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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

16 avril 2008

Nazem convoite le fauteuil de Gizenga !

drapeau

Un certain Nazem Nazembe, député provincial au Katanga ambitionne de prendre la place de Gizenga. A Lubumbashi, on juge ses ambitions démesurées. Nazem Nazembe, congolais d’origine libanaise, est de moralité douteuse, car impliqué dans une affaire de réquisition d’une maison d’autrui le long de la chaussée Laurent-Désiré Kabila. Politiquement, l’homme n’a rien de consistant à proposer à Kabila.
S’il est légitime pour tout congolais de nourrir des ambitions sur la prise du pouvoir politique, Nazem Nazembe a de quoi faire révolter la conscience. L’homme est député provincial pour la Province du Katanga. D’origine libanaise, il s’est naturalisé congolais en toute légalité. Donc, sur ce point il n’y a rien à lui reprocher. Seulement voilà, Nazem Nazembe passe la quasi-totalité de son temps à vilipender le Premier ministre qu’il accuse facilement de défaillant. Gizenga, a-t-il pris l’habitude de débiter, ne serait pas à la hauteur de ses engagements vis-à-vis de la Nation. Si on peut concéder à Nazem son jugement inique sur l’action du Premier ministre, en revanche, il est difficile d’admettre qu’un personnage aussi immoral que lui puisse valablement remplacer Fundji. Sa candidature présente beaucoup de faiblesses. Pas plus tard que ce mercredi 16 avril 2008, Nazem Nazembe, ancien président du FC Lupopo, a été entendu par ses collègues à l’Assemblée provinciale. C’était sur une salle affaire de réquisition d’une maison appartenant à Rashidi Mulalo. Pour la petite histoire, Nazem avait chargé son cousin Jiabel, qui travaille chez lui, de signer un contrat de location de la maison. On ne sait par quelle magie, au jour d’aujourd’hui, la même maison est devenue la propriété de Jiabel. A la plénière de mercredi, le député Nazem a eu difficile à trouver des arguments pour convaincre ses collègues.
Ne fait pas le poids devant Gizenga
Selon la Constitution, c’est la majorité à l’Assemblée nationale qui désigne le Premier ministre. La bataille ne se joue pas comme l’espère Nazem dans une Assemblée provinciale, fût-elle du Katanga. Qui plus, Antoine Gizenga a construit une solide base politique à l’Ouest de la RDC. Et il détient, entre ses mains, l’accord électoral sur le partage du pouvoir signé avec Joseph Kabila au Grand Hôtel Kinshasa. Gizenga a une histoire nationale. Dans l’arène politique congolaise, Fundji est le seul qui soit apte à combattre la corruption. On l’a vu en action entrain de récupérer les biens et immeubles de l’Etat. Nazem Nazembe aura beau clamé sa bonne volonté de diriger le pays, il fui faudra attendre que son heure sonne. Et ce n’est pas pour demain.

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Le gouvernement rattrapé par la gestion lacunaire des catastrophes

conseil_ministres

On s’affaire encore sur les lieux du crash du DC 9 de Hewa Bora Airways à Goma. Question de connaître le nombre exact des morts, des blessés et des survivants. Mais également les raisons principales de cette catastrophe. Cependant, au-delà de cet énième accident d’avion, se pose, une fois de plus, la problématique de la gestion des catastrophes. Quelles sont les mesures préventives prises par le gouvernement pour prévenir ce genre d’accidents ? Que faire pour les éviter et les gérer ? Comment les services techniques ont-ils fonctionné depuis le crash de l’Antonov à Kingasani ya suka? Quelle a été la réaction du gouvernement depuis la décision du 9 avril 2008 de l’Union européenne de mettre Hewa Bora sur la liste noire des avions interdits de vol dans l’espace aérien européen ? Autant d’interrogations pertinentes.

L’Assemblée nationale et le Sénat ont constitué hier une importante délégation parlementaire qui s’est rendue sur les lieux du drame du DC 9 de Hewa Bora, à Goma. Belle initiative qui montre le sens élevé de responsabilité politique de ces deux institutions. D’abord pour s’enquérir de la situation et mesurer l’étendue du désastre et des dégâts. Et dans un élan de solidarité, apporter un réconfort moral et matériel aux victimes ainsi qu’à leurs familles et proches.

Mais bien avant l’arrivée de la délégation venue de Kinshasa, les compatriotes de la province du Sud Kivu, avec à leur tête le gouverneur de cette province, se sont rendus sur les lieux pour apporter assistance aux personnes éprouvées. Outre les personnalités politiques régionales et les membres de la Société civile, une équipe médicale est de la partie pour apporter les premiers soins. Geste très encourageant de solidarité nationale, surtout que parmi les victimes se comptent également des ressortissants de la province du Sud Kivu.

Auparavant, le président de la République, en route vers New York en mission d’Etat, avait adressé un message de condoléances aux familles éprouvées. Aussi, a-t-il saisi cette circonstance douloureuse pour ordonner la constitution d’une enquête afin de tirer les choses au clair.

La décision présidentielle s’inscrit justement dans le contexte de la gestion rigoureuse des catastrophes. Certes, dans un premier temps, il s’agit des catastrophes aériennes qui bouleversent tout un peuple de par leur horreur. Mais au-delà, toutes les catastrophes qui endeuillent notre pays au fil des mois.

DES TETES VONT-ELLES TOMBER ?

En pareilles circonstances, l’on s’empresse d’abord à établir la part de responsabilité. Ce qui sera certainement connu après le travail de la mission d’enquête ad hoc et les éléments contenus dans les deux boîtes noires. Question de savoir s’il s’est agi d’une panne technique, d’une erreur humaine ou des considérations atmosphériques relevant de la nature.

Dans le même ordre d’idées, il est également question de s’interroger sur les dispositions prises par le gouvernement, à travers ses services spécialisés, pour prévenir ce genre d’accidents. Il est un fait que l’on n’est pas à la première catastrophe de ce genre. Les plus importants sont les crashes de Type K, de Kingasani ya Suka et maintenant celui de Goma.

Sans pour autant être expert en la matière, les trois catastrophes présentent les mêmes similitudes. C’est-à-dire qu’elles surviennent au moment du décollage en survolant des quartiers de pleine concentration humaine, à partir des pistes qui soulèvent de récriminations. Si le crash de Type n’est pas tellement frais en nos mémoires, celui de Kingasani ya Suka a suscité un débat très houleux, allant jusqu’à nécessiter l’interpellation d’un ministre d’Etat près la présidence de la République et du ministre des Transports et Communications. Face à ce drame de Goma, il devient impérieux de rendre publiques les recommandations de la commission d’enquête pour mesurer si réellement le gouvernement a été à la hauteur de ses responsabilités. De juger si oui ou non les services techniques ont joué effectivement leur rôle de « conseiller », posé les problèmes en termes de faisabilité dans le cadre de la sécurité des aéronefs, des installations aéroportuaires et de la navigabilité dans l’espace aérien congolais.

Pour demeurer toujours dans cette logique, les services de l’aviation civile devront fixer l’opinion sur ce qui a été entrepris et fait après la décision de l’ Union européenne d’interdire de vol en Europe les appareils de Hewa Bora. La décision a été prise le 9 avril 2008 et l’accident de Goma s’est produit le 15 avril 2008. Qu’est-ce qui a été fait entre-temps pour que l’on ne s’inquiète pas en RDC des conditions de sécurité des appareils de cette société ?

Enfin, les services techniques du ministère des Transports sont invités, sans délai, à préciser si, après l’éruption volcanique de 2004, les gros porteurs pouvaient continuer à utiliser l’aéroport de Goma. Ou s’il a été proposé la construction d’un autre aéroport. Car aujourd’hui, il se pose réellement le problème de la longueur de cette piste, réduite à cause des laves.

La précision s’impose et des décisions doivent tomber sans état d’âme. Pour que les misions des commissions d’enquête ne se terminent plus en eau de boudin et classées « Top secret. Secret d’Etat ». La gestion des catastrophes ne peut aboutir à un tel résultat révoltant et injurieux devant la mort des personnes qui méritent dignité et considération, même dans l’au-delà.

L’ELAN DE SOLIDARITE DU SUD KIVU

En attendant que l’on sache si les têtes vont effectivement tomber, il importe de saluer cet élan de solidarité manifesté par les ressortissants des deux Kivu. Sans attendre l’aide et l’assistance de Kinshasa, ils se sont organisés en conséquence pour faire face aux dures réalités de cette catastrophe. Ceux du Sud Kivu sont partis de Bukavu pour Goma, se mêler aux groupes des secouristes en vue d’apporter les premiers soins, les premiers réconforts sur le plan moral et matériel.

Mieux, ils se sont interrogés sur tous ces malheurs qui s’abattent sur leurs régions, déjà fortement secouées par les guerres atroces et les calamités naturelles. Aujourd’hui, l’aéroport de Goma soulève réellement de nombreuses interrogations. C’est ainsi que dans leurs réflexions, ils envisagent de proposer au gouvernement de délocaliser cet aéroport. Ce qui est faisable, comme sous d’autres cieux.

Le projet nécessitera la construction d’une autoroute pour relier l’aéroport au centre ville. Bien sûr, pour autant qu’il s’agisse d’une zone touristique, habitée par de nombreux animaux, il faut prendre en compte tous les aspects liés à l’environnement, à l’écosystème pour mieux protéger tous les êtres vivants ; humains ainsi que les espèces animales sans oublier la flore.

Mais en attendant, il faudrait que tout ce qui est mis à la disposition des sinistrés leur parvienne. A plusieurs reprises, des opportunistes de tout bord saisissent de pareilles occasions pour se faire du beurre. On les retrouve partout : des centres d’ordonnancement à Kinshasa jusqu’ au lieu du drame. Ils sont à tous les postes pour saigner davantage l’Etat congolais, détourner les biens humanitaires avant de disparaître dans la nature, assurés de l’impunité, comme d’habitude. La gestion des catastrophes, c’est également et surtout cet aspect du problème.

Jusqu’ à ce jour, les sinistrés de Thype K, de Kingasani ya Suka continuent à faire les tours des bureaux sans une réponse satisfaisante. Et pourtant, l’argent a déjà été débloqué, des dons disponibilisés. Mais les familles éprouvées ne broient que du noir, victimes des personnes cyniques.

LE GOUVERNEMENT DEVANT LA BARRE

Quelles que soient les causes exactes du crash, erreur technique ou humaine, le gouvernement sera devant la barre. Nous avons évoqué une série de questions, s’attarder sur un certain nombre de considérations avant de rappeler les crashes de Type K et de Kingasani ya Suka, ainsi que l’interdiction frappant la société Hewa Bora en Europe. Le gouvernement est appelé à se justifier, sans se disculper.

Mais bien sûr, énoncer des décisions qui doivent être appliquées sans atermoiement ni faux fuyant. Pour avoir joué dernièrement à « la solidarité gouvernementale », le Gouvernement vient d’être rattrapé par ce crash de Goma. Aujourd’hui, il doit présenter devant l’opinion tant nationale qu’internationale son « Plan de prévention et de gestion des catastrophes ».

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Réhabilitation des infrastructures routières : pour un travail soigné et rapide

chantier

La réhabilitation des infrastructures routières figure parmi les cinq chantiers du chef de l’Etat. Le coût d’envoi des travaux de grande envergure à effectuer à travers le pays a été donné au début du mois en cours, à partir de l’Université pédagogique nationale (UPN), par la réhabilitation de l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) qui part de cet établissement d’enseignement supérieur à la « Place Mandela », dans la commune de la Gombe. C’est donc parti pour un travail que l’on espère cette fois-ci soigné, mais rapide compte tenu de la dégradation très avancée des routes aussi bien dans les grands centres urbains qu’à l’intérieur du pays.

Chaque fois qu’il en a l’occasion, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, ne cesse de dire que la République démocratique du Congo sera bientôt un chantier. Et compte tenu de l’importance qu’il y attache, il a, à partir de l’Université pédagogique nationale (UPN), présidé personnellement la cérémonie du lancement des travaux de réhabilitation des infrastructures routières à travers le pays.

Quelques jours après, une délégation gouvernementale s’est rendue dans la province du Katanga pour inaugurer les travaux de réhabilitation du tronçon Lubumbashi-Kasumbalesa. A l’allure où vont les choses, des chantiers vont effectivement s’ouvrir à travers le pays.

De l’avis des observateurs, il était en tout cas temps que l’on réhabilite les routes de la République démocratique du Congo. Au lendemain de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, le problème de transport devenu crucial aujourd’hui ne se posait jamais. Les grands centres urbains disposaient de voies d’accès en très bon état. A l’intérieur du pays, l’évacuation des produits de première nécessité vers les centres de consommation se faisait sans aucune entrave. Les prix sur les marchés étaient donc abordables et les gens pouvaient manger à leur faim.

TRAVAIL SOIGNE ET RAPIDE

Aujourd’hui, avec l’état défectueux des routes du pays, le transport est devenu un casse-tête. C’est un véritable calvaire auquel sont soumis aussi bien les citadins que les paysans. Avec la disparition des chaussées, un citadin qui a longtemps quitté la ville ou le pays se retrouve à son retour face à des routes défoncées. La dégradation très avancée des infrastructures routières contribue en même temps à la paralysie des activités socio-professionnelles.

Le mauvais état des routes en République démocratique du Congo est également à la base de nombreux accidents de la circulation qu’on déplore chaque jour sur les routes de la RDC.

La situation est dramatique pour l’intérieur du pays. Car, un véhicule en provenance de l’arrière-pays devra passer plusieurs semaines, voire des mois pour atteindre les centres de consommation.

De ce qui précède, la population a maintenant les yeux tournés vers le gouvernement qui devra remédier cette situation au plus vite ; et ce dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers du gouvernement. Et compte tenu de l’urgence du problème, le travail sur le terrain doit être confié à des entreprises qui ont l’expertise et répondent aux critères.

Les membres du gouvernement devront s’interdire la pratique honteuse des « commissions », laquelle discrédite le pays, surtout qu’il devra décaisser d’importants fonds pour les travaux de réhabilitation des infrastructures routières.

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Goma : ville moitié paralysée, 34 morts et plus d'une centaine de blessés, dernier bilan provisoire du crash

Aeroport_Goma

La ville est restée à moitié paralysée ce mercredi, 24 heures après la tragédie aérienne de mardi après-midi. A ce jour, le bilan fait état d’au moins 34 morts et plus d’une centaine de blessés comptabilisés dans les chambres mortuaires des principales institutions sanitaires de la place.

Ce bilan est consécutif au résultat de rapports venus de l’hôpital « Heal Africa », de l’hôpital général de référence de Goma ainsi que de l’hôpital indien de la Monuc. Mais ce bilan pourrait évoluer avec l’avancement des recherches.

Les victimes devraient être enterrées dans les heures qui suivent, selon le service provincial du protocole d’Etat. D’où la présence à Goma depuis ce mercredi après-midi, d’une délégation des parlementaires nationaux conduite par le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, et celle du gouvernement de la République, conduite par le ministre d'Etat de l’intérieur, Denis Kalume. Ils ont déclaré apporter également de l’assistance aux familles des victimes.

Dans l’ensemble, Goma a donc connu ce mercredi une vie au ralenti. Et pour cause: c’est le haut lieu du business de la ville qui a été frappé de plein fouet par le crash. L’avenue du 20 mai concentre en effet près ds ¾ des activités commerciales de Goma. Mais, pour des raisons sécuritaires, tout le secteur de ce quartier est resté bouclé par les forces de l’ordre. Ce qui n’a permis ni aux commerçants ni à leurs clients d’accéder à leurs lieux de travail. D’autre part, de nombreux habitants de la ville ont passé la journée à parcourir des institutions de la santé, dans l’espoir de retrouver un membre de famille porté disparu.

Sur le lieu du crash pendant ce temps, les recherches se sont poursuivies en vue de retrouver d’éventuels corps des victimes du crash. Cette fois-ci, ce sont les tracteurs qui ont été mis à contribution.

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Crash de Goma: erreurs techniques, humaines, politiques

Avion_Hewa_boraLa piste de Goma inaugurée par Mobutu lors des années de vache grasse pour des avions de gros tonnage, est rendue impraticable par la lave du volcan Nyirangongo en 2003 qui a détruit une partie de la ville touristique pendant la rébellion du RCD-Goma, et a réduit la piste de 3.800 m à 1.800 m.

En principe, aucun avion n’aurait dû être autorisé de décoller aussi longtemps que la piste n’a pas été réhabilitée. Mais dans un pays trop vaste où les routes sont impraticables, seul l’avion permet le mouvement des hommes et des biens.

Les rebelles du RCD-Goma tentèrent de réhabiliter la piste sans y parvenir. Un homme d’affaires du Katanga, Raphaël Katebe Katoto Soriano, ayant rejoint le RCD-Goma, remit une forte somme d’argent aux rebelles, pour déblayer manuellement la piste, sans y parvenir.

Selon des études qui furent menées, les travaux de réhabilitation requéraient environ 3 millions de dollars, que les rebelles ne purent réunir.

LA DC-9 N’AVAIT PAS LA CHANCE DU BOEING 707 DE PLANÉTAIR.
Entre-temps, la mission des Nations Unions MONUC aménagea pour 5 millions de dollars une bretelle de sortie bétonnée à côté de la lave jusqu’au tarmac du parking central, et reprit ses vols par des avions russes Antonov.

«La piste était trop importante pour elle et sans elle, la MONUC qui entretient sur place deux contingents indiens et uruguayéens devenait inopérationnelle dans les Kivu», explique un spécialiste. Mais la MONUC dont Goma constitue l’une des bases les plus importantes, n’aida point le gouvernement de R-dC en situation de conflit armé, à réhabiliter la piste.

Une vingtaine de petites compagnies aériennes opérant dans le Kivu montagneux allaient bientôt suivre l’exemple.

Un Boeing 707 de l’une de ces compagnies Planétair interdites de vol comme toutes les compagnies aériennes de R-dC, par la circulaire de l’Union Européenne, avec une centaine de passagers à bord, perdit au décollage un moteur et fit éclater un pneu.

«Mais le pilote a freiné. Il y eût aucun dégât, ni matériel, ni humain», atteste un témoin.

«Certes, à l’époque, le crash fut évité à la suite de la longueur de la piste: celle-ci avait encore ses 3.800 m praticables», explique un spécialiste.

Le DC-9 de Hewa Bora Airways qui a crashé mardi n’avait pas la chance du Boeing de Planétair: la piste étant trop courte, le pilote, un Congolais, Roger Aleka ayant une co-pilote femme, une métisse congolaise, Mme Gelda, n’a pu stopper à temps l’aéronef, qui a fini sa course dans des maisons du quartier Birere.

Il y a aussi, explique-t-on à Goma dans les milieux de l’aéronautique civile, «probablement» une question de surcharge.

La piste étant trop courte, il faut rendre l’avion très léger au décollage. Or, avec 79 passagers à bord, avec chacun 30 kgs de marchandise, si l’on ajoute le fret, cela fait facilement 11 tonnes.

«Or, 11 tonnes, c’est trop pour ce type d’avion et sur une aussi courte piste et après avoir perdu un moteur, comme cela semble évident», explique au «Soft International» un expert.

Lors du dernier crash à Kinshasa de l’Antonov 26 de la compagnie Africa One, il y a six mois, le ministre en charge des Transports et Communications paya de son poste: il fut poussé à la démission. Mais l’affaire débattue au Parlement n’a pas fini d’être élucidée.

Les crashs d’avions, petits ou grands, n’ont pas depuis cessé malgré le changement de ministre, l'arrivée à la tête du ministère d'un homme d'expérience, plusieurs fois ministre ministre sous Mobutu, Charles Mwando Nsimba, et la nomination d'une nouvelle direction de l'Aéronautique civile, conduite par un colonel des FARDC, très strict.

Jusqu’au crash de mardi dernier, le pays avait enregistré plusieurs crashs: notamment un Let 410 de la compagnie Goma Express qui a crashé à Kalima, Sud Kivu, sans faire de dégâts humains, renseignent selon des sources de l’aéronautique à Goma.

«Pour se rendre par exemple à Lubumbashi depuis Kinshasa, il y a qu’une solution: l’avion. Or, l’avion est désormais rare sinon rarissime sur cette ligne», témoigne un passager.

Il faut désormais plusieurs jours de réservation et la seule compagnie fiable, après la liquidation de Bravo Air Congo rachetée par la petite compagnie Gomair et de Wimbi Dira Airways, restait encore Hewa Bora. Ailleurs,comme sur Mbuji-Mayi, Kananga ou Kisangani, il faut donner du muscle pour trouver une place.

HBA avait à ce point redressé ces dernières semaines son image qu’elle intéressa la Belge SN Brussels Airlines qui, il y a peu, par son nouveau partenaire belge Philippe De Murloz, annonça une joint venture AirDC en charge d’exploiter les vols internes RDC, SN Brussels Airlines ayant, entre-temps, réorganisé sa ligne Kinshasa-Bruxelles par une desserte quotidienne et des vols directs.

Très clairement, la stratégie est de contrer Air France-Klm sur un marché juteux qui a toujours et naturellement appartenu aux Belges qui veulent apporter de nouveaux produits et en innovant.

La nouvelle HBA détient 51% des parts de la nouvelle compagnie AirDC alors que SN Brussels Airlines en contrôlera 49%. «Six avions sont déjà en ligne vers Kinshasa. Soit quatre BAE (British Aerospace) 146 et deux Boeing 737-800. Les BAE 146 vont opérer des vols intérieurs (Tshikapa, Tembo, Kahemba et consorts)», annonçait le «Soft International» le 22 octobre 2007.

Mais la mise sur liste noire de la compagnie Hewa Bora et le crash de mardi pourraient permettre un nouveau tour de passe-passe auquel ne st n’attendait pas Phiiipppe de Murloz, ce natif du Katanga, patron golden boy de Demimpex, propriétaire du garage kinois ATC Auto Transport Company à Kinshasa, qui a récemment raflé le capital de HBA.

Le crash de Goma est intervenu, trois heures après que le Chef de l’État Joseph Kabila Kabange eût décollé de Kinshasa en route pour les Etats-Unis où il doit avoir, peu avant le week-end, une rencontre avec son homologue rwandais Paul Kagame dans le cadre du renforcement des relations entre Kinshasa et Kigali.

Kabila n’a dû apprendre la nouvelle du crash qu’à son arrivée à Washington mardi soir. Mais dès le lendemain mercredi 16 avril, son jeune frère Joé Kabila a été la première personnalité de Kinshasa à atterrir à Goma par un jet Gold Stream de la compagnie Wimbi Dira Airways.

Il était porteur d’une tonne de médicaments et a fait le tour des hôpitaux de Goma où étaient accueillis les blessés.

Une délégation officielle de Kinshasa conduite par le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe est peu après arrivée dans le chef lieu du Nord-Kivu: elle comprenait le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, mais aussi le ministre de la Santé et celui des Affaires humanitaires et de la Solidarité nationale.

L’Assemblée Nationale qui a appris la terrible nouvelle alors qu’elle venait de reprendre ses séances après deux semaines de suspension, les a suspendus en signe de solidarité avec la ville de Goma.

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Fungurume : 8 morts et 3 blessés dans un accident de train

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Un train de la Société nationale des chemins de fer du Congo, SNCC, est entré en collision mardi avec un véhicule dans cette cité à plus de 200 kilomètres au nord de Lubumbashi. Le train de la SNCC transportait des planches et des morceaux de rail. Il a percuté le véhicule qui était en stationnement à la traversée de la voix ferrée. Selon des autorités locales, il y aurait encore des corps sous les décombres, et les recherches se poursuivent ce mercredi.

L’accident est survenu vers 19h au moment où le camion voulait traverser un passage à niveau. Le train a littéralement écrasé le camion. Un officier de l’auditorat militaire qui était à bord du camion est grièvement blessé. Selon des sources policières, le camion transportait de l’hétérogénite, des sacs de lingots de cuivre volés à la Gécamines, et quelques sacs d’autres minerais. Ce qui explique le fait que le voyage s’est fait nuitamment, selon la police.

Un capitaine du sous-comissariat de la police de Fungurume indique le train transportait des traverses pour la réhabilitation de la voie ferrée sur ce tronçon. Il affirme que les blessés ont été acheminés d’urgence à Likasi. Selon des témoins, il y a 9 morts et 4 blessés. La police parle plutôt de 3 morts et 5 blessés. Les recherches se poursuivent sous les décombres pour retrouver d’éventuelles victimes.

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Hewa Bora se dit prêt à soulager et à indemniser les victimes

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Hewa Bora Airways déclare que son avion était régulièrement entretenu. Selon le patron de cette compagnie, le DC 9 était également assuré. Stavros Papayanou rassure que l'indemnisation des familles des disparus ne posera aucun problème. Il indique les deux numéros mis à la disposition de la clientèle pour joindre Hewa Bora : 0817005000 et 0997005000.

Pour le directeur général de Hewa Bora Airways, le plus grand problème est l’identification des victimes et de leurs familles pour leur indemnisation. « Aucun problème de ce côté-là, croyez-moi. Nous avons toutes les raisons de croire que ça va se faire immédiatement. D’ailleurs, nous n’allons même pas attendre la Sonas. Nous avons déjà transféré de l’argent à Goma pour pouvoir, justement, subvenir aux besoins les plus urgents. Et, cela, en dehors même de ce que les assurances doivent payer comme indemnité. Nous avons mis deux numéros à disposition de notre clientèle : 0817005000 et 0997005000. Et, nous attendons. Dès que nous allons avoir la liste des victimes, nous allons les publier sur des sites Internet pour qu’on puisse suivre. Mais encore une fois, le plus grand problème que nous ayons, c’est de pouvoir identifier les familles des victimes, pour pouvoir ainsi commencer déjà leur indemnisation et, en tout cas, les aider déjà, les soulager, à pourvoir traverser cette épreuve que personne n’envie. »

Stavros Papaiannou, directeur général de Hewa Bora airways, est intervenu ce mercredi matin dans l’émission Okapi action.

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