26 avril 2008
Kalemie : la population se mobilise
Plus de 500 personnes du quartier Dav sur l’avenue Lumumba ont marché pacifiquement ce samedi pour exprimer leur ras-le-bol contre la criminalité à Kalemie. Les manifestants ont déposé un mémorandum au Commissariat de district du Tanganyika pour interpeller les autorités et les pousser à trouver des solutions durables. Les autorités civiles ont décidé de tenir ce samedi soir une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité pour étudier et envisager des solutions au problème que posent les manifestants
Les manifestants marchaient sous le rythme de la fanfare et des coups de sifflets. Les uns portant des calicots et d’autres des banderoles sur lesquels on pouvait lire : « Vol, Stop au Dave; Habitants de Dav abandonnés à notre triste sort ; Crions SOS, Dav .» Le quartier résidentiel de Dav compte environ 530 maisons. Selon les manifestants, la moitié des habitations a connu au moins une visite des voleurs à main armée depuis ces 5 derniers mois. Dans ce quartier, habitent en majorité certains agents de la Monuc, ceux des agences du Système des Nations Unies ou des commerçants.
Le mémorandum déposé au Commissariat de district vise à mettre les autorités devant leurs responsabilités. Patrice Buzito Kahite, représentant des manifestants, explique le sens de leur démarche : « Que tous les prisonniers condamnés puissent être transférés à Buluwo, étant donné la légèreté avec laquelle la prison centrale de Kalemie est gérée. Que la police nationale congolaise reprenne l’opération de recherche des évadés de la prison »
Le Commissaire de District assistant, Modeste Kabazi, promet aux manifestants de le juger dans un proche avenir non sur parole mais par les actes. Aucun incident n’a été signalé au cours de cette démonstration populaire. La marche a bénéficié de l’encadrement des éléments de la police nationale.
Rutshuru : reprises des combats, le Pareco regrette d’avoir cédé ses troupes au brassage
Echanges de tirs et escarmouches persistent au sud du territoire de Rutshuru entre les FARDC, les FDLR et le Pareco. Ce dernier groupe armé déplore que ses troupes soient forcées par les FARDC, d’aller au centre de brassage. Selon le président du Pareco, l’acte d’engagement signé à Goma prévoit d’abord le regroupement volontaire des troupes des groupes armés avant leur acheminement vers des centres de brassage, rapporte radiookapi.net
Firmin Mathé, déplore que les FARDC aient regroupé ses hommes en vue du brassage alors qu’elles n’étaient pas mandatées. Selon lui, c’est le programme Amani (Comité de suivi de l’acte d’engagement de Goma) qui devrait organiser ce regroupement. « Nous avions défini dans le programme Amani d’abord les centres de regroupement des éléments des groupes armés, ensuite devrait suivre la question des FDLR. Maintenant nous sommes un peu surpris de constater que c’est le désarmement des FDLR qui vient en première position… », a-t-il déclaré.
Firmin Mathé n’a toutefois pas fait allusion aux différents accrochages qui ont opposé ses troupes au CNDP de Laurent Nkunda.
MLC : Yves Kisombe en passe de quitter son siège de député
Le Mouvement de Libération du Congo, MLC, laisse à Yves Kisombe le soin de prendre ses responsabilités après sa radiation du parti, a déclaré le secrétaire général de ce parti quelques heures après la décision du bureau politique du MLC. Décision prise jeudi dernier à Kinshasa à la suite d’actes répétés de Yves Kisombe, contraires à la ligne, actes qui auraient porté préjudice à l’image et aux intérêts du MLC, toujours selon le secrétaire général du parti.
François Mwamba, secrétaire général du MLC soutient que cette décision a une incidence sur le mandat parlementaire de Yves Kisombe. « C’est un problème collatéral. Je crois savoir qu’il y a un lien entre le fait d’obtenir un mandat dans le cadre de ce parti et lorsqu’on n’en fait plus partie. Je crois savoir qu’il y a des conséquences », ajoute François Mwamba avant de préciser que cela n’est pas la démarche principale.
« Maintenant, étant mis dans cette situation là, il appartient dans un premier temps à l’intéressé de savoir ce qu’il a à faire, est-ce qu’il prend toutes ses responsabilités par rapport à son mandat ou il laisse au parti la latitude de poursuivre les choses à travers un dossier judiciaire. Si c’est ça, ça se fera et je vous dis que ce n’est pas l’essentiel », conclut le secrétaire général.
source:okapi/kinshasa
RDC/BELGIQUE : entre cafouillage & frictions
L'ancien ministre de la Défense, André Flahaut (PS), a envoyé un courrier au Premier ministre Yves Leterme où il "suggère" à nouveau et "avec insistance de contacter d'urgence" le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, "pour aplanir définitivement le malentendu" créé par le ministre belge des Affaires étrangères et "relancer sur de bonnes bases le partenariat avec la RDC", écrit samedi le quotidien Le Soir.
En visite en RDC, le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht avait sévèrement montré du doigt le régime de Joseph Kabila. M. De Gucht avait toutefois été couvert par le Premier ministre Yves Leterme.
Dans son courrier, André Flahaut demande de "contacter d'urgence le président élu démocratiquement de l'Etat souverain de la République démocratique du Congo afin d'aplanir définitivement le malentendu ainsi créé et de relancer sur de bonnes bases le partenariat avec la RDC dans l'esprit de la déclaration gouvernementale".
M. Flahaut poursuit dans sa lettre: "Si l'on peut comprendre la nécessité de rappeler à nos partenaires congolais notre attachement à la bonne gouvernance et à la lutte contre toute forme de corruption, l'on doit toutefois s'interroger sur la façon dont ce message est formulé".
Le Canada déterminé à construire une industrie touristique en Rdc
L’Office national du tourisme (Ont) de la Rdc et l’Office du tourisme canadien sont désormais liés par un protocole de collaboration, à travers la firme Inter-tourisme corporation,représenté par Madame Sabiti Zamunda Dada, basée à Montréal au Canada. Ce protocole de collaboration a été signé par l’Administrateur directeur général de l’Ont, Mme Berthe Akatshi, en présence du ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, José Endundo Bononge.
Selon la responsable de la firme Inter-Tourisme corporation, cette collaboration vise à promouvoir le développement du tourisme congolais afin que la Rdc devienne la destination idéale des touristes à travers le monde .Elle a estimé que la Rdc renferme plusieurs sites viables qui restent inconnus en Amérique du Nord et particulièrement au Canada. Il permet donc, à travers le protocole de partenariat signé, de mieux vendre le tourisme congolais en Amérique du Nord et par delà, améliorer l’image de marque du Congo à l’extérieur. Le protocole s’appuie également sur la formation des cadres de l’Office national du tourisme (Ont) sur la gestion du tourisme, dans l’unique but de faire du secteur touristique un secteur prometteur, capable non seulement de ramener les devises au pays mais également de contribuer à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté. Des investisseurs intéressés ont été invités à orienter leurs investissements vers le secteur touristique congolais en vue de faire découvrir au monde le miracle touristique que regorge la République démocratique du Congo, en tant que « scandale touristique ».
Construire une véritable industrie touristique du 21ème siècle en Rdc
Le ministre José Endundo Bonongo a déclaré que la Rd Congo doit construire une véritable industrie touristique du 21ème siècle pour être capable de générer des devises et d’attirer de nombreux touristes à découvrir la diversité touristique congolais, à travers les 11 provinces du pays.
Selon lui, le gouvernement s’est engagé à travers les différentes réformes sur la sécurité et l’armée à accroître la sécurité des touristes étrangers qui choisissent la Rd Congo comme leur destination touristique de prédilection. Le patron du tourisme congolais a souligné que le ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme mettra à la disposition de l’Ont des moyens dont la hauteur du montant n’a pas été révélé pour permettre à cet office de mieux réaliser ses objectifs. Il a souhaité que cette collaboration qui vient de naître entre les deux parties soit constructive. Il a également promis que le ministère fera tout pour changer l’état d’esprit du tourisme en Rd Congo afin de permettre aux touristes d’avoir la liberté de filmer partout pour immortaliser leurs séjours dans notre pays. José Endundo a souhaité que la communication entre les mandants et les mandataires soit respectée.
Par ailleurs, Mme Berthe Akatshi a pris l’engagement d’améliorer la qualité du tourisme congolais, avant de souhaiter que des pourparlers se poursuivent entre son organisme et les différents services de sécurité concernés afin de ne pas décourager les touristes lors de leurs prises des vues dans la capitale et en l’arrière-pays.
la Cour d'Appel de Matete invalide qlqs députés provinciaux de Kinshas
Ils sont quatre députés provinciaux de Kinshasa dont les noms n’ont pas été repris sur la liste définitive publiée par la Cour d’Appel de Matete. Conséquence, Tabuley, Ngobila, Kapaya et Mabe n’ont plus le droit de siéger à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Ils ont immédiatement été remplacés ce vendredi 25 avril 2008. Ces changements ne sont pas sans répercutions politiques. Le MLC redevient majoritaire.
La plénière de l’Assemblée provinciale de Kinshasa convoquée, hier vendredi 25 avril 2008, ne s’est pas déroulée comme initialement prévue. Certains députés provinciaux s’attendaient à ce que leur collègue Kale Lobobi continue avec le rapport de la Commission financière de contrôle. Il n’en a pas été ainsi. Le Bureau a décidé de faire une communication qu’il a jugée urgente. Il s’agissait de la lecture de la liste définitive des députés provinciaux publiée par la Cour d’Appel de Matete. Tshangu a changé la donne à l’Assemblée provinciale. Quatre nouveaux députés provinciaux ont vu leurs mandats validés. Maman Mpito vient en remplacement de Tabu Ley, celui-ci avait d’ailleurs été promu ministre provincial ; Diampovesa prend la place de Ngobila, Mayamba déloge Kapaya et Mabe cède son fauteuil à Matuvanga.
Les députés de l’AMP ont mal apprécié la démarche du Bureau. Ils avaient peut-être souhaité qu’un débat, sur le modèle de l’Assemblée nationale, eût lieu avant de valider ou invalider leurs collègues. Autrement, les députés invalidés auraient pu avoir droit au vote hier vendredi. Quitte à laisser à la Commission PAJ le soin de s’en occuper. Les deux camps, Bureau et AMP, avaient des raisons de s’inquiéter. En cas de vote à la plénière d’hier vendredi, Roger Nsingi et l’ensemble de son bureau ont peut-être craints d’être sanctionnés. L’AMP sait très bien qu’avec la venue de quatre nouveaux députés, la coalition MLC et alliés redevient majoritaire. L’exécutif provincial ne manquera pas de subir de soubresauts. Dans tous les cas, qu’aurait valu, constitutionnellement, une décision prise par une Assemblée provinciale composée en partie des non élus ?
Les députés, dans un vacarme, se sont séparés dans l’intention de se retrouver ce lundi 28 avril.





