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Ces accords signés le 9 novembre 2007 entre la RDC et le Rwanda devaient régler la question de la présence des groupes armés illégaux présents dans l’Est du Congo, notamment les FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda). Depuis lors, le processus marque le pas.

Selon le communiqué conjoint signé entre les deux pays, la RDC devait fournir au Rwanda un plan détaillé de désarmement et de rapatriement des FDLR présents sur son territoire au 1er décembre 2007. Ensuite, une campagne de sensibilisation devait être menée par la Monuc et le gouvernement congolais au près des FDLR pour pousser ces derniers à un désarmement volontaire suivi d’un un retour volontaire dans leur pays ou du choix de rester sur le territoire congolais sous statut de réfugié.L’option militaire ne devant intervenir qu’après la période de sensibilisation.

De son côté, le gouvernement rwandais avait pris l’engagement dans ce même communiqué, de ne pas soutenir les groupes armés présents dans l’Est de la RDC, en particulier le CNDP de Laurent Nkunda, et de veiller à ce qu’aucun groupe armé ne s’approvisionne au travers de ses frontières. Entre-temps, Kigali devait fournir à la RDC une liste des individus qu’il considère comme génocidaires d’avril 1994. Seulement la liste élaborée par le gouvernement rwandais compte 6 000 individus, exactement le nombre des éléments FDLR actuellement présents dans l’Est de la RDC. Ce qui constitue, selon Alain Hutchinson, député belge du Parlement européen, un sérieux blocage au processus du retour volontaire des Hutu rwandais. Selon la Monuc, un tête-à-tête Kabila Kagama était prévu à New York en marge d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu au cours de ce mois d’avril. Mais le président rwandais ne s’y est pas rendu.

Un comité de suivi du communiqué de Nairobi composé de représentants de l’Onu et de l’Union européenne a été mis en place pour le suivi de l’exécution des accords signés.