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VIGILANCE RDC

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28 avril 2008

Congo: quand les soldats de la paix font du trafic d'armes

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Après les accusations de torture contre les soldats français engagés dans l'opération Artemis, voici que les troupes indiennes et pakistanaises de l'ONU sont soupçonnées de trafic d'armes.

L'affaire est révélée par une enquête de la BBC diffusée ce lundi soir. Fin 2007, une enquête interne des Nations unies avaient classé le dossier, "en l'absence de preuves concordantes".

Réputée pour ses enquêtes au long cours, l'émission Panorama de la BBC livre le résultat de dix-huit mois d'enquête entre les forêts du Kivu, en République démocratique du Congo et les couloirs du siège de l'ONU à New-York. Travail de terrain et confidences "off the record" émanant "d'insiders" des Nations-Unies. Tout cela pour conclure que:

"Des soldats de la paix pakistanais, dans la ville de Mongbwalu (Est), ont été impliquées dans un trafic d'or illégal avec la milice FNI [Front nationaliste intégrationniste, ndlr], leur livrant des armes pour qu'elle garde le périmètre des mines.

"Des soldats de la paix indiens opérant autour de la ville de Goma ont négocié directement avec les milices responsables du génocide rwandais, aujourd'hui présentes dans l'est de la RDC. Les Indiens ont échangé de l'or, acheté de la drogue aux milices, et, avec un hélicoptère de l'ONU, se sont rendus dans le parc national des Virunga, où ils ont échangé des munitions contre de l'ivoire."

Une première enquête de l'ONU classe l'affaire, faute de "preuves concordantes"

A l'apparition des premiers soupçons, l'an dernier, l'ONU déclenche une enquête interne. Enquête rapidement enterrée, puisque les conclusions ne permettent pas de rassembler des "preuves concordantes" de ces trafics.

Au cours de son enquête, la BBC a pu rassembler ces "preuves concordantes", en retrouvant notamment deux chefs miliciens aujourd'hui incarcérés à Kinshasa. Kung Fu, surnom du général Mateso Ninga, avoue du fond de sa cellule:

"Oui, c'est vrai, ils nous ont donné des armes. Ils disaient alors que c'était pour la sécurité du pays. Ils nous ont dit que désormais, nous les aiderions à sécuriser cette région."

Mieux: une source "proche de l'enquête onusienne" a affirmé aux reporters britanniques qu'il leur avait été déconseillé de poursuivre trop avant leurs recherches.

L'explication est simple: le Pakistan étant à l'heure actuelle l'un des plus gros contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, il ne fallait pas s'aliéner la bonne volonté d'Islamabad.

Interrogé, le représentant personnel du secrétaire général de l'ONU pour la RDC, a opposé un démenti formel. Avec un sens aiguë de la formule diplomatique, Alan Doss s'est fendu d'un:

"Les chefs miliciens sont des chefs miliciens. Ils ont toujours leurs propres intérêts. Tout ce que je peux dire, c'est que notre enquête n'a pas confirmé ces faits."

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Nyamilima : une coalition Maï-Maï - FDLR attaque l'armée congolaise

Militaire

Selon les habitants sur place, c’est en pleine cité de Nyamilima que les FARDC de la 6e brigade intégrée ont combattu contre les Maï-Maï et les FDLR pendant 30 minutes, à partir de 19h00. Les responsables de la 6e brigade intégrée précisent que ces groupes armés ont attaqué l’état major des FARDC située sur une colline de cette cité. Mais, les FARDC ont utilisé des mitraillettes pour faire face à cette avancée composée uniquement des FDLR vers leurs positions. Les FDLR, contraints d’abandonner la lutte, se sont repliés dans le parc de Virunga, d’où ils étaient venus, indique le commandant de la 6e brigade intégrée. Le même responsable ne donne aucun bilan de cette attaque.

Selon les habitants de Nyamilima, un élève de 18 ans a été blessé par balle au niveau de la cuisse. Ils confirment aussi le pillage de plusieurs habitations dans les quartiers Tumaini et Kivisire de Nyamilima, par ces hommes armés. Pour les habitants, il s’agit des FDLR coalisés aux Maï-Maï du mouvement de la révolution populaire du Kivu.

Ce Lundi, aucune activité commerciale n’est exercée à Nyamilima. Même les agriculteurs ne sont pas allés aux champs, indiquent des sources sur place. Selon le responsable de la 6e brigade intégrée, cette attaque des FDLR sur leur position intervient après l’arrestation lundi dernier par les FARDC, du Colonel Jean Claude Muhire, chef FDLR. Le Colonel Jean Claude Muhire est en effet accusé du meurtre de 10 soldats FARDC, à Nyamilima, au mois d’octobre 2007. Il serait aussi responsable de la mort d’une femme, il y a de cela 10 jours. Le chef FDLR est enfin poursuivi pour plusieurs exactions à l’endroit des civils.

Source : radio Okapi/Kinshasa

Posté par Kongolais à 12:48 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

accords de Nairobi, l’application en souffrance

drapeau

Ces accords signés le 9 novembre 2007 entre la RDC et le Rwanda devaient régler la question de la présence des groupes armés illégaux présents dans l’Est du Congo, notamment les FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda). Depuis lors, le processus marque le pas.

Selon le communiqué conjoint signé entre les deux pays, la RDC devait fournir au Rwanda un plan détaillé de désarmement et de rapatriement des FDLR présents sur son territoire au 1er décembre 2007. Ensuite, une campagne de sensibilisation devait être menée par la Monuc et le gouvernement congolais au près des FDLR pour pousser ces derniers à un désarmement volontaire suivi d’un un retour volontaire dans leur pays ou du choix de rester sur le territoire congolais sous statut de réfugié.L’option militaire ne devant intervenir qu’après la période de sensibilisation.

De son côté, le gouvernement rwandais avait pris l’engagement dans ce même communiqué, de ne pas soutenir les groupes armés présents dans l’Est de la RDC, en particulier le CNDP de Laurent Nkunda, et de veiller à ce qu’aucun groupe armé ne s’approvisionne au travers de ses frontières. Entre-temps, Kigali devait fournir à la RDC une liste des individus qu’il considère comme génocidaires d’avril 1994. Seulement la liste élaborée par le gouvernement rwandais compte 6 000 individus, exactement le nombre des éléments FDLR actuellement présents dans l’Est de la RDC. Ce qui constitue, selon Alain Hutchinson, député belge du Parlement européen, un sérieux blocage au processus du retour volontaire des Hutu rwandais. Selon la Monuc, un tête-à-tête Kabila Kagama était prévu à New York en marge d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu au cours de ce mois d’avril. Mais le président rwandais ne s’y est pas rendu.

Un comité de suivi du communiqué de Nairobi composé de représentants de l’Onu et de l’Union européenne a été mis en place pour le suivi de l’exécution des accords signés.

Posté par Kongolais à 11:08 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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