22 avril 2008
La Snel absente des assises de Londres sur la mise en valeur d’Inga
Clôture aujourd’hui des travaux du Conseil mondial de l’énergie tenus deux jours durant à Londres. Le principal point débattu par la centaine des participants venue de différents horizons portait sur la mise en valeur du site hydroélectrique d’Inga en RDC. Le Congo-Kinshasa, principal concerné, n’est représentée que par le chargé d’affaires en Grande-Bretagne alors que la Snel était impliquée en amont de cette organisation.
Organisés par le Conseil mondial de l’Energie (CME), ces travaux regroupent près d’une centaine d’Experts, institutions bancaires et organisations non gouvernementales,… oeuvrant dans le secteur de l’énergie. Contre toute attente, la délégation de la RDC devant être conduite par le ministre de l’Energie en compagnie de la haute direction de la Société nationale d’électricité (SNEL), n’a pu sortir du pays. Les officiels congolais n’ont pas effectué le déplacement de la capitale du Royaume-Uni, pour diverses raisons. De calendrier pour le ministre et de l’obligation d’apporter des réponses aux problèmes de desserte en électricité pour le Comité de gestion de la Snel. Et pourtant, des invitations leur ont été régulièrement adressées, plusieurs semaines auparavant.
Selon le secrétariat du Conseil mondial de l’Energie, ces travaux font suite à l’atelier organisé au mois de mars 2007 à Gaborone au Botswana. A cette occasion, les échanges étaient axés sur les besoins d’électrification de la RDC et du continent africain. C’est ainsi que le Conseil mondial de l’Energie a mis en place un Plan d’actions qui devait évoluer à partir de 4 points essentiels.
En premier lieu, il était question de renforcer la capacité actuelle de Inga I et II avec 1.775 Mw, suivi du renforcement du système du transport du courant électrique de Inga à Katanga tout comme la fiabilisation du réseau à Kinshasa. L’un des aspects importants de ce partenariat concerne le développement et la construction de Inga 3 avec (4.320 Mw) impliquant le réseau de transmission et lignes d’interconnexion à travers le continent qui deviendra possible après l’étude de faisabilité et d’autres plans d’activités pour la mise en œuvre du projet Grand Inga avec 40.000 Mw.
MISE EN PLACE DU PROCOM
Plusieurs partenaires de la RDC dont la Banque mondiale, l’Union africaine, la Banque africaine de développement, et des multinationales du secteur énergétique prennent part à ces assises destinées à mobiliser et impliquer des bailleurs de fonds potentiels, pour soutenir les grands travaux d’électrification du continent.
A la fin des travaux de Londres, il est prévu la mise en place d’une structure appelée Compagnie de promotion d’Inga (PROCOM) pour la promotion de grands travaux à venir. Cette structure va œuvrer jusqu’à 2010 ou encore 2011 afin de lever les obstacles à la mise en œuvre du Grand Inga après l’étude de faisabilité. Cette structure sera essentiellement basée à Kinshasa et sera présidée par le Conseil d’administration de la Snel. Les travaux de faisabilité nécessiteront une bagatelle de 15 à 20 millions de dollars américains.
Le Conseil mondial de l’Energie, pour sa part, ne ménage aucun effort pour œuvrer sur « les Infrastructures d’Inga et la Zone intégrée des services » en terme de transfert de technologie et la mise en œuvre de tous les projets d’Inga sous leurs divers aspects.
La grande question reste celle de savoir si les choses ne s’arrêteraient pas au niveau des vœux pieux. Le manque de transparence qui a caractérisé la préparation de ces travaux ainsi que des agendas cachés obligent les Congolais, à commencer par le gouvernement, à ouvrir l’œil et le bon dans l’intérêt supérieur de la nation entière.
Les conclusions sorties des travaux seront données dans nos prochaines éditions dans les détails.
21 avril 2008
Grève des professeurs de l'Unikin
L'Assemblée Nationale s'est saisie du dossier des revendications salariales des professeurs de l’université de Kinshasa. Les députés nationaux de la commission économique et financière entendent analyser et résoudre le plus tôt le problème des professeurs de l'Unikin. Hubert Masala, vice-président de ladite commission, propose des coupes budgétaires dans d'autres secteurs pour l'équilibre social, rapporte radiookapi.net
Le vice-président de cette commission, Hubert Masala. « Les crédits prévus par le syndicat des professeurs n’était plus possible au moment de la mécanisation au niveau du Budget. Étant donné que l’Assemblée, c’est l’autorité budgétaire, il était de son droit de se poser la question sur ce qui s’est passé, de là où se trouverait ce crédit. Et au cas où il ne se trouvait pas, pourquoi il ne se trouvait pas ? Devant la situation de manque de crédit, qu’est ce que l’Assemblée proposait comme solution ? Il faut procéder par des coupes. Donc, les crédits qu’on peut avoir à donner là-bas appelait que tout le monde consente un sacrifice pour essayer de se délaisser de quelques parties de leur crédit. »
De son coté, le président de l'Apukin, Association des professeurs de l’Université de Kinshasa, le professeur Kabamba Mwepu, salue la proposition de la commission Eco-fin et souhaite sa concrétisation pour le bien des professeurs et l'intérêt des étudiants. « C’est une bonne solution. C’est ce qu’on cherchait dans les contacts. On a été associé à ça. Nous attendons effectivement qu’ils concrétisent ce coup. Et lorsqu’ils vont nous présenter ce qu’ils vont avoir, c’est sûr et certain que nous allons étudier le problème. C’est dans le même processus que nous sommes entrain de chercher à ne plus radicaliser le mouvement et trouver une solution pour recommencer cette année. Nous cherchons des garanties auprès de la commission. Des garanties qui nous rassurent également. S’il y a toutes ces garanties, nous ne voyons pas pourquoi nous allons refuser de reprendre et continuer le processus. »
De leur coté, les étudiants interrogés, expriment tous leur ras le bol face à cette grève qui n’a fait que trop durer. Ils demandent qu'une solution rapide soit trouvée. « Nous souhaitons que la situation de rémunération de nos professeurs soit réalisée le plus tôt possible parce que nous avons déjà perdu 5 mois. C’est une situation que nous déplorons tous que la grève a entraînée. On a déjà payé le minerval mais on est à la maison. On ne sait pas quoi faire. Si possible, même à la fin de ce mois, qu’on retourne aux études. Nous sommes vraiment déçus du gouvernement. Qu’il fasse quelque chose parce que nous en avons marre de rester trois mois à la maison, alors qu’on a déjà payé le minerval. Ce n’est pas intéressant. Qu’il trouve une solution le plus tôt possible. »
Le spectre d'une année blanche est donc écarté. C’est le président de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa qui l’a indiqué à radiookapi.net. Selon le professeur Kabamba Muepu, certaines facultés sont au début de l'année académique et seul l’Etat a le pouvoir de décréter une année blanche.
source : Okapi/Kinshasa
Un recensement de nouveaux électeurs aura lieu avant les élections municipales et locales de 2009
Alan Doss, patron de la Monuc et Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, a annoncé, depuis New York, qu’un recensement de millions de nouveaux électeurs aura lieu avant les élections municipales et locales de mai 2009. Tous les Congolais, pour une raison ou une autre, qui n’avaient pas pris part aux élections de 2006 vont bouger. La pensée va directement à l’UDPS qui demeure à l’écart des Institutions. En privé, un cadre de l’UDPS a lâché qu’il est fort probable que le parti de Tshisekedi rentre dans le jeu.
Le Président Joseph Kabila a fait le déplacement de New York où des contacts sérieux sont annoncés avec le Président rwandais Paul Kagame autour du Président américain George Bush. La rencontre, affirme-t-on, a pour sujet principal les modalités d’application des Accords de Nairobi et de Goma sur la pacification du Nord et Sud-Kivu. L’option militaire contre les FDLR n’est pas très privilégiée, compte tenu des ‘‘capacités limitées des FARDC’’. La Communauté internationale redoute une catastrophe humanitaire. Alan Doss, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et patron de la Monuc, rode dans les parages. Celui-ci a parlé de beaucoup de choses sur le rôle que joue la mission onusienne au Congo.
Evoquant l’implication de la Monuc dans le soutien à la gouvernance et à la démocratie en RDC, Alan Doss a dit, nous citons : ‘‘la Mission se prépare, dans le cadre des élections locales prévues en mai 2009, à soutenir le recensement de millions de nouveaux électeurs qui n’ont pu participer aux élections présidentielles et parlementaires de 2006, soit parce qu’ils étaient mineurs, soit parce qu’ils étaient réfugiés ou déplacés’’. A l’évidence, Alan Doss ne pouvait se permettre de citer très ouvertement tous les abstentionnistes- boycottistes, notamment les combattantes et combattants de l’UDPS et, bien sûr, de millions de Congolais qui n’ont jamais cru au processus de démocratisation du Congo tel que conçu et piloté par les puissances du Nord secondées par leurs organisations satellites (UE, UA, ONU, etc.). La crainte de nouvelles négociations aidant. Ce serait reconnaître l’échec du processus dont l’UDPS a toujours revendiqué la requalification. Par requalification, le parti de Tshisekedi exigeait la réouverture des centres d’inscription et d’enrôlement des électeurs, la présence de ses délégués dans les structures de la CEI et de la HAM ainsi que la transparence dans la gestion du fichier électoral. Toutes ces revendications étaient posées sans succès avant les élections de 2006. Depuis, l’UDPS, qui croît toujours à la thèse du complot de la maffia internationale contre le Congo, ne reconnaît pas l’émanation des élections de 2006. Maintenant que Alan Doss vient de répondre, indirectement, à sa première revendication, l’UDPS va-t-elle intégrer le processus ? Par superficialité, on serait tenté de répondre par la négative. Si effectivement on faisait foi à tout ce qui se raconte dans les milieux tshisekedistes où l’on rapporte les néo conservateurs occidentaux ont déjà pris des dispositions pour que Tshisekedi soit tenu à l’écart de la chose publique. Le même sort aurait été, il reste à vérifier, aux compagnons de M’zee.
Cependant, ceux, qui reprochent à l’UDPS d’avoir fait une mauvaise lecture des événements politiques, souhaiteraient hardiment que les erreurs soient, cette fois-ci, corrigées. Question de mettre l’UDPS devant ses responsabilités. Les résultats des élections de 2006 avaient eu le triste mérite de montrer au grand jour que le sort avait été scellé dès les opérations d’enrôlement en faveur des provinces de l’Est du pays, favorables au Président Kabila. Les provinces de l’Ouest et du Centre suivirent le mot d’ordre de boycott mal donné par Etienne Tshisekedi.
L’on attend voir comment l’UDPS va réagir à ce développement de l’actualité politique.
Remaniement : la guerre de clans a commencé
La question est sur toutes les lèvres. De nombreux scénarii sont déjà envisagés au regard de plusieurs observations pertinentes liées à l’action du gouvernement. Le remaniement de l’équipe gouvernementale, pour des raisons d’efficacité, est très attendu. Faudra-t-il pour cela bousculer certains accords, particulièrement au sein de l’Alliance pour la majorité parlementaire, AMP ? Quelles seront alors les répercussions politiques ?
Des rumeurs de plus en plus persistantes font état d’un remaniement imminent de l’équipe gouvernementale. L’objectif visé consisterait à donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement au regard des défis à relever pour la refondation de la Nation.
Un remaniement qui, cette fois-ci, n’épargnerait pas le Premier ministre. Non pas que celui-ci ait échoué sur toute la ligne, mais devant les défis à relever et au regard de son bilan mitigé, le gouvernement a besoin d’un nouveau souffle pour vaincre l’immobilisme.
Mais une telle décision devra obéir à certaines exigences compte tenu des alliances existantes. Allusion faite à l’Alliance pour la majorité présidentielle, AMP, qui risque de voler en éclats si jamais par aventure politique des frustrations étaient mal gérées. Cette crainte n’est pas du tout à écarter dans la mesure où l’on ne connaît pas exactement la nature des alliances liant le PPRD, au Palu et a l’Udemo, partenaires au sein de l’AMP.
BOSHAB, NKULU, NZANGA, MUZITO…
Depuis que cette rumeur de remaniement gouvernemental fait le tour des salons politiques, des noms sont avancés ici et là. En effet, le PPRD, la composante leader au sein de l’AMP, tient à récupérer « sa » primature, cédée au Palu pour des raisons consensuelles.
Mais aujourd’hui, au sein du PPRD, compte tenu de prochaines élections de 2011, l’on estime au sein de ce parti qu’il est temps d’occuper ce poste tant il est vrai que le gouvernement est « accusé d’immobilisme ». A mi-parcours quasiment de cette législature, le PPRD pense déjà aux prochaines élections générales, avec comme test les élections locales qui seront organisées, sauf avis contraire, dans les prochains mois.
C’est dans cette perspective que l’on avance les noms de certaines personnalités politiques, notamment Evariste Boshab et Me Nkulu, respectivement Secrétaire général du PPRD et ministre près la Présidence de la République. Ils seraient appelés à succéder à Antoine Gizenga Fundji.
Cependant, le Palu ne tient pas du tout à ce que le PPRD viole les accords. Dans les milieux de ce parti, on affirme que ces accords ont la durée de la législature. S’il arrivait que le Premier ministre Gizenga démissionne pour des raisons de convenance personnelle ou si les tractations politiques au sein de l’AMP débouchaient sur cette décision, ce poste devrait revenir à un membre de Palu. C’est ainsi que l’on cite le nom de Adolphe Muzito, actuel ministre du Budget, et membre très influent de Palu. On reconnaîtrait à ce dernier les mérites d’un technocrate. Le Palu brandit même la menace d’une crise politique, à l’image de celle qui avait opposé Kasa-Vubu à Lumumba, si jamais le PPRD tenait mordicus à désigner un Premier ministre.
L’autre scénario est bien sûr celui d’élever le ministre d’Etat Mobutu Nzanga au rang de Premier ministre. Le but poursuivi serait de préserver l’unité et la cohésion de l’AMP. Dans ce cas, le délégué de Palu qui serait désigné aurait le rang de ministre d’Etat.
LES CONSEQUENCES POLITIQUES
Il est un fait que la démission volontaire du Premier ministre - ce qui n’est pas à écarter - ou son changement, entraînerait ipso facto la démission de tout le gouvernement. Une nouvelle équipe devra être mise en place. Cette éventualité n’exclut pas des arrangements particuliers.
En effet, l’alliance qui lie le PPRD au Palu et à l’Udemo ne relève nullement d’un arrangement parlementaire. Mais bien des résultats de la présidentielle. Ainsi, le Palu et l’Udemo, compte tenu des résultats du premier tour de la présidentielle, avaient appelé leurs sympathisants à voter pour le candidat Kabila qui a été finalement élu. A titre de récompense, le poste de Premier ministre revient au Palu et le chef de file de l’Udemo a rang de ministre d’Etat.
Or, si des frustrations élisaient domicile au sein de l’AMP, il faut craindre des répercussions politiques que le Palu et l’Udemo pourraient bien dénoncer les accords conclus. La porte serait ouverte en ces instants-là à une grave crise politique qui, sous d’autres cieux, pourrait conduire à l’organisation des élections législatives anticipées.
Il n’est donc pas exclu que par le jeu politique courant en République démocratique du Congo, la majorité parlementaire puisse être renforcée par l’adhésion des personnalités politiques d’autres courants parlementaires. L’objectif que poursuivrait l’AMP consisterait à garder la majorité au Parlement jusqu’ à la fin de la législature. L’on assistera ainsi à une recomposition du paysage politique au sein du Parlement. Mais dès lors qu’au bout de cette démarche, il y a les prochaines élections, l’on craint fort pour la majorité actuelle au pouvoir d’accuser l’effet boomerang.
KABILA POURRAIT SURPRENDRE
De tout ce qui précède, la balle se trouve bien dans le camp du président de la République. Le maintien ou la désignation d’un Premier ministre tient plus du chef de l’Etat que de l’AMP. C’est son mandat et son bilan, et pas ceux du Premier ministre, qui sont en jeu. Car, dans son discours électoral, il avait énoncé un programme auquel il attache beaucoup d’importance. Sa réussite ou son échec relève des rapports que le président de la République aura à entretenir avec le Premier ministre, et la façon dont ce dernier s’emploiera à s’acquitter de sa tâche.
Certes, le PPRD dont il est l’incarnation s’organise pour récupérer « sa Primature ». Au regard de prochaines élections, ce sera donc l’action du gouvernement, à travers le PPRD, qui sera jugé.
Mais il n’est pas exclu, toujours compte tenu des défis à relever, que le président de la République fasse appel à un technocrate. Ou encore à une personnalité d’autres courants politiques dans la logique d’un gouvernement d’ouverture ou d’union nationale. Le problème est celui de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement, comme nous ne cessons de le dire.
Mais également de rencontrer les préoccupations des populations congolaises et celles des partenaires extérieurs. Les enjeux politiques étant si importants, une décision de ce genre ne surprendrait pas les personnes avisées.
Défense nationale : Académie militaire de Kananga, Tshikez Diemu tient à la reprise des sessions ordinaires de formation
Cette reprise permettra, au bout de trois ans, a dit le ministre Tshikez, de sortir les premiers officiers FARDC gradués en sciences sociales et militaires et en sciences appliquées et militaires après cette longue interruption. Mais, selon le commandant de l’Académie militaire de Kananga, la réouverture de la prochaine session ordinaire (la 26e) est tributaire de la résolution d’un certain nombre de besoins logistiques. Il faut 200 lits et matelas, 200 pupitres et chaises, une bibliothèque, un centre informatique et de l’eau potable pour l’école. Grâce à la coopération belgo congolaise, quelques bâtiments de cette institution ont été réhabilités. Ce qui a permis l’organisation, l’année dernière, de la 5e session spéciale de mise à niveau des officiers FARDC qui n’avaient pas suivi une formation adéquate avant leur intégration dans l’armée nationale.
Réhabilitation du jardin botanique de Kinshasa,
L’APIEU Montpellier-Mèze, CPIE atelier urbain, va participer à l’élaboration d’une Maison de la nature à Kinshasa, république démocratique du Congo.
Ce projet préparé depuis plusieurs mois en liaison avec l’Ambassade de France à Kinshasa, le Ministère de l’environnement, l’Institut des jardins zoologiques et botaniques du Congo, l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), les jardins botaniques nationaux de Belgique doit déboucher sur une étude de réhabilitation du Jardin botanique de Kinshasa d’une part et la création d’une Maison de la nature et de l’environnement d’autre part.
L’APIEU interviendra spécifiquement pour la conception de la Maison de la Nature et de l’Environnement Urbain en terme d’expertise pour la conception, l’élaboration des programmes pédagogiques et des expositions.
Il s’agit de la première structure de sensibilisation et d’éducation à l’environnement en République démocratique du Congo, mégalopole de 7 à 8 millions d’habitants. La première mission devrait se dérouler du 3 mai 2008 au 10 mai 2008, elle doit être suivie par d’autres séjours tout au long de l’année 2008.
Contact Bertrand Dumas
APIEU/CPIE atelier Urbain
Mas de Costebelle
842 rue de la vieille poste
34000 Montpellier
19 avril 2008
Elections locales : du brouillard
A quand les élections urbaines, municipales et locales ? En 2008, selon Apollinaire Malumalu, de la Commission électorale indépendante ? Ou en 2009, selon Alan Doss, patron de la Monuc et représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu ? Electeurs et leaders des partis politiques congolais sont déboussolés par ces deux annonces contradictoires. Il revient au gouvernement et à ses partenaires de dissiper le brouillard qui inquiète tant.
Un pavé dans la mare, signé Alan Doss. Le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC et patron de la Monuc a déclaré à New York, en marge de la réunion spéciale du Conseil de sécurité sur l’Afrique que «la Monuc se prépare, dans le cadre des élections locales prévues (en RDC) en mai 2009, à soutenir le recensement de millions de nouveaux électeurs qui n’ont pu participer aux élections présidentielle et parlementaires de 2006, soit parce qu’ils étaient mineurs, soit parce qu’ils étaient réfugiés ou déplacés».
Déclaration qui contraste pourtant avec les assurances données, il y a peu de temps, par le président de la Commission électorale indépendante. Concernant les échéances des derniers scrutins de l’ère post-Transition, l’abbé Malumalu avait affirmé, le lundi 24 mars 2008, à une rencontre des femmes organisée par la Division électorale et la section Genre de la Monuc, qu’ils seraient organisés avant la fin de l’année 2008.
C’est sûr que Malumalu comptait, une fois de plus, sur l’appui financier et matériel du PNUD. Il avait estimé le coût global des opérations à 120 millions de dollars Us, dont 86 millions proviendraient des Nations Unies tandis que le gouvernement congolais participerait à hauteur de 25 millions, à constituer par des dotations budgétaires mensuelles.
Le reste du financement pouvant être pris en charge par d’autres partenaires, non encore identifiés.
LE GOUVERNEMENT INVITE A REAGIR
Le gouvernement, la CEI et le PNUD se sont-ils rendu compte de leur incapacité à réunir des ressources financières indispensables dans les délais ? Y aurait-il eu concertation préalable entre ces différentes parties avant la sortie médiatique du représentant de Ban Ki-moon depuis New York ? Que se passe-t-il actuellement dans les hautes sphères dirigeantes en rapport avec les élections locales ?
Le gouvernement, par devoir de responsabilité, est invité à réagir à la déclaration d’Alan Doss. Dans son intérêt, il devra fixer les milliers de candidats maires des communes urbaines, conseillers municipaux, bourgmestres, chefs de secteurs, conseillers de secteurs ou de chefferie. Ses précisions sont mêmement attendues par les leaders des partis et regroupements politiques ainsi que, pourquoi pas, les militants qui ont des choix à exprimer dans les urnes. Entretenir le flou sur un dossier aussi sensible que celui des élections ne peut qu’engendrer frustrations et turbulences.
Hypothétique, désormais, à cause de l’apparente discordance entre la Monuc et la CEI, la date des élections urbaines, municipales et locales a le malheur de créer davantage de malaise que de sérénité dans les milieux politiques. Le gouvernement a intérêt à rassurer les citoyens. Il doit avoir le courage, en cas de besoin, de justifier le report ou l’annulation des scrutins attendus.
Pour sa part, Le Potentiel, dont la capacité d’anticipation n’est plus à démontrer, avait exprimé le doute, dans son édition du 26 mars 2008, quant à la probabilité d’organiser le dernier tour du cycle électoral au courant de l’année 2008. Des arguments avaient été développés, à ce sujet, pour expliquer le scepticisme du quotidien de l’avenue du Bas-Congo.
RESPECTER LE DROIT A L’INFORMATION
En dehors de l’obstacle financier, Le Potentiel avait évoqué la perte de la carte d’électeur par de nombreux citoyens ; la disparition ou la destruction des ordinateurs et des véhicules utilisés lors de précédents scrutins législatif et présidentiel. Dans ces conditions, il ne paraît pas plausible de respecter le calendrier. D’où notre soutien à la logique de la déclaration du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu.
Par ailleurs, au-delà des facteurs exogènes précités, qui justifient amplement le report des élections urbaines, municipales et locales, on peut s’interroger sur l’opérationnalité des maires des communes urbaines, conseillers municipaux, bourgmestres, chefs de secteurs, conseillers de secteurs ou de chefferie élus en 2009.
Ils auront tout juste le temps de préparer leur réélection en 2011, fin de l’actuelle législature pour les parlementaires et du mandat du président de la République.
L’autorité leur accorderait-elle une dérogation pour jouir du pouvoir, eux aussi, pendant 5 ans ? Des éclaircissements s’imposent. Si ce n’est pas le cas, faut-il les épuiser, en les poussant à s’engager physiquement, matériellement et financièrement dans une compétition électorale à l’issue de laquelle ils n’exerceront qu’en moins de deux ans (2009-2011) ?
Tout compte fait, s’il s’avère qu’il existe des conditions objectives pouvant justifier le report des élections locales, il serait déraisonnable, et donc suicidaire, de forcer la nature. Mais, le gouvernement et ses partenaires ont l’obligation de respecter, en tout temps, le droit du peuple congolais à l’information. La problématique des élections locales vaut un test.
18 avril 2008
Lubutu : le colonel Mando est toujours en liberté et refuse de se rendre
Le vice gouverneur de province, Pierre Masudi Mendes, faisait partie de cette mission effectuée mercredi à Lubutu, dans le nord du Maniema. Il explique que l’heure est actuellement à la négociation avec le colonel Mando : « Je reviens de là. Suite à la délibération du conseil de sécurité, nous avons privilégié la voie des négociations. Donc, l’ancien colonel Mando ne veut pas se rendre aux forces armées. Il est à 70 kilomètres. C’est ce qui fait peur à la population. J’ai constitué un comité composé de l’administrateur, des notables, et de certaines personnalités pour aller le voir. Il est maintenant disposé à recevoir une délégation de la province du Maniema et à discuter. Nous avons écarté l’option de guerre. Nous allons négocier avec lui jusqu’à ce qu’il revienne et arrive ici à Kindu, où le général va s’occuper de lui. »
Source : radiookapi/kinshasa
Goma : la RVA demande le déguerpissement de la population autour de l'aéroport
Thomas Oleko : « Ces maisons étaient dans la trouée d'envol. Nous avons fait voir ce danger depuis toujours, que la population ne pouvait pas se retrouver à ce niveau là. Les avions posent toujours des problèmes au décollage comme à l'atterrissage. Donc, quand vous êtes sur l'axe, ce sont des choses qui arrivent! La RVA a toujours demandé à la population de ne pas construire à ce niveau, et ne pas entretenir là un marché. Nous, nous souhaiterions que le gouverneur de province puisse prendre des mesures pour évacuer des gens de cet endroit. Parce que, s'il n'y avait pas des gens à cet endroit, on aurait pas peut-être connu autant de mort. Les gens qui étaient en plein marché, en pleine affaire, l'avion les a trouvés là bas. Nous, la RVA, nous jugeons que la population ne doit plus rester à cet endroit »
Ce point de vue est partagé par le ministre Denis Kalume. Selon lui, cette question est déjà en étude : « Il faut faire comprendre à nos populations qu’il y a des standards et des normes d’urbanisme qui font qu’aux abords des cours d’eau, par exemple, à certaines distances, il est interdit d’y construire. Parce qu'une fois que les cours d’eau débordent, ça risque d’engloutir les maisons. Aux abords des aéroports, il y a une distance minimale en déça de laquelle on ne peut pas se retrouver par rapport à la piste. Mais c’est très difficile de faire comprendre à nos populations. C’est pour cela que le gouvernement mettra tout en œuvre. Et le ministre des transports est occupé justement à apprécier. Avec tous les spécialistes, ils sont entrain de mesurer et proposer des mesures concrètes pouvant permettre à assainir l’environnement de toutes ces pites d’avions. »
Pour le président des boutiquiers de Goma, les opérateurs économiques sont disposés à accepter le plan en vue de les épargner des dangers éventuels par rapport à l’emplacement de leurs activités qui jouxtent la piste de l’aéroport. Bonane Mulisya, président des boutiquiers de Goma : « Pour chaque avion qui atterrit sur nos têtes, on se rend compte que c’est de justesse. Et donc, il faudra qu’on soit conséquent désormais et que le gouvernement prennent ses dispositions pour que cet aéroport [soit déplacé d'] ici, ou alors que ce soit nous qui soyons déplacés, ou alors qu’on puisse l’aménager conséquemment. Nous sommes dans un pays ou c’est quand il y a un dégât, une catastrophe, que les gens se mettent à créer des délégations, mais on ne prend pas des mesures, des dispositions préventives. Diriger, gouverner, c’est prévoir, c’est prévenir. Et donc, je dis que si on déplace la population, qu’on soit aussi conséquent en la dédommageant,. Il y a des magasins. Il y a la population civile ici. Où est ce qu’on va l’amener? Tout ça, le gouvernement doit calculer. »
17 avril 2008
Crash de Goma : Le gouvernement avoue sa responsabilité
C’est « pratiquement dans les mois qui vont venir » que le gouvernement « envisage » le décapage des laves qui couvrent une partie de la piste de l’aéroport international de Goma. Où un crash a fait une quarantaine de morts, plusieurs blessés et d’innombrables dégâts matériels importants. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence », selon le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume. Qui n’a donné ni la date du début des travaux, ni la hauteur des moyens financiers nécessaires qu’il compte « disponibiliser » pour ce faire. L’Exécutif s’est aussi réservé d’expliquer les raisons pour lesquelles il n’avait encore rien entrepris pour débarrasser la piste des laves qui la couvrent sur 500 mètres depuis janvier 2002, lors de l’éruption du Nyiragongo !
«De nombreux observateurs ont paru ne pas être étonnés du terrible drame aérien survenu à l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », estime un usager des avions congolais.
« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille à Pointe Noire, en République du Congo, cité par l’AFP.
AVEU DE CULPABILITE
Des acteurs politiques congolais ont toujours reproché au gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga le « manque de vision » et de sens d’anticipation. Cela se traduit dans la déclaration du ministre d’Etat Denis Kalume, rapportée jeudi par Radio Okapi. « Le ministre des Travaux publics et Infrastructures et le ministre des Transports ont été instruits en urgence pour qu’on envisage le décapage des laves qui coupent la piste pratiquement en deux et qui diminuent la longueur de l’aéroport d’à peu près deux kilomètres », a-t-il annoncé.
Il a précisé que « ce décapage va intervenir pratiquement dans les mois qui vont venir. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour qu’on puisse disponibiliser les moyens nécessaires pour éviter qu’à l’avenir nous puissions connaître le même drame ».
Mais, là où le bât blesse, c’est lorsqu’il reconnaît que, « si la piste avait toute sa longueur, il y aurait eu beaucoup plus de chances qu’en freinant que l’avion s’arrête avant le bout de la piste». Pourquoi alors des membres du gouvernement, qui sont passés à diverses occasions par cet aéroport depuis leur prise de fonctions en février 2007, n’ont-ils jamais posé le problème en Conseil des ministres ? Et, dans le cas où le point aurait été inscrit à l’ordre du jour, aura-t-il fallu les morts du mardi 15 avril 2008 pour « envisager » le décapage des laves entravant la circulation sur la piste de l’aéroport de Goma ?
GRAVES ACCUSATIONS
« Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’ y a pas de camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais, la plupart d’aéroports ici au Congo n’ont pas de camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas de camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols ».
Tel est le triste constat fait par l’ancien président du syndicat des pilotes congolais, Baudouin Rudahindwa, dans un entretien jeudi avec Radio France Internationale.
Il s’en dégage que l’aéroport de Goma, dépourvu de camions anti-incendie, devrait être fermé. Le gouvernement le savait-il ? Si oui et à défaut de fermeture, pourquoi n’a-t-il pas, à ce jour, doter tous les aéroports du pays de matériels appropriés ?
Les pistes n’étant pas drainées en RDC, Rudahingwa a indiqué que le pilote doit se débrouiller. « Vous vous débrouillez avec votre avion », a-t-il affirmé, en déplorant le fait que la rentabilité soit privilégiée « au détriment de la sécurité ».
S’agissant de la flotte aérienne, il a reconnu que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler, signalant qu’« il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov ».
A partir du premier accident survenu au marché Type Ka, à Kinshasa, le syndicat des pilotes congolais a eu à parler avec les autorités de l’époque. « Mais, on a été dévié de gauche à droite », se souvient-il.
« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge de son côté le Français Philippe Lecreux, dont nous publions ci-après l’interview qu’il a accordée mercredi à l’AFP. Témoignage d’un usager d’Hewa Bora
Philippe Lecreux : «C’est la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC »
L’accident d’avion qui a fait au moins 37 morts mardi à Goma, en République démocratique du Congo, « devait arriver », a déclaré mercredi à l’AFP un ancien usager de la compagnie en dénonçant une « chaîne de défaillances collectives ». « Ce n’est pas un accident, mais la conséquence logique de la chaîne de défaillances collectives dans l’aviation en RDC », a estimé Philippe Lecreux, un homme d’affaires français qui travaille dans la région et avait cessé de voyager avec la compagnie privée congolaise Hewa Bora pour des raisons de sécurité. « Hewa Bora ne respecte aucune condition de sécurité. Cette catastrophe était prévue et devait arriver », assure cet homme de 53 ans qui a souvent pris les appareils de cette compagnie pour se rendre à Lubumbashi, Sud-est de la RDC. Depuis cinq mois, Philippe Lecreux, basé à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville voisin, ne monte toutefois plus à bord des avions d’Hewa Bora, au prix d’un long détour.
« Je fais le trajet de Brazzaville à Lubumbashi via Johannesburg, en Afrique du Sud, pour ne plus prendre cet avion Hewa Bora entre Kinshasa et Lubumbashi », explique l’homme d’affaires, précisant que le DC-9 qui, lors du décollage de l’aéroport de Goma, a fini mardi sa course dans le quartier populaire et commerçant de Birere, était celui qu’il avait l’habitude d’emprunter.
« Je ne sais pas combien d’accidents de ce type il faut pour que les autorités de Kinshasa fassent le ménage », s’interroge-t-il.
Baudouin Rudahingwa (*) : «La plupart d’aéroports au Congo n’ont pas de camions anti-incendie»
Existe-t-il des problèmes, des difficultés spécifiques pour les pilotes qui volent au Congo ?
La situation est précaire. En 1978, lorsqu’on a libéralisé par l’aviation civile ici au Congo, tout le monde est arrivé avec très peu d’argent, peu de provisions. On a critiqué ce qu’on a appelle l’«anarchie aéronautique ».
Et aujourd’hui, comme les compagnies se multipliaient, on comptait sur celui qui croit être pilote. Or, les pilotes n’ont plus de stimulateurs, les pilotes ne sont plus suivis. On pouvait passer de co-pilote au pilote. Quelques mois après suffisent, il passe à gauche, on ne sait par quelle magie…
C’est-à-dire qu’il devient commandant de l’appareil ?
Il devient commandant de l’appareil, oui. Nous avons eu treize ans à l’Air Zaïre, à l’époque, sans passer commandant de bord. Et on faisait le stimulateur tous les six mois à l’extérieur. Aujourd’hui, ces choses n’existent plus. Evidemment lorsqu’un problème arrive à l’avion, le pilote ne sait pas comment résoudre le problème. Et c’est le crash qui doit intervenir.
Se pose-t-il des problèmes d’infrastructures ?
Oui, mais qu’il faut développer. C’est mieux d’avoir l’indépendance du Congo. Bien avant cela, on avait des instruments pour faire des approches de nuit Ce qui n’existe plus. Les pilotes sont obligés de piloter, sinon on vous fout à la porte et on prend quelqu’un d’autre.
Que diriez-vous de la plupart des pistes au Congo qui sont dangereuses?
Nos pistes ne sont pas entretenues. Vous savez que lorsqu’il n’y a pas des camions anti-incendie à l’aéroport, il doit être fermé. Mais la plupart d’aéroports ici au Congo, n’ont pas des camions anti-incendie. C’est-à-dire que lorsque vous arrivez à Goma, il n’y a pas des camions anti-incendie. La plupart des pistes ne sont pas équipées pour assurer les vols.
On a dit qu’à l’aéroport de Goma il pleuvait, que la piste était si trempée, et que probablement le pilote a subi les forces « aqua training ». Est-ce que les pistes sont drainées au Congo ?
Non, lorsque vous avez piloté et qu’ il y a « l’ aqua training », vous pouvez freiner. Vous vous débrouillez avec votre avion. En fait, il y a le problème de l’insécurité mais l’on privilégie la rentabilité au détriment de la sécurité. Il y a aussi des problèmes au niveau de la flotte. On sait, par exemple, que beaucoup d’Antonov ne sont plus en mesure de voler. Et d’ailleurs, il y a eu toute une série d’accidents, ces dernières années, avec des Antonov.
Depuis 1996, le premier accident a eu lieu au marché Type Ka. On a eu à parler avec les autorités de l’époque, mais on a été dévié de gauche à droite. Comment voulez-vous envoyer un avion 727 ou bien un DC 9 à Goma alors que la piste était utilisée par la Monuc avant qu’ il y ait le tremblement de terre. Or, la Monuc n’utilise plus des avions à réaction pour la piste de Goma parce que la piste n’a plus deux mille mètres de longueur pour mieux permettre des manoeuvres à une certaine attitude. Avec cette distance réduite, dès qu’il y a un problème et que vous abandonnez les manoeuvres de décollage, vous rentrez dans les maisons
Le fait qu’il y ait toute proche de la piste de ces aéroports, des quartiers où résident les populations, c’est fréquent au Congo ?
Logiquement, c’est l’ Etat qui devrait s’occuper de cela. il n’y a pas que ça qui doit assurer la sécurité des gens autour des aéroports. C’est une situation bizarre autour des aéroports. C’est-à-dire que ces gens ne devraient normalement pas être là. Ces avions qui abordent le décollage sont souvent en surcharge. Et si vous abandonnez les manœuvres de décollage quand un problème arrive , vous quittez la piste et tous les gens qui sont autour de la piste vous les ramassez sans aucun problème.
A vous écouter, on a l’impression que tout tient du miracle lorsqu’on fait un vol ?
Et oui, c’est un miracle. Ici au Congo, le miracle est « congolais ». Les avions sont en surcharge, les pistes non entretenues, les pilotes ne sont pas suivis. C’est l’ Etat qui devrait combattre tout cela. Raison pour laquelle j’ ai cessé de voler depuis deux ans. C ‘est très dangereux.






