Rechercher sur AfrikBlog

VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

17 avril 2008

Crash de Goma : Le gouvernement avoue sa responsabilité

conseil_ministres

C’est « pratiquement dans les mois qui vont venir » que le gouvernement « envisage » le décapage des laves qui couvrent une partie de la piste de l’aéroport international de Goma. Où un crash a fait une quarantaine de morts, plusieurs blessés et d’innombrables dégâts matériels importants. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence », selon le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume. Qui n’a donné ni la date du début des travaux, ni la hauteur des moyens financiers nécessaires qu’il compte « disponibiliser » pour ce faire. L’Exécutif s’est aussi réservé d’expliquer les raisons pour lesquelles il n’avait encore rien entrepris pour débarrasser la piste des laves qui la couvrent sur 500 mètres depuis janvier 2002, lors de l’éruption du Nyiragongo !

«De nombreux observateurs ont paru ne pas être étonnés du terrible drame aérien survenu à l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », estime un usager des avions congolais.

« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille à Pointe Noire, en République du Congo, cité par l’AFP.

AVEU DE CULPABILITE

Des acteurs politiques congolais ont toujours reproché au gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga le « manque de vision » et de sens d’anticipation. Cela se traduit dans la déclaration du ministre d’Etat Denis Kalume, rapportée jeudi par Radio Okapi. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence pour qu’on envisage le décapage des laves qui coupent la piste pratiquement en deux et qui diminuent la longueur de l’aéroport d’à peu près deux kilomètres », a-t-il annoncé.

Il a précisé que « ce décapage va intervenir pratiquement dans les mois qui vont venir. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour qu’on puisse disponibiliser les moyens nécessaires pour éviter qu’à l’avenir nous puissions connaître le même drame ».

Mais, là où le bât blesse, c’est lorsqu’il reconnaît que, « si la piste avait toute sa longueur, il y aurait eu beaucoup plus de chances qu’en freinant que l’avion s’arrête avant le bout de la piste». Pourquoi alors des membres du gouvernement, qui sont passés à diverses occasions par cet aéroport depuis leur prise de fonctions en février 2007, n’ont-ils jamais posé le problème en Conseil des ministres ? Et, dans le cas où le point aurait été inscrit à l’ordre du jour, aura-t-il fallu les morts du mardi 15 avril 2008 pour « envisager » le décapage des laves entravant la circulation sur la piste de l’aéroport de Goma ?

GRAVES ACCUSATIONS

« Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’ y a pas de camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais, la plupart d’aéroports ici au Congo n’ont pas de camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas de camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols ».

Tel est le triste constat fait par l’ancien président du syndicat des pilotes congolais, Baudouin Rudahindwa, dans un entretien jeudi avec Radio France Internationale.

Il s’en dégage que l’aéroport de Goma, dépourvu de camions anti-incendie, devrait être fermé. Le gouvernement le savait-il ? Si oui et à défaut de fermeture, pourquoi n’a-t-il pas, à ce jour, doter tous les aéroports du pays de matériels appropriés ?

Les pistes n’étant pas drainées en RDC, Rudahingwa a indiqué que le pilote doit se débrouiller. « Vous vous débrouillez avec votre avion », a-t-il affirmé, en déplorant le fait que la rentabilité soit privilégiée « au détriment de la sécurité ».

S’agissant de la flotte aérienne, il a reconnu que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler, signalant qu’« il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov ».

A partir du premier accident survenu au marché Type Ka, à Kinshasa, le syndicat des pilotes congolais a eu à parler avec les autorités de l’époque. « Mais, on a été dévié de gauche à droite », se souvient-il.

« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge de son côté le Français Philippe Lecreux, dont nous publions ci-après l’interview qu’il a accordée mercredi à l’AFP. Témoignage d’un usager d’Hewa Bora

Philippe Lecreux : «C’est la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC »

L’accident d’avion qui a fait au moins 37 morts mardi à Goma, en République démocratique du Congo, « devait arriver », a déclaré mercredi à l’AFP un ancien usager de la compagnie en dénonçant une « chaîne de défaillances collectives ». « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », a estimé Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille dans la région et avait cessé de voyager avec la compagnie privée congolaise Hewa Bora pour des raisons de sécurité. « Hewa Bora ne respecte aucune condition de sécurité. Cette catastrophe était prévue et devait arriver », assure cet homme de 53 ans qui a souvent pris les appareils de cette compagnie pour se rendre à Lubumbashi, Sud-est de la RDC. Depuis cinq mois, Philippe Lecreux, basé à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville voisin, ne monte toutefois plus à bord des avions d’Hewa Bora, au prix d’un long détour.

« Je fais le trajet de Brazzaville à Lubumbashi via Johannesburg, en Afrique du Sud, pour ne plus prendre cet avion Hewa Bora entre Kinshasa et Lubumbashi », explique l’homme d’affaires, précisant que le DC-9 qui, lors du décollage de l’aéroport de Goma, a fini mardi sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, était celui qu’il avait l’habitude d’emprunter.

« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge-t-il.

Baudouin Rudahingwa (*) : «La plupart d’aéroports au Congo n’ont pas de camions anti-incendie»

Existe-t-il des problèmes, des difficultés spécifiques pour les pilotes qui volent au Congo ?

La situation est précaire. En 1978, lorsqu’on a libéralisé par l’aviation civile ici au Congo, tout le monde est arrivé avec très peu d’argent, peu de provisions. On a critiqué ce qu’on a appelle l’«anarchie aéronautique ».

Et aujourd’hui, comme les compagnies se multipliaient, on comptait sur celui qui croit être pilote. Or, les pilotes n’ont plus de stimulateurs, les pilotes ne sont plus suivis. On pouvait passer de co-pilote au pilote. Quelques mois après suffisent, il passe à gauche, on ne sait par quelle magie…

C’est-à-dire qu’il devient commandant de l’appareil ?

Il devient commandant de l’appareil, oui. Nous avons eu treize ans à l’Air Zaïre, à l’époque, sans passer commandant de bord. Et on faisait le stimulateur tous les six mois à l’extérieur. Aujourd’hui, ces choses n’existent plus. Evidemment lorsqu’un problème arrive à l’avion, le pilote ne sait pas comment résoudre le problème. Et c’est le crash qui doit intervenir.

Se pose-t-il des problèmes d’infrastructures ?

Oui, mais qu’il faut développer. C’est mieux d’avoir l’indépendance du Congo. Bien avant cela, on avait des instruments pour faire des approches de nuit Ce qui n’existe plus. Les pilotes sont obligés de piloter, sinon on vous fout à la porte et on prend quelqu’un d’autre.

Que diriez-vous de la plupart des pistes au Congo qui sont dangereuses?

Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’y a pas des camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais la plupart d’aéroports ici au Congo, n’ont pas des camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas des camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols.

On a dit qu’à l’aéroport de Goma il pleuvait, que la piste était si trempée, et que probablement le pilote a subi les forces « aqua training ». Est-ce que les pistes sont drainées au Congo ?

Non, lorsque vous avez piloté et qu’ il y a « l’ aqua training », vous pouvez freiner. Vous vous débrouillez avec votre avion. En fait, il y a le problème de l’insécurité mais l’on privilégie la rentabilité au détriment de la sécurité. Il y a aussi des problèmes au niveau de la flotte. On sait, par exemple, que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler. Et d’ailleurs, il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov.

Depuis 1996, le premier accident a eu lieu au marché Type Ka. On a eu à parler avec les autorités de l’époque, mais on a été dévié de gauche à droite. Comment voulez-vous envoyer un avion 727 ou bien un DC 9 à Goma alors que la piste était utilisée par la Monuc avant qu’ il y ait le tremblement de terre. Or, la Monuc n’utilise plus des avions à réaction pour la piste de Goma parce que la piste n’a plus deux mille mètres de longueur pour mieux permettre des manoeuvres à une certaine attitude. Avec cette distance réduite, dès qu’il y a un problème et que vous abandonnez les manoeuvres de décollage, vous rentrez dans les maisons

Le fait qu’il y ait toute proche de la piste de ces aéroports, des quartiers où résident les populations, c’est fréquent au Congo ?

Logiquement, c’est l’ Etat qui devrait s’occuper de cela. il n’y a pas que ça qui doit assurer la sécurité des gens autour des aéroports. C’est une situation bizarre autour des aéroports. C’est-à-dire que ces gens ne devraient normalement pas être là. Ces avions qui abordent le décollage sont souvent en surcharge. Et si vous abandonnez les manœuvres de décollage quand un problème arrive , vous quittez la piste et tous les gens qui sont autour de la piste vous les ramassez sans aucun problème.

A vous écouter, on a l’impression que tout tient du miracle lorsqu’on fait un vol ?

Et oui, c’est un miracle. Ici au Congo, le miracle est « congolais ». Les avions sont en surcharge, les pistes non entretenues, les pilotes ne sont pas suivis. C’est l’ Etat qui devrait combattre tout cela. Raison pour laquelle j’ ai cessé de voler depuis deux ans. C ‘est très dangereux.

Posté par Kongolais à 23:29 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RDC-Belgique : signature d’une convention sur la formation des FARDC

Troupes_FARDC

La cérémonie a eu lieu ce jeudi à Kinshasa entre le ministre belge de la Défense Pieter De Crem et son homologue congolais Tshikez Diemu. Cet arrangement technique entre les deux pays vise à définir les activités à mener dans le cadre du partenariat militaire entre pour l’année 2008, partenariat axé principalement sur la formation des FARDC.

Dans le cadre de ce partenariat, la Belgique formera au sein des FARDC des formateurs dans divers endroits du pays, en commençant par Kananga, au Kasaï Occidental. Elle contribuera également à l’ouverture d’autres écoles militaires.
Des formations continues seront assurées aux officiers supérieurs et d’état-major congolais à l’Ecole royale militaire en Belgique.
A la demande de partie congolaise, la Belgique formera un bataillon de réaction rapide à Kananga. Les autorités congolaises doivent réhabiliter le centre de Kota Koli (dans la province de l’Equateur) pour la formation commando de ce bataillon, du personnel qualifié et du matériel pour ce bataillon.
Un accent particulier est aussi mis sur la formation des métiers de génie militaire afin de permettre aux FARDC de participer à la reconstruction à travers la réhabilitation des infrastructures de base.
D’autres aspects tells que la sensibilisation à la lutte contre le vih sida, le bien-être des militaires et de leurs familles sont également pris en compte dans cet arrangement entre les deux pays.

Enfin, les états major de deux pays sont chargés de l’exécution de l’arrangement conclus entre les deux pays.

Reçu au même moment que le ministre belge, le ministre sud africain de la défense a rappelé que son pays comme la Belgique sont engagés dans la reforme de l’armée congolaise afin de doter ce pays d’une armée capable de sécuriser son territoire.

Posté par Kongolais à 20:05 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Air Zimbabwe mobilise 2 avions pour les Lignes aériennes congolaises

Avion

KINSHASA, 17/04 - La compagnie aérienne zimbabwéenne, Air Zimbabwe, vient de mettre à la disposition des Lignes aériennes congolaises (LAC, compagnie à capitaux publics), deux avions pour desservir son réseau domestique, a-t-on appris mercredi, de sources proches de la direction générale de cette entreprise.

La mise à la disposition de ces deux aéronefs est le résultat d`un accord entre les deux compagnies qui stipule que cette cession pour desservir le réseau domestique des LAC prend effet à partir de la ville de Lubumbashi que relie déjà Air Zimbabwe, sur la ligne Harare-Lubumbashi.

Le réseau domestique que la compagnie LAC va desservir, grâce à cette acquisition, comprendra l`axe Sud de la République démocratique du Congo (RDC) sur les lignes Kinshasa-Mbuji-Mayi-Kananga-Lubumbashi.

Bien que les avions resteront zimbabwéens durant toute la période d`exploitation, la partie congolaise se réjouit de cet accord qui permettra de désengorger le réseau aérien congolais.

Ce réseau, indique-t-on connaît une pénurie en desserte, consécutive à l`arrêt d`exploitation de deux importantes compagnies, WIMBIDIRA et Bravo Congo, tandis que celles encore en exploitation perdent de plus en plus d`appareils, à la suite de pannes ou d`accidents.

Posté par Kongolais à 18:36 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

le gouvernement s’engage à réhabiliter la piste d’atterrissage de Goma

Aeroport_GomaDenis Kalume l’a déclaré à radiookapi.net « Le ministre des travaux public et infrastructures et le ministre des transports ont été instruits en urgence pour qu’on envisage le décapage es laves qui coupent la piste pratiquement en deux et qui diminuent la longueur de l’aéroport d’à peu près deux kilomètres. Et ce décapage va intervenir pratiquement dans les mois qui vont venir. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour qu’on puisse disponibiliser les moyens nécessaires pour éviter qu’à l’avenir nous puissions connaître le même drame. Si la piste avait toute sa longueur, il y’aurait eu beaucoup plus de chances qu’en freinant que l’avion s’arrête avant le bout de la piste. »

En rapport avec ce drame, la Conférence épiscopale nationale du Congo présente ses condoléances chrétiennes aux familles éprouvées dans un message signé par Mgr Laurent Monsegwo, Archevêque de Kinshasa. La Cenco demande aux autorités congolaises de diligenter une enquête sérieuse pour déterminer les causes de cette nouvelle catastrophe et d’établir les responsabilités dans la justice et la vérité. Elle les invite aussi à prendre au sérieux l’appel urgent d’améliorer le secteur aérien de la RDC, en assurant la viabilité des avions et des infrastructures aéroportuaires

Posté par Kongolais à 15:03 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Goma : vive émotion lors de l'enterrement des victimes du crash

drapeau

Vital Kamerhe, président de l’assemblée nationale et Denis Kalume, ministre d’état en charge de l’intérieur ont conduit une forte délégation composée de parlementaires et des membres du gouvernement pour participer aux obsèques des victimes du crash survenu à Goma mardi. A l’aéroport de Goma, le Président de l’Assemblée Nationale a déploré cette nouvelle tragédie avant de donner la signification de cette visite : « d’abord, un message de condoléance, à toutes les familles éprouvées. Et à toute la nation congolaise toute entière. Nous sommes venus sur place, c’est le devoir d’état, pour d’apporter nous enquérir de la situation, consoler toutes les familles, qui ont été durement frappées. Et prendre toutes les dispositions pour inhumer en toute dignité, dans les bonnes conditions les morts. Assister les sinistrés, ainsi que les victimes de cette énième catastrophe. Et discuter avec les autorités locales des conditions qu’il faudra créer désormais pour l’avenir. »

De son côté, dans son intervention au cimetière de Goma, le Ministre d’état en charge de l’Intérieur a confirmé la décision du gouvernement central d'engager des travaux pour enlever la lave du volcan qui a englouti environ 500 mètres de la piste de l'aéroport de Goma lors de l’éruption volcanique de janvier 2002.

Posté par Kongolais à 15:01 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cesaire est mort !

Aime_Cesaire

FORT-DE-FRANCE (AFP) - Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la "négritude", est décédé jeudi matin au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril.

La mort de l'homme de lettres, grande figure politique et morale des Antilles françaises, a été annoncée par une source gouvernementale à Paris, et par une source hospitalière à Fort-de-France, qui a précisé qu'il était décédé à 05H20, heure locale (11H20 à Paris).

Des obsèques nationales seront organisées à une date qui n'est pas encore fixée, a annoncé le cabinet de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, précisant que la ministre serait présente.

Le président Nicolas Sarkozy a salué la mémoire du poète, "symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés" à travers son combat "pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines".

Les Martiniquais, qui vivaient depuis plusieurs jours dans l'attente d'une telle annonce, ont appris la nouvelle au petit matin. Depuis son hospitalisation, pour des affections "de nature cardiologique", à l'hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, des rumeurs alarmistes circulaient tous les jours sur son état de santé, qualifié de "préoccupant" par ses médecins.

Selon des sources proches de la mairie de Fort-de-France, une veillée strictement privée sera organisée au domicile du défunt, dans le quartier Redoute, à Fort-de-France, et une veillée publique, un peu plus tard, par la Mairie.

Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l'un des chantres du courant de la "Négritude".

L'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

Maire de Fort-de-France pendant 56 ans, de 1945 à 2001, il avait fondé en 1957 le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l'existence d'une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il l'avait présidé jusqu'en 2005.

Le président Nicolas Sarkozy avait salué le 26 juin dernier en Aimé Césaire le poète et "homme d'action", "porteur d'un message de paix, de tolérance et d'ouverture", à l'occasion du 94e anniversaire de l'écrivain, dans une lettre rendue publique par l'Elysée.

Après avoir refusé de rencontrer M. Sarkozy lors d'un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la présence française outre mer". Le poète avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son célèbre "Discours sur le colonialisme".

Aimé Césaire est l'auteur de pièces comme "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé "Les Armes miraculeuses", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Ferrements" ou "Moi laminaire".

Il a aussi été essayiste et polémiste avec son "Discours sur le colonialisme", cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité" ou "Lettre à Maurice Thorez".

Posté par Kongolais à 14:51 - Echos de Château d'eau-St Denis- Château-rouge - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

BAS-CONGO: LA GREVE DES ENSEIGNANTS EST ENTRAIN D'HYPOTHEQUER LA FIN DE L'ANNEE

ManifestationAu Bas-Congo,au sud-ouest de la RD Congo,les écoles protestantes et conventionnées catholiques sont fermées depuis 9 jours maintenant. Les enseignants ne veulent plus reprendre la craie. Les élèves se retrouvent seuls dans les enceintes de ces écoles. Ils sont forcés à continuer à savourer les vacances de Pâques.

Pour ces enseignants, pas de reprise de cours, si l'Etat congolais ne solutionne pas le problème des arriérés de salaire du mois de février et mars. Ils s'insurgent surtout contre le rabattement de leur salaire. Ces enseignants qui touchaient 30.000fc(53,5$) n'ont eu que 20.000fc(35,7$).

Les explications sur ce rabattement ne sont pas du tout élucidées par le gouvernement. Les enseignants du Bas-Congo qui se passent des conséquences de cette grève qui peut conduire à une année blanche tiennent aussi à l'uniformisation de la paie. Ils ne comprennent pas que le dernier enseignant de Kinshasa ait le même salaire que les cadres en province. C'est autant dans toute la fonction publique où l'huissier de Kinshasa,la capitale gagne autant qu'un directeur en province. Les appels des syndicalistes à la reprise des cours sont foulés au pied par les enseignants. ''L'enseignement continuera à être au rabais au Bas-Congo'', a regretté,un parent.

Le gouvernement provincial doit se battre pour que la province retrouve sa place de locomotive en RD Congo. La plupart des autorités du pays ont étudié dans les écoles prestigieuses du Bas-Congo. Et, il ne faut plus que comme l'année passée, que les finalistes fassent piètre figure à l'examen d'Etat cette année. Déjà, aux épreuves orales, les élèves ont démontré combien cet enseignement est au rabais. A un élève qui fait la biologie-chimie à l'institut Mvibudulu dans la commune de Mvuzi à Matadi au cours du Jury pratique, on a posé la question de savoir:l'homme a combien des testicules? Il répondra avec hardiesse: 46. La confusion est partie du nombre des chromosomes.

Il n'est donc pas curieux qu'un Député provincial élu de la circonscription de Sekebanza dans le District du Bas-Fleuve dise au cours de la plénière du mardi passée après adoption du code de bonne conduite:'' Maintenant que nous avons adopté cette code,il ne doit plus avoir des traiteurs''. Il a encore selon lui frais à l'esprit la traîtrise de certains Députés. Ce code voulait-il rappeler est un garde-fou.Voilà,les conséquences du rabais de l'éducation au Bas-Congo.

Posté par Kongolais à 02:48 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

397.822.720 Fc détournés à l’Assemblée provinciale de Kinshasa

franc_congolais_billetAprès avoir longtemps em­pêché la commission spéciale de comptabilité et de contrôle des ressources de faire son rapport à la plé­nière, le bureau de l’Assem­blée provinciale avait fini par se rendre à l’évidence. C’est ainsi qu’au cours de la plénière mardi, cette mission a dévoilé le contenu de son rapport. Il se dégage à travers ce rapport que le bu­reau de l’Assemblée provin­ciale de Kinshasa s’est illustré par une gestion catastro­phique. Incapable de sup­porter l’éclosion de la vérité, le président de l’Assemblée provinciale avait commencé par décréter un huis clos afin que sa mégestion ne soit connue des fins limiers de la capitale. Après, apprend-on de bonne source, il a décidé purement et simplement de suspendre la séance au mo­ment important de la mani­festation de la vérité.

Il est signalé dans ce rapport que le bureau avait voulu mettre les bâtons dans les roues de la commission en amont en ne mettant pas à sa disposition tous les moyens de sa politique.

Ainsi par exemple, de l’état de besoin présenté par la commission, soit 854.500 FC pour son bon fonction­nement, le bureau n’a pas libéré la totalité du montant. Il nous revient qu’il n’a été mis à la disposition de la Commission que 250 dol­lars, soit 127.500 FC pour l’achat de carburant pour les membres de la Commission. Il sera suivi de 200.000 FC pour permettre à la Commis­sion d’acheter des outils de travail. Enfin, un montant de 500.000 Fc a été remis à la Commission.

Les investigations de la Commission ont été me­nées aussi bien auprès des organes de gestion du bu­reau de l’Assemblée provin­ciale des institutions et services du gouvernement central. C’est ainsi que les membres de Commission ont mené des investigations auprès des services et du gouvernement central. C’est le cas du Ministère­ de l’intérieur, Décentralisation et Sé­curité (Gouvernement cen­tral) du Ministère des Finan­ces (Gouvernement central), du Ministère du Budget (Gouvernement central) et du Ministère de l’Economie et des Finances du Gouver­nement provincial.

Le constat est amer. Les dépenses engagées par le bureau de l’Assemblée provinciale s’élèvent à 441.210.922 Fc alors que l’encaisse est de l’ordre de 456.913.120 Fc. Le solde en caisse en date du 27 sep­tembre 2007, est de l’ordre de 15.702.198 Fc. Et pour­tant, le solde dans la caisse présente un montant de 60.698 Fc, soit une diffé­rence nette de 15.641.500 Fc. Les montants mention­nés notamment pour les frais de transport des députés ne sont jamais arrivés à desti­nation. La gestion de la do­tation n’est pas transpa­rente également. En ce qui concerne le fournisseur Gecopeint, le bureau n’a pas pu justifier une différence de 2.599.000 Fc au regard des factures réellement émises par ce fournisseur.

Posté par Kongolais à 01:26 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1