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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

10 avril 2008

Mobutu Nzanga attendu à Kisangani pour rouvrir l'Inra/Yangambi

Mobutu_Nzanga

L'Institut national de recherche agronomique (Inera) de Yangambi sera réhabilité dans les tout prochains jours. Le gouverneur de la province Orientale a invité le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture et du Développement rural d'aller palper du doigt la réalité sur le terrain. Cette visite rentre dans le cadre du Programme de réhabilitation de l'agriculture dans la province Orientale.

Le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture et du Développement rural, François Joseph Mobutu Nzanga, a reçu, hier jeudi 10 avril, le gouverneur de la province Orientale, Médard Autsaï. Ce dernier était accompagné du questeur de l'Assemblée provinciale, Jean Ilongo Tokole.

Concrètement, la rencontre a tourné autour du programme de réhabilitation de l'agriculture dans la Province Orientale (Prapo) ainsi que de la réouverture de l'Institut national de recherche agronomique (Inera) de Yangambi. Evalué à plus de 40 millions U$, Prapo est un programme financé par le Fonds international pour le développement agricole (Fida). Quant à l'Inera/Yangambi, jadis le premier du genre sur l'ensemble du territoire national, il se trouve dans un état de délabrement très avancé. Alors que c'est cet établissement qui a formé la majorité des agronomes que regorge la nation. Mais, il faut mobiliser des moyens pour exhumer de ses cendres ce prestigieux cadre agronomique.

Sur invitation du gouverneur Autsaï, et pour concrétiser leurs visions, le ministre d'Etat Mobutu Nzanga devra se rendre à Kisangani, dans les tout prochains jours, pour ces deux questions précises, mais aussi pour celles liées au développement communautaire, puisqu'il a également à sa charge le développement rural. Le ministre se fera accompagner du représentant de l'OMS en RDC.

«Nous sommes venus exprimer au ministre d'Etat les différentes préoccupations de la population de la Province Orientale notamment en ce qui concerne le prapo (…) il est souhaitable qu'il y ait aussi les autochtones dans le comité de pilotage de ce programme afin qu'ils se l'approprient», a indiqué Autsaï. Avant d'ajouter : «A l'issue de cet échange fructueux avec le ministre, je vais, à mon retour, sensibiliser la population, surtout celle de la Tshopo».

Cette rencontre s'inscrit dans la perspective de la réunion prochaine qui réunira tous les ministres provinciaux de l'Agriculture autour du ministre d'Etat, et dont l'objectif sera l'harmonisation du Code agricole en République démocratique du Congo.

L'ESPAGNE OFFRE UN BATEAU DE PECHE

Elle témoigne, à coup sûr, le rapprochement qui existe entre le gouvernement central et les provinces en plein processus de décentralisation. Mobutu Nzanga revient de l'Espagne, où il a participé à une réunion regroupant les ministres africains de la Pêche avec l'association des armateurs, Cluster, la plus importante de l'Europe en matière de pêche. La ministre espagnole de l'Agriculture, Pêche et Alimentation, Helena Espinoza, a promis d'aider la RDC avec un bateau de pêche. ce qui permet de relancer la pêcherie surtout dans la partie Est du pays. Le projet est très avancé. C'est question des jours. De son côté, la Belgique, à travers la CTB, soutient déjà le secteur avec la restructuration du ministère.

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Cinq chantiers : la polémique !

jumelle

Virulente et frontale, l’attaque est venue de là où on l’attendait le moins. Mais qui a dit que Franck Diongo n’avait pas quelques petits comptes à régler avec le régime congolais ? Pourtant, le leader du parti lumumbiste progressiste, député honoraire n’a pas du tout l’air de s’amuser, renouant avec ces accents, quelque peu perdus dans le brouhaha d’une scène politique fragmentée, de ce que furent jadis les enfants terribles de l’opposition politique congolaise.

Ni plus ni moins, Franck Diongo critique les choix annoncés mardi par le ministre des Travaux Publics et Infrastructures Pierre Lumbi, dans lesquels le député honoraire trouve que l’Est de la RDC a été privilégié par rapport aux autres provinces et régions. « On a exactement investi là où la majorité et le président (de la république, Ndlr) ont été votés. Et à l’Ouest et au Centre où la majorité et le président n’ont pas été votés, on n’a pas investi », déclare Franck Diongo cité par Okapi. Avant de préciser : « Prenons le cas des routes. Pour la seule ville de Lubumbashi, on a investi dans les fonds chinois 1,6 milliards de dollars (…) Il n’y a pas seulement disparité, mais le choix politique a sacrifié. Donc, la politique du gouvernement fragilise la République. J’aurai souhaité une politique de solidarité nationale, pas le clivage Est-Ouest. Je vous l’ai dit, aucune route de l’Ouest n’a été choisie. Alors, réfléchissez-y ! »

Polémique

Le leader du parti lumumbiste progressiste fait allusion au programme de reconstruction annoncé mardi par le ministre Pierre Lumbi, avec un volet routes tellement fourni qu’on peut se demander à juste titre s’il sera effectivement exécuté. Ce ne sont pas les tâches qui manquent : reconstruction du tronçon Lufumi-Kwango sur la nationale n°1 au Bandundu ; reconstruction du tronçon Nsele-Lufumi sur la nationale n°1 à Kinshasa et au Bandundu ; reconstruction du tronçon Kwango-Kenge sur la nationale n°1 au Bandundu ; construction de l’autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa au Katanga ; construction de la route Kolwezi au Katanga ; construction de la route Lubumbashi-Kasumeno-Kasenga au Katanga ; construction de la route Likasi-Kolwezi au Katanga ; construction et bitumage de la route Kasindi-Beni-Bunia-Niania au Nord-Kivu et Province Orientale ; construction de la route Boma-Matadi au Bas-Congo ; réhabilitation de la route Muanda-Boma au Bas-Congo ; réhabilitation de la route Bukavu-Kavumu au Sud-kivu ; réouverture de la route Uvira-Kalemie au Sud-Kivu ; réouverture de la route Kalemie-Nyunzu-Kabalo-Manono-Mituaba-Likasi au Katanga ; réhabilitation de la route Bukavu-Kasongo au Sud-Kivu et au Maniema ; réhabilitation de la route Kananga-Mbuji-Mayi-Kabinda-Kasongo au Maniema et Kasaï Oriental ; réhabilitation de la route Kasongo-Kindu au Maniema ; réouverture de la route Kisangani-Banalia-Buta-Aketi-Bunduki-Bumba et Bulia-Bondo dans les provinces Orientale et Equateur ; réouverture de la route Akula-Gemena-Mbari et Boyabo-Zongo dans la province de l’Equateur ; réouverture de la route Mongata-Bandundu-Nioiki-Bikoro dans les provinces de l’Equateur et Bandundu ; réhabilitation de la route Batshamba-rivière Loange plus construction pont ; réouverture de la route Kananga-Benadibele-Lodja ; réhabilitation de la route Niania-Isiro.
A priori, le volet routes touche donc toutes les provinces, au point de soulever des interrogations légitimes sur le sens de la déclaration du député honoraire. Pour les uns, la question se pose en termes de déséquilibre à résorber, tandis que pour d’autres le choix des ouvrages à réaliser n’a pas du tout été fait au hasard.
C’est du reste sur un air de polémique que Pierre Lumbi a réagi à la déclaration de Franck Diongo. « L’Est n’est pas du tout privilégié. Je vous renvoie à tout ce que je dis aujourd’hui. Si vous voulez faire le calcul des détails, cela est rendu public. Essayez de faire le calcul et de voir ce qui revient à l’Est, à l’Ouest et au Centre. Je vous dis, pour la seule province-ville de Kinshasa, sur les 350 millions de dollars, il y a 150 millions consacrés à la voirie urbaine et à d’autres projets, tels que les centres de formation aux métiers de travaux publics qui, en fait, nous préparent à tous ces chantiers. Vous savez, il y a longtemps que nos ouvriers n’ont pas été spécialisés. C’est la première chose. Deuxième chose, lorsque vous dites que la seule ville de Lubumbashi va consommer 1,5 milliards, où avez-vous trouvé ces chiffres ? Ce que nous venons d’annoncer, et je l’ai dit, les 750 millions, c’est la planification que nous avons faite pour la première année ».

Il faut le débat

La preuve est donc de nouveau faite : la confiance n’existe toujours pas, avec le terrible risque de diviser davantage les Congolais sur fond d’un clivage imaginaire Est-Ouest. Les élections générales de 2006 sont certes passées par là. Les affaires Nkunda avec la conférence sur la paix et la sécurité dans les deux Kivu, Kyungu dans le Katanga et BDK dans le Bas-Congo, en introduisant imprudemment des traitements sélectifs par rapport aux provinces, aux leaders politiques et aux événements que ces derniers ont suscités, n’ont pas toujours contribué à ce que les choses aillent nécessairement dans le sens de la cohésion et de la solidarité. Il faut en plus y ajouter l’opacité qui continuer de présider à la gestion des contrats chinois pour déboucher sur un climat lourd fait de méfiance et de suspicion.
Ce n’est pas tout. La dette extérieure qui continue aujourd’hui de peser lourdement sur les efforts engagés par la RDC pour retrouver les voies de la croissance et de la prospérité n’est pas l’apanage, le privilège ou l’exclusivité de telle ou telle province ayant accueilli tel ou tel projet – l’exemple du barrage d’Inga dans le Bas-Congo - mais plutôt le lot de tous les Congolais qui en paient encore aujourd’hui le tribut le plus lourd. Voilà donc pourquoi, au lieu de laisser nos compatriotes s’entredéchirer, il faut commencer par leur donner l’information, la vraie, afin de renforcer leur citoyenneté. Il faut par la suite se convaincre que la transparence est un élément essentiel de la bonne gouvernance. Il faut ouvrir un véritable débat au niveau de la représentation nationale afin de permettre aux Congolais, en critiquant, en corrigeant tel ou tel aspect des projets, ou en les enrichissant, et de se les approprier. En effet, ne pas se plier à cet exercice de simple bon sens, c’est non seulement amplifier la suspicion et la méfiance, mais aussi et surtout fournir des arguments à ceux qui pensent qu’il y a une sorte de grand secret, mais aussi des choses pas toujours avouables qu’on cherche à cacher aux Congolais. Enfin, il faut se rendre à l’évidence que ce dont le programme de reconstruction de la RDC a le plus besoin, c’est que les cinq chantiers ne soient pas l’affaire du seul Président de la République qu’on féliciterait en cas de succès et qu’on s’empresserait de blâmer en cas d’échec, pour devenir le projet de tous les Congolais engagés dans la voie de la reconstruction. Pour cela, il n’y a pas d’autre recette miraculeuse que d’impliquer ces derniers en leur donnant la bonne information, en leur expliquant les tenants et les aboutissants des projets mis en oeuvre, en les convaincant, par une transparence tous azimuts, non seulement qu’il n’y a rien à cacher, qu’il n’y a aucun avantage indu que certains responsables chercheraient à arracher, qu’ils ont enfin comme acteurs et bénéficiaires le droit, le devoir et la capacité d’interpeller les dirigeants et d’évaluer, étape par étape, l’évolution des projets.

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RDC : la face cachée des rémunérations 2008

Franc_congolais

La situation sociale est pénible. Les prix ont pris de l’ascenseur et face à une population au pouvoir d’achat inexistant, la grogne sociale prend de plus en plus de l’ampleur. La question est celle de savoir si le gouvernement a pris des dispositions utiles pour protéger les populations. Ou encore si effectivement le même gouvernement s’appuie sur les critères d’équité, d’une réelle justice distributive pour que les sacrifices soient supportés par toutes les couches socio-professionnelles de la Nation. Compte tenu de premiers éléments d’investigations menées par Le Potentiel, les écarts sont énormes entre les rémunérations du personnel politique et celles de l’administration. Ce qui serait à la base de cette tension, de plus en plus vive, observée particulièrement dans le secteur public.

« La situation sociale générale des agents et fonctionnaires de l’Etat, en ce compris les enseignants, les magistrats, les professeurs et les chercheurs, les médecins et les paramédicaux, les soldats et les policiers demeure préoccupante. Bien que le gouvernement ait alloué 15 milliards de francs congolais, soit au total 35 milliards de francs congolais, la tension au sein de l’Administration publique reste vive. … Par ailleurs, il n’y a pas motif à se réjouir lorsque l’on observe un autre phénomène, celui des grèves qui paralysent le pays, bloquent son fonctionnement, étranglent l’économie et asphyxient la population ». Ce tableau sombre et préoccupant a été peint par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, dans son discours de rentrée parlementaire pour la session du mois de mars.

Effectivement, la tension est vive au sein de l’Administration publique. Les agents et fonctionnaires de l’Etat ont lancé un « ultimatum » au gouvernement avant de radicaliser leur position. Le personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire, ESU, principalement les professeurs, est en grève. Avec tous les risques d’obliger le gouvernement à décréter cette année académique blanche conformément aux prescrits de l’Unesco. Les enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, dans certaines provinces, refusent de reprendre la craie. Dans le secteur de la santé, la grogne est perceptible. Les blouses blanches n’ont plus le sourire de rassurer les malades.

TENSION SALARIALE : DES ECARTS SCANDALEUX

Il s’agit d’autant d’indices qui doivent interpeller le gouvernement pour apporter la solution qui s’impose. Si pas dans sa totalité en décidant de l’élaboration, dans les meilleurs délais, d’une vraie politique salariale, mais de proposer des solutions réalistes susceptibles de résoudre progressivement la crise.

Cependant, la question fondamentale est celle de savoir si au niveau du gouvernement, pour ne pas dire de toutes les institutions nationales où se prennent les décisions finales, l’on est animé de cette volonté politique réelle d’améliorer la situation salariale des agents et fonctionnaires de l’Etat. Ensuite ou parallèlement, de s’appuyer sur un Code de travail qui « révolutionne » la législation sociale dans le but de protéger les travailleurs du secteur privé.

Certes, le gouvernement vient de revoir à la hausse le SMIG, lequel passe de 1 à 3 dollars. Mais qu’en est-il du régime de sécurité sociale, le meilleur cadre juridique de garantie pour tout contribuable ? Question qui demeure encore sans réponse.

Revenant au secteur public pour s’interroger sur la volonté réelle du gouvernement d’améliorer la situation salariale dans ce secteur. Il convient, avant de répondre à cette interrogation, de relever que selon les premiers éléments d’investigations, l’Etat emploie 1.021.213 personnes. Le Budget de rémunérations en 2008 prévoit, pour ce faire, une enveloppe annuelle de 481.918.286.730 Fc. Ce personnel se répartit de la manière suivante : Institutions publics et assimilés : 12.475 personnes. Leurs rémunérations sont évaluées à 66.429.338.175 Fc.

L’Administration centrale compte 734.936 personnes pour des rémunérations de l’ordre de 325.892.553.305 Fc. Enfin, le personnel militaire et policier est évalué à 273.802 personnes, soit des rémunérations fixées à 89.596.391.252 Fc.

Il nous revient que selon les effectifs pris en compte dans le Budget des rémunérations 2008, le personnel de la Primature arrive en tête avec 253 unités qui touchent 12.929.572 Fc par an, soit 23.508,3 dollars pour une moyenne de 1.959 dollars par mois. Vient ensuite le personnel de la Présidence avec 4.720.870 FC par an, soit 8.583,4 dollars. Ce qui fait 715 dollars par mois et par personne.

Quant au Parlement, l’enveloppe serait de 6.705.611.455 Fc pour le Sénat. Soit 6.780.194 Fc par personne et par an ; 12.327,6 dollars ou 1.027 dollars par mois. A l’Assemblée nationale, on retient les chiffres de 7.162.711 Fc, soit 13.023 dollars par an ou 1.085 dollars par mois en moyenne.

Mais les fonctionnaires proprement dits, auxquels il faut ajouter le personnel enseignant, de santé et agricole, gagnent en moyenne 443.500 Fc, soit 806 dollars par an. Donc, 71,5 dollars par mois, la moyenne générale. Ceux qui ont un faible pour les calculs constateront que le personnel des institutions politiques touche 11 fois plus que la moyenne générale

Pour parler de certains secteurs de l’Administration publique, l’ESU vient en tête avec 107 dollars par mois et par personne. Suivi de la santé avec 98 dollars et l’EPSP avec 74 dollars de salaire moyen mensuel.

Aussi, quand on examine les écarts entre les Institutions politiques et la catégorie des fonctionnaires, le constat va de 1.997 dollars à 74, soit une tension salariale de 1 à 27. L’écart est trop grand et crée un fossé énorme, source de frustrations. Et confirme entre-temps l’adage selon lequel, « les loups ne se mangent pas ».

JUSTICE DISTRIBUTIVE INEXISTANTE

Au regard de ces éléments d’investigations, la question posée ci- haut sur la volonté du gouvernement d’améliorer la situation salariale demeure sans réponse. Du moins, rien ne transparaît dans le Budget des rémunérations pour l’exercice 2008, jusqu’ à preuve du contraire. Tout simplement, parce que la tension salariale acceptée à Mbudi par l’Etat congolais était de 1 à 10. Or, la tension salariale entre les différentes institutions politiques est de 1 à 27. Si cette tension générale, pour toutes les institutions, est ramenée de 1 à 10, il est indiscutable qu’il serait possible de dégager des ressources, aussi faibles soient-elles, pour améliorer la situation des autres personnels. Ainsi, tout le monde, pas seulement des catégories de la population bien connues, supporterait le poids des sacrifices imposés pour reconstruire la nation.

De ce qui précède, il n’existe nullement une vraie politique salariale incitative. Une politique salariale qui répondrait aux critères d’équité et de justice distributive. En fait, ceux qui oeuvrent au sein des institutions politiques sont censés être au service du peuple. Si tel n’était pas le cas, quel est le sens à donner à « une élection » ? Dans les circonstances actuelles, la réponse serait « se servir d’abord » deviendrait le seul leitmotiv de ceux qui recherchent les fonctions

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RDC : paie des enseignants : tout est rentré dans l’ordre

Argent

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu Famba, a annoncé le mardi 8 avril que «tout est rentré dans l’ordre» au sujet de la paie des enseignants relevant de son ministère à travers le territoire national. C’était lors de la visite qu’il a effectuée au centre où se déroulait l’épreuve orale de français, situé dans les installations du Lycée Sacré Cœur, dans la commune de la Gombe. Epreuve qui entre dans le cadre de la hors-session de l’examen d’Etat 2008.

Le ministre Mwangu Famba, qui s’entretenait avec la presse à l’issue de cette visite, a vivement regretté « ce qui est arrivé lors de la paie des salaires des enseignants du mois de février 2008 qui s’est effectuée sur base des listings dressés par le ministère de la Fonction publique, tenant compte du recensement des agents et fonctionnaires de l’Etat décidé par le gouvernement.

Lors de cette paie, a-t-il rappelé, on a enregistré le rabattement des salaires pour les uns et la hausse pour les autres, la non prise en compte des échelons des enseignants et l’omission des noms de certaines écoles et de certains enseignants. « Ces lacunes viennent d’être corrigées avec la décision du gouvernement de remettre au SECOPE (Service de contrôle de la paie des enseignants) la responsabilité de dresser, désormais, la liste de paie des enseignants », a annoncé le ministre de l’EPSP avant d’appeler tous les enseignants à l’apaisement et à faire confiance au gouvernement qui, jugeant leurs revendications fondées, a pris cette décision. Il a saisi cette opportunité pour lancer un appel à tous les grévistes (enseignants) de différentes écoles éparpillées à travers le pays pour qu’ils mettent fin à leur mouvement du fait qu’une solution vient d’être trouvées à leurs revendications qui étaient motivées par des perturbations observées lors de la paie de février 2008.

Pour le ministre de l’EPSP, le SECOPE paiera tous les enseignants recensés par le ministère de la Fonction publique lors de l’opération décrétée à cette fin mais aussi ceux qui ne sont pas recensés mais qui sont reconnus par ses services.

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Matadi : fosses communes, la commission parlementaire ne nie ni ne confirme leur existence

matadi

Le rapport de la commission de l’Assemblée provinciale présenté à la plénière mercredi ne confirme ni n’infirme la présence des fosses communes entre les villages de Lungavasa et Manterne. Cette commission de l’assemblée provinciale était chargée de vérifier l’existence ou non de fosses communes en ce lieu.

En effet, d’après l’honorable Paku Mapangula, président de la commission, son équipe est descendue sur terrain la première fois ensemble accompagnée du procureur de la République de Boma. Sur le lieu, ce dernier a fait photographier l’endroit et a placé quelques indices tout en priant l’autorité administrative de Lungavasa et Manterne de sécuriser le site.

Curieusement, lorsque la commission et le procureur de la République de Boma sont redescendus sur le terrain le lendemain, poursuit la même source, avant la fouille, ils ont constaté que le site avait changé de configuration.
Apres avoir fouillé le lieu, aucun corps n’a été trouvé dans les fosses, à part des braises sèches et l’odeur nauséabonde. Toujours d’après le président de la commission, l’équipe de la Croix-Rouge qui a creusé les fosses a découvert quelques caches-nez et une membrane humaine confirmée du reste par le Dr Mabiala comme une peau de plante humaine.

Dans ses recommandations, la commission parlementaire a demandé que les autorités politico-administratives de la ville de Boma et Manterne soient suspendues pour besoin d’enquête. Pour avoir refusé de sécuriser le site, ces autorités, rencherit la commission, doivent être traduites en justice par le gouvernement provincial du Bas-Congo.
La commission dit attendre les rapports du procureur de la République de Boma et du médecin légiste pour compléter le dossier. Dossier à suivre.

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Lubumbashi : Arrivée de Joseph Kabila en provenance de New Delhi

Airdc

Arrivée ce jeudi à Lubumbashi aux petites heures du matin du chef de l’Etat Joseph kabila en provenance de New Delhi en Inde. Il était précédé, dans la capitale du cuivre, de trois ministres à savoir Pierre Lumbi des travaux publics infrastructure, Martin Kabwelelu des mines et Godéfroid Mayobo, ministre près le premier ministre, venus de Kinshasa.

Ceux-ci ont foulé le sol katangais mercredi après-midi. Ils sont à Lubumbashi pour le démarrage des travaux de construction de l'autoroute Lubumbashi - Kasumbalesa dont le coup d'envoi sera donné vendredi par le président de la République.

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Kisangani : SNCC, des titres de propriété pour compenser trente mois d’arriérés de salaire

Maison

Plus de cent soixante-dix agents actifs de la Société Nationale de Chemins de fer du Congo (SNCC) sont concernés par cette opération imaginée par la direction locale de cette entreprise pour régler son contentieux avec le personnel. La signature du contrat de cession des maisons a eu lieu mercredi dans la concession de la SNCC à Lubunga.

La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance d’euphorie pour les bénéficiaires. A tour de rôle, chacun a procédé à la signature de son contrat. Pour ces agents, l’acte posé par la SNCC va contribuer à atténuer leurs malheurs. « Vous savez que nous avons passé toute notre jeunesse au sein de cette société. C’est une misère la plus profonde. Mais en ce moment ci, la SNCC vient de nous sécher les larmes aux yeux », a déclaré un des bénéficiaires.

L’acquisition du patrimoine immobilier pour compenser les arriérés de salaire est cependant assortie de quelques conditionnalités. Ne sont éligibles que les agents actifs ayant presté dans l’entreprise pendant au moins dix ans et qui habitent les maisons visées par l’opération.

Selon le directeur provincial de la SNCC Kisangani, Emile Utshudi, en plus du cumul des arriérés de salaires des agents, la vétusté du patrimoine immobilier et le manque de moyens d’entretien justifie aussi la décision de l’entreprise de vendre ces maisons aux employés. D’après la même source, les autres agents non éligibles par cette opération pourront à leur tour acheter des parcelles dans la concession de la SNCC par le même mécanisme.

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RDC: les capacités de la Monuc atteignent leurs limites (Ban Ki-moon)

UNlogo

Les capacités de la force de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) atteignent leurs limites et une augmentation de sa présence dans l'est du pays créerait un risque sécuritaire ailleurs, avertit un rapport publié cette semaine à New York.

Les ressources de la Monuc, la plus importante mission de maintien de la paix de l'ONU avec quelque 22.000 personnels, "atteignent leurs limites, ce qui crée des risques dans des zones de tension potentielle ou de tension croissante, notamment le Bas-Congo et d'autres régions", met en garde le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, dans ce rapport au Conseil de sécurité.

Le secrétaire général affirme que l'effectif actuel autorisé de la Monuc "ne reflète pas le rôle critique que la mission est appelée à jouer aux termes des processus de Nairobi et de Goma".

M. Ban fait ainsi référence à des accords récemment conclus d'une part entre la RDC et le Rwanda voisin (Nairobi), d'autre part entre la RDC et des groupes armés congolais (Goma), dans le but de régler le problème posé par les milices armées congolaises et étrangères opérant dans l'est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord et du Sud Kivu.

Les Kivus sont depuis longtemps une source d'instabilité en RDC, même depuis la fin de la guerre civile en 2003. M. Ban souligne que la région pourrait encore affecter la stabilité du reste du pays.

"La stabilité à long terme dans les Kivus dépendra de nombreux facteurs liés", affirme-t-il, soulignant la nécessité d'étendre l'autorité de l'Etat à travers les deux provinces et de "renforcer de manière substantielle" l'armée nationale.

Mais il a églement averti que l'amélioration de la sécurité dans l'est ne peut être assurée aux dépens d'autres régions, comme le Bas-Congo à l'ouest, où la police nationale s'est heurtée à plusieurs reprises depuis janvier, parfois très durement, au mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK).

M. Ban exhorte les autorités de RDC à "s'abstenir d'utiliser la force de manière disproportionnée".

Depuis fin février au Bas-Congo, des affrontements avec le BDK et la répression brutale de la police ont fait 27 morts selon le gouvernement, de 100 à plus de 300 morts selon des députés de l'opposition et le BDK. Selon des sources onusiennes, le bilan serait de plus d'une centaine de morts.

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Fosses communes au Bas-Congo (RDC): des "allégations" sous enquête de l'ONU

jumelleLa Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a indiqué mercredi avoir eu connaissance d'"allégations" faisant état de l'existence de fosses communes au Bas-Congo (ouest) où ses enquêteurs mènent actuellement "des investigations".

Depuis fin février au Bas-Congo, des affrontements avec le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) et la répression brutale de la police ont fait 27 morts selon le gouvernement, de 100 à plus de 300 morts selon des députés de l'opposition et le BDK. Selon des sources onusiennes contactées par l'AFP, le bilan serait de plus d'une centaine de morts.

"Nous avons eu connaissance de communications d'associations locales de défense des droits de l'Homme sur la présence possible de ce qui semblerait être des fosses communes" au Bas-Congo, a déclaré le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, au cours d'un point presse à Kinshasa.

"Notre équipe (de la section) des Droits de l'Homme est toujours sur le terrain. (...) Il y a des investigations qui sont menées", a-t-il poursuivi, ajoutant n'avoir "pas encore de précisions" concernant l'existence de fosses communes.

Le BDK affirme que "cinq fosses communes" ont été découvertes dans la province et que des "centaines de cadavres" ont été jetés dans des rivières au cours de la répression menée par la police en février et mars.

Début avril, des ONG locales ont affirmé avoir recueilli des témoignages sur l'existence de fosses communes. Mais, selon elles, les corps qu'elles contenaient auraient été déplacés avant l'arrivée de missions d'enquête.

Selon l'ONG la Voix des sans voix (VSV), une fosse commune a été découverte le 29 mars à Manterne, village situé, à vol d'oiseau, à environ 50 km au nord-ouest de la capitale provinciale Matadi.

Le 2 avril, une équipe composée d'un substitut du procureur de Matadi, d'un agent de la Croix-Rouge locale et d'un médecin aurait constaté sur place que la fosse avait été "ouverte" puis "recouverte", mais y aurait tout de même retrouvé "un tissu de corps humain", selon la VSV.

Le médecin avait été convoqué le lendemain au parquet qui le sommait de s'expliquer pour "divulgation du secret professionnel", affirme la VSV, qui a réclamé au gouvernement d'assurer la "protection" de ce médecin et l'ouverture d'une "enquête indépendante".

L'ONG affirme que la "découverte" de Manterne "fait suite au massacre des adeptes du BDK" dont les autorités cherchent, selon elle, à "effacer toutes les traces".

Contactée par l'AFP, la vice-présidente de l'assemblée provinciale du Bas-Congo, Marie-José Fulu Masaka, a affirmé que la mission d'enquête qu'elle avait menée début avril à Manterne et dans d'autres localités ne permettait pas de conclure à la présence de fosses communes.

Bundu dia Kongo ("Royaume du Kongo") est un groupe d'opposition religieux sécessionniste qui prône la restauration de l'ex-royaume Kongo, qui s'étendait au XVe siècle sur l'actuel Bas-Congo, une partie de l'Angola, du Congo et du Gabon

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RDC : Le Gouvernement se donne dix mois pour réaliser les principaux chantiers !

chantier

Au cours d’un point de presse, ce mardi 8 avril, le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction a dévoilé les principaux chantiers de Kabila à réaliser dans les dix prochains mois. Deux projets seront lancés chaque mois. Ce mercredi 9 avril, Pierre Lumbi se déplace à Lubumbashi pour donner le coup d’envoi des travaux de l’autoroute qui va relier la capitale cuprifère à Kasumbalesa.
Désormais, on sait à quoi s’en tenir si l’on veut juger l’action du Gouvernement, pour ce qui concerne notamment la réalisation de cinq chantiers de Kabila. Pierre Lumbi, ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, vient de rendre public ce qu’on peut appeler abusivement le chronogramme des grands chantiers. Tout est réparti en volet. Il y a le volet routes, le volet voiries, le volet Chemin de fer et le volet bâtiment. Le programme, a précisé le ministre, a été longuement étudié. Aucune province n’est oubliée. Il s’est engagé à informer régulièrement la population sur le démarrage de nouveaux chantiers, au fur et à mesure que leurs financements deviendront certains. Pour ce faire, Pierre Lumbi a sollicité le soutien indéfectible de la population, des autorités nationales et provinciales, des partenaires de la RDC. Le Gouvernement va mettre à la disposition de l’Office des Routes du matériel neuf pour 18 brigades dont 11 seront opérationnels dans trois mois. 12.000 tonnes de matériel quittent déjà, ce 20 avril, le port de Tien Jen en Chine. L’arrivée à Matadi est prévue dans 30 jours. Le déploiement des ressources humaines a commencé sur tous les sites retenus pour les premiers travaux. Environ 70 ingénieurs chinois et 40 ingénieurs congolais sont à pied d’œuvre. La Chine a disponibilisé 350 millions Usd sur les 750 millions arrêtés pour la première année des infrastructures.
Le calendrier présenté hier mardi 8 avril est global, si l’on en croit Pierre Lumbi. En ce qu’il met à contribution toutes les agences de coopération internationale mobilisées par le Kinshasa. On cite la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Coopération Chinoise, la Banque Africaine de Développement, la Coopération Britannique, le Fonds Koweitien de Développement, les Emirats Arabes Unis. Ci-après l’allocution de Pierre Lumbi reprenant les principaux chantiers à exécuter dans les dix prochains mois.
Allocution du Ministre des ITPR à l’occasion du lancement officiel des grands travaux à travers le territoire national de la RDC
République Démocratique du Congo
Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction
Allocution du Ministre à l’occasion du lancement officiel des grands travaux à travers le territoire national de la RDC
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Cette conférence à laquelle vous êtes conviés est un moment fort de l’histoire de notre pays, République Démocratique du Congo. Mais, avant toute chose, laissez-moi d’abord vous remercier pour l’intérêt que vous y attachez, par votre présence nombreuse dans cette salle du Grand Hôtel Kinshasa.
C’est pour moi, l’occasion de rendre, ici, un hommage mérité à son Excellence Joseph Kabila Kabange, Président de la République, pour sa vision. Vision qui consiste à bâtir, au cœur de l’Afrique, un Congo uni, fort et prospère.
Cette vision qui, faut-il le rappeler, vise à consolider la nation congolaise par la pacification et la réconciliation des congolais avec eux-mêmes. Elle vise, en outre, la reconstruction d’un Etat de droit dont les socles traditionnels ont été sérieusement ébranlés par une série de guerres et conflits répétitifs. Enfin, il s’agit d’une vision pour développer une économie sociale, de façon à conjuguer, une fois pour toutes, le paradoxe entre les immenses potentialités du sol et sous-sol et l’extrême pauvreté dans laquelle vit le peuple congolais.
Oui, c’est lui Joseph Kabila qui, un beau jour, a dit qu’il consacrerait l’essentiel de ses énergies à réunir les conditions pour remettre les congolais au travail.
L’histoire de cinq chantiers repose, en effet, sur cette volonté de transformer le Congo, de lutter contre la pauvreté, de redonner aux services publics un sens et un contenu. En s’adressant au Congrès l’année dernière, Son Excellence le Président de la République annonçait que désormais les congolais sauront à quoi servent les richesses naturelles de leur pays. Cette déclaration devient aujourd’hui une réalité.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
C’est aussi pour moi un motif de fierté de saisir cette même opportunité pour féliciter le Premier Ministre, le Patriarche Antoine Gizenga, pour la sagesse dans la conduite des affaires de l’Etat. Le volet des infrastructures tout comme tant d’autres projets multisectoriels sont inscrits dans le programme du Gouvernement qu’il avait présenté au Parlement. Ce programme qui, du reste, rejoint la vision du Chef de l’Etat et trace des perspectives heureuses dans tous les secteurs de la vie nationale, est un cadre stratégique de référence. C’est un contrat de Gouvernance dont l’exécution fait appel à une alliance de principes : l’amour de la patrie, les valeurs républicaines, la justice sociale, la solidarité, la liberté individuelle, la libre d’entreprise, etc. Ce programme, je le rappelle, est un tout. Il engage l’ensemble du Gouvernement. Il vise à entreprendre des réformes, à innover et changer l’ordre des choses pour, enfin, offrir à la majorité de notre population un accès aux services publics de base, à savoir, l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, l’emploi et les infrastructures.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Venons en maintenant à l’essentiel de notre message.
En m’adressant à vous, je m’adresse aussi et surtout à toute la population congolaise pour présenter le calendrier de la première phase des travaux d’infrastructures des cinq chantiers du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.
Ce calendrier est global, il reprend les différents travaux d’infrastructures dont le lancement est programmé de mars à décembre 2008.
Il est global du fait qu’il met à contribution toutes les agences de coopération internationale mobilisées par le Gouvernement de la République : la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Coopération Chinoise, la Banque Africaine de Développement, la Coopération Britannique, le Fonds Koweitien de Développement, les Emirats Arabes Unis, etc.
Je profite de cette occasion pour leur adresser mes remerciements les plus sincères.
L’objet de cette conférence de presse est simple : d’un côté, l’opinion attend d’en savoir plus sur les grands chantiers qui seront lancés au courant de cette année 2008, et c’est bien normal. De l’autre, le Gouvernement en général, et le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction en particulier, travaillent avec rigueur, méthode et détermination depuis un an afin de planifier les grands travaux à réaliser, et surtout de mobiliser les financements nécessaires à leur réalisation.
C’est un travail énorme que de reconstruire, voire même de construire les infrastructures de notre pays, et je peux vous rassurer que depuis un an de dizaine de nos ingénieurs et experts les plus attitrés à qui je rends hommage en passant, ont travaillé jour et nuit pour que ce programme soit une réalité.
Je suis fier maintenant de vous présenter, au nom du Gouvernement, les premiers fruits de ce travail.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Le 25 mars 2008, Son Excellence le Président de la République donnait le coup d’envoi des grands chantiers en choisissant l’Avenue de la Libération (Ex 24 novembre) l’une des avenues les plus dégradées de notre capitale.
Il en sera ainsi pour tous les chantiers que nous allons lancer. J’ai annoncé et je maintiens un rythme minimum de 2 chantiers par mois. Pour ce mois d’avril, je pars dès demain pour lancer les travaux de l’autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa. Après, nous lancerons comme promis les travaux de reconstruction de la route bitumée entre Bukavu et l’aéroport de Kavumu. Mais au cours des 10 prochains mois, voici les principaux chantiers :
1 Volet routes
- reconstruction du tronçon Lufumi-Kwango sur la route nationale n°1 au Bandundu ;
- reconstruction du tronçon Nsele-Lufimi sur nationale n°1 à Kinshasa et au Bandundu ;
- reconstruction du tronçon Kwango-Kenge sur la route nationale n°1 au Bandundu ;
- construction de l’autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa, au Katanga ;
- construction de route Likasi-Kolwezi au Katanga ;
- construction de la route Lubumbashi-Kasumeno-Kasenga au Katanga ;
- construction et bitumage de la route Kasindi-Beni-Bunia-Niania au Nord Kivu et Province Orientale ;
- construction de la route Boma-Matadi, au Bas-Congo ;
- élargissement de la route Boma-Matadi au Bas-Congo ;
- réhabilitation de la route Muanda-Boma au Bas-Congo ;
Réhabilitation de la route Bukavu-Kavumu au Sud Kivu ;
- réouverture de la route Kalemie-Nyunzu-Kabalo-Manono-Mituaba-Likasi au Katanga ;
- réhabilitation de la route Bukavu-Kasongo au Sud Kivu et au Maniema ;
- réhabilitation de la route Kananga-Mbujimayi-Kabinda-Kasongo au Maniema et Kasaï Oriental ;
- réhabilitation de la route Kasongo-Kindu au Maniema ;
- réouverture de la route Kisangani-Banalia-Buta-Aketi-Bunduki-Bumba et Bulia-Bondo dans les provinces Orientale et Equateur ;
- réouverture de la route Akula-Gemena-Mbari et Boyabo-Zongo dans la province de l’Equateur ;
- réouverture de la route Lisala-Bumba à l’Equateur ;
- réouverture de la route Mongata-Bandundu-Nioki-Bikoro dans les provinces de l’Equateur et Bandundu ;
- réhabilitation de la route Batshamba-rivière Loange plus construction du pont ;
- réouverture de la route Kananga-Benadibele-Lodja ;
- réhabilitation de la route Niania-Isiro
2. Volet voiries
Ville de Kinshasa
• Construction et modernisation de 250 km de voirie de Kinshasa.
Villes des Provinces :
• Matadi ;
• Boma ;
• Kananga
• Kikwit ;
• Lubumbashi ;
• Kisangani ;
• Mbandaka ;
• Mbuji-Mayi
3. Volet chemin de fer
Tronçon Kinshasa-Matadi-Boma
4. Volet Bâtiment
* construction de 1.000 premiers logements à Kinshasa;
.*construction de 1000 premiers logements en Provinces
*construction d’un hôpital moderne à Kinshasa (450 lits) ;
*construction de deux hôpitaux au Bandundu et au Katanga (150 lits) ;
*construction de deux centres de formation aux métiers BTP à Kinshasa et à Lubumbashi ;
. construction d’un hôtel de 450 chambres à Kinshasa ;
. construction de 2 immeubles résidentiels de 26 étages chacun à Kinshasa.
Pour conclure, en plus de ces projets que je viens d’énumérer, le Gouvernement de la République va mettre à la disposition de l’Office des Routes du matériel neuf pour 18 brigades dont 11 vont être opérationnels dans 3 mois.
Je vous informe également que 12.000 tommes de matériels quittent le Port de Tien Jen en Chine le 20 de ce mois pour arriver à Matadi 30 jour après, le déploiement des ressources humaines a commencé sur tous les sites retenus pour les premiers travaux. Environ 70 ingénieurs chinois et 40 ingénieurs congolais sont à pied d’œuvre afin d’installer les premiers chantiers et enfin, j’ai le plaisir et le devoir de vous informer que le Gouvernement Chinois a déjà disponibilisé 350 millions de dollars sur les 750 millions de dollars de la première année pour les infrastructures.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Ce programme parait ambitieux. Sachez qu’il a été longuement étudié, que tout n’a pas encore été cité ici, que chaque province bénéficiera de plusieurs grands projets et que je continuerai désormais à vous informer régulièrement sur les nouveaux chantiers qui démarreront, au fur et à mesure que leurs financements deviendront certains. Bien sûr, il ne manquera pas de difficultés, de retards ici et là, mais j’en appelle au soutien de tous, population, autorités nationales et provinciales, partenaires de la RDC, pour que tous ces chantiers réussissent !
Je vous remercie

Posté par Kongolais à 00:36 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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