KakongoBruxelles, Belgique - Plusieurs dizaines de ressortissants congolais, partisans présumés de la secte Bundu dia Kongo (BDK), ont manifesté, vendredi, devant les bâtiments des institutions européennes à Bruxelles, aux cris de: "Arrêtez les tueries au Bas-Congo", a constaté sur place la PANA.

Les manifestants brandissaient des pancartes avec l'effigie de Ne Muanda Nsemi, le leader de l'organisation politico-religieuse, dont plusieurs membres ont récemment été victimes de la répression menée par les forces de l'ordre dans la province congolaise du Bas-Congo.

Ils portaient également des pancartes avec l'effigie de Joseph Kasavubu, premier président de la RD Congo, au moment où ce pays avait accédé à l'indépendance le 30 juin 1960.

Des agents de la Police belge ont assisté à la manifestation pour empêcher tout éventuel débordement.

Le gouvernement congolais a décidé de dissoudre le BDK, qualifié d'organisation "anarchiste et antisociale". Les partisans du BDK, se livrent à la destruction des infrastructures de l'Etat et s'attaquent aux prêtres catholiques ainsi qu'aux pasteurs des églises protestantes.

Les manifestants jugent disproportionnées les actions de répression menées par les forces congolaises, qui ont saccagé les lieux de culte de ce mouvement mi-politique et mi-messianique.

En effet, s'inspirant du prophète Simon Kimbangu, fondateur à l'époque coloniale, de l'Eglise du Christ au Congo, (dite église kimbanguiste), les partisans du BDK réclament la restauration du Royaume du Kongo, qui fut dissous en 1895, à la Conférence de Berlin qui consacra le partage de l'Afrique entre les puissances coloniales de l'époque.

Depuis, les membres du groupe ethnique de Bakongo se trouvent dispersés sur les territoires de l'Angola, de la RD Congo et du Congo-Brazzaville.

Les frontières héritées de la colonisation étant consacrées dans des traités internationaux, tels la Charte des Nations unies et celle de l'Union africaine (UA), la revendication du BDK de restaurer le Royaume du Kongo est impossible à réaliser.

En même temps que la dissolution du BDK, le gouvernement de Kinshasa a décidé de lancer une campagne de sensibilisation des populations du Bas-Congo pour les informer de l'impossibilité de modifier les frontières des trois pays, (Angola, RD Congo et Congo-Brazzaville) pour la réunification au sein de la même entité étatique des membres du groupe ethnique des Bakongo.

Source : PANA