Aeroport_Goma

Thomas Oleko : « Ces maisons étaient dans la trouée d'envol. Nous avons fait voir ce danger depuis toujours, que la population ne pouvait pas se retrouver à ce niveau là. Les avions posent toujours des problèmes au décollage comme à l'atterrissage. Donc, quand vous êtes sur l'axe, ce sont des choses qui arrivent! La RVA a toujours demandé à la population de ne pas construire à ce niveau, et ne pas entretenir là un marché. Nous, nous souhaiterions que le gouverneur de province puisse prendre des mesures pour évacuer des gens de cet endroit. Parce que, s'il n'y avait pas des gens à cet endroit, on aurait pas peut-être connu autant de mort. Les gens qui étaient en plein marché, en pleine affaire, l'avion les a trouvés là bas. Nous, la RVA, nous jugeons que la population ne doit plus rester à cet endroit »

Ce point de vue est partagé par le ministre Denis Kalume. Selon lui, cette question est déjà en étude : « Il faut faire comprendre à nos populations qu’il y a des standards et des normes d’urbanisme qui font qu’aux abords des cours d’eau, par exemple, à certaines distances, il est interdit d’y construire. Parce qu'une fois que les cours d’eau débordent, ça risque d’engloutir les maisons. Aux abords des aéroports, il y a une distance minimale en déça de laquelle on ne peut pas se retrouver par rapport à la piste. Mais c’est très difficile de faire comprendre à nos populations. C’est pour cela que le gouvernement mettra tout en œuvre. Et le ministre des transports est occupé justement à apprécier. Avec tous les spécialistes, ils sont entrain de mesurer et proposer des mesures concrètes pouvant permettre à assainir l’environnement de toutes ces pites d’avions. »

Pour le président des boutiquiers de Goma, les opérateurs économiques sont disposés à accepter le plan en vue de les épargner des dangers éventuels par rapport à l’emplacement de leurs activités qui jouxtent la piste de l’aéroport. Bonane Mulisya, président des boutiquiers de Goma : « Pour chaque avion qui atterrit sur nos têtes, on se rend compte que c’est de justesse. Et donc, il faudra qu’on soit conséquent désormais et que le gouvernement prennent ses dispositions pour que cet aéroport [soit déplacé d'] ici, ou alors que ce soit nous qui soyons déplacés, ou alors qu’on puisse l’aménager conséquemment. Nous sommes dans un pays ou c’est quand il y a un dégât, une catastrophe, que les gens se mettent à créer des délégations, mais on ne prend pas des mesures, des dispositions préventives. Diriger, gouverner, c’est prévoir, c’est prévenir. Et donc, je dis que si on déplace la population, qu’on soit aussi conséquent en la dédommageant,. Il y a des magasins. Il y a la population civile ici. Où est ce qu’on va l’amener? Tout ça, le gouvernement doit calculer. »