23 avril 2008
RDC/BELGIQUE : ça coince
Les trois ministres Belges ont eu ce mardi une discussion "approfondie" de deux heures avec le président Joseph Kabila à Kinshasa en se refusant, avec une certaine gêne, à tout commentaire à l'issue de cet entretien.
Il s'agissait de la deuxième rencontre en deux jours après celle assez courte de lundi entre Kabila et les ministres belges, M. Karel De Gucht (Affaires étrangères) Charles Michel (Coopération au Développement) et Pieter de Crem (Défense).
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a fait état ce mardi soir à Kinshasa d'un "certain nombre de points de friction" entre la Belgique et la République démocratique du Congo (RDC).
Il a néanmoins réaffirmé l'engagement de la Belgique envers le peuple congolais. "Il y a un certain nombre de points de friction", a affirmé M. De Gucht à la presse belge, à la suite du long entretien avec le président Joseph Kabila.
22 avril 2008
la Belgique veut raccourcir les procédures d’aide à la RDC
C’est l’un des objectifs affichés des ministres belges chargés des Affaires étrangères, de la coopération au Développement et de la Défense, en visite de travail en RDC. Au cours d’une conférence de presse co-animée lundi à Kinshasa, Karel De Gucht et Charles Michel se sont inscrits dans le cadre de la coopération structurelle, à travers un plan d’urgence de la coopération technique belge
Cette coopération structurelle visera à concrétiser des projets relatifs au social, à l'armée et aux mines. Charles Michel, ministre belge de la coopération au Développement explique : « Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une coopération structurelle qui a été reprise depuis 2007 avec la RDC, et depuis le processus électorale à travers le plan d’urgence, mis en œuvre par la coopération technique belge, de mobiliser des moyens importants afin de concrétise un certain nombre de projets dans le cadre d’un partenariat avec les responsables congolais. Ma préoccupation face à cette mission est également d’avoir ce regard sur l’état d’avancement des projets de coopération sur les questions de meilleure harmonisation de l’aide, d’efficacité et d’efficience de l’aide, de raccourcissement des procédures. »
source : Okapi/Kinshasa
Le colonel Bahati, alias Jean Claude, a été arrêté lundi par les FARDC dans le territoire de Rutshuru. Selon le colonel Delphin Kayimbi, commandant adjoint en charge des opérations à la 8e région militaire, cet officier FDLR est accusé d’avoir conduit l’attaque contre une ambulance de la 8e région militaire vers fin 2007.
Selon le colonel Delphin Kahimbi, l’ambulance avait été brûlée et ses trois passagers tués alors qu’elle était dépêchée pour secourir les blessés de Nyamilima, à 40 kilomètres a l'Est de Rutshuru. Le commandant de la 8e région militaire ajoute que plusieurs autres attaques avec morts de civils et de militaires congolais, ainsi que des pillages et viols ont été menées par les hommes dudit colonel. A présent, Jean Claude est détenu au bureau de renseignement militaire à Goma.
Pour sa part, la Monuc se dit prête à accueillir tous les combattants de cette faction FDLR en vue de leur rapatriement volontaire.
source : Okapi/Kinshasa
Bunia : douane, les recettes passent de 3 millions à plus de 34 millions FC entre mars et avril
Ces chiffres ont été livrés lundi à la presse par la directrice intérimaire de l’Ofida Ituri. Selon cette dernière, cette performance est le résultat de la nouvelle politique de maximisation des recettes de son entité, politique visant la réalisation des objectifs du contrat programme signé entre la direction générale de l’Ofida (Kinshasa) et son ressort de l’Ituri, rapporte radiookapi.net
Selon Madame Pascaline Wadiko, toutes les entités douanières du district sont concernées par cette performance pour ce mois d’avril. Outre l'entité de Bunia qui est passée de 3 millions des francs congolais au mois de mars à 34 millions de francs de recettes versées au compte de trésor public en date du 17 avril 2008, les mêmes performances se réalisent à Aru, où les recettes sont passées de 37 millions de FC au mois de mars à 87 millions en avril. A Mahagi également, on est passé de 12 à 16 millions des FC .
La même source a précisé que les sources des recettes sont différentes selon les entités. A Bunia, 80% des recettes proviennent de l’importation du carburant. A Aru, les engrains chimiques importés par les sociétés qui cultivent le tabac ainsi que l’importation de véhicules et de motos constituent la première source des recettes. A Mahagi par contre, il s’agit de l’entrée de marchandises diverses.
Pour Pascaline Wadiko, ces entités se forcent à réaliser le contrat programme qu’elles ont signé avec leur direction générale. Ce contrat programme demande que l’OFFIDA Ituri puissent produire près de 250 millions de FC par mois.
RDC : conseil des Minstre délocalisé à Kikwit
Selon une source proche du gouvernement provincial du Bandundu, des rencontres se multiplient en ce moment à Kikwit pour chercher de voies et moyens afin que le président de la République Joseph Kabila, le Premier ministre Antoine Glzenga, ainsi que les ministres, reçoivent un accueil de plus délirant et travaillent dans les bonnes conditions lors de leur prochain séjour de travail à Kikwit.
Mais cette ville de Kikwit dans laquelle se déroulera le conseil des ministres est confrontée à plusieurs problèmes. Les ministres pourront vivre de leurs propres yeux les érosions qui menacent l’ensemble de la ville de Kikwit. Sur la longue liste des problèmes, on notera la carence en eau potable et en électricité, l’absence d’une morgue ainsi que des corbillards pouvant aider les familles à conduire vers la dernière demeure leurs frères et sœurs. Les questions de la voirie urbaine (il faut asphalter quelques avenues et construire des caniveaux), de transport urbain et inter-urbain qui exigent l’acquisition des bus et l’asphaltage des tronçons comme ceux joignant Kikwit à Bulungu (108km), Kikwit à Idiofa (132 km) et Kikwit à Gungu (132 km), autant des questions qui ennuient sincèrement les habitants de cette partie de la République.
Les militants de Palu se préparent
L’asphaltage également de la route en terre Batshamba-Luhelo dans le secteur de Kondo au Bandundu, limitant le Kasaï Occidental et le Bandundu, demeure une nécessité, car sa réhabilitation n’a toujours pas résolu le problème. Et que les usagers de route trop chargés en provenance de Kinshasa ou de Kikwit avec des produits agricoles ou manufacturés, ont parfois difficile à atteindre Tshikapa dans le Kasaï Occidental.
Le Gouvernement devra absolument sauver les meubles en concrétisant réellement les travaux de construction du Barrage hydroélectrique de Kakobola pour alimenter Kikwit et ses environs. Annoncer le financement de barrage ne rassure rien. La population en a toujours entendu parler. Mais faut-il encore que la société qui construira ce barrage soit connue et que les premiers travaux démarrent réellement. Car, ici il faut se dire que la population en a marre des promesses du gouvernement et de ses annonces spectaculaires, sans que le projet n’entre en exécution. A Joseph Kabila et à Antoine Gizenga de voir comment sceller leur mariage avec cette population « misérabilisée » de Kikwit.
Entre-temps, le Palu d’Antoine Gizenga, le plus grand parti qui résiste encore dans cette province de Bandundu, remue ciel et terre pour mobiliser ses militants de Kikwit et des environs afin de réussir l’accueil du gouvernement à Kikwit.
Ainsi, de centaine de milliers de jeunes et vieux adhérents du Palu en provenance de tout les territoires du Kwilu, a-t-on appris, seront au rendez-vous pour voir leur leader Gizenga absent dans la région depuis plus de 40 ans ainsi que le président Kabila qui débarque pour la première fois à Kikwit depuis qu’il a été élu à la magistrature suprême du pays en 2006. Bienvenue donc à Joseph Kabila et au patriarche Gizenga Antoine.
Pour mémoire, fin mars dernier, le Conseil des ministres s’était tenu à Matadi (Bas-Congo). A l’ordre du jour, il a été question du dossier Bundu dia Kongo ainsi que de la reconstruction de la province du Bas-Congo. En marge de ce Conseil des ministres, le Premier ministre Antoine Gizenga avait fait savoir que d’autres provinces pourraient abriter des réunions du Conseil des ministres dans l’avenir. Ainsi, la province du Bandundu devra en principe, être la prochaine province à accueillir le chef de l’Etat, le Premier ministre et les ministres pour un Conseil des ministres hors de la capitale. De la sorte, l’Exécutif central pourrait palper du doigt les problèmes qui se posent dans cette partie de la République. Et cela cadre bel et bien avec la nouvelle approche favorisant une politique de proximité et les descentes sur terrain. Ne dit-on pas que Kinshasa n’est pas la RDC ?
Paul Kagame nie l’évidence, mais les chiffres accablent Kigali
Le président rwandais s’évertue, dans une interview à Jeune Afrique, à nier l’implication de son pays dans le pillage des minerais précieux de la République démocratique du Congo. Menaçant qu’il « n’accepte plus » » qu’on l’interroge à ce sujet, Paul Kagame se vante par ailleurs d’avoir « « beaucoup aidé le Congo ».
Mais, un document établi par le gouvernement congolais en date du 31 octobre 2002 dévoile des chiffrés et l’identité des personnalités rwandaises impliquées dans ce vaste pillage.
MEPRIS ET ARROGANCE
A l’analyse de ses réponses aux questions posées par Jeune Afrique, qui a publié l’interview dans son édition n°2466 du 13 au 19 avril 2008, le président rwandais apparaît comme un homme arrogant et qui manie le mensonge sans état d’âme.
Interrogé sur la poursuite de l’exportation depuis Kigali des minerais précieux pillés en RDC, Paul Kagame a une réaction méprisante. « Et comment ces minerais quittent-ils le Rwanda ? Via des vols hebdomadaires de Brussels Airlines ? Les Belges, qui ont pendant des décennies exploité et pillé le Congo et le Rwanda, devraient le savoir ! Tout cela est assez minable. Laissez-moi vous dire ceci : je n’accepte plus qu’on me pose ces genres de questions insultantes. Je n’y répondrai plus. C’est pour moi une perte de temps. Je n’ai que du mépris pour les gens qui colportent ces genres de rumeurs », déclare-t-il.
A propos de l’aide en sous-main que Kigali apporterait au général renégat Laurent Nkunda, le chef de l’Etat rwandais réagit sèchement : « Nous avons beau coup aidé le gouvernement congolais. Posez-lui la question et posez la question au président Kabila. Le Rwanda les a beaucoup aidés. La réalité est là. Dès lors, ne me demandez pas si nous aidons Nkunda ».
Si Nkunda est - pour les autorités de Kinshasa – un criminel de guerre, qu’est-il pour Paul Kagame ? « C’est leur problème. Elles ont essayé de le combattre et elles ont échoué, idem pour les forces négatives des FDLR. Comment comptent-elles s’y prendre désormais ? Veulent-elles vivre avec Nkunda ou sans lui ? C’est au président Kabila de le décider, pas à moi. Si Nkunda devenait un problème pour le Rwanda, je saurais ce qu’il faut faire. Mais, ce n’est pas le cas aujourd’hui », répond-il.
KINSHASA BRANDI DES PREUVES
Le 31 octobre 2002, le gouvernement de Kinshasa a rendu publique une synthèse de l’additif à son mémoire n°S/2001/1156 déposé auprès du secrétaire général de l’Onu sur le pillage systématique et l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses dans les territoires occupés de la RDC par les agresseurs rwandais, ougandais et burundais.
Au chapitre 2, consacré à la « criminalisation de l’économie congolaise », il considère que « le pillage et l’exploitation illégale des ressources de la RDC ont atteint une ampleur qui dépasse de loin le constat établi par le Panel (des experts des Nations unies); car ce phénomène porte sur l’ensemble des ressources qu’elles soient minérales, écologiques, agro-pastorales, financières, énergétiques, industrielles et surtout humaines ».
Il affirme, en ce qui concerne le diamant, que l’ampleur du trafic est confirmée par les faits et chiffres incontestables. « Des sources indépendantes crédibles évaluent des exportations rwandaises, ougandaises et burundaises des diamants de joaillerie à 12.967.047,83 carats pour une valeur de 427.046.578,39 dollars américains de 1998 en mai 2001 », révèle-t-il.
Une première évaluation sommaire effectuée par Kinshasa montre que « l’estimation faite par le Groupe d’Experts des Nations unies selon laquelle le coltan a déjà rapporté au Rwanda environ 250 millions de dollars est sous - évaluée au regard du montant relevé par le Commission des Experts Nationaux Indépendants pour la période allant de 1998 à mai 2001 qui est de 774.811.256,00 dollars ».
Sans prendre en compte l’évaluation du coût humain de la guerre, le gouvernement congolais estime provisoirement les préjudices subis par l’Etat congolais « à 10 milliards de dollars américains ».
« Cette évaluation concerne les ressources minières pour 1.510.331.115,59 dollars, les ressources agro-pastorales et écologiques pour 1.737.407.196,42 dollars, les ressources financières pour 6.247.963.961,45 dollars et les ressources matérielles y compris les infrastructures sanitaires pour 622.565.026,00 » pour la période allant d’août 1998 à mai 2001, précise-t-il.
Sociétés et personnalités rwandaises impliquées
Le pillage ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la RDC sont l’œuvre des prédateurs bien connus qui agissent avec la complicité de certains milieux d’affaires et financiers internationaux, constate le gouvernement de Kinshasa.
Il épingle les sociétés et les personnalités qui composent la filière rwandaise dans le pillage et l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses du pays. Il s’agit de :
1. Makabuza Modeste, Société Jambo Safari
2. Alfred Khalisa, Banque du Commerce, du développement et de
l’Industrie
3. Tibère Rujigo, Tristan Investment Company
4. Abdoul Karim
5. Mohammed Ali Salem, Global Mineral
6. Aziza Kurusumu Gulamali, UZABUCO - SOMIGL
7. Emmanuel Kamanzi, chef de département du RCD
8. Le frère de Abdoul Karim, associé à Kanaffer du réseau ougandais
9. Les officiers de l’A.P.R. :
10. Général James Kabarebe
11. Commandant Sebera
12. Commandant Kazura
13. Commandant Gatete
RDC/pétrole: des communautés locales d'Ituri exigent la transparence
KINSHASA - Des forces politiques et sociales de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), demandent au gouvernement central de "traiter dans la transparence" la question de l'exploitation pétrolière dans ce district, dans une déclaration à la presse.
"Les forces politiques et sociales de Mahagi (territoire de l'Ituri) recommandent au gouvernement de traiter dans la transparence les dossiers relatifs à l'exploitation du pétrole en Ituri", souligne le Carrefour pour le développement de Mahagi (Cadema).
Mahagi est un des trois territoires de l'Ituri, riche en ressources naturelles dont le pétrole et l'or et peuplé de deux millions d'habitants. La nappe pétrolière dans le lac Albert s'étend le long de trois territoires administratifs de ce district (Mahagi, Djugu et Irumu).
Deux firmes étrangères sont en lice pour l'exploitation du pétrole du lac Albert: la société canadienne Tollow Oil (qui est également présente en Ouganda) et la firme coréenne Regoboth Group.
Le Cadema estime que ces dossiers, qui ont trait à la protection de l'environnement et à l'exploitation des ressources naturelles, échappent aux communautés locales de l'Ituri.
La RDC recèle d'immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre, de l'or, des diamants et du pétrole.
L'exploitation pétrolière y est pour le moment modeste et concentrée dans la province du Bas-Congo (ouest), mais des réserves qui pourraient être très importantes ont été découvertes dans le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda, et dans la cuvette centrale, essentiellement dans les Kasaï.
En 2007, la production pétrolière de la RDC était d'environ 25.000 barils par jour. La principale société d'exploitation est la firme française Perenco.
Dans le lac Albert, Heritage Oil a déjà commencé l'exploration, dans les eaux territoriales ougandaises. La RDC et l'Ouganda envisagent une exploitation commune de ces gisements
Deux rwandais découverts dans un centre de brassage en RD Congo
Deux soldats, formellement identifiés comme étant des Rwandais, ont été découverts ce week-end dans un centre de brassage et présentés à la presse à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, a rapporté lundi la radio onusienne Okapi émettant à Kinshasa.
Les deux militaires, le lieutenant Olivier Nibutchimala et l'adjudant-chef Patrick Mungazi, ont été extirpés des rangs du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement politico-militaire de Laurent Nkundabatware, dans le camp de brassage de Lukusa, indique la même source.
C'est en janvier dernier que ces deux militaires avaient été admis dans ce camp pour le compte du CNDP, dans le cadre du processus de brassage. Il s'agit d'une opération consistant à regrouper des éléments appartenant à différentes factions qui se combattaient naguère afin qu'ils apprennent à se connaître afin de constituer à terme la future armée intégrée de la RD Congo.
A en croire une autorité militaire congolaise, le lieutenant Nibutchimala est passé aux aveux. Il s'est présenté comme un sujet rwandais et a exprimé le désir de regagner son pays natal.
Quant à l'adjudant-chef Mungazi, il a été reconnu par un des instructeurs du centre comme ayant été rapatrié au Rwanda en mai 2007 par la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), sur sa propre demande.
Au cours de la présentation de ces deux éléments, les autorités militaires congolaises ont exhorté les éléments militaires non congolais qui se trouveraient encore dans le camp de Lukusa à se faire identifier en vue de leur rapatriement.
Selon la radio Okapi, la découverte de ces deux éléments porte à quatre le nombre de militaires rwandais identifiés sur ce site depuis deux mois. Les deux derniers ont affirmé que certains de leurs compatriotes se trouvent encore dans les rangs des éléments à brasser.
Deux Ministres belges en visite en RDC
BELGIQUE - Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht et celui de la Coopération au développement, Charles Michel, ont quitté Bruxelles dimanche pour Kinshasa, pour une visite de travail de quelques jours, a-t-on appris de source officielle.
Selon un communiqué gouvernemental belge, les deux ministres qui rejoignent à Kinshasa leur homologue de la Défense, Pieter de Crem, seront reçus tous les trois, ce lundi, par le président Joseph Kabila pour des entretiens qui porteront essentiellement sur l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo.
Les trois responsables politiques belges vont notamment s’enquérir de la situation au Bas-Congo, province congolaise qui a été récemment le théatre de violents affrontements entre les militants du Bundu Dia Kongo (BDK) et les forces de l’ordre ayant fait de nombreuses victimes.
Le BDK demande la restauration du Royaume du Kongo, dont le territoire s’étendait sur la RD Congo, l’Angola, le Congo et le Gabon.
Le Royaume du Kongo a disparu en 1895 lors de la Conférence de Berlin, qui a consacré le partage de l’Afrique par les anciennes puissances coloniales.
Karel de Gucht et Charles Michel se rendront mardi à Boma ville du Bas-Congo, située sur l’Atlantique, où les affrontements avaient été les plus violents entre le BDK et les forces de l’ordre.
Dans cette ville, ils vont rencontrer les responsbales provinciaux ainsi que les représentants de la population.
Les deux ministres belges poursuivront par la suite leur voyage vers Lumbumbashi, avant de se rendre à Bujumbura (Burundi) en passant par la ville congolaise d’Uvira, située au bord du lac Tanganyika.
Début de l'exploration pétrolière en RDC
La multinationale britannique Sneider oil corporation (SOCO) vient de se lancer dans l’exploration pétrolière dans le Bas-Congo, à l’ouest de la République démocratique du Congo.
Les travaux portent sur le bloc pétrolier Nganzi (on shore) qui a été attribué à la SOCO, une société basée à Londres, conformément à un contrat de partage de production conclu avec le gouvernement congolais.
Ce contrat permet à la société pétrolière de démarrer la phase d’exploitation et de production qui doit durer 5 ans.
Le directeur général de SOCO/Afrique, Serge Lescaut, a indiqué que tout en explorant le pétrole dans le Bas-Congo son entreprise va également investir dans les domaines de la santé, de l\’éducation, des routes et des ponts de desserte agricole en faveur des populations locales et dans le respect de leur environnement.




