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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

12 avril 2008

RD Congo : la ruée des dragons

chineUn véritable tsunami. L’accord mines contre infrastructures annoncé en septembre 2007 entre le gouvernement congolais et un groupe d’entreprises chinoises organisées autour de la banque Exim n’a pas encore fini de provoquer des insomnies dans plusieurs capitales et chancelleries occidentales.
Certes, en public, les démocraties occidentales refusent avec des trémolos dans la voix de remettre en cause ce qui paraît être l’expression d’un droit légitime et inaliénable de choisir ses partenaires au développement. Mais en privé, la plupart des missi dominici avouent ne pas comprendre que l’empire du silence veuille s’émanciper d’une tutelle pourtant lourde et insultante ; que ce bon vieux bassin du Congo tel qu’il a été délimité par les puissances impérialistes en 1885 donne tout d’un coup l’impression de vouloir sortir du cadre d’exploitation tracé par l’Acte de Berlin.

Erreur fondamentale

La plus grande erreur que commettent les Occidentaux dans l’approche qu’ils font de cette question se situe au niveau psychologique, dans la mesure où cette approche n’admet pas, ou ne semble pas admettre, que les Congolais soient capables d’une pensée autonome, de développer une perception propre de leurs intérêts, des réflexions et des sentiments qui ne cadrent pas nécessairement avec le prisme dans lequel veulent les enfermer européens et américains. Ils s’étaient par exemple trompés en croyant que le rejet du régime de la IIè République signifiait que les Congolais étaient prêts à accueillir à bras ouverts le premier magicien venu, oubliant que ces derniers avaient justement déjà payé de leur sang, depuis 1990, pour un processus de libération autonome. Le paradoxe serait aujourd’hui qu’après un processus électoral qui a frustré beaucoup de Congolais, la sympathie qu’expriment spontanément ces derniers – sous réserve des critiques pertinentes de transparence et d’évaluation conséquente des gisements – vis-à-vis des contrats chinois soit interprétée un peu abusivement comme une adhésion aveugle au régime issu des élections de 2006. Un raccourci à la fois facile et dangereux qui signifierait, soit que nos compatriotes ne savent pas faire la part des choses, soit qu’on continue de les considérer comme d’éternels enfants incapables d’opérer par eux-mêmes et pour eux-mêmes des choix mûrs. Il semble malheureusement que le débat n’a pas encore tranché entre le chaos à la yougoslave et la fragilisation du leadership national, à moins que l’ultralibéralisme et l’altermondialisme ne soient que les notes les plus claironnées du même octave capitaliste, abusant chaque jour les plus naïfs d’entre nous et laissant les mains libres aux relais locaux de la prédation internationale dans leur volonté de dévoiement de la démocratie ainsi devenue une simple figure de style.

Le drame procède essentiellement du fait que disposant d’une sorte de droit divin sur le Congo et les Congolais, les Occidentaux avaient pensé que le fait de financer le processus électoral leur conférait automatiquement des privilèges princiers, notamment le droit de regard et même de veto sur toutes les décisions que les Congolais seraient tentés de prendre. D’où cet incroyable débat qui avait empoisonné la fin de la transition, en conditionnant l’aide occidentale à la mise en place d’une version améliorée du Comité International d’Accompagnement de la Transition, dont le rôle aurait été de superviser la gestion des finances.

Bref, il ne faut pas attendre des occidentaux qu’ils comprennent, qu’ils acceptent et intègrent comme facteur d’expansion un besoin d’émancipation qui remet en cause les fondements de leur économie. Une telle tendance est du reste contraire au principe universel d’affirmation de l’identité de chaque peuple, dont on sait qu’elle passe nécessairement, sinon obligatoirement, par une série d’épreuves, de conquête ou de libération, à travers l’histoire. Concrètement, les contrats chinois estimés dans un premier temps à 8 milliards de dollars et qui sont passés, depuis, par une sorte de surenchère dans la rhétorique politique congolaise, à 9 puis à 13 milliards selon des sources, devait constituer une réponse à la fois politique et commerciale à la tentative de négation du droit à l’émancipation. C’est ce qu’a théoriquement compris le gouvernement congolais en annonçant, mardi, un programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures de base, notamment les routes, la voirie urbaine et les hôpitaux. 350 millions de dollars des fonds chinois devraient ainsi être engagés sur une programmation de 750 millions de dollars pour la première année, quand bien même l’opacité reste la règle d’or en ce qui concerne le processus de décaissement, l’identification et l’évaluation des concessions minières impliquées. Ce qui a fait bondir un certain nombre d’analystes pour lesquels un débat devrait absolument être engagé par le parlement afin de permettre aux Congolais de s’approprier les projets qui restent, jusqu’ici, par une sorte d’ironie de la sémantique dont nos compatriotes ont le secret, les chantiers du Président de la République et pas nécessairement ceux de tous les Congolais.

Ruée

Grosso modo, trois des huit milliards devraient être engagés dans des projets miniers comprenant des joint-ventures avec la Gécamines et la Miba, dans lesquelles les Chinois seraient majoritaires. Les cinq milliards restants seraient destinés à financer les infrastructures. Sauf à vouloir jouer sur l’effet d’annonce face à une crise de confiance de plus en plus marquée, il est impensable que les 350 millions annoncés, sur lesquels la seule ville de Kinshasa absorberait 150 millions pour le compte de sa voirie suffisent à financer par exemple les 3200 kms de chemin de fer allant de Matadi à Sakania, ainsi que les 3200 kms de route entre Kisangani et Kasumbalesa. Il faudra donc se montrer plus persuasif et plus agressif dans les étapes à venir d’une négociation qui s’annonce serrée pour décrocher l’ensemble des prêts, face à des Occidentaux qui continuent de produire rapports sur rapports sur les retombées des contrats chinois et à des multinationales de plus en plus nerveuses pour avoir été surprises en flagrant délit de duperie par la commission de révisitation des contrats miniers.
Ces discussions devraient être poursuivies notamment avec les Chinois de Sinohydro et de China’s railway company, ainsi qu’entre la China Machine Building International Corporation et la SNEL pour le financement de Zongo II d’une puissance de 120 mégawatt.

Pour de nombreux analystes, le temps reste le principal facteur sur lequel les Chinois vont miser. Ces derniers espèrent notamment que les mines de cuivre produiraient 3,5 millions de tonnes au prix moyen de 5000 dollars la tonne, ce qui rapporterait 15 milliards de dollars sur 15 ans de contrat. D’autres experts sont moins optimistes en ce qui concerne les prix des matières premières toujours sujets à des fluctuations imprévisibles, et les risques liés à la situation politique jugée instable en RDC. Enfin, on sait aussi que les Chinois ne sont pas indifférents au secteur agricole. Ils seraient ainsi intéressés par l’entremise de Zhongxing Telecom (ZTE) à la production de l’huile de palme, dans laquelle ils seraient prêts à investir 600 millions de dollars pour relancer 10.000 hectares de plantations et construire des raffineries dans le Bas-Congo, l’Equateur et la Province Orientale.

Reste que les Chinois ne sont pas les seuls à s’intéresser à la RDC. Dans la course, on cite aussi les Sud-africains, qui ont réaffirmé leurs ambitions à la faveur de la grande commission RSA-RDC qui s’est tenue la semaine dernière à Pretoria. Le pays de Nelson Mandela lorgne aussi bien sur les minerais congolais que sur l’électricité produite sur le site d’Inga dans le Bas-Congo. De plus en plus, on parle aussi des Britanniques, dont la tendance serait à s’associer avec les Chinois, sans que l’on sache exactement s’il s’agit de booster les accords déjà conclus ou d’en compliquer la mise en œuvre en introduisant de nouveaux éléments dans la négociation.

Les autres partenaires les plus cités dans cette ruée vers l’Eldorado congolais sont les Indiens et les Sud-Coréens. En 2005, les Indiens envisageaient d’installer une taillerie de diamant. Ispat, le géant de l’acier, lorgnait pour sa part sur les mines de fer dans l’Equateur et la Province Orientale, tandis que le groupe Tata n’excluait pas d’implanter une usine d’assemblage de véhicules à Kinshasa. Dans la course également, ONGC Videsh Oil company, tout comme Cipla qui envisageait de construire une usine de production des antirétroviraux, alors que le gouvernement indien lui-même marquait son intérêt pour le barrage de Katende, près de Kananga, dans le Kasaï Occidental.

Egalement dans le collimateur des Indiens, l’extension du barrage de la Tshopo ainsi que la construction d’un autre, Tshopo II. Dans la foulée, Escorts Limited India projetait de fournir 1000 tracteurs et d’investir dans l’agro-industrie en Province Orientale, tous financés par la banque Exim-Inde. Un accord était également envisagé avec un groupe d’investisseurs indiens - dont Mohan Exports India de Jeewan Seghal - pour la reconstruction du chemin de fer.
On signale enfin que des contacts avaient été pris en son temps, alors que l’actuel secrétaire général de l’ONU – Ban Ki-moon – était ministre des Affaires étrangères de la Corée du sud, dans le domaine de la production du courant avec la SNEL. Celle-ci avait à l’époque entamé des discussions avec une délégation de Korean Development Holding et Shinhan Development Corporation. Signe de l’intérêt grandissant que manifestent les opérateurs économiques sud-coréens à l’égard de notre pays, en mai de l’année dernière, Standard Telecom, filiale de Seoul’s Taihan, discutait de la fabrication des câbles à base du cuivre congolais. KNL Metal était pour sa part aperçu à Likasi où il espérait produire 14.400 tonnes de cuivre par an avec 1000 créations d’emplois. Kerenco qui aligne déjà 130 employés espérait produire 7.200 tonnes de cuivre par an toujours dans le Katanga.

Pour nombre d’experts, cette ruée vers la RDC, en dépit des pressions occidentales, ne se démentira pas dans les années à venir, pour la bonne et simple raison qu’avec leur incroyable taux de croissance, les dragons asiatiques, avec à leur tête la Chine, l’Inde et la Corée du Sud vont exprimer des besoins de plus en plus exponentiels en matières premières. On prévoit du reste qu’ils soient rejoints par d’autres pays tels que la Malaisie et la Thaïlande, mais aussi par les pays occidentaux pris au piège de leurs propres principes de libéralisme et soucieux de ne pas se laisser évincer de leurs marchés traditionnels. Il appartiendra évidemment à la RDC de ne pas gaspiller toutes ces opportunités et d’en tirer le meilleur profit pour son peuple.

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CICR : 5 millions d’euros en plus pour les opérations humanitaires dans l’est de la RDC

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Cette déclaration a été faite jeudi à Kinshasa par Olivier Martin, chef adjoint de la délégation du CICR en RDC au cours d’un point de presse.

Le chef adjoint de la délégation du CICR en RDC a précisé que son organisation a connu des difficultés dans la distribution quotidienne de vivres à environ 30.000 personnes déplacés dans l’Est de la RDC.

Olivier Martin a par ailleurs stigmatisé la persistance de l’insécurité dans cette partie du pays malgré les engagements pris par les groupes armés à l’issue de la conférence de Goma sur la paix, la sécurité et le développement au Nord-Kivu et Sud-Kivu, avant d’exprimer ses inquiétudes sur le déplacement répété des populations, fragilisant les actions du CICR.

Il s’est ainsi félicité du partenariat existant de son organisation avec la Croix-Rouge de la RDC, dans les opérations de secours dans l’Est du pays.

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La RDC confirme sa volonté d'abriter le bureau régional de l'OIM pour l'Afrique centrale

UNlogo KINSHASA, 10 avril (Xinhua) -- Le président de l'Assemblée  nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Vital  Kamerhe s'est déclaré jeudi favorable à l'installation à Kinshasa  du bureau régional de l'Organisation internationale des migrations (OIM) pour l'Afrique centrale. 

     M. Kamerhe a déclaré cette volonté de son pays à Abye Makkonen, représentant régional de l'OIM pour l'Afrique de l'Ouest, en  visite à Kinshasa à la tête d'une délégation de cette organisation. 

     "M. Kamerhe a reconfirmé la volonté de la RDC d'abriter le  bureau régional de l'OIM pour l'Afrique centrale", a déclaré M.  Makkonen, indiquant que la RDC a toutes les chances d'abriter ce  bureau, malgré les exigences dues au système des Nations Unies. 

     Kinshasa est la deuxième étape d'une tournée de la délégation  de l'OIM conduite par Abye Makkonen dans quelques pays africains  pour obtenir des autorités de la RDC, la confirmation de  l'installation dudit bureau. 

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Réunion des représentants personnels des chefs d’Etat de la Francophonie à Paris

francophoniePrésidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie , la 66e session du Conseil permanent de la Francophonie (CPF) a réuni le lundi 7 avril à Paris, les représentants personnels des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Mme Isabel Ruth Tshombe y a pris part à ce conseil en sa qualité de la représentante personnelle du président Kabila.

Le Secrétaire général a ouvert les travaux de cette session par un tour d’horizon des activités politiques et diplomatiques de l’OIF, notamment en Côte d’Ivoire, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Tchad et aux Comores. En perspective des prochaines élections en Côte d’Ivoire et après s’être concerté avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire et à New York avec le Secrétaire général des Nations unies, Abdou Diouf a confirmé l’engagement de la Francophonie , qui est membre de l’Organe consultatif international (OCI) et qui participe, à ce titre, aux travaux du Comité d’Évaluation et d’Accompagnement (CEA) de l’Accord politique de Ouagadougou, à contribuer, à sa mesure, aux tâches prioritaires définies d’un commun accord avec les acteurs nationaux, notamment dans les domaines de l’appui institutionnel, de la gestion du contentieux ou dans celui des médias. À propos de la situation politique aux Comores, Abdou Diouf a affirmé avoir pris acte des déroulements récents et a ajouté : « il va falloir désormais, dans les plus brefs délais, s’attacher à recréer les conditions de la tenue d’élections libres, fiables et transparentes et du fonctionnement des Institutions conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako ».

Concernant la situation au Tchad, il a annoncé aux membres du CPF avoir désigné un envoyé spécial de la Francophonie , en la personne de Monsieur Hacen Ould Lebatt, chargé d’apporter la contribution francophone au rétablissement du dialogue entre tous les Tchadiens pour la relance de l’Accord du 13 août 2007. Enfin, dans le suivi de sa rencontre avec le Secrétaire général des Nations unies le 28 mars dernier, Abdou Diouf leur a également signalé la tenue d’une réunion, organisée les 21 et 22 avril à Paris conjointement avec l’Organisation des Nations unies, sur l’Alerte précoce et la prévention des conflits, dans le cadre de sa coopération avec cette organisation internationale

Les participants ont ensuite pris connaissance des préparatifs relatifs à l’organisation de la XIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui aura lieu à Québec, au Canada, du 17 au 19 octobre 2008. Ainsi les Représentants personnels du Premier ministre du Canada et du Premier ministre du Québec ont successivement présenté les quatre enjeux qui seraient discutés lors du XIIe Sommet : la démocratie et l’État de droit, la gouvernance économique, l’environnement et la langue française.

Concernant les actions de coopération, le CPF s’est félicité des actions menées par l’OIF à l’enseigne d’une efficacité et d’une visibilité renforcée et d’une synergie accrue entre tous les partenaires du développement. Les participants ont notamment pu constater l’état d’avancement des trois projets pilotes que sont le dispositif conjoint OIF-AUF de formation continue à distance des enseignant-e-s du primaire, le projet de volontariat francophone et celui des Maisons francophones des savoirs. Le Conseil permanent a également adopté le cahier des charges et le budget des 6e Jeux de la Francophonie qui auront lieu en septembre 2009 à Beyrouth, au Liban.

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Kinshasa : L’Union européenne vole au secours de l’Hôtel de ville

poubelle

Depuis quelques jours, des équipes, vêtues de combinaisons vertes, s’emploient à balayer certaines artères et avenues de quelques communes de Kinshasa. On est tenté de les confondre avec les agents de l’Hôtel de ville chargés de l’assainissement. La présence d’un Européen qui coordonne les travaux de collecte des déchets pousse les plus curieux à vouloir en savoir un peu plus. En regardant de plus près, ils découvrent que les combinaisons et casquettes des balayeurs sont frappées du drapeau de l’Union européenne et du logo du Programme d’assainissement urbain de Kinshasa (PAUK). Le but de ce projet, dont la convention de financement a été signée le 13 novembre 2007 pour un montant de 22 millions d’euros, est de lutter contre la pauvreté. Les habitants des communes de la Gombe, de Barumbu et Kinshasa sont concernés par ce projet.

La zone géographique du projet couvre les deux bassins versants de Bitshaku-tshaku et du fleuve Congo. Il s’agit de réaliser, dans cette partie de la capitale, le curage et la réhabilitation des réseaux de drainage, d’assurer la gestion des déchets ménagers (collecte primaire, reprise et transfert, traitement). A ceci, il faut ajouter le renforcement des capacités institutionnelles de principaux acteurs centralisés et décentralisés.

QUE FAUT-IL ATTENDRE DU PAUK ?

Côté assainissement liquide, le réseau de drainage des eaux pluviales et usées sera réhabilité et rendu opérationnel. Il s’agit de 10.700 m pour le bassin versant du fleuve Congo et 33.500 m pour celui de Bitshaku-tshaku. Cette opération se réalisera en maximisant l’impact sur les populations et la société civile par le recours à une méthodologie HIMO, haute intensité de la main-d’œuvre. Cette façon de travailler permettra aussi d’impliquer une main-d’œuvre importante et participer, tant soit peu, à la réduction du chômage.

Quant aux déchets solides, trois opérations sont à réaliser. Il s’agit de nettoyer les espaces publics et d’initier la collecte primaire, la reprise et le transfert des déchets ménagers. Les ordures seront ainsi collectées auprès de 250.000 habitants, sur une superficie de 1.130 ha. Les matières valorisables sont mises à la disposition des parties prenantes des filières de recyclage ou valorisation. Les matières organiques et plastiques sont particulièrement concernées.

A noter qu’il a été procédé à l’achat du matériel et des équipements nécessaires à la collecte et au transfert des déchets solides. Sur une liste non exhaustive, on peut citer les équipements des tireurs de chariots et manutentionnaires, les poubelles, bennes, camions porte benne, pelles hydrauliques, pousseurs compacteurs, etc.

Pour permettre au PAUK de s’acquitter de sa mission, le site contrôlé de Mitendi, exutoire des résidus de curage et des déchets solides a été choisi par l’Hôtel de ville de Kinshasa. Ce choix est justifié par sa capacité de réduire les impacts négatifs sur la pollution de la nappe phréatique et les vecteurs de maladies. Pour les besoins spécifiques du programme, le site aménagé devra pouvoir recevoir 30 000 tonnes de déchets par an, pour une superficie de 5 ha. Le site sera clôturé et gardé, le compactage des déchets et leur couverture quotidienne assurés. Cette décharge (Centre d’enfouissement technique) sera aménagée avec un traitement des eaux ruisselantes (lagunage) de façon à ne pas polluer la nappe captive et les eaux de surface.

LES PREMIERES ACTIONS DU PAUK

Pour donner le ton, 300 cantonniers du PAR II/PAUK répartis en quinze équipes de vingt personnes chacune, s’activent à curer le collecteur de l’avenue de la Démocratie (ex-Huileries), dans sa partie située entre les avenues Kabambare (voir Rond-point Huileries) et Hôpital (devant le Centre de recherches géologiques et minières – CRGM). Pour le début du mois d’avril, six équipes composées chacune de vingt ouvriers ont commencé le curage des avenues des Marais, Marché, Plateau, Dima et une partie de l’avenue Kasa-Vubu, dans sa partie comprise entre Dima et Bokassa. Il sera aussi procédé à la réfection du collecteur de l’avenue Bas-Congo. Les équipes du PAUK s’attelleront par la suite au curage de l’avenue Kasaï, des collecteurs du Camp Onatra et des avenues Kabinda, Disasi, Galassi-Damo. Le curage s’accompagnera de la réhabilitation des réseaux d’assainissement pluvial. L’ensemble des activités du projet, notamment grâce à l’utilisation de la méthodologie HIMO, permettra de donner du travail – et donc des revenus – à un nombre important de personnes.

Le PAUK vient, par ailleurs, de commencer l’évacuation de la montagne d’immondices de l’ancien marché Type K. Cette intervention tombe à point nommé car, l’avenue Lwambo Makiadi était sur le point d’être obstruée. Le responsable du volet déchets solides au PAUK évalue ces immondices à près de 2.000 m3.

A l’aide d’une pelle chargeuse et de plusieurs camions, l’équipe du PAUK estime que quatre jours en moyenne suffisent pour évacuer ces immondices vers un centre indiqué par l’Hôtel de ville de Kinshasa. Les travaux sur la prolongation de l’aérodrome de N’Dolo ont été précédés par le nettoyage de la partie située le long du boulevard Triomphal et le stade des Martyrs et d’autres interventions sur les avenues Kabinda, Kabambare et ailleurs. Le PAUK balaye jusque devant les parcelles des particuliers. Les jeunes, les plus courageux n’hésitent pas à s’associer à l’équipe du PAUK, rejoignant ainsi le point de vue du coordonnateur Maurizio Filippi : «Nous travaillons, les autorités de la ville, vous et nous pour que Kinshasa redevienne Kin-la-belle.» Mieux que quiconque, le logo du PAUK explicite cette volonté avec la belle fleur qui jaillit d’une poubelle.

Posté par Kongolais à 02:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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