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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

19 mars 2008

Uvira : la police arrache un bébé bonobo aux FDLR

Bonobo

Ces trafiquants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) opèrent en territoire d'Uvira et de Fizi. Un de leurs commissionnaires a voulu vendre ce bonobo à 1000 $ US à un étranger dans les moyens plateaux de Lemera à Uvira. La police nationale a récupéré l'animal et l'a confié à la Monuc/Uvira, rapporte radiookapi.net

Le bébé primate très affaibli, a été remis le week-end dernier aux vétérinaires de Lwiro à Bukavu. C'est le troisième bébé que la Monuc a remis en moins d'une année à l'orphelinat de l'Inera à Bukavu.

De son côté, le président de l’Ong congolaise « Jeunes animaux confisqués au Katanga », Franck Chantereau, dénonce une mafia organisée et une dilapidation des espèces protégées de la RDC. « Ce sont des animaux qui deviennent de plus en plus rares et très convoités à l’extérieur par des riches collectionneurs ou des laboratoires. Pour notre cas, la Rdc, il y a une demande importante concernant les chimpanzés, les gorilles et les bonobo. Il y a des gens qui ont envie d’en posséder un personnellement. Il ne faut évidemment jamais acheter un bébé grand singe. Selon les statistiques internationaux, en voulant acheter un bébé grand singe, il faut tuer au moins dix de ses congénères. C’est un commerce illicite interdit en RDC. Ces animaux appartiennent au patrimoine congolais. La police et les gardes des parcs nationaux doivent arrêter ceux qui s’en livrent

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Kinshasa : les hôpitaux publics manquent des scanners

Hopital

Dans certains hôpitaux, l'appareil de radiologie utilisant des rayons x est en panne. Dans d’autres, il ne fonctionne plus après plus de 20 ans d’utilisation. Notez que le scanner donne beaucoup plus de précisions que d’autres examens radiographiques simples. Utilisé souvent pour le cerveau, le scanner sert aussi à examiner les autres parties du corps. Il aide à détecter beaucoup de maladies non visibles à la radiographie et l’échographie, rapporte radiookapi.net

Ils sont nombreux ses malades dont l’état exige un examen de scanner avant d’établir un diagnostic et de sauver ainsi leurs vies. Mais difficile dans la plupart des cas d’éviter le pire par manque de cet appareil dans les hôpitaux publics de la capitale. Une habitante de la commune de mont ngafula explique quand il avait piqué une crise : « Nous étions à l’hôpital de Monkole, nous avons été envoyés aux cliniques universitaires de Kinshasa par manque de scanner. Là aussi, tout comme à Ngaliema, il y avait pas non plus de scanner. Il fallait attendre jusqu’à huit heures pour faire un examen par scanner dans un centre de santé privé. Mais en attendant, le cas s’est aggravé ».

Radiookapi.net a authentifié ce témoignage après une ronde effectuée aux hôpitaux de Ngaliema, Kintambo, Hôpital général provincial et de référence de Kinshasa, Roi Baudouin, ISTM/ N’djili et aux cliniques universitaires et kinoise. Le personnel soignant ne parle de cet appareil qu’au passé.

Face à cette situation, le secrétaire général de l’administration sanitaire, le docteur Miakala, explique : « c’est quelque chose qui coûte très cher et dont la maintenance exige un certain type de capacité. Le pays étant en reconstruction, nous sommes en train de faire une programmation par rapport aux matériels. Mais en attendant, nous ne travaillons qu’avec ce qu’il y a parce qu’à l’impossible, nul n’est tenu».

Le seul salut qui reste pour les patients, ce sont les institutions privées. Cependant, tout le monde n’y a pas accès, le coût n’étant pas accessible à toutes les couches sociales. Le centre le mois cher visité examine à 280$.

Selon un spécialiste en la matière, cet appareil neuf ou d'occasion est vendu à près de 300.000 Euros. Ce qui justifierait selon le même spécialiste le manque du scanner dans les hôpitaux publics de Kinshasa.

Source : Okapi/RDC

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Congo-Kinshasa - Le réveil du Katanga ?

Katumbi

Grand, mince, très droit - altier même - les traits fins, les yeux vifs et méfiants sauf lorsqu'il flashe un éblouissant sourire d'adolescent, le gouverneur élu du Katanga a un physique d'acteur de cinéma.

Quand il dit "je ne suis pas comme les autres gouverneurs de province", pourtant, Moïse Katumbi, 43 ans, ne fait pas allusion à son charme. "Contrairement à eux, je ne suis pas diplômé; j'ai arrêté l'école à la fin des secondaires", dit-il avec une simplicité très inusitée au Congo. "Je ne suis pas un politicien; je suis un opérateur économique". Et même un des plus riches du pays. "Je gère la province comme une entreprise", achève-t-il. Avec des retombées immédiates.

Multiplié par 7

En 9 mois de pouvoir, Moïse Katumbi a multiplié par 7 les rentrées du péage de Kasumbalesa, principal poste frontière du Katanga. Il a refait plusieurs artères de Lubumbashi et aplani les bourbiers dans les quartiers populaires, permettant aux transports collectifs d'enfin les desservir. Il a envoyé des engins de génie civil pour refaire les pistes dans les 4 districts de la province et commandé 220 tracteurs pour les cantonniers qui refont les routes de desserte agricole, afin de relancer la production vivrière. Il a fourni à 60 écoles des tableaux, 70000 bancs et 12000 ballons de foot. Il a envoyé aux hôpitaux de la province 3 000 lits, matelas et paires de draps et 25 ambulances aux 22 territoires du Katanga; autant sont en commande. Il a rétabli l'éclairage public à Lubumbashi, évacué et transformé en engrais trente ans d'ordures jetées le long du chemin de fer. Il a commandé 55 véhicules pour la police et les administrateurs de territoire, réduits à la marche à pied dans une province grande comme la France. "Le tout avec les taxes provinciales et une équipe de 12 personnes : 10 ministres provinciaux, le vice-gouverneur et moi", dit-il.

L'entreprenant quadragénaire a été élu d'abord député national, poste laissé à un suppléant, puis provincial avec, chaque fois, un nombre record de voix. Sa popularité, il la doit à une générosité peu commune : des ambulances marquées "don de Moïse" aux quatre coins de la province; des réfections d'écoles; des pensions pour vieillards indigents; de l'aide à un orphelinat... Ses dons sont sans commune mesure avec ceux d'autres politiciens, chez qui ils suscitent jalousie et méfiance. Moïse Katumbi, lui, explique que "sa femme et lui ont décidé de consacrer 20pc de leurs bénéfices au social".

Fils d'Italien et d'une Bemba

Fils d'un Juif italien de Rhodes et d'une Bemba (ethnie à cheval sur le Katanga et la Zambie), le jeune Moïse a grandi dans une famille enrichie par la pêche industrielle. Il est rapidement entré dans l'affaire ("à 13 ans, pendant les vacances, et je n'ai jamais fait perdre d'argent" à l'entreprise familiale), sous les ordres de son frère aîné Katebe Katoto, 20 ans plus vieux que lui et qui, dit le gouverneur, "a été comme mon père, ce dernier étant décédé lorsque j'avais 9 ans".

Après les pillages du début des années 90, le jeune homme se diversifie : vente de maïs, d'hétérogénite, génie civil. "En 1997, encouragé par un Belge de la Gécamines, je me suis lancé dans la découverture (1) et j'ai créé MCK", sa société. Sous Laurent Kabila, Katebe Katoto se déclare candidat à la présidence - "et toute la famille dut partir en exil. L' Afrique du Sud pour moi. C'est Joseph Kabila qui m'a demandé de revenir. J'ai repris mes affaires, mon équipe de foot (le Tout puissant Mazembe, la meilleure du Congo ) et je suis entré au PPRD ", le parti du Président. Au passage, il revend à l'australienne Anvil Mining une concession minière 50 à 60 fois plus cher qu'il l'avait achetée. Le voilà encore plus riche...

Sa générosité, Moïse Katumbi l'explique, en riant, comme un trait de caractère. "Enfant, j'arrivais au pensionnat avec des chaussures, je repartais avec des babouches. Et avec l'argent qu'on m'avait donné, je payais le minerval d'amis".

Beaucoup y voient plutôt une "confusion entre sa caisse et celle du gouvernorat". La réplique est sèche : "En arrivant au gouvernorat, j'ai trouvé un coffre-fort où mes prédécesseurs déposaient et prenaient comme dans un porte-monnaie. Moi je suis un homme d'affaires : il y a maintenant une comptabilité et l'argent est placé en banque".

Coffre, bière et carburant

On l'accuse de faire plus de contrats de gré à gré que d'appels d'offres. "Pour les routes, il n'y a que Forrest, ici, qui ait les engins nécessaires; quel sens aurait un appel d'offres ? Pour les bancs et la réhabilitation d'écoles, nous en avons faits. J'ai refusé que ma société travaille pour le gouvernement provincial. Quand je suis arrivé, le gouvernorat recevait gratuitement 500 casiers de bière et 3 000 l de carburant par mois; j'ai mis fin à ces abus. À mon arrivée, le gouvernorat payait des véhicules 800 dollars par jour, qu'on les utilise ou non - quand le tarif de location le plus cher, ici, est de 300 dollars; j'y ai mis fin. J'ai réduit le personnel de 800 à 400 et c'est assez. Tout cela ne me fait pas que des amis..." Non plus que la décision du gouverneur de rompre avec l'usage congolais qui veut qu'un ministre en déplacement en province (ou à l'étranger) fasse payer ses frais de séjour et ceux de sa suite par l'administration qui le reçoit, alors qu'il a reçu du Trésor une somme pour les couvrir.

À Kinshasa, on perçoit l'attitude de M. Katumbi comme une campagne en vue des présidentielles de 2011. Les candidats à ce poste doivent "posséder la nationalité congolaise d'origine", dit la Constitution. Est-ce le cas de ce fils d'Italien ? La réponse est invariable : "On est au Congo...", où la Constitution n'est pas une loi absolue...

Le sabotage de l'avion personnel du gouverneur à Kinshasa, qui a failli lui coûter la vie l'été dernier, ainsi que la lenteur de la décentralisation ont renforcé la méfiance au Katanga. "C'est dans notre propre famille politique qu'on ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues", rage le gouverneur. "Si cela continue, je partirai avant la fin de mon mandat. J'ai un nom dans les affaires, je n'ai pas besoin de la politique..."

Source : La libre.be

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RDC: la Safrimex hors course

RouteLa nouvelle est tombée hier, en fin de la journée. Désormais, la société Safrimex écope d’une excommunication des marchés publics liés à la voirie sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi en a décidé Pierre Lumbi Okongo, Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction. Par une lettre, ce ministre spécifie les raisons ayant milité en faveur de cette mesure et invite, par ricochet, Safrimex à régler ses derniers comptes avec l’Etat congolais. Il nous revient de bribes d’informations glanées dans les milieux qu’en son temps, Safrimex aurait perçu deux millions et huit cents mille dollars américains pour la réalisation des travaux sur l’avenue de la paix, dans la commune de Ngaliema. Une autre somme évaluée à 1.400.000 USD lui avait été également confiée dans le cadre des travaux consacrés à la lutte contre les érosions qui menaçaient l’hôpital de Kananga. Jusqu’ici, explique un expert, sous le sceau de l’anonymat, rien n’a été fait sur ces deux marchés. A la place, Safrimex proposera plutôt au gouvernement de s’occuper de la construction, la réhabilitation et de l’entretien de l’avenue Biangala, une des avenues de Lemba qui jouxte By Pass, la principale voie conduisant au Rond-Point Ngaba, sur la route de l’Université de Kinshasa. C’est ici qu’est venue la pomme de discorde. Les adieux bien que difficiles paraissent aujourd’hui inévitables, au regard de derniers développements de la situation. Safrimex est invitée, au terme de la lettre du Ministre Lumbi à entrer en contact son cabinet pour définir les modalités de remboursement des sommes non autrement couvertes par les travaux. Le délai lui imparti est relativement court car l’Ovd attend cet argent pour exécuter lesdits travaux sur Biangala et ses alentours. C’est donc un problème de remboursement qui est à l’ordre du jour pour cette société de construction sommée d’en dégager, le plus rapidement possible, les quotités.
Comment en est-on arrivé là ?
La dégénérescence du climat entre l’Etat et Safrimex est partie de la dernière pluie qui a vu les bétons et autres caniveaux posés le long de Biangala être emportés. C’était la nuit du 8 au 9 mars 2008. Roger Busima, l’actuel ADG de l’Ovd était ce jour-là, un dimanche, sur le terrain. Constat : tout n’y était plus. La route, elle-même, laisse presque une servitude à un certain niveau pour avoir accès aux autres coins essentiels de Lemba-Salongo Sud. Jusqu’à présent, les embouteillages se sont amplifiés. Mieux vaut d’ailleurs être un piéton que d’avoir une voiture de ce côté-là. L’un des automobilistes habitant cette partie de Lemba raconte qu’il préfère laisser sa voiture au Terminus, dans la parcelle d’un ami que de la ramener chez lui, au-delà de Biangala. Au fait, Busima que d’aucuns ont tenté désespérément de savonner, n’a été qu’un ouvrier dans le champ du seigneur. C’est lui qui était le premier à constater que quelque chose n’allait plus. Au demeurant, il a même joint au téléphone, ce jour-là, quelques responsables de Safrimex en vue de les amener à trouver une solution à la situation catastrophique à laquelle les usagers de ce tronçon routier étaient confrontés mais sans succès. Puisqu’ils estimaient, à leur entendement, que cet appel d’urgence ne se justifiait pas un dimanche, un jour de repos. Déjà, Busima Kataala avait levé l’option de résilier le contrat et de retirer Safrimex du champ des bénéficiairs des marchés publics. Le Ministre de tutelle l’a confirmée. Cet après-midi, l’Ovd se lance dans les travaux. Il est question de redonner de l’espoir aux populations de Lemba et des environs. Des équipes alternatives y seront plantées, jour et nuit, de telle sorte qu’au bout d’un à trois mois, les choses rentrent dans l’ordre. Cela ira vite, et même, très vite, rassure-t-on du côté de l’OVD

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Joseph KABILA et ses ministres se rendent à Matadi

matadi

Après le raté du 13 mars, les Ministres d’Etat, Ministres et Vice-Ministres seront ce jeudi autour de Kabila et Gizenga à Matadi. L’affaire des adeptes de Bundu dia Kongo avec comme corollaire, l’insécurité généralisée au Bas-Congo sera au menu de ce conseil des ministres ; le premier du genre depuis l’avènement de la République post-électorale. L’autorité de l’Etat ? Il en sera également question en vue de restaurer l’ordre et la discipline dans cette partie du pays. Quid de la table ronde réclamée par Ne Mwanda Nsemi ? Il n’est pas exclu que le gouvernement y réponde.
Cette fois-ci, c’est la bonne, indique une source nichée en haut lieu. Ce jeudi 20 mars, Joseph Kabila Kabange et Antoine Gizenga, seront à Matadi. Un conseil des ministres programmé dans la même ville, la semaine dernière, avait raté pour des raisons liées particulièrement au respect de la solennité habituellement consacrée aux cérémonies d’ouverture de la session ordinaire des deux chambres du Parlement, le 15 mars. Le souci de tâter le terrain revêt, pour le couple Kabila-Gizenga, une importance capitale pour une province en proie à d’incessants affrontements entre les adeptes de Bundu dia Kongo et les éléments de la Police Nationale. Ce jeudi, apprend-on, le conseil des ministres va s’y appesantir. Il donnera une réponse à la question de la table ronde, une préoccupation maintes fois soulevée par Ne Mwanda Nsemi, Chef Spirituel de ce mouvement politico-religieux. Au lendemain des affrontements larvés, il était plus que normal, pour le gouvernement, d’effectuer cette descente en vue marquer dans une certaine mesure, sa solidarité envers les victimes. C’est aussi une occasion d’affirmer l’autorité de l’Etat dans cette partie Ouest du territoire national.
Dialogue ou force ?
Va-t-on laisser impuni Ne Mwanda Nsemi après tous ces événements tragiques survenus dans le Bas-Congo ? A un certain moment, il était de plus en plus probable qu’une action soit engagée contre le Chef Spirituel de BDK. Des idées fusaient dans le sens de solliciter la levée de ses immunités parlementaires, au cours de cette session ordinaire, pour permettre à la justice de l’entendre et de le juger pour tous les actes de vandalisme enregistrés à Seke-Banza, Luozi, Kisantu et ailleurs. Il semble que cette démarche a été quelque peu atténuée. Ceci explique, du reste, les menaces à peine voilées de Vital Kamhere, Président de l’Assemblée Nationale, proférées à l’ouverture de la nouvelle session contre ce mouvement politico-religieux et ses dirigeants. Léon Kengo, Président de la Chambre Haute, estimait, pour sa part, qu’un dialogue valait mieux l’usage de la force. Le dialogue, pour Kengo, était la voie la plus sereine de pacifier l’Ouest du pays ; plus particulièrement, le Bas-Congo. En sage, il préconisait un rapprochement rapide des vues et l’exploration des sentiers susceptibles de conduire au bonheur des Bakongo, sans la violence.
Vers une fronde sociale explosive
Au-delà du Bas-Congo, le gouvernement a plusieurs dossiers sur table notamment, dans les autres provinces du pays. A l’Est, en dépit du cessez-le-feu décrété au lendemain de la signature, le 23 janvier dernier, de l’acte d’engagement de Goma, de petites poches de résistance entretiennent encore la confusion. Les groupes armés signataires de l’acte d’engagement affichent une autre détermination. Ils accusent le gouvernement de traîner les pieds sur la nomination des membres de la commission de suivi. Les Fdlr, l’une des épines dorsales de la confusion à l’Est, énervent la conscience des Fardc qui, depuis quelques jours, ont repris avec le déploiement des matériels et munitions de guerre. L’étape de la sensibilisation étant close, il va de soi que les Fardc passent à la vitesse supérieure. Il y a là, un problème d’approvisionnement à résoudre en permanence dès lors qu’il faudrait se battre pour désarmer ces hutus rwandais et les ramener, de force, à Kigali. Les autres questions essentielles telles, la grève des professeurs ainsi que toutes les autres menaces en perspective ne manqueront pas d’être traitées lors de ce rendez-vous de la ville portuaire. Le social en général mais aussi l’évaluation de l’état des infrastructures bénéficieront d’une attention soutenue de la part de l’Exécutif national. Les 40% de rétrocession, les primes de risque au personnel médical, la bourse des étudiants, Mbudi pour les fonctionnaires… figureront certainement au premier plan des préoccupations gouvernementales.
Les grands chantiers ?
La promesse est une dette, dit-on. Dans quelques jours, c’est la fin du mois de mars. Où en sommes-nous avec le démarrage de grands travaux ? Pour la petite histoire, le 31 décembre 2007, le Président Kabila, dans son message de vœux à la nation, avait fixé la dernière échéance du début des travaux, à la fin du mois de mars. Il disait : « fin du premier trimestre, au plus tard ». Qu’en est-il de la mise en œuvre du macro partenariat conclu avec la République Populaire de Chine. Tout récemment, des signaux avaient été émis au Ministère des Travaux Publics où l’on espérait l’arrivée d’environ deux cents ingénieurs chinois à Kinshasa. Où sont-ils car les congolais les attendent de deux mains.

Source : La Prosperité/RDC

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BAS-CONGO : LES BAKONGO VIVANT EN RSA PREOCCUPES PAR LA SITUATION SECURITAIRE DE LEUR PROVINCE

kitala0Les ‘’Bakongo’’(terme pour désigner les originaires du Bas-Congo) vivant en Afrique du sud ne comprennent pas que leur province fasse la une de l’actualité dans le mal. Voulant voir clair sur les nombreux morts survenus ces derniers temps au Bas-Congo,ils se sont réunis du 13 au 15 mars de cette année à l’Hôtel 224 de Pretoria. Ils ont passé au peigne fin les revendications sociales de Bundu dia Kongo,les atrocités dont ils sont accusées et la répression de la police qu’ils ont taxée de disproportionnée. Des images sur les morts après cette répression ont été visionnées.

La province du Bas-Congo a été représentée à ces assises par Nzamasumu,Député provincial et Justin Kuetusukila,président de l’Association des volontaires pour le développement de Songololo. Ces derniers ont donné leur version des faits sur la situation sécuritaire dans la province. Celle-ci a été diamétralement opposée à celle des Bakongo de l’Afrique du sud. ‘’ Je me suis rendu compte de combien les congolais de la diaspora ont un autre son de cloche de ce qui se passe dans leur province’’,a-t-il dit. Et d’ajouter :’’ Cela ne permettra pas de drainer les investisseurs’’.

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Interpellation de Gizenga : l’ AMP menacée

parlement

Les signes avant - coureurs d’une session parlementaire fertile en rebondissements politiques sont là. Le premier écho vient de l’ Assemblée nationale avec en exergue la motion d’interpellation initiée par un député de l’ Opposition. Inscrite à l’ordre du jour de la présente session de l’Assemblée nationale, cette motion soulève déjà des vagues tant au sein de la majorité que de l’Opposition.

Le Bureau de l’Assemblé nationale s’est déjà mis au travail. C’est ainsi qu’il a tenu la première réunion de la Conférence des présidents des commissions pour se mettre d’accord sur les points à inscrire à l’ordre du jour avant de les proposer à la plénière de l’ Assemblée nationale.

Dans son compte rendu à la presse, le rapporteur général de l’ Assemblée nationale, Grégoire Katende wa Ndaya, a relevé que lors de cette conférence, l’ ordre du jour de la session a été proposé. Mais il faudra attendre que la plénière puisse en décider d’une manière souveraine pour que les points soient inscrits dans le calendrier de la session. Toutefois, dans les propositions qui ont été faites, l’ interpellation du Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji, et le projet de loi relatif à l’ amnistie figurent parmi les projets de points retenus à la proposition de l’ ordre du jour.

L’interpellation, selon des sources dignes de foi, a été initiée par un député national de l’Opposition. On ignore encore les termes exacts de cette motion d’interpellation. Mais il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’elle pourrait être liée à la loi financière exercice 2008 ainsi qu’au bilan de la première année du gouvernement au regard de l’exécution du programme 2007 et surtout les actions menées en ce premier trimestre du programme 2008. Mais également le dossier BDK et la sécurité à l’Est.

Rentré des vacances parlementaires, l’auteur de la motion n’ a pas manqué d’évoquer la situation générale du pays. Comme pour dire que le « Gouvernement sera accueilli à chaud » au lendemain de l’ouverture de cette rentrée parlementaire.

L’AMP MENACEE

Qu’à cela ne tienne. Cette initiative est conforme à l’article 138 de la Constitution qui stipule : « Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, le moyens d’information et de contrôle de l’ Assemblée nationale ou du Sénat, sur le Gouvernement, les entreprises publiques, les établissements et services publics sont :

a)la question orale ou écrite avec ou sans débat non suivi de vote ;

b)la question d’actualité ;

c)l’interpellation ;

d)la commission d’enquête ;

e)l’audition par les Commissions. Ces moyens de contrôle s’exercent dans les conditions déterminées par le Règlement intérieur de chacune des Chambres et donnent lieu, le cas échéant, à la motion de défiance ou de censure conformément aux articles 146 et 147 de la présente Constitution ».

Mais qu’adviendra-t-il si le Premier ministre était désapprouvé ? De prime abord, la majorité prendrait un coup sérieux et risque de voler en éclats. Ce qui conduirait à la reconstitution d’une nouvelle majorité si le PALU se retirait de la plate-forme. Il y a là le risque d’une « crise » au sein de l’ AMP pour autant que le PALU se sentirait trahi. Il interpréterait cette démarche comme celle initiée par son propre clan dans le but de se débarrasser de son leader accusé déjà dans les mêmes milieux d’immobilisme. Il n’est pas exclu, devant cette hypothèse d’envisager l’organisation des élections législatives anticipées pour une nouvelle majorité, et, bien sûr, une nouvelle opposition.

L’OPPOSITION DIVISEE

Par ailleurs, il nous revient des sources concordantes que cette démarche du député de l’opposition n’aurait pas rencontré l’ unanimité au sein de l’ Opposition. Plusieurs chefs de groupes parlementaires de cette plate-forme, particulièrement l’ UN ( Union pour la Nation) ont souhaité vivement que la motion soit d’abord débattue au sein de l’ Opposition, enrichie avant qu’elle ne soit soumise à la Conférence des présidents de groupes parlementaires.

Malheureusement, cette procédure n’aurait pas été respectée et l’ auteur a déposé sa motion, unilatéralement, au bureau de l’ Assemblée nationale. Certainement fort de sa qualité de président d’une des commissions importantes de l’Assemblée nationale. Bon nombre de ses collègues ont désapprouvé cette attitude qualifiée de cavalière, alors que pour la cohésion de la plate-forme, cette motion devrait être discutée au préalable par les chefs de groupes parlementaires de l’Opposition.

Dans leurs réactions, certains députés estiment que ce n’est le fait de déposer la motion d’interpellation qui importe, mais bien la suite. En effet, il faudra toujours s’attendre à ce que le Gouvernement se défende bec et ongle sur les griefs qui lui seront reprochés.

Si le Premier ministre arrive à s’en sortir de la plénière, tant mieux. Ce qui est d’ailleurs de bonne guerre démocratique, il aura prouvé qu’il assume pleinement ses responsabilités. Mais s’il s’avère que ses réponses ne convainquent pas, fatalement, il faudra déposer la motion de défiance ou de censure selon les dispositions réglementaires. Pour certains députés de l’Opposition, il leur reviendra de proposer des alternatives face à l’attitude qu’adoptera la majorité, Alliance de la majorité parlementaire, AMP.

Car, selon toujours certains milieux de l’ Opposition, le fait que cette motion n’ait pas été discutée, analysée au sein de leur groupe, l’ Opposition risque de jouer le jeu de l’ AMP.. L’Opposition est également menacée, au risque d’être atomisée. Affaire à suivre.

Source : Le Potentiel /RDC

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18 mars 2008

Martin Kabwelulu : « notre intention n’est pas de chasser les entreprises minières »

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C’est l’assurance faite lundi par le ministre congolais des mines, Martin Kabwelulu. Ce dernier promet également de publier jeudi le rapport de la commission chargée de réviser les contrats miniers. Un rapport attendu depuis plusieurs mois. Les participants veulent se rassurer de l’applicabilité des différentes résolutions arrêtées, rapporte radiookapi.net

Martin Kabwelulu : « Nous n’allons pas frapper ces entreprises. Nous n’allons pas accepter que les entreprises viennent au Congo pour être chassées plus tard. Avec la renégociation et le rapport final et détaillé de la commission que nous allons publier d’ici jeudi, nous voulons que les entreprises que nous allons inviter se conforment à ce rapport. Maintenant, c’est le gouvernement qui va faire ce travail. Nous reconduirons les contrats des entreprises avec lesquelles nous allons nous entendre. Mais celles avec qui nous n’allons pas nous entendre, nous allons trouver des solutions sur place ».

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Près de 90% des minerais passent par la fraude en Rdc

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Les états généraux des mines ont été organisés du 12 au 17 mars 2008 au Centre catholique Nganda dans le cadre des 5ème journées minières, consacrées à l’évaluation et perspectives du Code minier pour l’amélioration du bien-être économique, social et culturel de la communauté nationale en général et des populations locales affectées par les projets miniers en particulier. Le ministre des Mines, Martin Kabwelulu Lobiko, a souligné le fait que les options fondamentales du Code minier, 6 ans après sa promulgation par le chef de l’Etat, étaient encore valables du fait que le Code reste le soubassement de l’industrialisation de la Rdc à partir du secteur minier.

Il a reconnu que ce Code recèle quelques faiblesses qui nécessitent sa réadaptation par rapport au contexte sociopolitique du moment. Cette révision de certaines dispositions devrait s’étendre aux 5% des actions non diluables de l’Etat au Permis d’exploitation de la petite mine, aux concessions des Permis d’exploitation, Permis de recherche et aux Permis d’exploitation de la petite mine et des carrières. Cela va davantage renforcer le rôle de régulation de l’Etat et de promotion des recherches géologiques et des systèmes d’incitations des investisseurs miniers étrangers. L’objectif visé est le développement des zones où s’exerce l’activité minière par le renforcement des mesures aux opérateurs miniers de façon à ce qu’ils présentent le Plan d’atténuation des clauses environnementales en vue de prendre en compte les intérêts des populations locales affectées par l’exploitation minière.

C’est dans ce cadre qu’il a fait siennes les recommandations des états généraux des mines qui relèvent que 90% des minéraux exploités à l’état brut en République démocratique du Congo prennent le chemin de la fraude à grande échelle. Ce qui fait que les richesses minières du pays, considérées comme scandale géologique ne contribuent pas à la relance de l’économie congolaise. Les participants ont recommandé qu’une structure de lutte implacable contre la fraude minière soit créée et qui impliquerait différentes institutions et la société civile pour mettre fin à ce pillage programmé des ressources naturelles de la Rdc.

Un certificat de type Kimberley étendu aux autres minerais

L’une des recommandations la plus importante est l’institution d’un certificat de type Kimberley, appliqué dans l’exportation de diamant, qui sera désormais étendu aux autres minerais exportés par la République démocratique du Congo en vue de connaître leur traçabilité.

Cette mesure va décourager ceux d’opérateurs miniers qui s’adonnent à un pillage systématique des ressources minières de la Rdc dont les produits de vente alimentent les groupes armés qui écument l’Est de la Rdc. Ces derniers s’approvisionnent en armes pour continuer à créer l’insécurité et freiner tout développement. Les états généreux ont renforcé le rôle du Cadastre minier dont la mission est de gérer les procédures castrales pour l’octroi, l’extension, le renouvellement, la mutation des droits miniers et de carrières ; la coordination de l’instruction technique et environnementale des dossiers des demandes des droits et d’assurer la conservation des titres miniers et la fonction de notaire pour l’authentification des actes d’hypothèque, de mutation et d’amodiation des droits miniers et des carrières ainsi que la perception et la gestion des droits superficiaires annuels par carré.

Pour éviter des conflits récurrents entre les droits fonciers, miniers et forestiers, une commission interministérielle a été recommandée pour mettre fin à cette situation. Car l’attribution des concessions minières, comme l’a si bien dit le Directeur Général du CAMI (Cadastre minier), Jean-Félix Mupande, lors de son intervention à ses assises, le Code minier fait une distinction nette entre le droit foncier, qui donne la jouissance au sol, et le droit minier qui reconnaît le droit de recherche pour effectuer les travaux géophysiques en vue d’identifier un gisement. Ceci fait l’objet d’un Permis de Recherche. Lorsque le titulaire de ce titre minier a identifié un gisement, il passe à la phase d’exportation et sollicite auprès du CAMI, un Permis d’Exploitation. Une étude de faisabilité et d’impact environnementale est exigée, suivie de l’amorce du processus de consultation avec les propriétaires de droit foncier pour leur délocalisation.

Faible taux de couverture : 10 permis ont été transformés en permis d’exploitation

Les participants ont déploré le faible taux de couverture d’activités minières par les titulaires des droits miniers. Sur 4.542 titres miniers octroyés, seules 10 entreprises minières ont transformées leurs Permis de recherche en Permis d’exploitation. Alors que 33,8% des Permis de Recherche, qui représente une valeur statistique de la superficie sous étude minière, sont couvertes.

Le Directeur du Cadastre minier a précisé qu’aucune superficie de la Rdc n’a été vendue comme l’ont laissé entrevoir certaines langues. Les états généraux ont également recommandé aux détenteurs des droits miniers de mettre fin à la spéculation des titres miniers, non encore transformés en Permis d’Exploitation, sur les marchés boursiers internationaux. Ils ont encouragé les privés à créer un marché boursier des substances minérales en Rdc. Par ailleurs, le ministre Martin Kabwelulu a annoncé la publication, ce jeudi 20 mars 2008, du Rapport général de la Commission interministérielle du gouvernement afin de faire la lumière sur les contrats miniers conclus entre l’Etat et les entreprises minières. Sur 60 contrats miniers, seuls 5 ont été déclarés éligibles, les autres étant, soit à renégocier, soit à annuler. Les contrats miniers concernés sont ceux signés entre la Gécamines (GCM), l’Office des mines d’or de Kilo Moto (OKIMO), la Minière de Bakwanga (MIBA), la SAKIMA, etc.

Les sociétés minières qui ont signé lesdits contrats avec les sociétés d’économie mixte attendent avec impatience la publication de ce Rapport qui a fait couler beaucoup d’encre et des salives.

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L’électricité : une denrée rare à Kinshasa

Courant

On remarquera alors qu’une bonne partie du territoire kinois vit dans l’obscurité comme le dit cette quinquagénaire : « nous n’avons plus régulièrement du courant. Plutôt le délestage ». Cette contradiction est actuellement ancrée dans le quotidien des Kinois qui justifient à leur manière la situation que traverse le pays en laissant en suspens la question des recettes qu’engrange cette entreprise d’Etat. Elle oblige donc la population à se « partager » l’électricité selon le jour pair ou impair voire par avenues selon les départs des cabines. Plusieurs raisons sont à la base de cette pénurie à la quelle le gouvernement tarde à remédier. Il s’agit, entre autres, du vieillissement du réseau de distribution de Kinshasa, de la vétusté des câbles électriques ou des matériels liés au bon fonctionnement du courant électrique qui ont empesté tous les réseaux.

De ce fait, la population qui est obligée de rester dans cette médiocrité vit avec de câbles à découvert qui constituent des engins de la mort pendant la saison des pluies où les gens meurent par électrocution. « D’autres câbles de fortune brûlent, lorsqu’il y a surcharge », a renchéri un habitant de Bandalugwa, quartier Inga. Cette insouciance persiste depuis des lustres, malgré le fait que « la commune de Bandalugwa abrite l’un des sites importants en desserte électrique de la ville de Kinshasa en courant à haute tension.

Abandonnée à son triste sort, la population se prend en charge en utilisant plusieurs raccordements pirates ne répondant pas aux normes, pour éviter de vivre sans électricité. Elle désapprouve ainsi les prestations de cette entreprise par le refus de payer les factures de consommation du courant électrique ; soit elle paie « à vil prix ». Plus loin, certains en viennent à des actes ignobles tels « des menaces ou coups de poings pour sanctionner » malheureusement le personnel de la Snel.

Kinshasa, siège des institutions, a besoin de cette ressource énergétique pour mener à bien la reconstruction du pays et participer aux cinq chantiers du chef de l’Etat, Joseph Kabila. Ce qui implique naturellement une restructuration de notre société nationale d’électricité.

Source : Congo actualités

Posté par Kongolais à 19:45 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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