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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

05 avril 2008

Victimes collatérales

Mines

Plus de 2.000 personnes ont été tuées ou blessées par des mines antipersonnel en République démocratique du Congo (RDC), vaste pays d'Afrique centrale ravagé par des conflits depuis plus de dix ans, a indiqué l'ONU vendredi à Kinshasa. "Le pays compte actuellement 2.078 victimes de mines antipersonnel ou autres résidus explosifs de guerre. Elles ont été tuées ou mutilées, ou tout simplement empêchées de mener les activités devant leur assurer les besoins vitaux", a déclaré le numéro 2 de l'ONU en RDC, Ross Mountain, à l'occasion de la journée mondiale de lutte anti-mines.

Les zones qui restent les plus "polluées" de RDC sont les provinces de l'est du pays (Kivu, Province orientale, Maniema, Katanga) et l'Equateur (nord-ouest), théâtres des plus durs affrontements pendant les deux dernières guerres sur le sol congolais (1996-1997 et 1998-2003).

Depuis la fin de la dernière guerre, plus de 300 km de route ont été "dépollués", 3.700 km2 de territoire déminés et près d'un million de personnes vivant dans des zones considérées comme dangereuses ont été "sensibilisées", selon le Centre de coordination de la lutte anti-mines de l'ONU.

Ces efforts ont été rendus possibles notamment grâce au travail d'organisations internationales comme Handicap International, Danish Church Aid et Mine Advisory Group ainsi que de Mechem, une firme privée engagée par la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

M. Mountain a encouragé le gouvernement congolais, qui s'est doté en mars d'un "point focal national pour la lutte anti-mines", à adopter "une législation nationale (anti-mines), tel que prévu par la convention sur l'interdiction des mines ratifiée par le pays en 2002".

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Goma : accord de rapatriement volontaire, les FDLR posent un préalable

MilitaireUne dizaine d’officiers FDLR ont répondu présents à cette séance de sensibilisation. Ils ont déclaré avoir à leur disposition toute une brigade basée à Nyabiondo.
Lors de cette rencontre avec l’équipe mixte de sensibilisation, Assemblée provinciale du Nord-Kivu, PIO/ DDRRR de la Monuc et le délégué de la Banque mondiale, la mission a fait deux propositions aux combattants hutus rwandais. La première est que ces combattants retournent volontairement dans leur pays (le Rwanda). La deuxième : que ceux qui voudront rester au Congo, introduisent une demande de statut de réfugié.

Pour le commandant de cette brigade FDLR de Nyabiondo, qui a requis l’anonymat, il faudra au préalable que le gouvernement rwandais mette fin à la discrimination sociale qui est exercée contre les Hutus.
Ce colonel FDLR se dit favorable au retour. Mais il insiste notamment sur la nécessité d’un dialogue avec le gouvernement rwandais : « Je demande au gouvernement rwandais d’établir un dialogue avec ses opposants afin que tout le monde se retrouve dans son pays natal »
Ndiaga Diagne, chef d’équipe de la section DDRRR de la Monuc, rassure que plus de 15 000 hutus rwandais sont déjà rapatriés au Rwanda depuis le début de programme de rapatriement en 2001 et que la communauté internationale assure le suivi de leur sécurité sur place.

Il est prévu une prochaine séance de sensibilisation avec projection de films portant sur les témoignages de ceux qui sont déjà rentrés et intégrés dans la vie au Rwanda.

Source : Radio/okapi

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Rebondissement au Camp de la Patrie : Z’Ahidi en colère !

zahidi_ngoma_dPour Z’Ahidi Arthur Ngoma, Président du Camp de la Patrie, les députés Ingele Ifoto, Denis Kambayi, Patcho Panda et les autres cadres signataires de l’Acte constitutif du Recamp se sont mis sous le coup de la loi. Ils devraient subir la rigueur de l’article 110 de la Constitution qui stipule que tout député ou sénateur qui quitte délibérément son parti durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique. Ngoma demande au Président de l’Assemblée nationale d’appliquer la loi dans toute sa rigueur.
On savait qu’il ne se tairait pas longtemps. Bien que blessé dans son for intérieur, Arthur Z’Ahidi Ngoma a su trouver les mots et les formules pour qualifier l’initiative, prise par des députés et cadres du Camp de la Patrie, de lancer le Regroupement des Elus du Camp de la Patrie –Recamp-. Une nouvelle structure que les initiateurs ont présentée comme un courant politique au sein de la plateforme Camp de la Patrie.
C’est l’histoire de l’émanant et de l’émanation, a dit Z’Ahidi. L’émanant c’est le Camp de la Patrie et le Recamp en est l’émanation. ‘‘Une production du Camp de la Patrie ne peut produire des structures. Z’Ahidi soutient qu’aucun parti politique, aucune coalition, qu’il s’agisse de l’AMP ou de l’UN, n’est prêt à cautionner pareille initiative. Il cite en exemple Yves Kisombe, député MLC, dont les convictions et les positions ne reflètent plus son parti. Pour Z’Ahidi, c’est avec raison que la Direction du MLC a interdit à Yves Kisombe, fils de son père, d’engager le parti et de participer aux réunions du groupe. L’allusion à Yves Kisombe était faite juste pour démontrer que Ingele Ifoto et consorts se sont mis en dehors du Camp de la Patrie. Et qu’ils n’avaient plus qu’à en tirer les conséquences. Autrement dit, puisque Ingele Ifoto et tous ceux qui l’ont suivi sont devenus intelligents et disposent de beaucoup de moyens, ils n’auraient aucun mal s’ils créaient leur propre parti politique. Z’Ahidi leur interdit de circuler avec ses idées.
Un journaliste a voulu savoir si lui, Z’Ahidi, n’était pas invité à la création du Recamp, mardi 2 avril au Grand Hôtel Kinshasa. ‘‘C’est une insulte que de me convoquer à une manifestation pour me mettre devant un fait accompli.’’. Et d’ajouter, ces gens là, à maintes reprises, ont refusé de répondre à mes invitations.
Cela fait très longtemps que j’ai vu Ingele, Denis Kambay et Patcho Panda. Les rares députés que j’ai eu à voir, il y a quelques temps, c’est Crispin, Molisho ou Lumeya. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire. Pour finir, Z’Ahidi lâche : « Ils ont voulu prendre leur liberté parce qu’ils croient qu’ils sont arrivés au panthéon. Qu’ils s’assument au regard de la loi ».
Les cadres restés fidèles à Z’Ahidi ont fait beaucoup de révélations sur les combines politiques et politiciennes en cours. Il semble que la présence de Kiakwama au Grand Hôtel mardi n’était pas un hasard. Les membres du Recamp devraient, a-t-on appris, s’associer à ceux du Groupe parlementaire CDC pour aider l’AMP à préserver sa majorité après une éventuelle rupture avec le PALU.
Rupture qui interviendrait à la suite de la déchéance de Gizenga. On ne sait vraiment pas dans quelle mesure cela est vrai ou faux. La politique, dit-on, est l’art du possible. Wait end see.

Source : La properité/Kinshasa

Posté par Kongolais à 10:31 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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