chantier

La réhabilitation des infrastructures routières figure parmi les cinq chantiers du chef de l’Etat. Le coût d’envoi des travaux de grande envergure à effectuer à travers le pays a été donné au début du mois en cours, à partir de l’Université pédagogique nationale (UPN), par la réhabilitation de l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) qui part de cet établissement d’enseignement supérieur à la « Place Mandela », dans la commune de la Gombe. C’est donc parti pour un travail que l’on espère cette fois-ci soigné, mais rapide compte tenu de la dégradation très avancée des routes aussi bien dans les grands centres urbains qu’à l’intérieur du pays.

Chaque fois qu’il en a l’occasion, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, ne cesse de dire que la République démocratique du Congo sera bientôt un chantier. Et compte tenu de l’importance qu’il y attache, il a, à partir de l’Université pédagogique nationale (UPN), présidé personnellement la cérémonie du lancement des travaux de réhabilitation des infrastructures routières à travers le pays.

Quelques jours après, une délégation gouvernementale s’est rendue dans la province du Katanga pour inaugurer les travaux de réhabilitation du tronçon Lubumbashi-Kasumbalesa. A l’allure où vont les choses, des chantiers vont effectivement s’ouvrir à travers le pays.

De l’avis des observateurs, il était en tout cas temps que l’on réhabilite les routes de la République démocratique du Congo. Au lendemain de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, le problème de transport devenu crucial aujourd’hui ne se posait jamais. Les grands centres urbains disposaient de voies d’accès en très bon état. A l’intérieur du pays, l’évacuation des produits de première nécessité vers les centres de consommation se faisait sans aucune entrave. Les prix sur les marchés étaient donc abordables et les gens pouvaient manger à leur faim.

TRAVAIL SOIGNE ET RAPIDE

Aujourd’hui, avec l’état défectueux des routes du pays, le transport est devenu un casse-tête. C’est un véritable calvaire auquel sont soumis aussi bien les citadins que les paysans. Avec la disparition des chaussées, un citadin qui a longtemps quitté la ville ou le pays se retrouve à son retour face à des routes défoncées. La dégradation très avancée des infrastructures routières contribue en même temps à la paralysie des activités socio-professionnelles.

Le mauvais état des routes en République démocratique du Congo est également à la base de nombreux accidents de la circulation qu’on déplore chaque jour sur les routes de la RDC.

La situation est dramatique pour l’intérieur du pays. Car, un véhicule en provenance de l’arrière-pays devra passer plusieurs semaines, voire des mois pour atteindre les centres de consommation.

De ce qui précède, la population a maintenant les yeux tournés vers le gouvernement qui devra remédier cette situation au plus vite ; et ce dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers du gouvernement. Et compte tenu de l’urgence du problème, le travail sur le terrain doit être confié à des entreprises qui ont l’expertise et répondent aux critères.

Les membres du gouvernement devront s’interdire la pratique honteuse des « commissions », laquelle discrédite le pays, surtout qu’il devra décaisser d’importants fonds pour les travaux de réhabilitation des infrastructures routières.