zahidi_ngoma_dPour Z’Ahidi Arthur Ngoma, Président du Camp de la Patrie, les députés Ingele Ifoto, Denis Kambayi, Patcho Panda et les autres cadres signataires de l’Acte constitutif du Recamp se sont mis sous le coup de la loi. Ils devraient subir la rigueur de l’article 110 de la Constitution qui stipule que tout député ou sénateur qui quitte délibérément son parti durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique. Ngoma demande au Président de l’Assemblée nationale d’appliquer la loi dans toute sa rigueur.
On savait qu’il ne se tairait pas longtemps. Bien que blessé dans son for intérieur, Arthur Z’Ahidi Ngoma a su trouver les mots et les formules pour qualifier l’initiative, prise par des députés et cadres du Camp de la Patrie, de lancer le Regroupement des Elus du Camp de la Patrie –Recamp-. Une nouvelle structure que les initiateurs ont présentée comme un courant politique au sein de la plateforme Camp de la Patrie.
C’est l’histoire de l’émanant et de l’émanation, a dit Z’Ahidi. L’émanant c’est le Camp de la Patrie et le Recamp en est l’émanation. ‘‘Une production du Camp de la Patrie ne peut produire des structures. Z’Ahidi soutient qu’aucun parti politique, aucune coalition, qu’il s’agisse de l’AMP ou de l’UN, n’est prêt à cautionner pareille initiative. Il cite en exemple Yves Kisombe, député MLC, dont les convictions et les positions ne reflètent plus son parti. Pour Z’Ahidi, c’est avec raison que la Direction du MLC a interdit à Yves Kisombe, fils de son père, d’engager le parti et de participer aux réunions du groupe. L’allusion à Yves Kisombe était faite juste pour démontrer que Ingele Ifoto et consorts se sont mis en dehors du Camp de la Patrie. Et qu’ils n’avaient plus qu’à en tirer les conséquences. Autrement dit, puisque Ingele Ifoto et tous ceux qui l’ont suivi sont devenus intelligents et disposent de beaucoup de moyens, ils n’auraient aucun mal s’ils créaient leur propre parti politique. Z’Ahidi leur interdit de circuler avec ses idées.
Un journaliste a voulu savoir si lui, Z’Ahidi, n’était pas invité à la création du Recamp, mardi 2 avril au Grand Hôtel Kinshasa. ‘‘C’est une insulte que de me convoquer à une manifestation pour me mettre devant un fait accompli.’’. Et d’ajouter, ces gens là, à maintes reprises, ont refusé de répondre à mes invitations.
Cela fait très longtemps que j’ai vu Ingele, Denis Kambay et Patcho Panda. Les rares députés que j’ai eu à voir, il y a quelques temps, c’est Crispin, Molisho ou Lumeya. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire. Pour finir, Z’Ahidi lâche : « Ils ont voulu prendre leur liberté parce qu’ils croient qu’ils sont arrivés au panthéon. Qu’ils s’assument au regard de la loi ».
Les cadres restés fidèles à Z’Ahidi ont fait beaucoup de révélations sur les combines politiques et politiciennes en cours. Il semble que la présence de Kiakwama au Grand Hôtel mardi n’était pas un hasard. Les membres du Recamp devraient, a-t-on appris, s’associer à ceux du Groupe parlementaire CDC pour aider l’AMP à préserver sa majorité après une éventuelle rupture avec le PALU.
Rupture qui interviendrait à la suite de la déchéance de Gizenga. On ne sait vraiment pas dans quelle mesure cela est vrai ou faux. La politique, dit-on, est l’art du possible. Wait end see.

Source : La properité/Kinshasa