21 mars 2008
Le chef du BDK chez le président de l'Assemblée nationale
Kinshasa, RD Congo - Le chef spirituel du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK), le député Ne Muanda Nsemi a rencontré mercredi le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, pour évoquer la situation au Bas-Congo, où les sanctuaires de sa sectes sont l'objet de destruction publique.
"Nous avons toujours cherché la paix. Une paix qui n'est pas liée à la terre, mais à la sagesse de tout un peuple", a déclaré Ne Mwanda Nsemi, qualifiant d'"horrible" la destruction des sanctuaires du BDK au Bas-Congo.
Le président de l'Assemblée nationale, rappelle-t-on, avait adressé lundi, dans son discours d'ouverture de la session parlementaire, "une vigoureuse" mise en garde au député Ne Mwanda Nsemi, accusé d'être à la base de la révolte des adeptes du BDK qui a fait plus d'une centaine de morts dans la province du Bas-Congo.
Le député Ne Kongo qui était accompagné dans cette audience d'un autre député du Bas-Congo, Jean-Claude Vuemba, proche de son mouvement, accuse de son côté, les forces de l'ordre d'opérer des massacres sur les adeptes de BDK dont la principale revendication demeure l'autonomie de la nation Kongo qui comprend les Bakongo de la RDC, de l'Angola, du Congo/Brazzaville et du Gabon.
20 mars 2008
Rutshuru : Les notables satisfaits des patrouilles des FARDC
Des patrouilles initiées depuis mardi dernier par les Forces armées de la RDC sur l’axe Kisharo-Buramba à une trentaine de kilomètres de Kiwanja en territoire de Rutshuru, commencent à donner ses premiers fruits. Selon les notables du groupement de Binza, qui saluent cette présence, aucun autre pillage n’a été enregistré depuis mardi sur cet axe, pourtant, ces pillages étaient au quotidien.
Selon les habitants sur place, un groupe d’une vingtaine des déserteurs du groupe FDLR - Rudi auxquels se sont ralliés des jeunes du milieu pillaient les biens des passants entre ces deux localités. Ils ajoutent que ces combattants déshabillaient même les passants qui n’avaient rien à leur donner.
Des malfaiteurs mis en déroute par la population
Venus à pied, des malfaiteurs cagoulés et armés et dont le nombre n’avait pas été déterminé, se sont présentés dernièrement sur l’avenue Zola n° 67, quartier Lubudi, à Bandalungwa. Cette nuit-là, il était 2 heures quand les truands ont commencé à administrer des coups de barre de fer à la porte de la maison qu’occupe Dieu Merci. Les bruits étaient si forts que cet homme s’est réveillé et a commencé à appeler les voisins au secours.
Debout à cette heure, certains voisins s’organisaient avec des armes rudimentaires pour envisager la riposte, tandis d’autres continuaient à rêvasser. La victime elle-même et les siens se barricadaient en plaçant des tables et des chaises devant la porte.
La parade a causé un retard aux bandits qui déçus, se sont mis à tirer sans ménagement sur la maison. Dans le quartier, quelques téméraires sortaient de leurs domiciles et se mettaient à couvert. Le danger était là pour les bandits qui ne savaient pas d’où viendrait la chasse à l’homme. Leur fusillade folle a fait une victime, Dieu Merci, atteint par une balle au bras gauche.
Face à cette résistance, les brigands ont dû battre en retraite.
Après cet échec, huit bandits armés et en tenue se sont retrouvés mardi dernier, vers 2 heures 20’, sur l’avenue Selembao. Selon des témoins, ils portaient des cagoules. Ce qui laisse penser qu’ils habiteraient dans les parages du domicile de leur victime. Avec cet accoutrement, ils voulaient passer inaperçus, sans être identifiés.
Mal leur en prit de tirer des coups de feu en l’air. La fusillade s’est transformée en signal d’alerte pour les policiers de garde au poste du sous-commissariat du secteur. Armés et déployés sur deux avenues à la fois, les policiers ont riposté par un feu nourri. Se sentant traqués, les bandits se sont volatilisés dans la nature.
Un malfaiteur retrouvé mort
On se rappellera qu’à la fin du mois de février dernier, des bandits avaient tenté de rééditer leur sinistre exploit à Bandalungwa. Il était 20 heures, sur l’avenue Tongoni, quartier Moulaert, quand six hommes armés non identifiés faisaient des va- et- vient devant une parcelle où ils voulaient opérer. Ce mouvement suspect avait alerté des voisins qui avaient couru prévenir les éléments du poste du sous-commissariat Lubudi. Armés d’un courage exceptionnel et malgré leurs effectifs réduits, ces policiers avaient décidé d’intervenir, pendant qu’ils répercutaient l’information au commissariat de Bandalungwa.
Dès qu’ils s’étaient engagés sur l’avenue Tongoni, ils étaient accueillis par des tirs. L’accrochage avait duré une demi-heure. , Un peu plus tard, au croisement de deux avenues, un corps gisait au sol. C’était celui d’un des malfaiteurs qu’une balle avait mortellement atteint au bas-ventre.
Il était identifié plus tard comme étant l’adjudant Jean-Paul Ngemba Nkundi alias Sacré. Ce bandit opérait dans le quartier qu’il connaissait comme le fond de ses poches. Sa mort avait été accueillie comme un soulagement par les résidents de Lubudi et Moulaert.
Les alertes à la balkanisation de la RDC se multiplient : Où sont donc passés les Congolais ?
Les alertes à la balkanisation de la République Démocratique du Congo ne se comptent plus sur le net. Des Congolais de la diaspora affirment, avec force arguments, que ce plan d’émiettement du territoire national serait en chantier dans plusieurs capitales africaines et occidentales. A l’extérieur, soutient-on, la dynamique de la réunification du pays née à la faveur du Dialogue Intercongolais ne serait pas du goût des Etats et des multinationales qui pensaient que l’éclatement de l’Etat congolais était inévitable.
En tournant et retournant la liste noire des « ennemis » de la République, l’on note avec surprise qu’elle est truffée d’Etats, d’organisations politiques et financières internationales, de personnalités politiques, d’individualités qui se retrouvent dans le paquet d’ « alliés » de notre pays. Ainsi les USA, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud, l’Union Européenne, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, Kagame, Louis Michel seraient parties prenantes d’un plan de déstabilisation de la RDC. Toutes ces personnes morales et physiques, aux dires des internautes congolais, auraient besoin d’un Etat affaibli, incapable de défendre ses intérêts politiques et économiques pour exploiter tranquillement ses ressources naturelles, notamment minières et énergétiques.
Le premier micro Etat indépendant serait proclamé par des Tutsi rwandophones, indique-t-on, dans la foulée des actions de sape du général dissident Laurent Nkunda à l’Est et, le second, probablement au Bas-Congo, en marge des revendications de Bundu dia Kongo.
Si la résistance s’organisait…
La survie de l’Etat congolais, dans ses frontières actuelles, serait-elle sérieusement menacée ? Si tel serait le cas, il faudrait se demander ce que font les patriotes congolais pour sauver la patrie en danger. L’histoire nous apprend que lorsqu’une nation frôle la catastrophe, la résistance s’organise automatiquement. Pour prendre notre propre cas, des îlots des résistants étaient nés un peu partout à travers le pays entre 1998 et 2003, dès lors que dans certaines parties du territoire national, notre peuple avait eu l’intime conviction que le pays était victime d’une invasion commanditée par des puissances occidentales, avec comme exécutants des pays voisins. Les habitants de ville de Kinshasa particulièrement avaient administré au monde entier une mémorable leçon de patriotisme, en neutralisant, à mains nues, des rebelles lourdement armés encadrés par des soldats rwandais, burundais et ougandais.
Hélas, on est loin de l’époque où l’appel à la résistance de Mzee Kabila trouvait du répondant au sein des masses. Le temps de l’effort de guerre au niveau des forces sociales semble révolu, de même que celui des enrôlements volontaires des milliers de jeunes, filles et garçons, au sein des forces combattantes, pour la défense de la patrie, dans le dessein bien arrêté de « ramener la guerre » d’où elle était venue.
Le pays des jouisseurs
Entre les appels de détresse de nos compatriotes sur Internet et le décor qui se rencontre dans les grandes villes du pays, à commencer par la capitale, on aurait du mal à croire que la RDC serait effectivement sous la menace d’une balkanisation. La classe dirigeante au niveau tant national que provincial se trouve dans la logique de la jouissance égoïste du peu de ressources que génèrent le fisc, la douane et quelques produits miniers. Les bourgeois politiques, grassement et régulièrement rétribués à la fin de chaque mois, en sus des dividendes qui leur viennent de partout en termes de fonds noirs, « installent et s’installent ».
Les empires immobiliers en gestation au pays rappellent, à s’y méprendre, ceux des magnats du pétrole du Golfe, de même que les parcs automobiles. Des personnalités politiques, administratives et militaires exerçant de hautes charges d’Etat sont chantées à longueur de journée par des stars de musique.
Le train de vie de l’Etat congolais est celui de réjouissances au quotidien, au milieu d’un océan de misère. Pendant que les gouvernants se la coulent douce, le pays se meurt, sans routes, sans chemins de fer, sans aéroports modernes, sans cours d’eau correctement dragués et balisés, sans production industrielle.
Même les intellectuels ont perdu le goût de l’effort, de l’excellence. Ils ne demandent, eux aussi, qu’à jouir de maigres ressources de la République, quand ils ne se lancent pas tout simplement dans la course aux mandats politiques et aux discours flatteurs en direction des détenteurs du pouvoir politique.
Les Congolais, en tout cas, ne font rien pour rebâtir, au cœur de l’Afrique, un Etat capable de se faire respecter politiquement, économiquement, militairement et culturellement. « Se servir » : tel semble le mot d’ordre des temps actuels. Dès lors, à quoi cela servirait de pleurnicher sur Internet au sujet du sort, vrai ou supposé, qui attendrait la République, si les patriotes dignes de ce nom lui font défaut. Comment arrêter la vague de la balkanisation dans un état d’esprit général tourné vers le profit personnel dans le chef de ceux qui devraient rallumer la flamme du nationalisme ?
Source : Le Phare/RDC
Mont-Ngafula : lutte anti-érosive à Kindele
Le quartier Kindele, dans la commune de Mont-Ngafula, est sérieusement menacé par des érosions. A la suite des pluies qui se sont abattues dernièrement sur la ville de Kinshasa, le tronçon reliant ce quartier au Rond-point/Ngaba est coupé à la circulation. L’Hôtel de ville vient de disponibiliser un montant de 15.000 dollars américains pour des travaux préliminaires de lutte contre les érosions dans cette partie de la ville. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), 5.000 dollars américains seront affectés aux travaux d’érection d’un bassin de rétention d’eau des pluies et dont la tâche est confiée à l’Office des voiries et drainage (OVD).
Un autre montant - 5.000 dollars américains - est destiné à la Société nationale d’électricité (Snel). Les grands travaux débuteront au mois de mai prochain et seront dirigés par des ingénieurs chinois. Pendant ce temps, l’on fera face aux pluies diluviennes du mois d’avril qui risquent encore de tout déranger.
Par ailleurs, lors d’une visite effectuée le vendredi 14 mars dernier dans la commune de Selembao, le gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango, a annoncé le début des travaux de réhabilitation de l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre).
Ces travaux seront effectués grâce au financement du Fonds koweitien et seront exécutés par l’entreprise Afritec. L’autorité urbaine a indiqué que cette route, reliant le rond-point Moulaert dans la commune de Bandalungwa au quartier Binza/UPN dans la commune de Ngaliema, devra disposer de trois bandes.
Pour y arriver, certaines maisons situées sur l’emprise de cette avenue devront être démolies et les propriétaires relogés sur un autre site.
La RDC, une autoroute pour trafiquants et criminels économiques
Depuis quelques années, à l’initiative de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale du Congo a initié une large opération sur les états généraux des banques commerciales installées dans notre pays, suivi d’un vaste programme de restructuration de toutes ces banques. Malgré toutes ces actions, aucune amélioration du secteur bancaire n’est encore visible. La raison principale, dit-on, c’est l’économie du pays qui tarde à décoller.
Depuis lors, et à l’instar de groupes pétroliers multinationaux, nous assistons au retrait des grands groupes financiers de notre pays, pour exemple, la BBL de l’ex-UBC et la Belgolaise de la BCDC, de même sans parler des hésitations de la Citybank. Plusieurs explications sont données pour ces retraits : faiblesse de l’économie de notre pays, absence de sécurité juridique, environnement économique malsain. Et tout le monde promet de revenir dès que les conditions deviendront plus favorables.
En attendant ces jours meilleurs, qu’est-ce qui se passe dans notre pays ? La réponse est effrayante ! Nous assistons à l’émergence de toutes sortes d’associations sous couvert de banques, parfois de messageries financières et autres genres d’entreprises qui opèrent dans notre pays librement, de manière anarchique sans respect de règle ou de loi. Et à travers leurs opérations, des millions de dollars sont transférés dans des banques à l’étranger.
L’exemple le plus édifiant se trouve à Goma, où une banque opérant en toute légalité, la Banque Privé du Congo (BPC) appartenant à des actionnaires à la nationalité douteuse, récolte chaque jour des millions de dollars auprès des personnes et sociétés congolaises, traverse avec des masses d’argent, sans aucun contrôle de l’autre côté de la frontière au Rwanda où elle les dépose auprès d’une banque sœur rwandaise pour les transférer à l’étranger. Tous les milieux d’affaires à Goma sont au courant, y compris le représentant local de la Banque centrale du Congo. Mais tout le monde laisse faire. Est-ce qu’on connaît les conséquences de ces opérations sur l’économie de notre pays, sa réputation et sa crédibilité ?
Mieux encore, il y a deux semaines, notre gouvernement aurait donné son feu vert à la création de plusieurs nouvelles banques dans notre pays au cours d’une réunion du conseil qui n’a examiné que superficiellement, pour des raisons évidentes, les dossiers de ces banques. De quoi et de qui s’agit-il ? Il s’agit entre autres des banques suivantes :
1- FINCA RD Congo, dont les propriétaires ne sont pas connus car, faisant partie des sociétés offshore.
2- F.I.B., dont les propriétaires majoritaires viennent de la Gambie, pays connu comme plate tournante du trafic de la drogue, est devenue une place financière du continent africain.
3- Mining Bank, avec des promoteurs russes totalement inconnus dans les milieux financiers internationaux.
4- Sofibanque, qui en fait n’est que Soficom transfert qui se transforme en banque pour légaliser les opérations financières irrégulières et illégales que ses associés menaient depuis plusieurs années. A sa tête serait placé un membre de la famille Wazni. Rappelez-vous que les Wazni, ont déjà fait faillite avec deux banques dans notre pays : la Banque de Placement et l’A.T.B., de triste mémoire.
5- Invest Bank, dont les promoteurs seraient des enfants Zaïdan, avec leur père qui a fait mordre la poussière à la RDC.
Avec les nouvelles banques ainsi créées dans la précipitation, où va notre pays ? Certainement vers un Etat où tout serait permis, du blanchiment jusqu’au financement de toutes sortes d’opérations prohibées. Et à nouveau, la RDC sera pointée du doigt, et perdra le peu de crédibilité qui lui reste encore.
Les membres de notre gouvernement auraient dû examiner froidement les dossiers de ces banques pour s’apercevoir du manque de sérieux des promoteurs, de l’absence totale de crédibilité et même des conditions techniques et morales requises par la loi pour ce genre d’agréments. Mais au lieu de cela et sans trop réfléchir aux conséquences néfastes que cela pouvait avoir pour notre pays et pour les autres banques y existantes, le gouvernement, plongé certainement dans une somnolence générale et donc une inconscience totale, a laissé passer ces dossiers.
Pendant ce temps, la reprise des actions de la Belgolaise dans la BCDC par un groupe financier marocain bien connu du monde financier, traîne à être agréée. Nous apprenons que le dossier serait déjà politisé et l’agrément risque d’être rejeté. C’est pour montrer encore une fois qu’en RDC on est capable du tout ….
Vu la gravité de ce dossier, il est donc urgent et nécessaire que le président de la République ordonne le réexamen fouillé et approfondi des dossiers de toutes nos banques, anciennes et nouvelles, afin de déterminer qui est qui et qui fait quoi, d’où vient-il, avec quel associé ? Le Parlement est aussi invité à prendre ses responsabilités en se saisissant de ce dossier et en interpellant le gouvernement afin qu’il s’explique sur la légèreté avec laquelle il est en train de traiter le dossier d’agrément des banques commerciales dans notre pays. C’est seulement de cette manière que nous pourrons sauver la réputation et la crédibilité de notre pays, protéger l’épargne de nos concitoyens, assainir et moraliser le secteur bancaire congolais.
Source : Le Potentiel/RDC
19 mars 2008
Royal Air Maroc bientôt en RDC
La compagnie Royal air Maroc (RAM), une des plus importantes d'Afrique, a annoncé samedi l'inauguration d'une liaison régulière avec Kinshasa, la première entre l'Afrique du nord et la République démocratique du Congo.
"Le premier des deux vols hebdomadaires de la RAM à Casablanca (capitale économique du royaume) vers Kinshasa est programmé le jeudi 29 mars à 16H40 gmt" (et heure locale), a déclaré le service de la communication de la RAM.
Le second vol est prévu chaque samedi.
Cette liaison directe est la 17ème que la RAM assurera entre le Maroc et l'Afrique, selon la direction de la communication.
"La desserte de Kinshasa va contribuer à renforcer les échanges entre les deux pays", a affirmé un responsable de la RAM.
"Sa mise en service entre dans le cadre du développement du réseau de la RAM en Afrique. Il existe actuellement 250 possibilités de connexion par jour entre l'Afrique et le reste du monde via la RAM et l'aéroport international de Casablanca", a souligné ce responsable.
L'UE condamne les actes de Bundu Dia Kongo en RD Congo
L'Union européenne condamne les actes de violence perpétrés par les adeptes du mouvement politico-religieux congolais Bundu Dia Kongo (BDK), et trouve "légitime" que le gouvernement de Kinshasa fasse respecter son autorité sur l'ensemble du territoire national, a-t-on appris de source officielle.
Dans un communiqué rendu public mardi à Bruxelles, l'Union européenne prévient toutefois que "le maintien de l'ordre doit se faire dans le respect des principes de l'Etat de droit, sans recours disproportionné à la force afin d'éviter une radicalisation de la situation3.
Ces dernières semaines, la province du Bas-Kongo (RD Congo) est le théâtre des violences opposant les forces de l'ordre aux adeptes du BDK dont le leader, Ne Muanda Nsemi, est membre du Parlement national congolais.
Ne Muanda N'Semi s'inspire des idées lancées à l'époque coloniale par le prophète congolais Simon Kimbangu (fondateur de l'Eglise du Christ au Congo-dite kimbanguiste), et par le prophète angolais Simao Toko, qui appelaient, tous les deux, à la réunification du groupe ethnique des Bakongo, éparpillé sur les territoires de la RD Congo, du Congo (Brazzaville) et du Gabon, après la division du Royaume du Kongo dont la capitale, Mbanza Kongo-San Salvador se trouvait en Angola, par les anciennes puissances coloniales, Belgique et France.
Simon Kimbagu fut arrêté en 1928 par les autorités coloniales belges et incarcéré dans une prison souterraine au Katanga où il est mort. Ses adeptes furent pourchassés et internés dans des camps. Simao Toko fut déporté en Angola de même que ses adeptes.
Les mêmes idées, irrédentistes, sont soutenues au Congo/Brazzaville par le Pasteur N'tumi, qui est à la tête d'une milice opposée au gouvernement du président Sassou N'Guessou.
Ne Muanda N'Semi demande la création d'un Etat indépendant du Kongo central qui réunirait tous les Bakongo des trois pays RD Congo, Congo/Brazzaville et Gabon. L'homme politique semble ignorer que les frontières héritées de la colonisation sont consacrées dans des traités internationaux comme la Charte de l'ONU et celle de l'UA (Union africaine), et sont intangibles.
En outre, la situation des Bakongo est la même dans tous les pays africains où les mêmes groupes ethniques se retrouvent de parts et d'autres des frontières communes.
Ce qui est grave est que les Bakongo sont réputés pacifiques. La province du Bas-Congo est la seule de la RD Congo à n'avoir jamais connu de troubles politiques depuis l'indépendance de la RD Congo en 1960.
Les adeptes du BDK, rassemblés au sein d'une milice, s'attaquent aux représentants de l'Eglise catholique et aux pasteurs protestants ainsi qu'aux infrastructures de l'Etat, écoles, routes et ponts.
Au cours des opérations de répression des actes de violence par les forces de l'ordre, plusieurs morts et blessés ont été déplorés aussi bien du côté des adeptes du BDK que de la police congolaise.
Lubero : le calme revient après les affrontements entre le Pareco et les FDLR
La 8è région militaire indique que les éléments de la quinzième brigade FARDC se déploient en ce moment dans certains villages au sud du territoire de Lubero. Le commandant second de cette région militaire affirme que ce déploiement a pour objectif de mettre en garde les groupes armés qui s’affrontent dans la région, notamment le Pareco et les FDLR de Rudi, rapporte radiookapi.net
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, les activités reprennent progressivement. Elles ajoutent que les éléments du Pareco se retirent à 25 Km de Kaseghe. Les combats ont repris dans la matinée lorsque les éléments de la 15è brigade intégrée des Forces armées de la République démocratique du Congo ont tenté de désarmer de force les éléments de Pareco. Ces derniers se sont retranchés à Kaseghe.
Les FARDC sont parvenus à arrêter une dizaine des éléments du Pareco. Réagissant à cette reprise des affrontements,le commandant adjoint de la8è région militaire chargé des opérations, Delphin Kayimbi, condamne les hostilités entre les Pareco et les FDLR-Rudi. Il indique que les tirs de ce matin avaient pour objet de maîtriser les Pareco en débandade pour éviter des exactions contre la population. Le colonel Delphin Kayimbi ajoute que la huitième région militaire envisage des mesures pour sécuriser cette partie de la population.
Lubumbashi : hausse des prix, Moise Katumbi met en garde les commerçants
Le gouverneur de la province menace de fermer tous les magasins des commerçants qui refuseraient de baisser leurs prix. Depuis quelques jours, un sac de farine de mais de 25 kg est passé de 7500 Fc (13 us) à 12000 Fc (21 us). Un bidon d'huile de palme de 20 litres, à plus de 50 dollars us, alors qu’il revenait à 35 dollars, rapporte rqdiookapi.net
Le chef de l’exécutif provincial l’a déclaré ce matin, à la suite d’un contrôle dans les magasins. Depuis quelques jours, la majoration des prix observée dans ces magasins est excessive.
Moise Katumbi indique : « Je ne suis pas d’accord avec ces prix parc que ça ne s’explique pas. Les vendeurs disent que c’est à cause du Bivac et de l’Ofida. On a vérifié, il n’y a pas eu augmentation à l’Ofida. Tous les transporteurs qui amènent les produits d’Afrique du Sud n’ont pas doublé leur transport. Il était à 300 dollars aujourd’hui, il est à 310 dollars. L’augmentation ne représente même pas 3%, nous ne pouvons pas laisser mourir notre population. 1 dollars était à 500 Fc aujourd’hui il est 540 Fc, 40 Fc ça ne fait même pas 10 % d’augmentation, alors que eux ont triplé. Cette hausse ne s’explique pas, c’est de la mauvaise foi, ils veulent tuer cette population. Que ces gens qui ne sont pas d’accord de vivre dans la province, qui ne veulent pas respecter cette population ferment et partent







