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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

01 avril 2008

Surprise au Camp de la Patrie: Z’Ahidi absent, Ingele Ifoto porté à la tête du Recamp !

parlement

Les députés nationaux, les députés provinciaux et les autres cadres du Camp de la Patrie viennent de lancer le Regroupement des Elus du Camp de la Patrie –Recamp-. Désigné Coordonnateur du courant politique permanent ainsi créé, Ingele Ifoto a reçu la mission de redynamiser les activités politiques du Camp de la Patrie ; d’apporter appui et soutien aux candidats aux prochaines échéances électorales et de préparer le Congrès du Camp de la Patrie.
Lorsqu’il est investi, mardi 1er avril 2008 au Grand Hôtel Kinshasa, Coordonnateur du Recamp avec le pouvoir d’animer et de représenter le nouveau courant politique auprès des différentes instances internes et externes, Ingele Ifoto s’est déclaré à la hauteur de la tâche et de l’ambition. Parce que, a-t-il dit, le Recamp a les moyens de réaliser ses objectifs. Moyens intellectuels, spirituels, moraux et matériels. En effet, le Camp de la Patrie compte 8 députés à l’Assemblée nationale et 25 députés provinciaux. Dans leur grande majorité, ils étaient présents à la naissance du Recamp. Ils ont donc signé l’Acte constitutif et la résolution portant désignation des membres du Comité de représentation de Recamp. Pour Ingele Ifoto, l’histoire a commencé ce mardi au Grand Hôtel Kinshasa. Il s’est engagé à servir d’électrochoc pour générer la créativité, l’inventibilité dans la lisibilité et la visibilité de l’action du Camp de la Patrie. Pour ce faire, des concertations seront menées avec pour objectif cardinal de faire asseoir les structures du Recamp. Le Comité Ingele va organiser et animer des conférences pour mieux communiquer. ‘‘Mosala eleka maloba na ebele’’, a lancé Ingele Ifoto très connu à Kinshasa sous le sobriquet de Apesa Atala te.
Les cadres qui se sont exprimés à l’issue de la manifestation digèrent mal, qu’avec la force qui est la sienne, le Camp de la Patrie devienne aphone sur les questions d’intérêt national. Les Elus ont déclaré que la politique de la chauve-souris, adoptée et appliquée par le leadership du Camp de la Patrie depuis la campagne pour le 2ème tour de la présidentielle de 2006, mine leur travail de députés nationaux. Comme quoi, ils ne savent pas prendre position lors des débats en plénière. Des journalistes ont demandé à savoir s’il s’agit d’un schisme ou d’une refonte. Les organisateurs préfèrent parler d’un courant au sein du Camp de la Patrie. Il reste que Z’Ahidi Arthur Ngoma s’est inscrit aux abonnés absents. Le connaissant, il ne devrait pas tarder à donner de la voix. Le vent en poupe avec le succès qu’a rencontré sa question orale qui visait le ministre de l’Intérieur sur les violences au Bas-Congo, le député Gilbert Kiakwama a été aperçu sur les lieux. Ingele Ifoto l’a sincèrement remercié. La présence du député P. Bolenge du MLC était très remarquée. Les jours qui viennent s’annoncent riches en rebondissement. La naissance du Recamp ne manquera pas de faire des émules dans le microcosme politique congolais.

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RDC: Bemba déplore une décision du Sénat qui pourrait lui coûter son siège

MLC

KINSHASA - Le sénateur d'opposition de République démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba, qui vit à l'étranger depuis avril 2007, a déploré mardi la décision du Sénat de considérer désormais ses absences comme "injustifiées", ce qui pourrait à terme lui faire perdre son mandat.

Le Sénat congolais a annoncé lundi avoir écrit au sénateur Bemba "pour l'informer qu'à partir de la date de la réception de (son) courrier, ses absences non justifiées en plénière commenceront à être comptées".

Selon le règlement intérieur du Sénat, un élu perd son mandat notamment en cas d'"absence non justifiée et non autorisée à plus d'un quart des séances d'une session".

"La question de mon retour reste éminemment politique et doit être traitée comme telle", a déclaré M. Bemba, joint par l'AFP au Portugal où il réside, se disant "surpris" d'avoir appris la décision du Sénat "par voie de presse" et précisant ne pas avoir encore reçu son courrier.

Le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), élu sénateur après sa défaite face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, a quitté la RDC pour le Portugal le 11 avril 2007 sous escorte de blindés de l'ONU, près de trois semaines après de sanglants combats dans Kinshasa entre sa garde rapprochée et l'armée.

M. Bemba estime vivre "dans un exil forcé" et être empêché de rentrer en RDC où sa sécurité n'est, selon lui, "pas garantie".

Jugeant que la question de la "sécurité" de l'ancien vice-président n'était pas de son ressort, le Sénat avait demandé au Premier ministre Antoine Gizenga de répondre sur cet aspect pour permettre le retour de M. Bemba.

Le gouvernement a affirmé que ce dernier recevait régulièrement ses émoluments (part de son salaire d'ex-vice-président) et qu'il bénéficierait, s'il rentrait, de la même protection que les trois autres anciens vice-présidents.

"Je demande au bureau du Sénat d'accompagner les conditions de mon retour, sachant que j'ai été menacé deux fois dans mon intégrité physique, en août 2006 et mars 2007, quand mes résidences ont été attaquées par des chars d'assaut puis bombardées et pillées par la garde présidentielle", a souligné M. Bemba.

Le chef du premier parti d'opposition du pays a indiqué qu'il allait écrire au gouvernement pour savoir quels seraient ses "interlocuteurs pour discuter des conditions" de son retour.

L'actuelle session parlementaire a débuté le 15 mars et s'achèvera le 15 juin. A partir de cette date, le décompte final des absences de l'opposant sera effectué et une commission spéciale du Sénat statuera sur son cas.

S'il perdait son mandat, M. Bemba perdrait du même coup son immunité et serait susceptible de faire l'objet de poursuites, envisagées contre lui par le parquet général de RDC qui le juge responsable en tant qu'"auteur intellectuel" des violences de mars 2007.

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Coopération RDC-AfSud: le président Kabila attendu jeudi à Pretoria

prLe président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, se rendra jeudi à Pretoria, où il devrait assister à la clôture des travaux d'une commission mixte sur l'évaluation de la coopération bilatérale, a-t-on appris mardi de source officielle.

"Le président tient beaucoup à assister à la fin des travaux de cette grande commission mixte RDC-Afrique du Sud. Nos deux pays sont liés par une série d'accords de coopération et par des liens d'amitié très forts", a déclaré à l'AFP le porte-parole du chef de l'Etat congolais, Kudura Kasongo.

Cette commission a ouvert ses travaux lundi à Pretoria, en présence d'experts des différents domaines de coopération bilatérale, les ministres devant se retrouver jeudi avant une réunion au sommet vendredi en présence des deux chefs d'Etat.

La RDC et l'Afrique du Sud sont liées par 30 accords de coopération, notamment dans les domaines de la défense, de l'éducation, des infrastructures, de la sécurité, des mines et de l'énergie.

L'Afrique du Sud a joué un rôle déterminant dans le processus de paix en RDC, qui a mis fin à une guerre régionale sur le sol congolais (1998-2003), puis pendant une période de transition politique, en finançant une partie du processus électoral de 2006.

Depuis l'élection au suffrage universel direct de Joseph Kabila - désigné à la tête de l'Etat en 2001 -, les deux pays ont encore renforcé leur coopération militaire, en signant notamment en août 2007 une "déclaration commune d'intention" portant sur l'appui et l'assistance à la réforme en cours au sein des Forces armées de la RDC (FARDC).

Pretoria est aussi très impliqué dans le secteur de l'énergie, avec la réhabilitation d'une partie des turbines du barrage hydro-électrique d'Inga (ouest de la RDC), confiée à la société sud-africaine MagEnergy.

Réhabilitées, les deux centrales d'Inga auront un potentiel de production de près de 40.000 MégaWatt, pouvant fournir de l'électricité à toute l'Afrique australe.

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Mission de stabilisation à l’ONATRA: la fin des privilèges

train

Le Gouvernement a décidé de confier certaines « grandes » entreprises congolaises à une expertise internationale privée. Le but est d’arrêter la dégradation des conditions d’exploitation et de la situation technique, opérationnelle et financière de ces importantes unités qui pour la plupart sont en faillite de fait , incapables de rendre les services de qualité aux utilisateurs.
Durant une période de 24 mois, des consultants internationaux recrutés sur appel d’offres, conduiront une mission de stabilisation avec le concours de cadres nationaux, eux aussi recrutés sur concours. Ces cadres nationaux, AGDA et ADF sont actuellement en place dans les entreprises concernées à savoir la RVA, la SNCC et l’ONATRA.
Nos entreprises pourront ainsi bénéficier d’une assistance technique fournie par des cabinets professionnels spécialisés.
L’assistance technique recherchée pour la stabilisation des activités de ces principales entreprises a un double objectif :
- l’amélioration de la gestion et la fiabilisation de leur système d’informations respectives ;

- la préparation de leur restructuration.

Parmi les entreprises concernées par le programme de stabilisation figure l’Office National des Transports « ONATRA ».
Côté Gouvernement, on ne traine pas les pieds.
Faisant siennes les recommandations du Ministère du Portefeuille, appuyé par son organe technique le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises publiques COPIREP, le Gouvernement a décidé de confier la mission de stabilisation de l’ONATRA à la firme espagnole PROGOSA.
Cette décision n’est pas le fait du hasard, mais plutôt l’aboutissement d’un rigoureux processus de sélection qui a concerné pas moins de neuf cabinets internationaux spécialisés du secteur des transports, provenant de diverses pays.
C’est en effet en juin 2007 que le COPIREP à commencé l a publication de l’avis à manifestation d’intérêt pour une mission de stabilisation de l’ONATRA. La presse locale et internationale, ainsi que le site Internet du COPIREP www.copirep.org ont été mis à contribution.
La procédure de sélection a aboutit près de six mois plus tard, par le choix du Groupe PROGOSA.
Des nombreux observateurs sont d’avis que l’état de déliquescence avancée de nos entreprises publiques trouve leur origine dans une gestion calamiteuse du bien public. Il ne s’agit pas de compétence, loin s’en faut. Le mal est ailleurs, notamment dans cette propension à l’enrichissement illicite à grande vitesse. Dans la plupart des cas, le premier acte de gestion de beaucoup de nos cadres est lié à son propre confort.
Dans ces conditions, l’aboutissement de la procédure de sélection de la firme qui doit conduire la mission de stabilisation de l’ONATRA sonne comme la fin d’une époque. Et pour les autres entreprises, c’est le prélude de la fin. Surtout que pour la circonstance, PROGOSA s’est associé l’expertise de deux sous traitants, la firme française SYSTRA, et le cabinet de renommée internationale PRICE WATERHOUSE. SYSTRA apportera ses connaissances dans le domaine des chemins de fer, et PRICE WATERHOUSE veillera sur les finances.
Quand on connaît la rigueur de PWC, il n’est pas étonnant qu’une certaine presse se fasse l’écho la presse d’inquiétudes et de réserve filtrant des bureaux de directions et non de la masse des travailleurs sur le choix du Groupe PROGOSA.
Le Groupe n’en est pas à sa première expérience. En 2003, le Gabon lui confie la gestion partielle des ports d’Owendo et de Port Gentil, puis un an plus tard la gestion du port sec de Franceville.
Le Sénégal lui confie en 2004 les opérations de manutention à Dakar.
Mais déjà en 2001, POROGA avait entrepris un fructueux partenariat avec le TOGO, dans la gestion du port de Lomé.
Grâce à l’action de PROGOSA, le port de Lomé possède aujourd’hui, des infrastructures performantes et compétitives. Et l’activité s’en ressent. Entre 2002 et 2006, le trafic total du Port de Lomé est passé de 3 976 055 à 5 349 195 tonnes. Un taux de croissance d’environ 35, 90%
Le trafic « conteneurs » a gonflé rapidement, passant de 80.783 conteneurs en 2002 à 215.892 en 2006, soit 1.978.948 tonnes. Une augmentation de 167,25%
Rien d’étonnant donc que les pays de l’hinterland du TOGO, le Burkina, le Mali et le Niger le désigne comme partenaire stratégique dans la gestion des ports secs.
Alors question, pourquoi le Gouvernement congolais s’interdirait-il de s’allier une expertise qui montre de bons résultats sous d’autres cieux?
Bien plus, pourquoi ce réveil tardif de prétendus nationalistes qui ont tôt fait d’oublier que l’équipe de gestion mixte qui va bientôt présider aux destinées de l’ONATRA comprend également des cadres nationaux, recrutés par le COPIREP à l’issue d’une procédure de sélection transparente.
Enfin, pourquoi ne pas attendre de juger aux résultats ?

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Cent transformateurs électriques attendus pour la ville de Kinshasa

Courant

Cent transformateurs électriques seront disponibilisés pour la population de la ville de Kinshasa au cours de ce mois. Selon l’administrateur-délégué général (A-DG) de la Société nationale d’électricité (SNEL), Daniel Yengo, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP), les cent transformateurs électriques permettront à la SNEL de renforcer certaines cabines et l’implantation de trente et une cabines de décharge dans la partie Ouest de la ville de Kinshasa. « L’arrivée des transformateurs va améliorer la qualité de service que la SNEL rend à sa clientèle, réduisant ainsi le recours au système de délestage », soutient l’A-DG de la SNEL, ajoutant que ce programme d’assainissement des réseaux de la SNEL s’étend dans la province du Nord-Kivu et celle du Katanga. A en croire Daniel Yengo, ces transformateurs électriques sont acquis sur fonds propres de l’entreprise. A signaler qu’un transformateur de 100 MW de la Funa avarié depuis le 19 septembre 2007 sera remis en service également durant ce mois. Avec la remise en service de ce deuxième transformateur de la Funa, ce poste va recouvrir sa capacité initiale de 200 MW qui lui permettra d’alimenter les ¾ de la ville de Kinshasa, qui étaient soumis au délestage. « Les travaux sont arrivés presque à la fin. Nous sommes maintenant à l’étape de l’habillement et du séchasse, qui sera suivi du rodage. D’ici le 15 avril 2008, le transformateur sera mis en service », a fait savoir Mme Charlotte Kiseme, chef de division de transport Ouest. Dans trois semaines, le transformateur sera en marche et la SNEL pourra remettre les 100 MW perdus. Ainsi, les communes de Barumbu, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri et Limete reprendront leur alimentation habituelle.

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JP Bemba sur le point d’être exclu

parlement

Le mandat du sénateur Jean-Pierre Bemba, parti aux au Portugal « pour des raisons de santé » début 2007, est sur le point de prendre fin au cours de l’actuelle session ouverte le 15 mars pour se clôturer le 15 juin 2008.

Se référant à une correspondance du Premier ministre Antoine Gizenga, le Bureau du Sénat vient, par sa lettre du 31 mars 2008, de le prier de « se conformer » à l’article 204-6 du Règlement intérieur. Aux termes duquel le mandat d’un sénateur prend fin par « absence non justifiée et non autorisée à plus d’un quart des séances d’une session », notamment.

Que va-t-il alors se passer si le président du Mouvement de libération du Congo (MLC), par retour de courrier, s’en tient aux « multiples tentatives à mon intégrité physique » pour ne pas rentrer en RDC ?

Par un communiqué de presse rendu public le 31 mars 2008, le Bureau du Sénat dévoile avoir écrit le même jour à l’honorable Jean-Pierre Bemba, le « priant de se conformer, dès réception de la présente, aux prescrits de l’article 204-6 du Règlement intérieur ».

Parmi les neuf dispositions relatives à la perte du mandat d’un sénateur, il y a l’« absence non justifiée et non autorisée à plus d’un quart des séances d’une session ». L’actuelle session pourrait voir le sénateur Bemba « exclu » de la Chambre haute du Parlement si la situation reste en l’état.

EXPLICATIONS DU BUREAU DU SENAT

« L’opinion se souviendra qu’à la suite des tristes événements des 22 et 23 mars 2007, l’honorable sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo a quitté le pays pour raisons de santé. Par sa lettre du 12 juin 2007, le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo a justifié son absence aux travaux de la session ordinaire de mars 2007 et une autorisation de 30 jours lui avait été accordée », rappelle le communiqué de presse signé par le rapporteur Modeste Mutinga.

Le 20 septembre de la même année, JP Bemba sollicitait une « attestation d’absence » d’une durée de 30 jours « pour des raisons d’insécurité » que lui accorda le Bureau du Sénat.

Le 4 novembre 2007, il invitait de nouveau le Bureau du Sénat à « constater l’impossibilité pratique pour lui de vivre dans la capitale congolaise, eu égard aux dommages consécutifs aux événements des 22 et 23 mars 2007 le plaçant ainsi dans l’impossibilité de revenir au pays » pour justifier son absence. Evoquant le « principe général de la force majeure ».

C’est donc en « analysant » ce cas de force majeure que le Bureau du Sénat a saisi le Premier ministre par ses lettres datées respectivement des 26 novembre 2007 et 24 mars 2008 « aux fins d’obtenir du gouvernement de la République les garanties nécessaires aux préoccupations du sénateur Jean-Pierre Bemba », signale Modeste Mutinga.

Il indique, par ailleurs, que dans sa lettre du 29 mars 2008, le Premier ministre relève trois éléments essentiels et affirme : « 1. le départ pour les soins à l’étranger du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo a été autorisé par l’institution dont il est membre ; 2. en exécution du décret présidentiel n°8/143-b du 13 novembre 2006, le gouvernement de la République, par la Primature, s’acquitte parfaitement des engagements pris vis-à-vis du sénateur Jean-Pierre Bemba en rapport avec son statut d’ancien vice-président de la République, notamment en lui payant régulièrement les émoluments lui accordés dans ce cadre ; 3. le sénateur Jean-Pierre Bemba n’a jamais exposé formellement au gouvernement la situation d’insécurité dont il serait victime afin que des mesures de protection appropriées et dévolues légalement à chaque citoyen congolais soient envisagées, le cas échéant, en sa faveur ».

INTERROGATIONS SUR L’AVENIR DE JP BEMBA

De son côté, le sénateur Jean-Pierre Bemba stigmatise – à partir du Portugal - « l’aventurisme guerrier du pouvoir », dans son message du 28 mars 2008, commémoratif des événements des 22, 23 et 24 mars 2007.

Il soutient qu’en RDC, « tous les indicateurs sont au rouge : la situation socio-économique est sortie des sentiers de l’espoir, les droits de l’homme sont bafoués, la souveraineté et l’intégrité du pays menacées de toutes, la corruption généralisée, le pillage du pays, une pseudo démocratie qui laisse place au terrorisme politique ».

« Face à ce désastre, l’alternative que nous incarnons ne peut pas se construire seulement à l’intérieur du pays. Elle doit également habiter la diaspora qui a tant contribué à l’éclosion du réveil patriotique dans nos populations », affirme JP Bemba. « Je travaille, travaillez-y aussi (…). Le Congo appartient à tous. Le devoir que nous avons de persister dans notre combat pour le Congo nouveau un impératif pour notre futur », lance-t-il.

Dans ces courriers échangés entre le Bureau du Sénat et JP Bemba, et entre le gouvernement et la Chambre haute du parlement, profilent des interrogations sur le rôle légal que l’opposition institutionnelle aspirait à lui confier.

En effet, Jean-Pierre Bemba, sur qui 42% des électeurs congolais avaient porté leur dévolu, risque de ne pas être désigné porte-parole s’il perd son mandat de sénateur. « Ce n’est pas de l’extérieur qu’il obtiendra le rang de ministre d’Etat dévolu au porte-parole de l’opposition », s’inquiètent ses partisans.

En outre, il n’est pas certain que son aura résistera à l’usure de son absence auprès de ses militants de base du MLC, note un observateur.

D’où, cette autre interrogation. Homme d’action, qui affirmait à partir du maquis avoir choisi la voie militaire pour contribuer à l’instauration de la démocratie en RDC, JP Bemba va-t-il se complaire dans un rôle passif, celui d’un pantouflard qui suit la vie socio-politique de son pays dans un fauteuil ?

Par ailleurs, d’autres analystes politiques n’écartent pas l’éventualité de le voir tenté par une nouvelle aventure guerrière, quand bien même il aurait affirmé, à diverses occasions, qu’il répugnait de reprendre les armes.

Dans tout cet imbroglio, la communauté internationale pourrait avoir son mot à dire. Elle qui a souvent appelé le pouvoir de Kinshasa à régler tous les différends politiques par le dialogue.

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Le Conseil de sécurité lève l'embargo sur la vente d'armes au gouvernement du Congo-Kinshasa

UNlogo

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi à l'unanimité de ses membres une résolution qui lève l'embargo sur la vente d'armes au Congo-Kinshasa, le maintenant en revanche pour l'ensemble des milices et groupes rebelles du pays.

Cette résolution est interprétée comme un signe de soutien au président Joseph Kabila, suivant des élections démocratiques et les efforts déployés par le gouvernement pour rétablir la sécurité dans la majeure partie du pays.

Outre la vente d'armes, la résolution interdit l'entraînement militaire des rebelles et maintient l'interdiction de mouvement et le gel des avoirs d'un certain nombre d'individus, dont des dirigeants civils et militaires de groupes étrangers.

Cinq ans après la fin de la guerre, des troubles demeurent dans l'est du pays, où des milices locales affrontent régulièrement d'autres milices, les forces régulières et certains acteurs du génocide au Rwanda en 1994. Les combats continuent malgré un accord de cessez-le-feu signé par l'ensemble des acteurs en janvier dernier.

Le précédent embargo, adopté en 2005 par le Conseil de sécurité, concernait la vente d'armes à "tout destinataire" dans l'ensemble du pays. AP

Posté par Kongolais à 09:58 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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