04 avril 2008
Le non-renouvellement du mandat de l'expert de la RDC suscite des critiques
KINSHASA, 4 avr (IPS) - La décision du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies de ne pas renouveler le mandat de son expert indépendant sur les droits humains pour la République démocratique du Congo (RDC) a fait l'objet de critiques virulentes de la part d'une importante organisation de défense des droits de l’Homme.
Cette décision prise la semaine dernière par le conseil basé à Genève concernant Titinga Frédéric Pacéré représentait ''une trahison de ses responsabilités vis-à-vis du peuple congolais'', a indiqué 'Human Rights Watch' (HRW) dans une déclaration. Ce groupe de défense des droits a son siège à New York.
Le verdict est tombé suite à une réunion du conseil au cours de laquelle l'Egypte, parlant au nom des 53 membres du groupe africain des Nations Unies et agissant en accord avec ce qu'elle a dit être les souhaits du gouvernement congolais, a recommandé vivement que le mandat ne soit pas renouvelé, citant les avancées politiques d'après-guerre et la stabilité dans le pays. L'incapacité de Pacéré à mobiliser le soutien international pour les réformes des droits humains en cours, a été également avancée comme une raison pour mettre fin à ses activités.
Le représentant de la RDC au conseil a déclaré que le gouvernement congolais travaillait pour améliorer la situation des droits de l'Homme dans le pays, un point de vue qu'un porte-parole du président du Congo, Joseph Kabila, a repris à Kinshasa, la capitale.
''Je pense que la situation ici s'améliore de plus en plus'', a affirmé Kudura Kasongo dans un entretien avec IPS. ''Et les droits de l'Homme comprennent également l'accès à ces choses comme la nourriture et les soins de santé. Elle dépend de la capacité de l'administration locale à gérer ces choses. Elle n'est pas excellente, mais elle s'améliore''.
La RDC, une nation de près de 66 millions d'habitants, qui couvre une région aussi grande que l'Europe de l'ouest, essaie de recoller les morceaux après une décennie de guerre et de soulèvements y afférents qui ont coûté la vie à quelque cinq millions de personnes.
Kabila, qui a d'abord pris le pouvoir après l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila, en 2001, est revenu au pouvoir suite à une élection de 2006 qui a vu la mort d'au moins 20 personnes dans des affrontements entre les loyalistes du candidat rival Jean-Pierre Bemba et les forces gouvernementales congolaises. Des combats ultérieurs entre les deux parties en mars le l'année dernière ont encore coûté la vie à environ 300 personnes, ont indiqué les Nations Unies dans un récent rapport préliminaire.
''Bien que ces élections aient été une grande victoire pour le pays, nous avons encore de très sérieuses inquiétudes, particulièrement avec les nouvelles violences dans l'ouest du Congo et la fragilité des accords de paix dans l'est'', a déclaré à IPS, Juliette de Rivero, directrice de plaidoyer de HRW à Genève. ''Nous ne pensons pas que la situation ait suffisamment changé pour mettre fin à cette mission; nous pensons qu'elle aurait dû être renforcée par des ressources complémentaires''.
Dans les provinces orientales riches en minéraux et en bois de la RDC, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, des éléments rebelles revendiquant la loyauté au général congolais dissident Laurent Nkunda, ont signé, le 23 janvier, un accord de paix avec le gouvernement de Kabila.
Toutefois, des combats entre les forces de Nkunda, les alliés paramilitaires du gouvernement de Kabila et les groupes armés des Hutus rwandais se réfugiant dans les vastes forêts de la région, se poursuivent avec une certaine régularité. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires estime que depuis 2003, environ 800.000 personnes sur une population de 4,2 millions ont été déplacées par des combats dans le Nord-Kivu seul.
Un rapport publié en janvier par l'organisation humanitaire, le Comité international de secours, a affirmé que 45.000 personnes mouraient par mois en RDC, principalement du fait des préoccupations liées à la santé causées par les perturbations sociales et économiques du conflit actuel.
Par ailleurs, les récents affrontements entre les forces gouvernementales et la secte Bundu dia Kongo dans la province du Bas-Congo, juste à l'ouest de Kinshasa, ont entraîné la mort d'au moins 68 personnes, a conclu un rapport interne de l'ONU sur les violences, vu par IPS.
Lors de sa cinquième visite de travail en RDC en mars, Pacéré a déploré la situation des droits de l'Homme dans le pays à travers une conférence de presse, citant comme exemple le fait que pendant que 14.200 cas de viol ont été enregistrés dans le Sud-Kivu seul entre 2005 et 2007, seulement 287 de ceux-ci avaient été poursuivis en justice.
La mission des Nations Unies au Congo, connue sous son acronyme français MONUC, a également essuyé des critiques depuis sa création en 1999.
Les soldats de maintien de la paix de l'ONU ont été impliqués dans une entreprise de contrebande de l'or contre des armes avec les milices locales dans l'est de la RDC en 2005, et un rapport interne de 2004 de l'ONU a conclu que des abus et exploitations sexuels des femmes et des filles à la fois par des militaires et des civils de la force semblaient être ''significatifs, généralisés et en cours''.
La MONUC est la mission de maintien de la paix la plus grande au monde, comptant environ 17.000 personnes.
Des fonctionnaires locaux de la mission ont semblé adopter une position prudente sur le départ de Pacéré.
''La division des droits de l'Homme est en consultations avec Genève en ce moment en vue de parvenir à une position commune, et nous espérons avoir une déclaration d'ici la semaine prochaine'', a déclaré à IPS, Michel Bonnardeaux, un porte-parole de la MONUC à Kinshasa.
Pas d'élections locales en RD Congo avant 2009
Les élections locales congolaises ne pourront pas être organisées avant 2009, a déclaré mercredi à la presse, à Bruxelles, l'abbé Appolinaire Malu Malu, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RD Congo, arguant que l'actualisation des listes électorales ne s'impose pas parce que cela nécessiterait l'organisation d'un nouveau recensement de la population.
Estimant qu'un nouveau recensement coûterait excessivement cher, il a indiqué que les bailleurs de fonds ne consentiront pas à financer une telle opération deux ans à peine après avoir financé pour plus de 400 millions de dollars les élections législatives et la présidentielle congolaises.
La RDC en quête d’une main d’œuvre qualifiée
Dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers du chef de l’Etat, le gouvernement de la RDC, à travers le ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de la Reconstruction, en collaboration avec celui de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, procède à l’enregistrement gratuit des demandeurs d’emploi qui répondent aux profils tels que ingénieurs, architectes, urbanistes, environnementalistes ou similaires.
A cet effet, les personnes intéressées, de nationalité congolaise, doivent se présenter dans les agences provinciales de l’Office national de l’emploi (Onem) à Kinshasa comme en province et dans les divisions provinciales de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, là où une agence de l’Onem n’existe pas.
Le dépôt des candidatures se déroulant du 1er au 30 avril courant, du lundi à vendredi entre 8 et 17 heures, l’Onem exige cependant aux postulants de se munir des photocopies du diplôme le plus élevé, de deux photos passeport et d’un curriculum vitae.
Rappelons qu’à Kinshasa, l’agence provinciale de l’Onem est située sur avenue du Haut Commandement n°6, derrière l’Interpol, dans la Commune de la Gombe.
Source : le Phare/Kinshasa
Grande commission mixte RDC-RSA : 83% d'exécution dans la coopération militaire contre 12% dans les projets économiques
Selon les experts à ces travaux, la coopération militaire a battu les records des autres secteurs avec 83% d’exécution. Par contre, ils regrettent que les projets économiques n’aient atteint que 12% d’exécution. Les chefs d’Etat congolais et sud-africain s’engagent à renforcer la coopération entre les deux pays, rapporte radiokapi.net
Thabo Mbeki et Joseph Kabila ont pris cet engagement à l’occasion de la clôture de la 5e Grande Commission mixte RDC-RSA jeudi soir dans la capitale sud africaine. Ce cadre de collaboration entamé depuis 4 ans lie les deux pays par une trentaine d'accords, notamment dans les domaines sécuritaires, diplomatique, économiques et même social.
Dans son discours d’ouverture, le président Kabila a estimé que l’évaluation se baserait sur les résultats. Mais déjà, il se réjouit des avancées de la coopération avec la République sud-africaine : « Oui, bien sûr que je suis satisfait de la coopération dans le domaine de la défense avec l’Afrique du Sud. C’est tout un processus qui, jusque là, a produit des résultats. Et sur le terrain, il y a beaucoup de travail de formation surtout. »
Après l’organisation des élections, la partie congolaise avait placé les projets économiques à l’avant. Malheureusement, les résultats sont alarmants : seulement 12% d’exécution, selon les experts. Parmi les raisons évoquées, l’absence des financements qui, majoritairement, sont à la charge de l’Afrique du sud. Le ministre congolais de la Coopération, Mbusa Nyamuisi, garde espoir : « Le chemin est déjà balisé. Donc, ce n’est plus très difficile entre nous et les sud-africains. Comment être déçus [par la question des financements] ? Il y a beaucoup de choses qui se font, sauf qu’il y a une demande trop forte chez nous. On a identifié des sources additionnelles de financement. Et aussi le recentrage de ces financements sur des projets précis. [Le financement sud-africain] connu, c’est déjà quelques centaines de millions de dollars mais susceptibles d’être augmentés d’autres centaines de millions de dollars. »
Finalement, les deux pays n’ont pas beaucoup évolué dans la coopération économique et sociale. Pour le Président Thabo Mbeki, il faut faire intervenir d’autres partenaires. « En ce qui concerne les projets économiques, tel que les études de faisabilité l’exigent, certains projets sont des sujets dont nous allons discuter avec la banque africaine de développement. La Bad a présentement des fonds pour ce travail de préparation des projets. Et, tous deux, nous allons approcher la Bad pour financer ce projet. Et, dans le même sens, nous sommes d’accord pour percevoir aussi l’aide d’autres partenaires, privés ou publics, pour le financement de certains autres projets. Ça peut nous aider à les accélérer. C’est comme le projet de Inga III. Pour compléter et finaliser une fois pour toute, nous comptons sur les investisseurs potentiels pour accomplir ce projet en particulier. Ça peut-être des banques ou des institutions. »
Source : Radio Okapi/Kinshasa
Les FARDC contrôlent les îles congolaises de Bosobolo
« Deux îles congolaises du territoire de Bosobolo, ne sont pas occupées par les militaires centrafricains », comme déclaré dernièrement par le commissaire de district intérimaire du Nord-Ubangi.
C’est ce qu’a affirmé le commandant de la 3ème région militaire des FARDC, le général Michel Ekutsu, à l’issue de la parade militaire tenue, le 1er avril dernier à l’intention des soldats de la 10ème brigade intégrée basée dans le chef-lieu du Sud- Ubangi.
Selon Radio Okapi, le numéro un des Forces armées de la RDC à l’Equateur a saisi cette opportunité pour rassurer la population de cette localité, avant de déclarer : « J’appelle surtout la population de Bosobolo au calme, parce qu’il a été diffusé qu’il y a deux îlots de notre territoire qui ont été occupés par les éléments des Forces armées de la République centrafricaine. C’est pour cette raison aussi que nous sommes là. Nous allons nous rendre sur place et vérifier, parce qu’on a parlé d’occupation. Mais, je dis non. On ne peut pas occuper lorsqu’on ne met pas le drapeau ». Et d’ajouter : « Le problème, c’est peut-être la sécheresse dont on m’a parlée de l’autre côté. C’est ce qui fait que nos amis de l’autre côté éprouvent des difficultés pour avoir du bois, pour traverser. Alors, ils profitent pour passer par notre territoire. C’est ainsi que les gens parlent d’occupation. Mais, à moins que je ne me trompe, il n’y a pas une occupation. C’est peut-être un malentendu entre les habitants et nos amis de l’autre côté. Nous allons nous rendre sur place et trouver des solutions».
De retour d’une mission de travail à Bosobolo, le commissaire de district ad intérim du Nord-Ubangi, Matthieu Bella Nyizo, avait fait état de la présence de militaires centrafricains dans les deux îles congolaises du groupement de Kwango.
A noter que le démenti fait par l’autorité militaire a apaisé la tension parmi la population qui pensait déjà à l’occupation illégale de deux îles de Bosobolo par les soldats centrafricains.
Pour éviter des malentendus dans les jours à venir, le mieux serait de renforcer les troupes congolaises de surveillance à la frontière entre la RDC et la République de Centrafrique.
RVF : un baliseur prêt au dragage entre Kinshasa et Kisangani
Un baliseur est prêt à opérer le dragage du fleuve Congo dans son bief Kinshasa-Kisangani, sur une distance de 1.734 km. Sans oublier toutes les unités flottantes et les ateliers mécaniques qui sont mis à jour pour permettre la bonne navigabilité du fleuve. L’administrateur directeur technique de la Régie des voies fluviales (RVF), Mayele Yas’Nzoloko, l’a fait savoir le week-end dernier aux travailleurs de cette entreprise. Les efforts déployés, a-t-il laissé entendre, ont pour objectif de redresser cette régie, en vue de sa participation au développement économique de la RDC.



