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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

24 avril 2008

José Happart à De Gucht : "on traite ses amis avec égard"

BelgiqueLe président du parlement wallon, José Happart, a envoyé mercredi une lettre ouverte au ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, à propos des déclarations qu'il a faites au Congo. "Ce pays de langue française est un pays ami et l'on traite ses amis avec égard et courtoisie", écrit-il.

M. Happart s'insurge contre l'attitude du ministre libéral flamand. J'estime que dans nos relations bilatérales avec un pays indépendant, a fortiori avec le Congo auquel des liens particuliers nous unissent, le respect et la dignité de l'interlocteur sont primordiaux. Notre pays n'a pas de leçon à donner aux dirigeants congolais mais doit plutôt leur proposer un véritable partenariat", souligne le président.

Selon M. Happart, les déclarations de M. De Gucht trouvent d'ailleurs leur origine dans les frustrations du port d'Anvers qui n'a pu décrocher un contrat de rénovation des installations du port de Matadi alors qu'il avait déjà accompli des travaux sur l'un des quais de celui-ci. Une entreprise des Emirats Arabes Unis s'est vu confier cette mission. "Vous ne pouvez pas notamment exprimer un agacement parce que les intérêts d'une entreprise flamande ne sont pas ce qu'il avait été escompté", dit encore M. Happart.

Le président du parlement wallon demande au premier ministre et aux ministres fédéraux francophones de rappeler à M. De Gucht que le Congo est un pays ami. Il souhaite également que dans les plus brefs délais une délégation officielle du parlement et du gouvernement wallon se rende dans ce pays pour y développer un dialogue ouvert et constructif. (belga)

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Un lot de pneus pour les bus de la STUC

Bus

Le chef de mission du comité d’assainissement et de redressement de la Société de transport urbain du Congo (Stuc), Boniface Tombo Kionga, a procédé en début de semaine au dépôt de cette entreprise à Limete, à la remise d’un lot de 120 pneus. Ce lot porte à 186 le nombre de pneus flambant neufs destinés à assurer l’exploitation normale des véhicules de cette société de transport. Et ce, dans le souci de redresser la Stuc en voie de cessation des activités. Selon le chef de mission de la Stuc, l’entreprise a connu de sérieuses difficultés de fonctionnement au point que plusieurs itinéraires ont été supprimés, occasionnant des arriérés de salaires de ses agents. « La Stuc n’est ni à vendre, ni à sacrifier », a-t-il averti. Avant de révéler que les agents de cette entreprise ont perçu depuis samedi dernier, une avance de leur salaire de mars 2008. Il a saisi cette opportunité pour appeler les agents de la Stuc à lutter contre la fraude en vue d’augmenter les recettes. « Cela permettra le paiement régulier des salaires », a-t-il soutenu. D’autre part, il a promis d’affecter au réseau urbain plusieurs bus pour bien desservir la population. Enfin, après avoir déploré l’état actuel du parking dépourvu d’électricité, il a promis de redresser la situation.

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Projet de réhabilitation des hôpitaux en RD Congo

Hopital

Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Marc Mvuama Amedu, le représentant de la société Simed international, Ilan Priston, et les délégués des ministères de la Santé et du Budget se sont rencontrés mardi dernier au Peuple du peuple. Cette rencontre était axée sur le projet de réhabilitation par Simed International, d’une société anonyme de droit hollandais et de quelques hôpitaux en République démocratique du Congo. Le projet, note l’ACP, vise sept hôpitaux, à savoir l’hôpital général de référence de Kikwit 1 et 2 (province du Bandundu), l’hôpital général de référence de Kinkanda (province du Bas-Congo), le centre militaire Soso à Matadi (province du Bas-Congo), l’hôpital général de référence de Kinshasa, l’hôpital de Kintambo et la Clinique Ngaliema (ville de Kinshasa). Les participants ont visionné à cet effet, un film sur les états des lieux de ces formations médicales, réalisé par des experts du Simed international dont le représentant a sollicité l’intervention du Parlement congolais pour la budgétisation de ce projet. Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a souligné que son souci dans ces différents contacts avec Simed demeure la bonne administration des soins médicaux au peuple congolais et de voir les hôpitaux atteindre un niveau optimal de fonctionnement. L’implication des ministères de la Santé, des Finances et du Budget s’avère nécessaire pour la matérialisation du projet, relève-t-on.

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RDC/BELGIQUE : frictions

Ministres_BelgesBarbe poivre et sel, cheveux drus, regard brillant, le président Joseph Kabila s'est donné un look de maquisard, de « freedom fighter », illustrant peut-être les combats qui se mènent en ce moment avec pour enjeu la souveraineté et le décollage économique du Congo. Ces dernières semaines, depuis qu'il exerce la présidence de la Communauté des Etats d'Afrique centrale, il a multiplié les voyages : Zambie, Afrique du Sud, Inde, une réunion à New York au Conseil de Sécurité dont il était rentré un jour plus tôt que prévu pour recevoir lundi la délégation belge, composée du ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, des ministres de la Défense Pieter De Crem et de la Coopération Charles Michel.

Un agenda chahuté, les Belges ayant pris comme une offense le fait que le rendez-vous qu'eux-mêmes avaient suggéré pour lundi matin soit déplacé en fin d'après-midi… Au cours des deux rencontres avec le trio belge, mené par Karel De Gucht, les échanges furent parfois rudes, à la limite de l'incident.

« Le partenariat belgo-congolais est vraiment très fort, il devrait survivre à ces tensions », devait conclure Pieter De Crem avant de repartir pour la Belgique alors que ses deux collègues s'envolaient pour l'est du pays.

Au lendemain de son dernier entretien, mené durant une heure quarante avec la délégation belge, le président Kabila a accepté de répondre aux questions du Soir.

Au-delà des péripéties liées à l'agenda proprement dit, quel bilan tirez-vous de la visite de la délégation belge ?

Il me semble que la mission n'était pas très bien organisée, parce qu'au départ il n'était question que de la visite du ministre de la Défense, invité par son homologue Chikez pour faire le point sur le partenariat militaire que nous apprécions beaucoup et entendons bien continuer. Les ministres De Gucht et Charles Michel ont décidé ensuite de venir ensemble. J'ai donc reçu la délégation dirigée par le ministre De Gucht qui m'a délivré un message au nom du gouvernement belge. Mais quel message ! Un message que je n'ai pas du tout apprécié et je le lui ai dit. Pour moi, l'essentiel, c'est que la Belgique doit se décider à propos du type de relations qu'elle souhaite entretenir avec la République démocratique du Congo. Soit de bonnes, de très bonnes relations de partenariat adulte avec un Etat souverain et indépendant, soit des relations de maître à esclave. Le gouvernement belge doit lever l'option sur ce point et construire une relation sur la base de son choix.

Estimez-vous qu'au cours de cet entretien avec vous, c'est le Congo qui aurait été traité injustement ?

Il ne s'agit pas de moi, de ma personne. Mais je constate que chaque fois qu'une mission est dirigée par le ministre des Affaires étrangères, c'est avec beaucoup d'arrogance, comme si nos visiteurs venaient ici pour nous donner des leçons. C'est inacceptable. Le Congo n'acceptera jamais cela, et surtout pas moi. Un autre peut-être, mais pas moi. Dans ce pays, on a versé le sang, et pour notre indépendance, et pour notre libération. Je n'accepterai jamais de leçons de la part de qui que ce soit, qu'il s'agisse du ministre des Affaires étrangères belge ou chinois, peu importe. La Belgique doit décider du type de relations qu'elle souhaite entretenir avec le Congo.

Il est vrai cependant que la Belgique entretient une relation de longue durée avec le Congo ?

Oui, mais la Belgique est d'abord un partenaire. Moi, j'espère bien que la Belgique sera toujours un pays ami, un pays frère, avec lequel je n'ai personnellement aucun problème. Mais une année et demie après les élections, on ne peut pas traiter avec la République démocratique du Congo comme si on était dans les années 90, qui ont été marquées par la conférence nationale souveraine, la transition, les guerres, etc. Il faut savoir que le Congo a complètement changé, et c'est cela le point de départ : il y a ici un pouvoir légitime. Même avant, je ne pouvais pas accepter que les gens puissent traiter avec notre pays comme s'il était encore une colonie…

Votre réaction aux entretiens avec la délégation belge porte-t-elle sur la forme ou sur le contenu de ce qui a été dit ?

Il y avait un problème sur la forme aussi, mais c'est surtout le contenu qui posait problème. Après notre réunion d'hier, j'espérais bien que, sur cette base, nous pourrions tourner la page. Les points de friction portaient entre autres sur le poste de rapporteur pour les droits de l'homme. Nous avons demandé que ce poste ne soit pas reconduit. L'Etat congolais n'est-il pas souverain ? Nous prenons nos décisions en fonction de nos intérêts, de la politique de notre pays et surtout de son développement. Un rapporteur spécial ici ? Mais pourquoi chez nous et pas dans d'autres pays d'Afrique ? La situation est-elle tellement grave ici qu'il faut que quelqu'un soit toujours là à observer, à surveiller ? J'ai suivi les positions des ONG, belges et autres, mais je répète que c'est inacceptable.

Ce que je refuse, c'est qu'une sorte de tutelle continue à s'exercer sur nous. Je ne récuse pas le droit de regard, car ici on applique la transparence. Qu'il s'agisse des droits de l'homme, de la gouvernance, tout le monde peut regarder ce qu'il veut. Je me considère comme le premier défenseur des droits de l'homme. Mais une tutelle, non, c'est inacceptable.

L'incident avec la Belgique est-il clos ?

Il n'y a pas d'incident, car je n'ai pas voulu qu'il y en ait, il n'y a eu que le début d'un incident, quelque chose comme une provocation… Je sais seulement qu'en Angola, en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Soudan et ailleurs, si la délégation belge portait un message comme elle l'a fait ici, elle aurait été chassée. C'est la dernière fois que j'ai accepté de recevoir une délégation porteuse d'un tel message. La prochaine fois, il y aura certainement un incident…

Posté par Kongolais à 16:14 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

les groupes armés décident l'arrêt définitif des hostilités

Militaire

L'arrêt définitif des hostilités était le point clé et aussi le plus important de cette plénière qui devrait déterminer l’engagement de chaque groupe armé opérant dans le Nord et Sud Kivu.
Il était question pour chaque groupe armé de faire une déclaration publique de cessation définitive des hostilités.
Un extrait de cette déclaration avec un des responsables du mouvement politico-militaire CNDP, Kambassu Ngebe : « J’ordonne à tous les combattants de mettre fin à tout nouveau recrutement et mouvement des troupes et renforcement militaires
Toute tentative d’occupation des nouvelles positions et de supprimer toutes les barrières sur l’ensemble du terrain sous notre contrôle. Cesser toute collaboration avec les groupes armés étrangers.
»

Le Gouvernement de la RDC, a pris le même engagement de sensibilisation et de renforcement de l’ordre formel de cessez le feu. Une déclaration lue par le Général Mayala Kiama, Commandant de la 8ème RM, représentant le gouvernement.
Il a en outre, ajouté que, le gouvernement va continuer les opérations avec les unités déjà engagées dans les opérations contre les groupes armés étrangers.

Posté par Kongolais à 09:48 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vodacom, Celtel et Tigo publient leurs états financiers

telephone

Près de 41 millions USD ont été déposés pour le 1er trimestre 2008 au trésor public. Soit environ 37 millions USD à la Direction Générale des Impôts, et environ 5 millions USD à la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales. Ces chiffres sont ceux de Celtel, Vodacom et Tigo, publié ce mercredi lors d’une conférence de presse tenu par le comité professionnel des télécommunications, membres de la FEC

Les sociétés des télécommunications veulent ainsi contribuer à la culture de bonne gouvernance afin de décourager d’éventuelles corruptions. Elles ont décidé de rendre public leurs états financiers à chaque trimestre.

Pour Bob Ntumba, président du comité professionnel des télécommunications, cela pourrait mettre fin aux spéculations autour de la contribution des sociétés de ce secteur au trésor public : « Cela va, nous l’espérons, mettre un terme aux fausses rumeurs et aux spéculations de toutes sortes, et introduire au Congo la culture de la bonne gouvernance et de la transparence. Nos sociétés donnent plus de 30% de contribution au budget de l’Etat. Malheureusement, l’assaut des tracasseries administratives convergent vers les sociétés des télécommunications. Vous connaissez bien les mentalités des pays en voie de développement. Dès l’instant où un opérateur fait montre de richesse, tout le monde converge vers lui. On oublie même ceux qui, par le passé, nourrissaient l’Etat. C’est dans ce contexte là, pour essayer de travailler à livre ouvert et dans la transparence, que nous avons décidé, de rendre public nos chiffres, étant donné que ce que nous payons à l’Etat n’est pas du domaine du secret. Nous espérons ainsi créer un climat de sérénité, de transparence et de confiance. »

A propos de l’identification des abonnés, Mme Annie Kitima, vice présidente du comité des télécommunications, a déclaré que le temps leur accordé par le gouvernement est trop court. Elle ajoute que beaucoup de gens ne disposent pas de pièces d’identité.

Posté par Kongolais à 01:22 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Après les routes… la maffia au Stade des Martyrs

stade

La menace de la FIFA sur la FECOFA risque de constituer une autre occasion pour renflouer les poches de certains opportunistes de mauvais goût. Pour réfectionner le Stade des Martyrs afin de se mettre à l’abri des sanctions de la FIFA , 10 entreprises de construction ont été retenues pour exécuter les travaux de réhabilitation en un temps record. Dix entreprises, c’est trop. Certainement pour des raisons faciles à deviner. Après l’échec relatif à la réhabilitation des routes au terme de la passation des marchés, la maffia vient de toucher le Stade des Martyrs. Pour un enrichissement sans limite.

Le Sénat a procédé hier mercredi à l’interpellation du ministre des Sports et loisirs, Willy Bakonga. L’initiative revient à l’honorable Eva Bazaïba qui tenait à avoir des précisions sur les sanctions de la FIFA devant frapper de fermeture le Stade des Martyrs.

Cette installation, selon les reproches formulés, ne remplit plus les conditions de sécurité, d’hygiène et de retransmission des rencontres sportives, conformément aux dispositions internationales. Un délai a été accordé à la République démocratique du Congo pour se mettre à jour. Passé ce délai, les rencontres sportives, particulièrement de football, devront se jouer à l’extérieur du pays. Ce qui constitue d’abord, sur le plan financier, un important manque à gagner. Ensuite, un grand préjudice moral pour les populations congolaises.

Aussi, pour éviter ces sanctions, le ministère des Sports a initié un programme. Il a fait appel à dix entreprises de construction à qui l’ on a confié différentes tâches techniques sur la réhabilitation des installations hygiéniques, les conditions de sécurité en cas de débordement et la mise à jour de la tribune de la presse pour la retransmission des rencontres sportives. A en croire le ministère des Sports, en deux semaines tous les travaux seront achevés et le Stade des Martyrs restera ouvert à toutes les compétitions sportives.

Saisissant cette même opportunité, les sénateurs ont voulu connaître les grandes lignes de la politique sportive de notre pays, et les causes de différents échecs ainsi que l’insuffisance des infrastructures sportives pour permettre l’éclosion des valeurs sportives. Les performances sportives, force est de le souligner, dépendent en grande partie, de l’état des infrastructures qui font grandement défaut en République démocratique du Congo.

ÇA SENT LA MAFFIA

La population a salué la démarche du ministère des Sports réagissant immédiatement à la menace de la FIFA. Mais là où le bât blesse, c’est de constater que l’on a fait appel à une pléthore d’ entreprises pour réaliser ces travaux en un temps record. Au motif que compte tenu du délai butoir de la FIFA, confier ce travail estimé à près de quatre millions de dollars US à une seule société ou deux, hypothéquerait l’échéance de la fin des travaux.

Cependant, la question fondamentale est celle de savoir quelle est la fiabilité, pour la qualité des travaux, de ces entreprises dont on ignore la procédure suivie pour arracher le contrat de ces travaux. Fait curieux, on retrouve même certaines sociétés dont la fiabilité a été mise en cause dans le cadre de la réhabilitation des routes et voiries urbaines de Kinshasa. Ces entreprises ne disposent d’aucun matériel approprié pour effectuer les travaux dans des conditions adéquates.

Ainsi, ceux qui se sont rendus sur place au Stade des Martyrs après le lancement des travaux, ont été ahuris de constater les mêmes insuffisances. On travaille avec des moyens rudimentaires au risque d’abîmer davantage ce stade. Pire, il n’est pas acquis que ces travaux seront exécutés dans les délais annoncés. Un ingénieur civil, dont nous taisons le nom par pure décence, a donné sa langue à couper si ce délai était respecté, même avec une pléthore de sociétés à l’expertise douteuse. Car, techniquement, a-t-il soutenu, c’est impossible.

D’où la thèse d’une opération retour. Des commissions à toucher, car dix entreprises sous-entend « dix commissions à toucher », comme cela est de coutume dans ce genre de passation de marchés. Cette thèse est soutenue par ce fait que l’équipe chinoise d’entretien, en permanence à côté du Stade de Martyrs, n’est pas du tout associée à ces travaux de réhabilitation.

Or, en I985, lors de la signature du contrat de ce stade à Beijing par l’actuel président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, alors Premier commissaire d’Etat, et Mushobekwa Kalimba wa Katana, commissaire d’Etat aux Travaux publics et à l’Aménagement du territoire, la Chine a mis à la disposition du gouvernement congolais une équipe d’entretien en permanence, selon les dispositions conventionnelles. Cette équipe s’occupe, non pas seulement de l’entretien du Stade de Martyrs, mais également des installations du palais du Peuple. Maître d’ouvrage, la partie chinoise devrait être absolument associée à ces travaux pour éviter d’autres destructions et un travail trop mal fait.

UN SECTEUR PROPICE A L’AUTO-FINANCEMENT

Les férus du sport sont désagréablement surpris que l’on évoque la modicité du budget pour expliquer l’insuffisance des infrastructures et les contre-performances sportives. Faux.

Jusqu’à preuve du contraire, le Sport, dans sa conception large du terme, et le football en particulier, est le seul domaine propice à l’auto-financement. L’engouement qu’il suscite au sein des populations génère des ressources financières importantes qui peuvent être affectées à l’amélioration des infrastructures sportives ainsi qu’à la motivation des athlètes.

Malheureusement, l’incompétence, la mauvaise gestion ayant atteint tous les secteurs de la vie nationale, le Sport n’est pas du tout épargné. Plus grave, des sportifs d’opérette sont entrés par effraction dans ce domaine pour s’enrichir. D’où le phénomène de « négriers ». Ils sont les premiers responsables de toutes ces contre-performances, caractérisées par la politisation du sport pour un but lucratif mais individuels, l’insouciance dans les préparatifs qui sont bâclés.

Il est évident que dans cette condition, il ne peut y avoir de « politique sportive » dans notre pays. Celle –ci ne s’élabore point dans des « Etats généraux » qui ne visent qu’à saigner les finances publiques. Mais à réhabiliter la pratique du Sport par la leçon de gymnastique obligatoire dans les écoles, les instituts supérieurs, les universités, l’Armée et la Police. Il n’y a pas d’autre panacée pour susciter l’esprit d’émulation et de compétition. Foi de Mangwele, Mamba Shako, Sinda, Bonga Bonga, Akwete, Mokuna Trouet, Kazadi, Bwanga, Kalala, Ngenibungi, Kakoko, Kidumu, Kibonge, Mayanga, Manzanbi, Francky, Morino, Lingosa, Mpia, Mutombo Dikembe, Percy… et nous en passons. Ces dieux du sport congolais.

source : le Potentiel /Kinshasa

Posté par Kongolais à 01:20 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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