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Un certain Nazem Nazembe, député provincial au Katanga ambitionne de prendre la place de Gizenga. A Lubumbashi, on juge ses ambitions démesurées. Nazem Nazembe, congolais d’origine libanaise, est de moralité douteuse, car impliqué dans une affaire de réquisition d’une maison d’autrui le long de la chaussée Laurent-Désiré Kabila. Politiquement, l’homme n’a rien de consistant à proposer à Kabila.
S’il est légitime pour tout congolais de nourrir des ambitions sur la prise du pouvoir politique, Nazem Nazembe a de quoi faire révolter la conscience. L’homme est député provincial pour la Province du Katanga. D’origine libanaise, il s’est naturalisé congolais en toute légalité. Donc, sur ce point il n’y a rien à lui reprocher. Seulement voilà, Nazem Nazembe passe la quasi-totalité de son temps à vilipender le Premier ministre qu’il accuse facilement de défaillant. Gizenga, a-t-il pris l’habitude de débiter, ne serait pas à la hauteur de ses engagements vis-à-vis de la Nation. Si on peut concéder à Nazem son jugement inique sur l’action du Premier ministre, en revanche, il est difficile d’admettre qu’un personnage aussi immoral que lui puisse valablement remplacer Fundji. Sa candidature présente beaucoup de faiblesses. Pas plus tard que ce mercredi 16 avril 2008, Nazem Nazembe, ancien président du FC Lupopo, a été entendu par ses collègues à l’Assemblée provinciale. C’était sur une salle affaire de réquisition d’une maison appartenant à Rashidi Mulalo. Pour la petite histoire, Nazem avait chargé son cousin Jiabel, qui travaille chez lui, de signer un contrat de location de la maison. On ne sait par quelle magie, au jour d’aujourd’hui, la même maison est devenue la propriété de Jiabel. A la plénière de mercredi, le député Nazem a eu difficile à trouver des arguments pour convaincre ses collègues.
Ne fait pas le poids devant Gizenga
Selon la Constitution, c’est la majorité à l’Assemblée nationale qui désigne le Premier ministre. La bataille ne se joue pas comme l’espère Nazem dans une Assemblée provinciale, fût-elle du Katanga. Qui plus, Antoine Gizenga a construit une solide base politique à l’Ouest de la RDC. Et il détient, entre ses mains, l’accord électoral sur le partage du pouvoir signé avec Joseph Kabila au Grand Hôtel Kinshasa. Gizenga a une histoire nationale. Dans l’arène politique congolaise, Fundji est le seul qui soit apte à combattre la corruption. On l’a vu en action entrain de récupérer les biens et immeubles de l’Etat. Nazem Nazembe aura beau clamé sa bonne volonté de diriger le pays, il fui faudra attendre que son heure sonne. Et ce n’est pas pour demain.