent pas avoir donné des résultats escomptés.
Pour les électeurs, la raison principale invoquée est la déception. Depuis leur investiture, leur installation et autres procédés de prise de pouvoir, les élus n’ont pas donné des garanties sur la concrétisation des promesses faites pendant la campagne électorale à tous les niveaux. Tant à Kinshasa que dans les provinces, la population se dit abandonnée de la part de leurs élus.
D’ailleurs, elle ne s’en cache pas. L’insécurité, la vie chère, le renvoi aux calendes grecques du barème de Mbudi, les érosions, les violations des droits de l’homme, les violences faites aux femmes, les bruits de bottes, le recrutement des enfants dans les groupes armés, sont le lot quotidien de souverain primaire qui avait fondé tout son espoir en ses représentants, réputés légitimes.
Le front social gronde, les grèves se succèdent dans tous les secteurs publics. Du coup, le reste du processus électoral risque d’être une illusion.
Curieusement, le président de la CEI, M. l’Abbé Apollinaire Malumalu, est convaincu du contraire. Il affirme que le processus électoral ira jusqu’à son terme. Invité lundi 24 mars 2008 à une rencontre des femmes organisée par la division électorale et la section Genre de la Monuc, M. l’Abbé Apollinaire Malumalu,a saisi cette opportunité pour rassurer l’opinion quant à la tenue effective des élections municipales et locales.
Le président sortant de la CEI a indiqué que son organisation comptait sur l’appui du PNUD concernant la mobilisation des ressources matérielles et financières. Il a estimé le coût global du projet à 120 millions USD. 86 millions USD seront financés par les Nations unies tandis que le gouvernement congolais pourrait participer à hauteur de 25 millions USD, à débourser par des dotations mensuelles. Le reste du financement pourrait être pris en charge par d’autres partenaires, non encore identifiés. Du côté du gouvernement, rien de rassurant quand on sait ses priorités.
Il ressort clairement que le coordonnateur national du programme Amani tient beaucoup aux promesses des bailleurs de fonds. Il n’a rien dit sur le « retrait » de l’Union européenne du processus alors qu’elle en a été le grand bailleur avec une bagatelle de plus de 400 millions USD.
Contrairement à ce qu’affirme le président de la CEI, des observateurs avisés font remarquer que l’organisation des scrutins municipaux et locaux s’annonce plus fastidieuse que les législatives nationales et provinciales.
Par ailleurs, nombreux sont les électeurs qui ont perdu leurs cartes. La possibilité d’en avoir de nouvelles est jusque là écartée. D’autant que la CEI n’est pas en mesure de pouvoir y répondre. L’on rappelle que le matériel de la CEI, notamment les ordinateurs et autres véhicules, a été soit volé soit détruit. Une partie de ce matériel a été prêtée au gouvernement togolais ; aucune information n’a été livrée sur son remboursement.
Tous ces éléments mis ensemble font planer le doute sur la tenue effective des élections municipales et locales avant la fin de cette année.
Source : Le Potentiel/Kinshasa


