13 avril 2008
RDC: une réunion prevue pour la sécurisation du parc national de la Salonga
En République démocratique du Congo (RDC), les gouverneurs des provinces du Bandundu (centre), de l'Equateur (nord-ouest) et du Kasaï Occidental (centre), comprenant chacune une partie du parc national de la Salonga, examineront du 14 au 16 avril prochain dans la ville de Bandundu ( chef lieu de province du même nom), les moyens de renforcer la sécurité des animaux de ce parc ainsi que les populations habitant les forêts frontalières de ces trois provinces.
Cette rencontre à laquelle prendront part le ministre de l'Intérieur Kalume et des experts en la matière, sera axée sur des mesures à prendre pour mettre un terme à la présence des braconniers et autres inciviques dans ce parc. Outre le massacre des animaux, ces hors-la-loi sont accusés notamment de viols collectifs sur des jeunes filles et femmes ainsi que des assassinats des villageois.
En septembre dernier, les ONG de l'environnement basées au Kasaï Occidental avaient dénoncé l'abattage accru par les éléments des FARDC (Forces armées de la RDC) particulièrement des éléphants et des singes rouges.
Etendu sur 3.600.000 hectares dans la province de l'Equateur et sur une partie des provinces du Kasaï Occidental et du Bandundu, le parc national de la Salonga comprend notamment, des éléphants, des hippopotames, des crocodiles, des chimpanzés, des bonobos et des singes rouges. Il fait partie des 8 parcs nationaux que compte la RDC et il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
MATADI : DES MOYENS FINANCIERS ET DES ORDINATEURS EN FAVEUR DE L’INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE DE MATADI(ISC)
Le geste est du Gouverneur du Bas-Congo,Simon Mbatshi qui a visité aujourd’hui l’ISC Matadi. Pour encourager cet institut dont les conditions d’études se sont améliorées,Il a donné un chèque de 14.190$ pour le sortir de l’impasse budgétaire dans laquelle les anciens exécutifs l’ont soumis. Cet argent permettra de payer les créances à l’entrepreneur qui a réalisé les travaux de réhabilitation des infrastructures de l’ISC Matadi. Pour renforcer les capacités du centre informatique fleuron de cet institut,il a remis 40 ordinateurs .
Auparavant,il a fait savoir aux étudiants qu’ils sont l’espoir de la RD Congo et que ces derniers doivent rechercher les valeurs positives.
Le Professeur,Anselme Mbenza,Directeur Général de l’ISC Matadi s’est réjoui du geste posé par Simon Mbatshi. Il lui a fait visiter la bibliothèque et le centre informatique.
‘’Les 40% constitutionnel dont a besoin le Gouverneur pour réussir son programme quinquennal,le gouvernement central ne doit pas continuer à le retenir’’, s’est exprimé, Anderson Ngimbi,étudiant. Il pense qu’avec la bonne volonté,le Bas-Congo peut devenir une province pilote.
Les ‘‘Tshisekedistes’’ soutiennent BDK !
Les « Compagnons d’Etienne Tshisekedi », justifiant d’au moins deux décennies d’expérience dans l’organisation des marches et actions d’éclat, ont rencontré, samedi 12 avril dernier, le Chef spirituel de BDK Ne Mwanda Nsemi pour lui apporter leur soutien. La visite, selon le plus aguerri des Compagnons d’Etienne Tshisekedi, était connue de la hiérarchie de l’UDPS. Ils ont annoncé une grande marche, le mercredi 25 juin prochain, contre la vie chère.
Au lendemain de la répression musclée des manifestations qui avaient suivi l’élection contestée du Gouverneur Mbatshi Mbatshia de la province du Bas-Congo, début 2007, Ne Mwanda Nsemi, Chef spirituel de Bundu dia Kongo (BDK) était reçu par l’opposant historique Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS. Les deux hommes avaient posé pour la postérité. La rencontre était sanctionnée par un communiqué qui condamnait fermement les méthodes violentes du Gouvernement. Environ 15 mois après, dans les circonstances similaires, les ‘‘Compagnons d’Etienne Tshisekedi’’ se sont faits recevoir, ce week-end, par Ne Mwanda Nsemi, en sa résidence officielle de Macampagne. Une vingtaine de combattantes et combattants conduits par leur président, l’inévitable Raoul Nsolwa Muye sont allés exprimer toute leur solidarité envers le BDK. Le leader des ‘‘Compagnons d’Etienne Tshisekedi’’ a encouragé le chef spirituel de BDK dans sa lute pour la libération du peuple Ne Kongo en particulier et tout le peuple congolais en général. Raoul Nsolwa a rassuré leur interlocuteur du soutien inconditionnel de tous les combattants de l’organisation du peuple afin de sortir la RD Congo de ce qu’il a nommé ‘‘le terrorisme d’Etat que le pouvoir en place érige en système de gouvernance’’.
Très ravi de cette visite de courtoisie et de solidarité, avec un petit sourire aux lèvres, l’honorable Ne Mwanda Nsemi, tout vêtu de ses ornements spirituels, a exhorté les jeunes congolais d’être conscients de leur avenir et de s’engager résolument au travail, qui passe par la lutte, car, souligne-t-il, Dieu agit là où les gens travaillent.
Pendant une heure environ, le Grand Maître de la Sagesse Kongo a partagé avec les jeunes combattants son expérience sur la vie politique. Cependant, il a comparé la situation malheureuse que traverse à présent la RD Congo à l’histoire du grand bateau Titanic: le pays est entrain de couler mais les passagers ne comprennent rien. Ils continuent de festoyer en buvant, en mangeant et en dansant. Il pense qu’il est temps de placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour sauver le Titanic congolais. Sinon, souligne-t-il, tout le peuple congolais va couler avec ce Titanic, à moins que certains parmi eux n’optent pour le sauve qui peut.
Des actions des masses annoncées
Les Tshisekedistes ont annoncé l’organisation de grandes actions dans toutes les villes du pays pour sensibiliser et éduquer la population. Une marche pacifique devrait avoir lieu le mercredi 25 avril 2008 à 10 heures. Elle partira, selon les organisateurs, du Rond Point Victoire jusqu’à la Présidence de la République. A la question de savoir s’ils avaient obtenu les autorisations nécessaires, les ‘‘Compagnons d’Etienne Tshisekedi’’ ont déclaré que personne ne peut interdire à un peuple de dire qu’il a faim. Plutôt qu’interdire une marche pacifique contre la vie chère, le Gouvernement ferait mieux de prendre une loi qui empêcherait aux Congolais d’avoir faim.
RDC : l’heure est grave
Graves menaces, grands enjeux, grands défis…gros soucis. L’heure est grave. Non seulement que la République démocratique du Congo est à un tournant décisif de son histoire, mais elle se trouve devant une situation qui menace dangereusement sa survie en tant que nation. Les choses sont tellement graves qu’elles en appellent à une réelle prise de conscience de la part de toutes les strates de la société. Du sommet à la base. Du premier au dernier des citoyens congolais.
Quel genre de pays la République démocratique du Congo est-elle devenue aujourd’hui ? Quarante-huit ans après son accession à l’indépendance, à quel niveau de développement se situe-t-elle ? Quelle image offre-t-elle dans un monde qui connaît d’incessantes et profondes mutations et où la compétition devient de plus en plus rude, laissant sur les bords de la route les pays les moins outillés ? Qu’a-t-elle fait de toutes les potentialités et richesses dont la nature l’a abondamment gratifiées ? Comment vivent ses populations ? Quel avenir ses dirigeants lui entrevoient-ils ? Voilà autant de questions qui triturent les méninges de bon nombre de Congolais. Surtout ceux qui brûlent d’envie de voir leur pays sortir rapidement du carcan de l’instabilité et de la pauvreté dans lequel il s’est enfermé.
En tous les cas, pas grand-chose n’a été fait pendant tout ce demi-siècle. Bien au contraire, l’on se trouve devant un pays qui, paradoxalement, marche à reculons vers l’avenir. Un pays auquel n’a été réservé jusqu’ici qu’un bien malheureux sort. Et pourtant, la RDC méritait mieux.
Remise en question
Même si quelques timides avancées ont été enregistrées ci et là, dans l’ensemble, les comptes ne sont pas bons. Avec un bulletin de santé qui ne donne pas à pavoiser, l’état qu’affiche aujourd’hui la météorologie du pays a tout ce qu’il y a de préoccupant. Il l’est d’autant plus qu’il exige de tous les Congolais d’avoir le courage non seulement de regarder la réalité en face, mais de prendre la réelle mesure de l’aggravation de la situation. Ce qui les mettrait, à coup sûr, dans les conditions idéales pour pouvoir s’organiser en conséquence et de s’attaquer avec beaucoup plus d’assurance et succès aux défis majeurs du moment.
Mais, il y a une sorte de distanciation alors qu’il y a péril en la demeure. Devant de telles circonstances, il serait suicidaire de se voiler la face ou de se recroqueviller. En tous les cas, pas de place à la résignation ou au désintéressement comme on le constate malheureusement. L’enjeu est tellement de taille qu’il requiert une mobilisation tous azimuts de la part de tous les Congolais. Sans exception aucune. Du président de la République au dernier des citoyens, toutes catégories socio-professionnelles confondues.
« Il n’y a pas meilleur profil qui puisse être attendu des Congolais lorsqu’on sait que leur pays est au centre de toutes les convoitises et de tous les enjeux, notamment au plan mondial », lâche un expert international sur des questions liées à la géopolitique.
Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du pays, tous les Congolais, du dedans comme du dehors, doivent se sentir concernés par cette mobilisation et par l’appel à une réelle prise de conscience de leur part. Quoi qu’on dise, quoi qu’on pense, l’heure a sonné pour que l’homme congolais, en commençant par son élite qui a failli sur toute la ligne, puisse réellement se remettre en question de manière à porter un nouvel habit ; en tous les cas différent de celui qu’il a toujours enfilé. Cela est d’autant plus vrai qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour un peuple qui doit continuer à faire face à de sérieuses menaces de désintégration en tant que nation et au fléau que représente la pauvreté qui étreint plus de quatre-vingt dix pour cent de la population congolaise.
Menaces de désintégration
Depuis qu’il existe comme Etat indépendant, le Congo-Kinshasa a toujours fait l’objet de convoitises de la part des puissances mondiales. Au centre, les fabuleuses richesses dont regorgent le sol et le sous-sol d’un pays aux dimensions d’un sous-continent. Un pays que la géographie a placé au cœur de l’Afrique. C’est tout cela et bien d’autres choses encore qui font que l’épée de Damoclès reste toujours suspendue sur la tête des Congolais. Et pour l’accaparement de ces richesses, tous les moyens sont bons. En première ligne, la balkanisation de la RDC. « C’est sous ce spectre que la RDC n’a cessé d’évoluer », rappelle-t-on.
Pour preuve, la partie orientale du pays, notamment le Kivu et l’Ituri, s’est transformée, depuis quelques années, en un champ de mise en application du plan de déstabilisation de la RDC. Plan ourdi par les maîtres du monde dans le noir dessein de faire main basse sur les richesses de la RDC et d’y perpétuer leur mainmise. Ils tirent les ficelles, le tout se faisant par le biais des multinationales et de leurs suppôts que l’on retrouve dans certains pays voisins qui n’ont jamais caché leurs visées expansionnistes, bénéficiant pour cela de la complicité de certains Congolais, prêts à vendre leur pays
L’épisode qui se joue dans le Kivu et dans le district de l’Ituri ne constitue que la partie visible de ce complot international, avec au bout du compte le démembrement du pays pour bien l’affaiblir et mieux exploiter ses richesses.
Pour rien au monde, l’on ne pourra se permettre de mettre cette menace sur le compte d’une vieille histoire ou d’une vieille ritournelle. Les risques d’émiettement de la République démocratique du Congo sont toujours là. Dans tous les cas, qui a dit aux Congolais que les maîtres du monde ont renoncé à leur plan de désintégration de leur pays ?
En définitive, les Congolais doivent se constituer en une forteresse imprenable tout comme ils ont le devoir sacré de prendre le destin du pays entre leurs mains. « Plus question que le Congo se gère à partir des capitales occidentales. Plus question que tout ce qui concerne le Congo se décide depuis les officines d’outre Atlantique », tonne un Congolais, révolté par cet état de choses.
Il va de soi que le relèvement d’un tel défi ne peut se faire sans des conquêtes intérieures sur les plans politique, économique et social. Et c’est là que remonte à la surface la responsabilité des institutions nationales, au premier rang le gouvernement. Instaurer un véritable Etat de droit, assurer le respect des droits de l’homme et les libertés fondamentales, créer les conditions qui permettent aux Congolaises et Congolais de mener une vie décente, d’avoir accès à la nourriture, à la santé, à l’éducation, au logement…voilà ce qui est exigé des nos institutions. Tout ceci n’est possible dans notre pays que si les institutions, aussi bien au niveau central que décentralisé, sont vraiment à l’écoute de la population mais aussi capables de répondre à ses besoins et à ses attentes.
Il se fait malheureusement que dans ce registre il y a à boire et à manger. Les institutions nationales sont encore très loin de remplir leur contrat avec la population. Comment en serait-il autrement lorsqu’on sait qu’elles ne sont pas arrimées à la bonne gouvernance, la prédation et la rapine étant leur point fort.
Face-à-face Joseph Kabila–Paul Kagame mardi prochain à New York !
La République démocratique du Congo, notre pays a reçu l’assurance de la communauté internationale pour la mise en oeuvre des accords de Goma et de Nairobi, a déclaré jeudi Roland Van de Guerre, représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour les Grands Lacs.
A l’issue d’un entretien avec le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Vital Kamerhe, M. Van de Geer a indiqué : « Nous avons discuté de la mise en oeuvre de l’accord de Goma et du communiqué de Nairobi », affirmant que le président Kamerhe lui a présenté beaucoup de choses sur la situation de Goma.
Pour le diplomate européen, le moment est venu pour Kinshasa et Kigali de démarrer la mise en oeuvre de ces deux accords pour résoudre les problèmes humanitaires qui se posent dans l’est de la RDC.
M. Van de Guerre a affirmé qu’il y a encore beaucoup de défis à relever, soulignant que Kinshasa, Kigali et la communauté internationale doivent concentrer les efforts pour convaincre les éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de rentrer chez eux. Cela doit se faire dans la paix, a relevé le représentant spécial de l’UE pour les Grands Lacs, expliquant que Kinshasa prend la responsabilité de convoquer les pourparlers, Kigali prend la responsabilité de recevoir les FDLR et la communauté internationale doit accompagner ce processus.
Alan Doss a rencontré Kagame
Dans le cadre de la recherche des voies et moyens d’un retour pacifique des FDLR au Rwanda, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu a rencontré Kagame.
Au cours de cette rencontre où Alan Doss prenait langue avec Paul Kagame, chef de l’Etat rwandais, il a insisté sur ce retour pacifique des FDLR au Rwanda. Ces faits ont été évoqués au cours du dernier point le presse tenu mercredi 9 avril dernier par le porte-parole de la Monuc, M Kemal Saïki.
Peu avant la tenue d’une réunion à New York en ce mois d’avril, des initiatives se multiplient au niveau de la sous-région.
Le prote-parole de la Monuc a annoncé que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Monuc, M. Alan Doss, a rencontré le lundi 7 avril 2008 à Urugrwiro, au Rwanda, le président Paul Kagame.
C’était « pour échanger avec le chef de l’Etat rwandais et prendre son point de vue sur certaines questions d’intérêt commun pour la sous-région des Grands Lacs ». Au cours de cette séance de travail, M. Alan Doss qui va aussi « consulter le gouvernement de Kinshasa sur la même question » a évoqué avec son interlocuteur « quelques-unes des questions de la sous-région qui seront à l’ordre du jour lors de la rencontre entre la RDC et le Rwanda, prévue au plus tard ce mois-ci à New York ».
Cette visite s’inscrit dans le cadre des fonctions du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu et chef de la Monuc. Il est évident que lors de cette rencontre, les questions relatives au communiqué de Nairobi ont été probablement évoquées, a encore rappelé M. Kemal Saïki qui a ajouté que « la semaine prochaine. M. Alan Doss se rendra au siège de l’Onu à New York où il présentera au Conseil de sécurité le rapport concernant la RDC et espère qu’à son retour, ce dernier rencontrera la presse pour lui faire part de son séjour de travail à l’Onu
Dans l’entre-temps, le dernier rapport du secrétaire général de l’Onu recommandait au gouvernement congolais de rétablir, aussitôt que possible, des relations diplomatiques normales avec les pays voisins. Le calme relatif qui règne en RDC devrait permettre à la diplomatie de prendre réellement le dessus sur la guerre.
