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Clôture aujourd’hui des travaux du Conseil mondial de l’énergie tenus deux jours durant à Londres. Le principal point débattu par la centaine des participants venue de différents horizons portait sur la mise en valeur du site hydroélectrique d’Inga en RDC. Le Congo-Kinshasa, principal concerné, n’est représentée que par le chargé d’affaires en Grande-Bretagne alors que la Snel était impliquée en amont de cette organisation.

Organisés par le Conseil mondial de l’Energie (CME), ces travaux regroupent près d’une centaine d’Experts, institutions bancaires et organisations non gouvernementales,… oeuvrant dans le secteur de l’énergie. Contre toute attente, la délégation de la RDC devant être conduite par le ministre de l’Energie en compagnie de la haute direction de la Société nationale d’électricité (SNEL), n’a pu sortir du pays. Les officiels congolais n’ont pas effectué le déplacement de la capitale du Royaume-Uni, pour diverses raisons. De calendrier pour le ministre et de l’obligation d’apporter des réponses aux problèmes de desserte en électricité pour le Comité de gestion de la Snel. Et pourtant, des invitations leur ont été régulièrement adressées, plusieurs semaines auparavant.

Selon le secrétariat du Conseil mondial de l’Energie, ces travaux font suite à l’atelier organisé au mois de mars 2007 à Gaborone au Botswana. A cette occasion, les échanges étaient axés sur les besoins d’électrification de la RDC et du continent africain. C’est ainsi que le Conseil mondial de l’Energie a mis en place un Plan d’actions qui devait évoluer à partir de 4 points essentiels.

En premier lieu, il était question de renforcer la capacité actuelle de Inga I et II avec 1.775 Mw, suivi du renforcement du système du transport du courant électrique de Inga à Katanga tout comme la fiabilisation du réseau à Kinshasa. L’un des aspects importants de ce partenariat concerne le développement et la construction de Inga 3 avec (4.320 Mw) impliquant le réseau de transmission et lignes d’interconnexion à travers le continent qui deviendra possible après l’étude de faisabilité et d’autres plans d’activités pour la mise en œuvre du projet Grand Inga avec 40.000 Mw.

MISE EN PLACE DU PROCOM

Plusieurs partenaires de la RDC dont la Banque mondiale, l’Union africaine, la Banque africaine de développement, et des multinationales du secteur énergétique prennent part à ces assises destinées à mobiliser et impliquer des bailleurs de fonds potentiels, pour soutenir les grands travaux d’électrification du continent.

A la fin des travaux de Londres, il est prévu la mise en place d’une structure appelée Compagnie de promotion d’Inga (PROCOM) pour la promotion de grands travaux à venir. Cette structure va œuvrer jusqu’à 2010 ou encore 2011 afin de lever les obstacles à la mise en œuvre du Grand Inga après l’étude de faisabilité. Cette structure sera essentiellement basée à Kinshasa et sera présidée par le Conseil d’administration de la Snel. Les travaux de faisabilité nécessiteront une bagatelle de 15 à 20 millions de dollars américains.

Le Conseil mondial de l’Energie, pour sa part, ne ménage aucun effort pour œuvrer sur « les Infrastructures d’Inga et la Zone intégrée des services » en terme de transfert de technologie et la mise en œuvre de tous les projets d’Inga sous leurs divers aspects.

La grande question reste celle de savoir si les choses ne s’arrêteraient pas au niveau des vœux pieux. Le manque de transparence qui a caractérisé la préparation de ces travaux ainsi que des agendas cachés obligent les Congolais, à commencer par le gouvernement, à ouvrir l’œil et le bon dans l’intérêt supérieur de la nation entière.

Les conclusions sorties des travaux seront données dans nos prochaines éditions dans les détails.